24 mars 2017

Pas

Je ne mourrai pas du
Typhus
pas non plus du SIDA

Je mourrai peut-être du
cancer
La
pollution atmo-
sphérique
en région
Parisienne
favorise le cancer

Julien Bonhomme oppose à la mort la naissance

Nous opposons instinctivement la mort à la vie
L'anthropologie est une science du
social


« En biologie, la mort d'un être vivant est l'arrêt irréversible des fonctions vitales : assimilation de nutriments, respiration, fonctionnement du système nerveux central. On la distingue d'un arrêt temporaire (hibernation, congélation). Elle est suivie de la décomposition de l'organisme mort sous l'action de bactéries ou de nécrophages »

la vie est : le fonctionnement normal d’un organisme.
la vie est la banalité d'un organisme

Je ne mourrai probablement pas
assassiné
Aucun éclat d’obus ne se fichera dans mon crâne
je ne serai pas trépané
j’achèterai probablement un nouvel
iPhone

Je mourrai un jour
je ne parviens pas à croire en ma
finitude.

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jsais pas quoi.

Il est fait mention d'une agression sexuelle et je n'aimerais pas que cela blesse quelqu'un.
elle a monté souvent la nuit
grammaticalement incorrecte
avec des cheveux hésitants
l'un fourchu l'autre bouclé le dernier raide
ce motif répété à l'infini sur tout le pourtour de la tête
les dents s'agitant sous la pression de la langue et la langue s'agitant sous l'impulsion de l'idée
quelque chose de tout cela devra bien surgir un jour 
Afin de demeurer syntaxiquement logique, une proposition excédant une certaine longueur doit être entrecoupée de virgules rythmiques et grammaticales ; les virgules grammaticales et rythmiques permettent la lisibilité du texte et le confort du lecteur
la bouche entourant la parole bougeant la bouche suivant la respiration 
il avait les mains marbrées parce que la peau un peu trop transparente le froid ne lui faisait rien le froid changeait la couleur de ses mains pour leur donner l'apparence veinée d'un marbre tout juste arraché à sa carrière
il s'indifférait souvent de ses mains veinées tantôt marbrées autrement selon le regard posé sur lui ça a souvent été affaire de génération
puis le temps faisant l'office du temps le regard de l'autre moins attentif aux mains veinées ou bien marbrées ça n'avait plus d'importance pour personne
on ne photographie pas ce genre de choses
il a du oublier lui aussi sauf certains jours de froid lorsqu'il regarde ses mains sur le chemin qui le mène de chez lui à la station de RER
ça ne le fait pas sourire
il se rappelle un
peu
Victor Hugo las de l'alexandrin inchangé depuis des plombes le remplace par l'alexandrin trimètre qui abroge la césure de l'hémistiche pour découper en trois groupes égaux le vers sur l'air du 
yenamarre
Sa phosphorescence impressionnait jusqu'à la Baltique ; la nuit on ne voyait littéralement qu'elle visage au vent yeux d'animal pas trop sauvage
Elle marchait dans l'eau, s'amusait de ce que l'écume semblait la mousse des bains enfantins. Sa main relevait la robe trop longue ça n'avait aucune importance. Ce spectacle impressionnait jusqu'à la Baltique, on en disait quelque chose, plusieurs choses dans des langues très nombreuses, jusqu'aux pygmées et leurs épouses à dos rond on en disait quelque chose au plus profond des forêts de Roumanie où rodait le loup.
La terre brillait après le passage des soldats, certains y perdaient leurs douilles à cause de ce que le balancement des hanches après 4h de marche se faisait moins précis, on trouvait moins brillants les mégots des cigarettes roulées en chemin, fumées en chemins. La troupe tourne au milieu de cette pente dure
halte
Le pétrole se trouve dans les couches inférieures de l'écorce terrestres les techniques de fracturation des poches de basalte accroissent la quantité de pétrole disponible.
Le pétrole nouvellement découvert est d'une qualité très inférieure et nécessite un traitement coûteux. La découverte du gaz de schiste interdit au pays producteurs de pétrole réunis au sein de l'OPEP d'augmenter les prix. Le baril de pétrole se maintient en dessous des 50$ et permet à la France de limiter son déficit commercial. Le calcul du déficit commercial ne présente aucun intérêt. Le déficit commercial ne comprend pas l'idée de chaine de valeur.
Le soldat plus très jeune, la flasque vide, voit la fille robe blanche bouche cerclée rouge à manger un fruit ou s'est peinte la figure. Il ne sait pas s'il faut approcher et le courage artificiel que donne l'alcool l'amène jusqu'à elle. Il prononce les mots en anglais, d'un anglais très scolaire. Elle rit ne dit rien et joue dans l'écume  sans cesse rafraichie. Il va partir le soldat, bredouille et honteux, sans savoir pourquoi il s'approcha du rivage, sans savoir pourquoi il dépassa le rivage ce soldat. Il fait demi-tour et sent à sa hance le canon de son fusil-mitrailleur. Le canon du fusil-mitrailleur, la crosse de métal du fusil-mitrailleur et le chargeur rempli de balles du fusil-mitrailleur rappellent au soldat plus très jeune la force qui est sa force la force qu'il s'est entraînée depuis sa jeunesse à maitriser. Son métier c'est la force. Il revient, enfonce ses pas plus fort dans le sable humide, cette fois sans une parole, il attrape la fille tourbillonnante. La fille tourbillon croit d'abord la mer changeant de sens et qui la bouscule. Le fusil-mitrailleur balance toujours à la hanche du soldat plus très jeune, la force balance toujours à la hanche du soldat plus très jeune. Il ne dit pas un mot et appuie sur la bouche de la fille sa main dure d'homme dur. La fille sa robe blanche ne se débat pas. Peut-être connait-elle déjà ces soumissions, à cette heure, peut-être s'agenouille-t-elle depuis longtemps quand la force vient la saisir, résignée, à quoi bon se débattre, des bleus nouveaux, on ne peut rien face à la force sure de sa force.
Ou bien peut-être l'activation de l'amygdale, tous les noyaux situés au niveau des lobes temporaux, qui l'empêchent d'agir. La peur entraîne une inhibition de la pensée et une paralysie généralisée. Peut-être est-ce la peur qui ainsi la fige dans cette posture d'agonisée.
Le soldat un sous-lieutenant maintenant elle voit ses galons, la main appuyée sur la bouche de la fille en robe blanche, il la porte jusqu'au rivage, une mariée de loin.
La lune blanchit la rive comme la lune doit blanchir les amants quand la première fois la peau salée sur le sable mouillé. Ils paraissent des mariés la première fois la peau salée sur le sable mouillé. Le soldat et la fille paraissent autre chose qu'ils ne sont. Le fusil-mitrailleur balançant à la hanche cliquette.
Le soldat, le fusil-mitrailleur balançant à la hanche, toujours pas un mot, jette la fille sur le sol comme un fardeau, elle face contre terre, lui ôte calmement le pantalon du treillis, sort son sexe déjà dur. La fille toujours pas un geste, la bouche pleine de sable et le corps remuant, lui pas un bruit, la bite tendue, veinée, marbrée. La robe déchirée juste ce qu'il faut, pas de sous-vêtements. Les deux corps remuent, le remuement de l'un se transmet au corps de l'autre. Incessant. Le mouvement. Régulier. Le mouvement. Longtemps. Longtemps la mer heurte le rivage, part, revient. L'eau se retire écume ; revient, écume. Sans gémir le soldat remonte le froc de son du treillis, pas un mot. Les gestes sûrs, plus de traces de la honte d'avant. Le soldat reprend sa place, retrouve la flasque vide, roule une cigarette.
La troupe se remet en marche. Personne n'a hurlé cette nuit.

Posté par boudi à 14:08 - Commentaires [0] - Permalien [#]