07 mars 2008

Surtout dis que je suis fou.

Je suis enfermé dans un rire qui dérange ma nuit, je suis le prisonnier d'une voix grasse et longue qui vient amputer mon sommeil d'heures. J'ai besoin de quoi respirer pour réveiller mon matin, j'ai besoin d'une bouteille qui se boit sans trembler et de ma ma bouche qui recouvre la tendresse qu'elle ne comprend pas. Que quelqu'un vienne devant mon éclispe me protéger de l'aveugle, que quelqu'un se range devant moi, pour me protége de la lune. Tendez vos yeux à l'écarlate lueur d'un matin qui déssoule, tendez votre corps à la rosée mutine et écoutez mon cauchemar qui s'écoule les yeux larges, qui s'écroule au ralenti des paupières qui battent. Des armes, une hâche, une épée, de la fumée, un tison, que quelqu'un m'offre un poignard des dimensions pour faucher le temps, faucher l'argent et ces hurlements, ces hurlements, ces disparus que je continue de fréquenter, ces trous blanc dans ma tête. Je vous offre mes bouts de miroir, mes fins d'histoire pour que vous puissiez lire dans le cristal mes formes étranges, mes os saillants d'irrévérences, dites les folies nocturnes qui se repassent puis se froissent, dites ce qui se passe derrière et le gôut du crime dans mon intestin grêle qui pleut, qui tombe, qui crève. Ouvrez vos gorges. Guettez ces visages sans bouches. Pillez les spasmes de la nuit achevée des braises. Je pleure. Ca ne guérit pas. Endormi ? Endormi dans des crises d'épilepsie. Endormi le crâne brisé contre un gargouille de fer. Toi, reste, là, perturbe je t'en supplie ce coeur que je penche vers le vide. Retiens je t'en prie une main qui casse l'abandon. J'ENTENDS. Mes sens, mon sang. L'ouïe animal, je suis une impulsion grande, je suis l'impulsion, l'instinct des bêtes. J'entends ces bâtons qui longent les les murs dans un bruit de coups, allez expliquez moi les murs crevés, expliquez moi ces ecchymoses ambivalentes, schyzophrènes, expliquez moi ces blessures rouges. J'a l'ambiance esclave quand la nuit est un cri perpétuel, quand la nuit est une plainte de loup piégé. Captif. Fer des forêts de monstres en plâtre. Jette-moi sous les trains de l'absence, dis le. J'ai scié mes reins aux tiens, je suis le loup qui fait la forêt, les neuf queues du renard jamais rassasié. L'agonie fouette le maitre de l'univers. Plonge ma tête dans un évier de mots, répands moi dans l'égoût, je m'évanouis dans ces gaz inquiétants. Le bruit intérieur ne sort jamais des lèvres. Excité le sens du vent vers un éclair un éclair un éclair. CLAIR. Tourmenté dans une flaque. Fais l'esquisse de l'odeur d'une force, d'un tour. La difficulté de la gorge étranglée, d'un canal pendu, mon ange, ma pâle écorce. La disparition et tourner le dos et l'énorme vie entre mes poumons a un visage de sang dégoulinant, a une bouche de cendre qu'il lui manque, il lui MANQUE UNE BOUCHE. JE RECULE en plaquant mes mains sur ma bouche, je recule, mais on ne peut pas reculer de soi. Je passe mes doigts sur la bouche je ne sens plus mes lèvres, je ne sens plus de chair, mon visage est un trou noir qui aspire mes mains. ECOUTE ecoute-moi, entends l'enfant batârd qui hurle rauque dans ma poitrine, entends et regarde. La panique ne se voit pas, la panique se sent, alors respire, respire la fleur d'agonie. La panique, j'ai le visage de la panique, et comme je suis beau, et comme ça me ressemble d'être un trou noir. Ma voix me recrée des muscles, des orbites, des galaxies, du cosmos. Visage rentre dans visage blême. La panique me fait mal, la panique d'une voix rauque au rire gras, au visage INEXISTANT, une voix sans bouche, une voix qui ne remue pas, mais qui parle, qui parle, et tue. Mes cuisses me brûlent jusqu'au sang
Donne moi les signification, mon ange dis moi les glissements de terrain qui ensenvelissent la raison. Ecris les démangeaisons de ma peau, dans les catacombes du docte.
Dis le que je suis fou.

Posté par boudi à 05:19 - Commentaires [7] - Permalien [#]