04 juin 2009
Encore. Encore.
Parfois je suis commun de chair désirée. D'amour arbitrairement dessiné dans le décolleté d'une femme fine. Je suis osseux pour flotter sur la vie. Servir de barque chaloupée à ses seins gonflés d'idiotie. J'ai le coeur qui me remonte du bas-ventre dans ces instants là. Y a du frisson dans la chair. C'est moi qui ruisselle en elle, dans un langage poudreux, osseux. S'écrier l'un dans l'autre. Les lèvres éperdues, qu'on sabre la nuit à coups de cris arrachés au corps. J'ai envie de toi. Que ça soit violent. Que ça brûle dedans et dessous. Et son prénom, Lo'. Délicieusement suranné qui se murmure le jour. Et puis la nuit. je t'attends. Avec la faim aiguisée par le silence. ma mine inquiète. Je suis un évadé des siècles, un romantique en camisole. Le ventre tremble. je saura mettre un bandeau à la peur. Unir ma crainte à tes yeux. Je sais que j'ai l'excès des radicaux qui effraient de bien trop. Je peux la faire pleurer la nuit pour toi. Je sais qu'on s'oubliera bientôt.
Osseux.
Et si je suis osseux, c'est pour flotter sur la vie.
