25 février 2017

Faut la supporter la merde

Faut en supporter de la merde
Incroyable comment ça pue ça colle aux pompes et putain je dois continuer à faire semblant comme si tout allait bien mais non t'inquiètes elle est super cool ta poésie continue tes rimes mais t'en fais pas je comprends pas le problème c'est très original on ne l'a fait que 2435198 fois avant toi alors fonce mais obstine toi dans cette sorte de variété française tout le monde adore regarde ######## elle t'a dit combien c'était bien mais arrête c'est pas de la poésie de prof de français que tu écris on dirait un peu du Baudelaire (pour l'odeur fils de pute)
Mais comment le supporter cet immobilisme, voilà mon vers reste bien sage, qu'il est mignon il a les yeux de sa pute de mère, on dirait son cousin mais si l'air niais quand il sourit. Bravo on dirait une chambre de gamine de sept ans et anémique l'enfant ah oui mannequin des défilés sordides et qui crève à la fin de la partie mais oui la robe tombe bien sur son corps les mots tombent bien sur le poème.
Cette odeur merde cadavres non-embaumés et vous vous promenez dans la puanteur bucolique lalala;

Mais on peut tous le faire ce désespoir de supermarché cette colère pour de faux ça déborde je clique sur ebay au hasard le poème sort et sort encore de la machine à sous et la française des jeux le meilleur de vos éditeurs chiffre d'affaire incroyable.

J'adore ce que tu écris on est un peu frères et soeurs parce que ma famille à moi la vraie la biologique c'est nulle banale des cadres comme il faut enfin je dis ça banal la famille mais pas pour lui il est adopté mais ça change rien ce qui compte c'est l'amour ouais moi l'amour c'était pas trop ça les coups de trique ça va te plaint pas moi c'était le viol répété voilà la première fois que j'en parle et ça brûle encore dans le cul mais attends d'accord la famille c'est cool sinon moi je connais pas ma mère attends c'est pas la majorité moi on dit que mes parents c'est des pédés (là c'est moi qui parle et alors tape les ces connards qui disent un coup de talon pour trouver le cerveau lobotomie expresse) la trop belle maison qu'on a tous ensemble allez une IRL partouze des eunuques ouais moi j'aime pas trop les filles je préfère les garçons mais ça nous dérange pas tant que t'écris de la poésie moi je suis un putain d'enculé qui méprise tout et tout le monde mais aimez moi aimez moi non non non pas aimable il y a des vilains hein connard putain c'est fou la médiocrité mais c'est quand la dernière fois que tu t'es mis face au poème à ta page à ton inspiration pour souffrir pour de vrai pour entrer dans quelque chose comme une lutte intellectuelle mais jamais jamais tu as fait ça parce que c'est grotesque les grandes emphases tu préfères les réserver à ton lyrisme de pacotille la ville allemande les gares d'où l'on part et mieux attends je sais l'amoooooooour
Je me parle à moi à moi d'il y a des années maintenant je lis ok je vais tout pulvériser

Toutes mes larmes versées
Ce corps las toutes les nuits
Le tremblement quand ta main
douce mais forte trouve enfin la
pointe de mes seins et je frémis
seconde naissance

Mais demain tu partiras
Ô soldat à la moustache
fragile je suis là sorte
D'Anémone sur le quai
de la gare Montparnasse
Je te fais signe de loin

Mais l'été qui monte doit bien servir à quelque chose
sinon pourquoi cette bouche ma bouche écrasée
rouge une cerise mordue le jus sur les lèvres
Aux amours peut-être dans cette gare infâme
De la première fois quand tu dis adieu pour rire
Sans jamais te retourner ce train je l'imagine sans
arrêt filant à travers rails, terres et villes il devra
repasser par ici et j'attends l'été le retour de l'été
Il doit bien servir à quelque chose l'été pour qui
vacille la bouche rouge trop mordue je serai
vieille avant nos baisers retrouvés le ventre
vide je ploie et battent les membres des enfants
non-nés l'absence de toi que je porte en moi


Surgiras-tu toi la nuit du recommencement ? Ta musique nous berce et nous délasse, tu nous promets le sommeil dans ta chair douce et molle. Mais pouvons nous croire à ton retour toi qui partis tant de fois ? Pour quelles contrées, berçant des pays lointains et des hommes jaloux. Tu entends le vent semeur d'obscur ? Il se réfugie dans chaque arbre et le sol labouré et les traces de pas. Je ne cesserai ma recherche de toi, j'errerai les pays lointains, leurs frontières closes, je franchirai les collines et tous les ciels. Je boirai à l'eau sale me nourissant des racines et des fruits maudits où tu as pénétré. Et mon cou frémir du souffle de toi et ta façon de soulever mes cheveux, sans y penser, le mouvement le plus naturel de la Terre. Tu ne peux fuir hors de moi je te porte et tu t'écoules larmes et sueurs. La ville n'importe laquelle s'anime à ton contact et ma bouche convoque ton nom, gagnant aux dés. Toutes les cartes où je dessine mène à toi. Ne fuis plus hors du monde insensé il existe ce chez nous quand le ciel se fait plus calme qu'il ressemble au roseau de la fable. Toi paysage des légendes faite dans les pliures de la grèce antique, Artémis à la robe pâle ou Diane les lèvres rouges.


Près des villes sans nom
Les amants marchent pas légers
De Sofia à Antioche la musique
Monte et ils dansent
Les corps s'arrangent jolis
La radio gémit une émission
en langue inconnue

Au matin la lumière
habille la fille sans nom
et l'ombre le garçon
Avant que la bruyère
sous leurs corps légers
feule

Tu aimes quand le train
lentement quitte la gare
Tu aimes
le mouvement des roues
transmis à la voiture-bar
le tremblement du wagon 7
où tu es assis après avoir cherché
La place 45 tu as dit excusez moi
je te connais par coeur et tu as
choisi la place du couloir pour ne
Pas déranger je te connais par coeur
Quelques pièces de monnaie
De quoi acheter un sandwich
un coca peut-être cet endroit impertinent
tu y ignores le prix des choses
Cette nuit mon ombre et ma voix
Je te les ai données qu'elles te suivent
longtemps
et te gardent de tous les dangers tranquilles
les périls sordides l'Egypte à pas de loups
et les saisons circulaires comme des planisphères


Pourquoi les choses amères d'ombre
etc etc etc etc etc etc etc etc etc etc

Je me suis usé à me foutre de leur gueule me reste plus rien du feu épuisante à vomir votre merde je ne croyais pas si vous sortez de ça dans le même état que moi vous êtes plus laids à voir que je ne pouvais l'imaginer putain depuis deux semaines je suis saisi de vertiges après un effort physique intense et je croyais un défaut d'oreille interne et toutes la panopolie ORL HOPITAL SCANNER mais c'était simple le bouleversement ce déséquilibre vient du regard posé sur ça un mal de mer impossible de s'en défaire.
Je hais ce que vous écrivez

J'essaie de mettre des coups de pieds dans la langue
La colère qui m'habite rien ne l'use le couteau du boucher ou quoi que ce soit
les dents malheureuses d'un enfant de 7 ans ou le dentier chromé d'un rappeur
Ca ne part pas hier rue des martyrs j'ai renversé la table mise du restaurant FuXia
quand le serveur (encore lumpen prolétartiat j'ai décidé de ne pas vous sauver) sortit
tout en rage je lui ai parlé de sa mère et ses possibles activités nocturnes et personne
Ne se bat j'avais si peur avant de laisser déborder mon poing et mon cri si l'on déchire
mes belles chemises mon costume trois pièces si l'on marche sur mes bottes à 600 balles
Puis j'ai compris tout le monde a peur de ça si tu montres tes yeux de fou si tu exposes ça
TU CONNAIS CA HEIN CE TRUC QUI SERPENTE EN TOI ET NE TE LACHERA PAS
sa gueule de tête de mort qui roule à la place de ton coeur se déplace tranquille de ald roite
vers la gauche

Ma recherche formelle je la vois s'accomplir
La langue banale dont je me détache c'est la votre et je croyais
le français ordinaire celui par moi non-parlé pourtant ses proverbes
phrases toutes faites etc lui dont il fallait me départir mais l'erreur
comment se défaire de ce qu'on n'employa jamais c'est votre
poésie en toc toute feinte d'émotions mais peutêtre vous avez

pleuré des vraies larmes avant d'écrire mais vos larmes je m'en fous je ne suis pas votre psy pas votre mère sûrement pas votre copain.ine
Vincent Delerm VINCENTS DELERMS

Me voilà délié à nouveau abandonnant les derniers éclats de lyrisme
ceux nougats noisettes collés aux dents à coups d'ongles et de couteaux
je n'ai plus peur de rien désormais que l'on ma guéri ma sale maladie
la peur j'avance mâchoire toujours serrée plus ou moins aimable
tout dépend le regard et toujours je fixe dans les yeux bête lâchée dans la ville

Mais j'ai perdu mon travail
Pire chômage cette démarche
avortée déjà un coup de vis dans
le ventre à moi ça fait mal l'avortement
sauvage pratiqué à 2:12 sur un forum
obscur tellement mal j'y survivrai
le foetus violet-rouge je le garde
Un jour je te ranimerai toi pas gamin

 

Posté par boudi à 05:40 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,