Je ne sais pas ce que tu vois en moi.
Si mes épaules s’arquent pourquoi parfois je te manque
c’est quelle partie de moi qui manque quand tu écris
je t’aime, j’aimerais que tu sois là
suis-je cette chaleur absente dans le plein hiver
cette forme recroquevillée sous la couette
si tu t’exténues dans les trains rapides
le tracé rectiligne des voies ferrées
lyon aix lille

je ne sais pas


si je veux tout briser c’est toi exceptée
à nouveau le goût dangereux du trop d’alcool
de l’excès intempérant
2h30 du matin en bas de chez nous
(samedi octobre 2019)
cracher dans la voiture
les phares endoloris
parce que par la fenêtre
on m’injuriait je ne sais pas quoi l’injure
par quoi je répondais ainsi 
dangereusement
courant rejoindre
clément et cie
dans la rue henri 
monnier
tu dormais
21 rue clauzel
j’espère le crissement des freins
la lumière hirsute des phares
le raclement de la gorge
j’espère ne gênent ton sommeil

si tout poussière et néant
tout
sinon toi
que je veux
si la veillée mortelle
que tu dormes
du sommeil humain
sourde au fracas 
où tout gèle

dors dors mon amour
si je crache et danse
ma peau frôle blessure
esquive de justesse
comme mes dents
ma langue quand
je mâche le kouglof
à la fleur d’oranger
avec toi