Sachez la foudre par coeur enfants de la tragédie. Touchez par vos mains brûlés chers enfants, voyez par vos yeux brûlés chers enfants. Jetez vous contre ces femmes, débris insensés de la lumière. N'acceptez de philosophie que prononcée à quatre du matin par les vitraux. Récitez l'amour en comptant un deux trois vos brûlures les lendemains de la peur. Trouvez votre reflet non dans l'ondée tranquille des lacs mais dans les incendies de forêt. Dans le crépitement entendez votre pouls, chers enfants, chers et douloureux enfants. Enfin, à la fin de ce drame, à la fin de vos pleurs, à la dernière cendre étrange de votre bouche, alors enfin peut-être vous aurez aimer. Dieu, l'infini, un autre mirage.