30 novembre 2007

Schyzophrénie

J'ai une explosion dans la tête. La bombe humaine. Des couleurs, du noir, le long ourlet du noir, ses plis, ses replis. J'entends des voix, un brouhaha indistinct. Impossible de penser, d'éjecter la moindre réflexion. Ou seulement comme une ombre sur une toile. C'est comme une diapositive parlante, je peux projeter une ombre, mais pas partout, juste sur partie. Je me tiens devant le projecteur. Pas tout à fait devant. Alors les extrémités restent lumineuses donc bruyantes. J'appuie sur le bouton, sur la tempe, donne moi ton flingue, la gâchette. Que je change d'image en mouvement. Que je change l'immobile. Brumeux. J'ai la pensée opaque. Les extrémités sont visibles, mon ombre, mon ombre, ma réflexion rend le centre inaudible, le centre cerclé de l'ombre de ma pensée, comme un géant sous le soleil, qui se projette par terre. Mais qui ne peut tout recouvrir. Parce que la terre est immense. Comme ma folie. J'entends leur tapage, le tintamarre, le vacarme, le tumulte. Il ne se tait pas. Ils ne se taisent pas. Qui sont-ils ? Mon émoi. Mes moi, indistincts. Je ne sais pas. Que disent-ils.

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la pluie de souffre qui recouvre l'espoir.

Je me brode l'âme de mille folies soûles et de bohèmes chimères sur les étals d'un marché aux puces. Le coeur rapiécé des soubresauts timides se cousent nos nuits blanches et noires insomnies pour offrir une danse sur le lac gelé et scintillant. Charrie mille chariots de joyaux, et deux belles opalines flottent à la surface du tumulte. J'avale le naufrage de nos artères au goulot du désespoir. Je tousse la fumée douce de nos rêves cadenassées, de la clé perdue des illusions mortes de n'avoir pas vécues.
« Mon amour j'offre aux princes charmants, les charmes que l'enfance m'a dérobé, maintenant on m'a appris à écarter les jambes, comme il faut, pour un corps d'homme au gras bleu ».

« Mon amour les songes envapés de nos premières lueurs se sont évaporées sous la chaleur de son armure »

« Amour j'irai tuer le prince, pour devenir princesse du crime, pour t'offrir dans le ventre un royaume de terreur et de désespoir »

- Reine de tristesse cherche prince du désespoir pour couple de tueurs nés.
- Roi clandestin recherche Reine de bohème contre éruption volcanique.

Ils seront Pompéï et les poupées de cendres, nous serons la pluie de souffre qui recouvre l'espoir, la pellicule de poison photographe de la folie. Deux fils le long de tes yeux pour pendre l'amour à nos corps défendus. Le vacarme égaré par le roc ensanglanté. Notre tristesse humide et les larmes sèches de détresse qui offre voyage à nous empailletés de fabulations. Et le bûcher crépite de leurs corps caverneux, vide de n'avoir su donner...

Tu laisseras mon souffle broyé sous le cadavre de tes mots. Frappe moi, donne moi des coups plus violents, des coups plus lourds. Par charité. Qu'on m'enterre. Qu'on ment terre...

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Lambeaux.

Une idée triste qui se danse. Je me brode dans l'âme des chimères rapiécées. Ma bohème, papillon noir de mes rêves envapés. Soyons sombres milords des nuits blanches

Tu comprends moi je n'ai pas de profondes blessures en dehors du code génétique ou de la mémoire. Je n'ai le mal qu'en héritage détaxé. Celui de mon père. Je souffre par procuration. Je vis dans ses douleurs noires, vieilles, un peu poussiéreuses, décomposées souvent. Véritablement, je meurs par procuration, je suis mort une fois. Il y a 2 ans. On ne souffre plus quand on est mort croyait Epicure. S'il savait comme il s'est trompé. Les longs sanglots n'abritent que papa. 4 lettres. Comme fini. Comme nous. La souffrance m'est interdite, je me barricade de mots, pour lui interdire l'accès, je repousse des murs d'enceintes pour qu'elle n'entre pas. « Non madame, je vous aime, mais je suis interdit. J'essaye d'arrêter. Oui, vous voyez. Moi je ne peux pas. Je vous laisse à d'autres ». Si seulement elle m'écoutait. Je n'ai pas le droit, juste pas le droit. Pas après lui, pas après ses maux qu'il a broyé en serrant la mâchoire. Tu dirais toi, à un séropositif au sablier vide qu'à 12 ans t'as eu l'appendicite et que ça t'a fait super mal ? Mon père était sensible même que ça l'a tué. Pour s'affranchir de sa mort et des chaînes du fantôme ils ont poussé un murmure en commun « Tu sais N. (N.... mon fameux prénom en 5 lettres que personne ne sait) il y avait quelque chose qui claudiquait chez lui, comme des douleurs d'ailleurs ». Tant mieux j'ai la même chose. Mon oncle aussi. Mon oncle qui se détruit à l'alcool qui regarde si la douleur est solvable dans le cognac. Il la voit effervescente mais elle ne fond pas. Je suis comme eux. Moins le lourd passé. Moins les jambes brisés par un père connard. Moins les absences passées en boucles qui écrasent le canapé. Mon père m'a tout donné. C'était sûrement un peu trop pour moi. Je suis un chêne qu'on abat.

Je suis trop empathique. Je ressens trop la souffrance des autres. Je ne suis pas méchant. Vraiment pas. Ca m'écorche de l'être. Mais c'est le seul moyen de montrer qu'on est pas dupes. Qu'on a compris. Que la vie c'est de la merde. IL n'y a que le silence qui n'en soit pas. Le silence et toi.

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29 novembre 2007

Pour une reine de feu.

Ses yeux qui se balancent dans le vide, tels une balançoire sur laquelle les enfants ne rient plus et où je rêve de m'étendre. Ses yeux dans lesquels se lit mon destin. Qui s'avance. Que bientôt je pourrai entrevoir. Perdu dans l'océan de quiétude qu'ils m'offrent, je reste là, sur ces trottoirs trop foulés. Avant de plonger, ou plutôt de sauter, pour laisser couler nos douces craintes et qu'enfin jaillissent la profusion de nos sentiments, la chaude farandole de nos mouvements timides imités des heures entières. Viens me rejoindre. Viens que je t'emmène nous balader, viens. On mourra de rire, on se jettera dans nos discussions insensées desquelles nous seuls avons le secret. On se percera nos secrets, on se laissera aller dans nos illusions, on se laissera bercer par la fraîcheur de la nuit tombante. On oubliera les autres, un peu. Pour une fois.
Tu courras dans l'immensité de cette pleine noire de notre absence, de nos folies, de nos cris. La bouteille de nos vies nous saoulera de nos rires assassins qui tuera nos plus vieux démons, nos plus vieux doutes et on laissera éclore le coquelicot de l'amour qui se présentera à nous. Un coquelicot au milieu de ce champ de blé. Un coquelicot au milieu des larmes...

.
.... La vague d'espoir semble lutter contre le rocher de nos douleurs passées. Erosion. Et les cailloux s'enfuient, attirés par les profondeurs de l'abîme. Qu'ils s'entrechoquent lorsqu'ils auront touché le fond. En attente. J'ai pris mon ticket, je peux être tranquille, mon tour viendra. Tu le compostes, dis ? Toi contrôleur de mon avenir ? Que le train nous berce, ta tête dodelinante, anéantie sur mon épaule. La file diminue et s'accélère. Farandole illuminée, tes yeux derrière le comptoir, comme une promesse d'un rêve oublié. Que flotte le drapeau de ton amour brûlant sur la peau, qu'il m'éblouit, qu'il m'oublie. Qu'il claque comme nos corps exultants. Je ne me lasserai pas de me baigner dans tes cris indécents et tes mots entendus. Laisse moi vivre dans tes sourires, juste entre les deux lèvres, juste là. Maladresse d'un facteur, je transporte mes mots d'amour sur une bicyclette crevée, qui transperce les idéaux et qui a oublié de te poster mes mots. Les entends-tu ? Sans crier gare, tu les égares. Dans tes poches se trouvent des cailloux que tu jettes dans cette rivière insolente, rivière scintillante aux milles joyaux dont le plus beau est ton reflet, troublé par le courant qui la traverse...Toi l'ondée...Toi beauté.


Moi qui t'aime. Encore. J'aimerais te chanter des mots, des mots doux comme l'air du temps. Mais je chante faux d'aimer trop vrai.

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28 novembre 2007

Toi.

Mes appels à l'aide meurent en silence. Dans le silence des mouvements de foule, des "je t'aime" souillés qu'ils balancent par paquets entiers, au rythme des caisses enregistreuses "Cling-Cling". Une caisse dont j'écoute l'écho dappel à l'aide s'endormir dans des je t'aime sans couleur. Ils se disent je t'aime pour combler le silence, pour faire du vide avec du vide, et couvrir d'un voile vacarmeux le malaise de leurs hypocrisies. Mes appels à l'aide meurent dans tes bras. . Je ne veux pas d'eux, ni de leur malheur maquillé à la bombe lacrymogène, des impostures déguisées en vérités. Je ne veux que ta bouche saccageuse qui écume ma douleur de phrases trop jolies. Détruisons les murs de leurs phrases automatiques, passées en boucles et amères et creuses, et atroces. . Ils ont dans la voie des abeilles ou bien des parasites, ou bien les deux, des claviers dans les mots, qui tonnent, avec des correcteurs orthographiques pour ne pas laisser l'émotion trop déborder, pour tuer le silence seigneur dédaigneux avare de promesses. Je veux faire taire le bourdonnement de leurs voix pour ne plus qu'écouter nos coeurs à l'unisson qui meurent dans des éclats, qui sont des champs de mines et de larmes, et de rires, et de joies, et de peines, et de cieux. Le mutisme enfiévré les tuerait quand il nous fend de sourires gênés et maladroits, d'envies soudaines de tes bras nus, de tes bleus... . j'ai peur du loup qui habite ma nuit, mon amour, du loup qui a pris mon corps entre ses dents, pour me trainer au dessus du sable mouvant de ton absence, de toi fuyante, et qui me force à me débattre, moi je m'enfonce...Et les cordes que tu me lances m'étranglent, et les cordes jouent mon requiem mon amour...Bénies soient nos larmes... Il y a lnuit depuis toujours, la nuit depuis l'enfance, te souviens-tu de la sorcière qu'on voulait qu'elle gagne contre leurs lances acérées ? Du méchant, ou du gentil un peu trop violent, du héros qui plante le coeur de son ami et qui se marre en éclat en écrivant "FIN" en lettres écarlates ? . Je longe les marges et je brouille les lignes, j'écris les parenthèses fanées et les yeux reposés. Les yeux endoloris de cauchemars. La noirceur dans le sang. Parce que toi, toi seule m'éclaire. La réalité est corrompue, rejoins mon imaginaire, prends le tapis volant, qu'on écarte leurs jambes pour violer les pays lointains de nos profonds souvenirs. . Ton rire brisé est un puzzle que je m'efforce de rebâtir, le long de mes bras minces. IL chute toujours contre les visages tordus, et lézarde mon coeur agonie dansante. Joignons nos solitudes éveillées et jouissons pour toujours mon amour. Qu'on les tue un peu plus que nous. Qu'on s'envoie en l'air. De toi je veux le corps, de toi je veux l'âme, de moi on fera des confettis. .

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27 novembre 2007

interlude politique

Cette France qui manifeste pour préserver ses acquis surannés mais qui bafoue le plus précieux : sa langue.

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Marion.

Laarg pour mon agonie aux soupirs brefs, Laarg parce que je suis « humain trop humain », et que nous, notre sang, vif, joyeux, coule noir dans nos veines pleines, à travers nos coeurs avides. Toi mon temple, ma rue, je détruis les idoles...

Parce que, j'ai un volcan dans la poitrine, un volcan qui explose, qui éructe. Laarg, promis, juré, craché. Vomi. Navré mon amour, mais j'enterrine notre passion dans nos souillures, au milieu de nos lambeaux et des miettes qu'on disperse aux vents. Nous sommes cette flamme qui se courbe et qui brûle, nous sommes ces bâtons d'encens à l'odeur ennivrante, qui vulnérabilise tout l'ensemble autour, j'en deviens à peinei poreux que déjà tu es en moi, déjà. Seulement ? Fais moi un peu plus mal que je te fasse tournoyer dans les ciels clairs, que je te griffe les cils. Ah ta bouche, ma bouche, viens que je te cisèle du bout des dents.
Promis, juré, craché. Vomi. Mon amour dans ma souillure, dans le dégueulis du ressentiment, du trop plein, de l'excès aigre-doux qu'on a dans les entrailles. Mes salutations oiseau blessé. Mes salutations colombe écrasée. Mes salutations amour retrouvé.
Nous boitons, nous claudiquons. Pour mieux marquer la route sans jamais revenir en arrière. Deux pas en avant, trois en arrière ? Oui mais juste pour l'élan, pour sauter plus loin, pour atteindre en un coup tes bras affamés. Oh, lls ne le sont pas ? Tu n'as pas les paumes moites de trop d'envie contenue, de trop de pressions qui craquent, qui geint dans les articulations ? Je crée le Big-Bang dans la poitrine. Tu imagines, de la vie, là, un univers nouveau, un coeur qui troue noir ! Explosion. Aspiration. Ce n'est qu'à toi que j'aspire. J'étouffe. Ma seule ambition. Tu me fais trébucher. Ablution. Laisse, laisse tes bras ballants pour y faire deux marques sur les poignets. Des poignets d'amour...
Oh, mon amour, je me joue des mises en joue, et ta joue, un baiser funeste.

T'es belle comme une statue, t'es belle comme une statue de porcelaine. Mais fais attention, c'est fragile la porcelaine,même maquillée, et je te pousse. Et je me détruirai à t'aimer, à confondre toujours la rue avec ma chambre en y dessinnant ton regard. "Marion is watching you". Si tu savais comme c'est bon.

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24 novembre 2007

Fais moi mal que je te tue.

J'avais refermé la porte sur mes doigts en hurlant en silence. Anéanti par le grincement des gonds lourds. Il me fallait les mains bleues, comme tes yeux. La douleur dans les doigts violacés, du mal congestionné pour l'absence de toi au bout des membres froids. Pour oublier. Oublier les paradis blancs, des montagenes de paradis blanc large comme l'océan. Là où je te noie. Ce n'est pas que je ne sache pas nager. Non, mais lestés des amours impossibles. Des amours labyrinthiques. Puis les mains moites, puis les doigts gelés. Puis le coeur anesthésié. Puis la morphine. Des barbelés, des barbelés sortis de terre, des champs entiers de grillages rouges dans le ciel.

On s'écorche. On prolonge. Tu me tresses une couronne metallique pour me faire roi d'épineux... problèmes. Tu baignes mes lèvres au profond du calice de mes larmes, de l'eau croupie de la tristesse, pour que le chagrin me tue. Mais il me tuait déjà. Si tu savais. L'absence étendue, l'absence en baie infinie, en baie empoisonnée, l'absence, l'absence qui jure de sa présence, qui appelle, qui murmure, qui se manifeste. Promis. Elle hurle dans les rues, aux cris stridents de revendications mortes. Pour mon âme morne, je rabroue les souvenirs, et je balaie les cendres de ma flamme.

Tu es le poison noir de mes artères. Funeste amour. Damnation.

On voulait sauter et l'on croyait voler. On défiait la vie et on se prenait la mort dans les dents. Et la gravité, la gravité, en plein dans la mâchoire.


Fais moi mal que je te tue.

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21 novembre 2007

Je t'(e) (h)ai(s)

Puisque je dois mourir, que ce soit de votre main qui luit devant moi depuis peu de temps, marguerite blessante.
Votre main, vous ne saviez pas a quel geste j'allais la convier. Non pour l'amour, ô ma parfaite boucherie gantée, magnolia menteur, tremblante pureté pourrie. Votre main pour mon meurtre, votre main dans mon coeur, au fond du sac de serpents brulés.
Ne guette pas mon approche, le bruit sableux de mes pas, il n'y a que blessures dans l'ortie de mes mains, rose assassine et délurée.
Désole toi si tu croyais que j'allais aider l'incendie. Ne lave pas de si pres la lave de ton corps, ne parfume pas ton âme de mensonges, le souffle de tes lèvres n'est pour moi que l'étal tiède d'un boucher. Je n'ai pas faim. j'aime les yeux légers, les mains légères, les doux poignards, et les lilas sous l'averse ou la rosée, mais tu es toxique, orchidée, avec ou sans rosée.

3h01.

Je t'aime en lettres de sang. En lettres qui disent je souffre. Je brûle.ke veux. En lettres d'or. En lettre d'eau saline. Tu. Me. Tues.

5h21

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