22 février 2008

Explosions autorisées.

A l'heure où tout s'efface, les marques brûlent un peu plus fort comme une suprême ironie pour souvenir des stigmates croisés, à l'heure où l'otage de l'épiderme se suicide l'écarlate se répand. Peau colorée, tout demeure, au temps contre les aiguilles désarmées, à la pureté des flammes et de l'étoile.

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20 février 2008

Doux.

... il est des mots, des airs doux comme le vent. des pensées qui s'envolent doucement, tout doucement et c'est dans l'air du temps. se promettre l'oubli en ce gris velouté du matin. se promettre l'amour parce que rien ne sera plus comme avant et c'est cette différence qui m'ouvrira à demain. il m'en aura fallu du temps pour l'apercevoir, pour accepter de regarder le ciel sans me rappeler à ces vieux soirs, sans imaginer mon père là haut, pour savoir me souvenir sans me noyer. ce goût pour les grandes illusions qu'il me faut fuir, pas à pas penser à mes étoiles...
... comme il est doux que tout s'apaise rien qu'un instant...comme un baiser que je te volerai, un jour

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19 février 2008

Together we stand divided we fall. –

L'insomnie est le stade de conscience ultime, une accession aux monde enchevêtrés sans lumière. La conscience n'est pas un privilège, c'est une obligation, ceux qui vous vantent "une bonne nuit de sommeil" sont les aveugles, ceux qui préfèrent mourir sans voir. Les tâches multiples que nous assignent l'impératif du mieux vivre contraignent à l'état d'éveil permanent, à l'insomnie qui redessinent la profondeur du regard et colore la peau trop neutre. On ne connait pas la dernière virgule, le dernier point ni le dernier pont à prendre. Alors arrachons, apprivoisons le large, qu'on offre nos corps à l'infini et nos visages au sel. L'écume, ici, celle des lèvres et de la fièvre tient la barre marine des déceptions qui s'effritent et se dispersent sous les paroles désordonnées d'une parole aimante, liée aux reins de braise que l'insomnie illumine. La nuit, avec le ciel et le vent qui grandissent, j'en suis sûr : il y a une vie à vivre.

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15 février 2008

Esprit d'entreprise

Elle a les hanches en forme de réussite, la poitrine lourde de promotion, le divan sur la peau. C'est une femme qui porte en formes toute l'ambition du monde.
Voilà ce qu'en haut l'on disait d'elle.

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