28 mars 2012

Marie pleine de grâce

J'ai bu sur ta peau
Une eau pure
Comme
L'eau des mirages

Posté par boudi à 16:13 - Commentaires [0] - Permalien [#]


23 mars 2012

Je ne bois éther ni thé

Je suis à la recherche de mon éternité

Posté par boudi à 05:37 - Commentaires [0] - Permalien [#]

22 mars 2012

Rossignol au chant de sang

Je boirai de mes yeux matières
Le rossignol égorgé à minuit
Les soleils fusionnés
Au creuset de ta fièvre

Je ferai de mes mains la métaphysique
De l'amour
De tes reins l'engrenage de la littérature

Te toucher, t'aimer, c'est te profaner
Vertige, Insomnie de tes yeux de vitrail
La couleur des fleuves amaigris

Si seulement aimer pouvait être un acte
Ce serait le plus courageux

Le ciel est émouvant maintenant qu'il est un miroir.

Posté par boudi à 04:41 - Commentaires [1] - Permalien [#]

15 mars 2012

A CETTE AMOUREUSE QUE JE N AI JAMAIS APPELEE AUTREMENT QUE DANS SON LINGE DE FICTION "D." CE NE VOULAIT RIEN DIRE D? VOILA TOUT

DANS TA BOUCHE JE SUIS DEJA MORT
CETAIT IL Y A LONGTEMPS TU NE TE SOUVIENS PAS
JE N AVAIS PAS ENCORE CE VISAGE LA J AVAIS DES PAUPIERES D ALLURE ET DE LICHENS
DES LEVRES D INCANTATION J ETAIS TOUJOURS FAIT POUR LE CARNAGE ET PARTOUT ON DISAIT C EST LA GUERRE LA GUERRE LA GUERRE ET ON PARLAIT DE MOI DANS TOUTES LES INQUIETUDES
JE M APPRETAIS A DEVENIR UNE COMMEMORATION
MAIS
JE SUIS MORT DANS TA BOUCHE C ETAIT AVEC UNE AUTRE BOUCHE QUE CELLE QUI TE PRETE UNE VOIX DESORMAIS QUI TE MET DES BAISERS PAIENS AUX DENTS
TU PORTAIS MES CERNES COMME UNE LINGERIE FINE DE CE TEMPS LA
ET MA MORT A MOI TRAINAIT MON IMAGE DANS UN MIROIR DE LARMES
CES JOURS LA JAVAIS DES YEUX DE REFLET et DE MIRAGE
DES YEUX VAIRONS DES YEUX DE SACRE
JE SUIS MORT AVANT D EXISTER

JE N ETAIS SELON LA LUMIERE QU UNE ERREUR
ET SELON LES FOUS QUE LA FOLIE MEME
J ETAIS MERE AVANT DE LE POUVOIR
ET MES FILLES N EXISTENT QUE POUR TOI
JE LEUR AI DONNE TON REGARD DE PIERRES FINES DESOLEES
ON LES TROUVE DANS TOUTES LES BOUCHES D ENFANT
MINUSCULES ET FRAGILES

TU NE TE SOUVIENS PAS SUREMENT DE LA MORT ET SA DEMARCHE DE DIAPOSITIVES
COMMENT POURRAIS TU
CE JOUR LA TU N ETAIS QUE LE CHAGRIN TU ETAIS AVANT DE TROUVER TA MATIERE PRETENTIEUSE TON VISAGE DE MARIAGE UN SENTIMENT UN SENTIMENT MORTEL UN SENTIMENT PENAL

VOILA JE TEMBARASSE SUR LES JOUES

ET

JE VOUDRAIS UN DESERT CLIMATISE MAINTENANT QUE JE T AI RECONNUE PLACE DE LA BOURSE UN JOUR OU LE CIEL BRADAIT MA JOIE A L ENCAN DE MIDI

Posté par boudi à 01:40 - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags :

09 mars 2012

Aux adieux

Cette nuit encore tu as laissé vide l'habit de silence que je t'avais préparé
Je ne remuais pas dans mon lit pour essayer avant toi ce soulier que tu allais mettre à tes pas
Comme je tentais t'inventer dans le mutisme de mes gestes
Mais ton silence à toi est inimitable
C'est celui chantant de la nuit
C'est le bruit immobile des étoiles
Celui trouble de la défaite
Cet autre inconnu qu'un pouls remonte
Ton silence embaume les péris que la mer doucement recrache au monde
Comme une idée oubliée
Une copie de philosophie où l'image est punie
Un stylo perdu...

Je me souviens le matin en sursis dans tes yeux
La tristesse comme une écume qui y perdait sa vague
J'ai voulu tes lèvres tes lèvres de voyage d'angoisse tes lèvres de solitude
Tu me manques comme à un amoureux
Comme l'eau parfois peut manquer au noyé

Posté par boudi à 02:05 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :

07 mars 2012

ADIEU A TOUT CE QUE JAI DE VIEUX

Maintenant tous je vous chasse qui avez rendu obscène vivre et aimer. Je vous fais ce meurtre de symbole. Cet au-revoir d'un signe ancien. Demain j'aurai fini de balayer tout ce que j'ai déjà eu de vieux Tous hors de moi. Par la fenêtre d'un geste. Par l'étonnement d'un cri. Vous ne serez plus là. Tous qui avez dans la bouche autre chose qu'un bijou volé, qui avez peint des sorties de secours à vos yeux affreusement mutilés d'ambitions. Tous qui mettez à vivre des chaussures cirées, un pardessus parfait, un visage de petite fille sage tous qui avez tué le sauvage de vos pas pour seulement mettre des talons. L'enfant extraordinaire de vos mains. Mon cœur est un lit d’hôpital aux draps jamais changés. Toutes les maladies des légendes « vivre » « aimer » par vos lois éradiquées s'y reposent.
· ·
  • Jonathan Boudina
    Vivre mais qu'est ce que c'est ? Un casino miteux, le croupier sans jeton. Tous nés ruinés on s'y rend dans cette salle unique. Sans carte on y mise ce qu'on peut. Son DESERT, son ennui, sa fatigue. Moi. Je mise tout le reste. L’hypothèse Ma voix. Les yeux bleus. Mon désastre. La neige de ma vie. La vase de mon souffrir. Tapis ! Allez. Ouvre ton ventre tapis ! Je mise ! L'infortune. L'angoisse. La misère. La nuit. Les cheveux longs. Tapis ! Mon souffle. Mon pouls. La déraison. Les dents de songe. Les cils menteurs. Tout.
    Et toi qu'est ce que tu mises ? Tu mises tes habitudes. Et l'habitude ça t'a déjà tout pris. Ta main qui va sur le pavé digital de ton chez toi comme elle va sur les corps. Tu as fait d'un boitier électronique ton amant le plus régulier. Tu vas au plaisir du même geste de grenier fatigué que celui qui te mène à l'emploi. L'habitude ça t'a tout volé. Ta voix quand elle fait "bonjour". Ta bouche et ses baisers dressés quand déjà ce n'est plus la première fois que tu frémis Tout. Tout. Ta vie tu l'as mises en gage et pourquoi ? Parfaire ta ruine. Cette usurière l'habitude.

    Vous avez fait de vivre un point de vue et bien voilà moi je dis c'est un panorama et vous n'y êtes pas invités. L'infini ça demande d'autres dents que des dents d'émail, vos dents fameuses de bains publics

    Qui comprend que le REVE c'est d'abord un foyer. Qu'on le bâtit de la Pierre de nos ongles, du précieux de nos voix Que vivre se débouche à vingt ans et se vide d'un coup. Garçon encore à boire ! Toujours à voir. Vingt ans ça ne s'entretient pas comme un meuble de vestige. Ça se gâche dans des batailles. Ça ne soupire pas. Vingt ans. Ça halète comme une mer jalouse.
    Changer. Changer de corps de visage. Changer par le maléfice de vieillir ? Rien n'est forcé ! L'amoureuse dans le miroir choisit son fard et bien à mon tour je décide la lumière qui tombe sur ma vie ! Vous en gênez l'exploit, le parfum. Je veux un air sans vos visages endettés. Et pour ce crédit qu'avez vous eu ? Un bonheur minuscule !
    Moi. Pour être heureux j'ouvre le dictionnaire et je raye tous les mots, je ne laisse intact que "aimer". Du chantant de la nuit je vous dis « je t'aime » et « je t'aime » ça veut toujours dire « adieu »
    Il y a 16 heures · · 1
  • Jonathan Boudina
    Comme je suis fatigué de toutes vos vérités d'équation
    Comme les gens vite s'effacent et vite vous devenez des rires anciens des personnages historiques des rubriques et des thèmes dans le manuel de mes mains
    La déraison vous lit

    Je voudrais laisser l'empreinte solaire de ma vie dans toutes les rimes

    Maintenant je vous refoule hors du rêve hors du tracé périlleux des fougères
    Restez dans vos formulations pragmatiques du réel

    J'ai fait à l'objectivité son procès, elle comparait pour crime contre la folie
    Empoisonneuse de l'erreur de la poésie de la lumière et du rêve
    Je la condamne selon vos lois hideuses nah !
    J'ai dressé une Cour spéciale pour juger les concepts Au jury on trouve l'insolence, le ciel, la fièvre et on récuse la science Vous vous n'avez jamais rien su organiser d'autre que des pelotons d'exécution à qui ne vous ressemblait pas
    Ah inadapté lyrique c'est ton tour de rire
    "Mais du feu je ne cherche chaleur ni lueur du feu j'attends la brûlure" dit il et tout le monde rit

Posté par boudi à 19:55 - Commentaires [2] - Permalien [#]

04 mars 2012

lalala

C'est fou ce bonheur d'où ça chute cette joie toujours là comme une majuscule
Tout ce bonheur comme le fou qui trouve sa certitude enfin dans son reflet
Comme le bruit d'une amante délaissée qui remonte le parloir de sa jupe
Tout ce bonheur comme tous les frémirs de première fois au sortir des lycées
Tout ce bonheur d'un baiser qu'on ferme mal avec la langue
Ce geste d'amoureux enfin égaré dans les rues de Paris
Ces cheveux de noyés qu'ont les forêts en flammes
Je suis heureux comme le poète qui fait rimer tes yeux heureux comme qui atteint l'adieu en disant "je t'aime" très tard

Et tu avais aujourd'hui les yeux tristes et beaux comme des bijoux volés, tout frais comme un jus pressé. J'ai retenu mes mains pour ne pas mordre tes lèvres de mes gestes insolents. Ne pas te dire je t'aime tous les jours c'est un prodige. Mon joli désastre j'ai les jambes usées comme de t'avoir cherchée toujours. LaLaLa

Posté par boudi à 03:20 - Commentaires [1] - Permalien [#]