Mon feu aux yeux ne s'explique pas, il n'y a pas de définition, pas de formules pour résoudre l'inéquation égalitaire, la faillite du cerveau qui s'écoule, tombe en une trombe humides petites opales. Une vision de braises sanguines, un découpage en rythme violent, et toc, toc, ma tête se balance, invente un chemin d'étoiles. Rythmique de l'insensé, cogne tes pas au sol, martèle un cri organique, un bras animal sort de la bouche, méfie toi de ses ongles tigres, méfie toi des animaux édentés. La sauvagerie est une strie sur leur fourrure fauve, la sauvagerie est la marque sur ton corps que tu évites, en reculant la griffe porte des dents qui viennent morde ton dos. Un fruit, une aspirine amère. Sort de la Terre, j'ai un prénom des terroirs inconnus, vierges de souillures, de piétinement, personne ne sait, ça rime, ça se suit, c'est une suite à l'avril-mai qui tire. J'écris à la fatigue, pour rechercher la mystique qui manque quand deux allumettes ne se connaissent pas et mettent le feu au foin des rhumes. Tu fais éternuer l'Univers mon amour, quand, tes yeux s'entrouvrent aux premières berceuses du matin, des notes qui flottent, du corps qui réclame, qui réclame l'interdit. De soif. Sortir son fusil-tue-cheyenne, canon d'argent, la flute Winchester qui danse, et tourne. Faire glisser les doigts contre la peau laiteuse et l'oeil brillant, frémir. Hisser des barricades le long des bras, près des veines tendues, fortement, saccagées du sang. La voix. Me fait vaciller, quand elle ravale des larmes piquantes, brillantes, qui tranchent facilement les deux grands rocs qui abreuvent les terres brûlées. L'onde fugitive nous capturera sous la voilure épaisse de la brume, le temps de s'aimer, le temps éternel de s'aimer contre le mol mat de la barque, qui tangue, dérive. Nous dérivons, c'est fonction mathématique pour étudier la croissance au dos. Voilà ! La vie, se balance sur des airs d'espoir les ombres semées, plantées en grains de pénombre que nourrira la crue de nos partages, bientôt. Nous dodelinons, sur les flots joyeux, du bonheur, et nous traquons la douleur, cette proie exterminée sous le voile sombre de la nuit. Une nacelle, attend de délier ses rames pour nous baigner le corps, et les hanches dans le sable figé. Viens, montons, dans les ascensions folles. Les tours interdites qui enferment les maudits, les mots camouflés, envie de l'extase permanente, des bulles bleues pour les hématomes. Je veux voir un nouvel été briller, dans le corps resplendissant, dans des yeux de naissance. Tout à corps naît, la flamme qui éveille l'être, à des transports neufs et étranges, nous parfume de ses vapeurs brûlantes, les corps fumants des feux de la passion qui souffle ses joyaux jusqu'à nos bouches exaltées...Et dans un post-scriptum j'ajouterai les senteurs de la lettre, l'exhalaison heureuse qui vient emplir chaque parcelle de la peau. Je peux le dire, ici, à la face du monde que je ne vois pas. Je t'aime. Un coup en l'air, du fusil pour que ça s'entende bien loin.