la découverte de moi un jour de pleine lune c'était
ou de lune trois quart et prétentieusement giboise
découverte de moi
mon désir à moi un jour
que moi je veux 
que j'ai le droit de vouloir
avec
et de vouloir contre
et que parfois parfois ce sera tant pis pour les autres
qu'ansi je leur fais grande place en moi
grande amitié de leur
dire
je veux pas
le droit
sans honte
de vouloir
ce que tu ne veux pas
de me compter
en premier
je ne suis pas bon
mes élans naturels
ne me guident pas aux consolations 
micro-sociales
je suis attentif
à ton visage
et je ne te sacrifie de mon drap
que l’ombre
mais c'est toute l'ombre
alors.
bien meilleur que tous
faux gentils
vrais cruels
si je dis tous
c’est exclusivement 
aussi
de vous
tous
ou
us
s
Je pense à x
qui souvent vénéneuse
passe
l'air innocente
noire noire noire
qui ne devient pas verte
ne murit-rat pas

Oui
je tartine la figure d'excréments.
je connais la haine plus facilement que la colère et l’amour tout autant que la haine
déborde de moi mauvaises rives aux chemins de halage aux routes bétonnées mon amour
tant pis si vous n’en voulez pas
mon amour gorge gorge
tant pis si vous ne voulez pas
on ne demande pas l’autorisation de recevoir
la haine giflante
(le gant volant dans le salon pour défier l’air
et l’autre)
et de ceci non plus je n’ai pas honte
j’ai des vices et leur inverse
Et j'aimerais n'avoir à offrir que ma lumière et j'offre à la fois mieux et pire : de l'humain, la sale chaire humaine putréfiable et guérissante ; à la fois parfumée - je sens parfois le lilas si l'effort me fait suer des mains et parfois le mauvais fauve - et puante carcasse.

OUi cadavre humain putrescent merveilleux
superficiel et dense
ravi que sur la piste de danse
les regards des filles
et des garçons
se posent sur moi
qu’on me renifle
qui j’ignore
pas honte
de ne tolérer que mal les méchants et les vilains
J’importe
et vous aussi
ma volonté de fer
voilà mon je veux
l’étendue 
de mon humanité
singulière
mon portrait
je veux.
si je recueille tous mes suffrages ce n’est pas au détriment absolu des autres
les interactions, non toutes mais la plupart,
portent une tension l’
opposition de désir-t
contradictions
de faible intensité s’il s’agit de hcoisir un film
plus intenses parfois
Et ce parfois
au dernier term-
de ce parfois
alors
je veux
sans quoi vraiment je vous 
nie-
je vous trompe-
si je ne me donnais pas
la prééminence
alors
je mens-
pour vous
quelle immense tendresse
dans mon ventre 
malade
quelle immense tendresse
depuis mes membres
je vous oriente
je vous vois beaux merveilleux chancelants
je vous vois tentant
ratant
peureux
craintifs jusqu’au pelage roux ou blond
heureux
les cils peints le crayon qui dérape sur l’oeil
la feuille ou la peau
mon amour immense se fiche comme une flèche
vous êtes merveilleux et salauds
mais n’interrompt pas ma haine
la saloperie
ce merveilleux
n’interrompt pas
de vous poignée infâme
et je sais poignée infâme
toi aussi tu fais comme tu peux
mais ce comme tu peux
c’est un peu trop comme tu veux
(non disant je veux
ou je veux
minablement
)
je sais
la peur la honte je sais la crainte je sais les coups enfant les tromperies je sais les agressions l’hurlement la nuit ta sale figure dans le miroir les jeux solitaires dans la cour je sais la trahison et je sais que je ne sais pascependant pourquoi tu as fait tourner cet tout çaaigre
venin
mauvaise vie
c’est à toi que tu dois dire pardon
mauvais liqiuide ta vie
épaisse et malodorante
tu avais le choix un moment
de dire tant pis
pardon à moi dire
voilà c’est moi cette plaie cette peine
c’est moi surtout tout le reste
c’est moi
je t’aime pourtant
je t’aime
mais
je te hais
la haine ah la haine
june haine farouche envers ceux, gens
qui
considèrent dans l’amitié des hiérarchies
et n’hésitent pas à tracer régulièrement et 
sans ironie
le graphe de celles-ci
non pour classer et présenter
leurs propres préférence
s
non pour ceci mais pour exprimer
qu’ils sont les plus aimés 
de telle ou telle absent-e
ou présent-e
vous les connaissez
ceux qui produisent en société
une connivence exagérée
pour duper les autres
à la grande surprise
même de qui ne se savait pas 
tant aimé-e
ce n’est pas de l’égoïsme
mais du riquiquisme
sachez, vous de cette sale peste
guérir
et si je vous vois à nouveau
faire ça devant moi
je vous claque du
mauvais augure le coucou dans ma
gorge
,
nous connaissons tous icelui icelle
interpellant en pleine société 
cordialement ivre
ou sobre
tel-le autre
pour signaler
on ne sait quelle aventure d’envergure
à eux seuls connus
ceux qui non pour chasser leur peur à deux
(o beau geste d’amour)
se blottir dans le souvenir commun
non de cette façon
qui le font
pour chasser
les autres
dire
au fond
je t’admets ici 
sans que tu appartiennes
tout à fait à ma bande
ne dépasse pas.
Aujourd’hui je m’affirme éblouissant
je compte plus que quiconque et quiconque compte autant que moi
mon amour va à tous
et tous n’entrerez pas
je suis cool
je croyais bien connaître le je
de l’avoir employé en mon plein lyrisme
pourtant le voilà qui se déclare pour la première fois
non seul
je existe
si tu dis
je veux.