26 mars 2020

Atelier d'écriture

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Chicorée tu dis et colchique 
des bas prés
blé au milieu 
des champs bluns
c’est mars et le 
désert
la paille séchée
du
papier de verre
ta lèvre
la basse surtout
une coupure le mot-
cassure.


yeux-lierre
la chienlit tort-

houblon clématite chèvre-feuille
lobes arbustifs 5 fois


Le pas une plongée dans les sables ah le désert 
quêté la main tendue un peu de sable on te verse
mendiant le temps du 


verre rompu


Tu casses et cesses 
aventure ratée il faut rentrer le premier 
bateau n’importe quoi la cale même poncer si 
on demande le mat le pont lisse pour abriter - 


superstition de gens d’eaux -
le soleil
reflets rayons entassés
éloignent  
scorbut


de Surcouf je tiens 
ce savoir
tu manques de tout


sunshine
nouveau 
state


Immortel de peu décrépite la vie liane tendue roulée sur mur mort toi roué mains absence des foudres enrouées rien ne tombe sable ta vie dé-
com
peau
zée




basse-cour lumière récoltée à Jacksonville acide la lueur pressée un plein bain la vitamine
C’est le chlore
l’insolation des éléments chimiques


le désert l’aventure t’ont chassé ils ne restent de toi rien que ces mots effacés dans le sable moisi on ne savait pas que sous l’écoulement nasal le pus des larmes sable pourrissait c’est bravo à toi
il fait un grand soleil c’est encore mars pourtant la plante rampante rétrécit dans ma main casse sèche ronces à l’odeur de brûlé

d) que mon poème est une réaction reprenant les motifs pour les détourner

et quelque part la progression mais pour la faire échouer là où le poème gradue et étend la réussite métaphorique

je la fais sombrer incarnant, quelque part, le poème dans ce personnage ce tu qui est l’autre poème et ce je apparaissant brutalement qui est prise en charge par l’auteur-narrateur de l’hostilité.
Irruption de ma psyché, à moi, dans le poème de l’autre pour protester.

 

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Ma rue a perdu la vigueur

pour l
 
 
Que suis-je sans passage, ma peau brune granuleuse sans méplatissements.
Que-suis-je, longue figure peinte, 
jaunes zigzags peints au feu-chalumeau
être de pétrole et de chaux.

Ils m’étaient coutumiers le vacarme et les cris ; enfant turbulent de la ville ; naissance toujours à naître le fracas
S
i
l
ence
Le grand camion ELIS, déposant aux trois hôtels de moi-même, le linge propre. Trois hôtels, deux, trois et quatre * ; valeur décernée ô haut ministère du tourisme
Eux aussi goûtent la mort humaine ; 
à l’entrée ont remplacé les baies vitrées
des planches de bois
qu’on devine 
coupées à la va-vite
sur un parking d’une banlieue lointaine
Avec soin peut-être ou négligence il s’en est coupé tant
depuis quelques semaines
et l’homme et la scie
s’émoussent
indistincts
Tout ferme
on ne savait pas
à quoi ressemblait
les désert des villes
 
LA
De combien d’étoiles me sanctionnerait-on
mais on ne note pas les rues
sinon quelques unes admirables
celle qui me coupe par le travers
comme un obus
rue des martyrs
c’est tout
Dans ce moi-rue Clauzel (sens unique) le camion trois fois s’arrêtait ; pour défaire sa charge (disparue aujourd’hui). Alors, derrière-lui s’engageait la fanfare des klaxonnages pressés. 

Je pense à ton sort à toi
soeur humide du canal de l’Ourcq
Tes fumées transparentes
saleté régurgitée
de tout ton long
s’étend l’usine de tôle
(comme un accordéon
de fer)
où entrent et dé-rentrent
le Permis C
linge sale
sang sperme sueur
draps propres
ainsi vont tulle et tutu
bringuebaler à l’arrière du camion
ballet secret des froissures.
le linge et le kaxon sont
cartes postales des gens de notre sorte
de toi je n’ai plus de nouvelles
de tes 
ô berges eau éclaircie
par ce silence humain
pourriture draînée
par l’absence
des hommes 
et des femmes.
que vois-tu chemin de halage 
le liquide transparent peut-être
roucoulent les poissons-fées.
Où est-elle la bringue place Gustave Toudhouze qui retentit jusqu’à moi la sono grésillante des  soirs de chaleur où sont-ils les cris du 20 rue Clauzel, le garagiste interpelle la bagnole qui faillit filer sans payer son plein d’essence ou de diesel.
La pompe est vide.


Tout s’est tu
et je ne sais si encor j’existe encore
à 20 h quelques minutes
dé-torpeur se naît
mais fragile fanal
aussitôt dé-germe.

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