25 janvier 2017

Ton âme joue au cricket

[b][center]Et ton âme joue au cricket[/center][/b]


L'obscurité avançait à pas sûrs

Tout elle l'enveloppait

Mains persuadées de la force

à raboter encore un peu le jour

Equeutant le soleil

elle désherbe
la nuit
très professionnelle

 

nous

nous étions là

couchés dans l'herbe

sans un mot et la nuit

progressait

marée obscure

belle fabrique à noyés

sur nous la nuit

et

nous nous tenions là

amants contraints

par l'effroi

attendant

près des urnes

le sort maudit

qui nous était promis

part amère du fruit

non choisi

près de l'urne

à boire l'eau stagnante

tout s'effaçait dans le noir

complet

digestion-estomac

les rêves en miettes

plus rien à brûler

sinon toi bûcher

le monde qu'on enjambe

bizarre

pour faire un peu de jour

je me mis en marche

frottant la pierre non-visible

et tant pis moi-même incendie

presque

soleil de pacotille soi-même

on avait juré que tout brûle

le monde c'était

et quoi à peine

des cendres d'Atlas

j'étais en marche

j'allais

puis tu surgis

jeune homme aux cheveux blonds

phébus on dirait disait

l'autre toujours machinant

les idiotes comparaisons

qu'on oublie pas

le temps d'avant

l'université les lambris

il dira

Bientôt la nuit-cigue

comme il nous emmerde

pire que la nuit.

Et toi jeune homme de

tout faisant fi on

te discernait mal

avec tout ce khôl

au monde

(oeil malade

ce monde là

rond comme la mort)

tu balançais les bras

c'était à n'y pas croire

le vent frais dans l'herbe

sale

la nuit cornée

on allait se souvenir

le jour libre

la corde déliée

bonjour

oiseau du miracle

jeune homme aux cheveux blonds

tu rendais le goût de tout

le ciel sur la langue

flocon

et tous frères d'élection

entreprenant contre la nuit

chasser le vieux monde obscur

l'hémicycle que c'était devenu

l'univers

aux rides profondes

puis tu survins

jeune homme aux cheveux blonds

Emmanuel

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14 janvier 2017

Et tu disais que tout brûle

Et tu dis 'que tout brûle'

Le monde, les marées

TOUT

Toi alors

Toi vraiment

Toi conjonction 

Tu saisis imbécile

l'Atlas

Tous les pays

Tu mets le feu à ces vérités

de carton-pâte

le bel incendie ta chambre enfumée

Ta main tas de cendres.

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