24 mars 2017

Pas

Je ne mourrai pas du
Typhus
pas non plus du SIDA

Je mourrai peut-être du
cancer
La
pollution atmo-
sphérique
en région
Parisienne
favorise le cancer

Julien Bonhomme oppose à la mort la naissance

Nous opposons instinctivement la mort à la vie
L'anthropologie est une science du
social


« En biologie, la mort d'un être vivant est l'arrêt irréversible des fonctions vitales : assimilation de nutriments, respiration, fonctionnement du système nerveux central. On la distingue d'un arrêt temporaire (hibernation, congélation). Elle est suivie de la décomposition de l'organisme mort sous l'action de bactéries ou de nécrophages »

la vie est : le fonctionnement normal d’un organisme.
la vie est la banalité d'un organisme

Je ne mourrai probablement pas
assassiné
Aucun éclat d’obus ne se fichera dans mon crâne
je ne serai pas trépané
j’achèterai probablement un nouvel
iPhone

Je mourrai un jour
je ne parviens pas à croire en ma
finitude.

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jsais pas quoi.

Il est fait mention d'une agression sexuelle et je n'aimerais pas que cela blesse quelqu'un.
elle a monté souvent la nuit
grammaticalement incorrecte
avec des cheveux hésitants
l'un fourchu l'autre bouclé le dernier raide
ce motif répété à l'infini sur tout le pourtour de la tête
les dents s'agitant sous la pression de la langue et la langue s'agitant sous l'impulsion de l'idée
quelque chose de tout cela devra bien surgir un jour 
Afin de demeurer syntaxiquement logique, une proposition excédant une certaine longueur doit être entrecoupée de virgules rythmiques et grammaticales ; les virgules grammaticales et rythmiques permettent la lisibilité du texte et le confort du lecteur
la bouche entourant la parole bougeant la bouche suivant la respiration 
il avait les mains marbrées parce que la peau un peu trop transparente le froid ne lui faisait rien le froid changeait la couleur de ses mains pour leur donner l'apparence veinée d'un marbre tout juste arraché à sa carrière
il s'indifférait souvent de ses mains veinées tantôt marbrées autrement selon le regard posé sur lui ça a souvent été affaire de génération
puis le temps faisant l'office du temps le regard de l'autre moins attentif aux mains veinées ou bien marbrées ça n'avait plus d'importance pour personne
on ne photographie pas ce genre de choses
il a du oublier lui aussi sauf certains jours de froid lorsqu'il regarde ses mains sur le chemin qui le mène de chez lui à la station de RER
ça ne le fait pas sourire
il se rappelle un
peu
Victor Hugo las de l'alexandrin inchangé depuis des plombes le remplace par l'alexandrin trimètre qui abroge la césure de l'hémistiche pour découper en trois groupes égaux le vers sur l'air du 
yenamarre
Sa phosphorescence impressionnait jusqu'à la Baltique ; la nuit on ne voyait littéralement qu'elle visage au vent yeux d'animal pas trop sauvage
Elle marchait dans l'eau, s'amusait de ce que l'écume semblait la mousse des bains enfantins. Sa main relevait la robe trop longue ça n'avait aucune importance. Ce spectacle impressionnait jusqu'à la Baltique, on en disait quelque chose, plusieurs choses dans des langues très nombreuses, jusqu'aux pygmées et leurs épouses à dos rond on en disait quelque chose au plus profond des forêts de Roumanie où rodait le loup.
La terre brillait après le passage des soldats, certains y perdaient leurs douilles à cause de ce que le balancement des hanches après 4h de marche se faisait moins précis, on trouvait moins brillants les mégots des cigarettes roulées en chemin, fumées en chemins. La troupe tourne au milieu de cette pente dure
halte
Le pétrole se trouve dans les couches inférieures de l'écorce terrestres les techniques de fracturation des poches de basalte accroissent la quantité de pétrole disponible.
Le pétrole nouvellement découvert est d'une qualité très inférieure et nécessite un traitement coûteux. La découverte du gaz de schiste interdit au pays producteurs de pétrole réunis au sein de l'OPEP d'augmenter les prix. Le baril de pétrole se maintient en dessous des 50$ et permet à la France de limiter son déficit commercial. Le calcul du déficit commercial ne présente aucun intérêt. Le déficit commercial ne comprend pas l'idée de chaine de valeur.
Le soldat plus très jeune, la flasque vide, voit la fille robe blanche bouche cerclée rouge à manger un fruit ou s'est peinte la figure. Il ne sait pas s'il faut approcher et le courage artificiel que donne l'alcool l'amène jusqu'à elle. Il prononce les mots en anglais, d'un anglais très scolaire. Elle rit ne dit rien et joue dans l'écume  sans cesse rafraichie. Il va partir le soldat, bredouille et honteux, sans savoir pourquoi il s'approcha du rivage, sans savoir pourquoi il dépassa le rivage ce soldat. Il fait demi-tour et sent à sa hance le canon de son fusil-mitrailleur. Le canon du fusil-mitrailleur, la crosse de métal du fusil-mitrailleur et le chargeur rempli de balles du fusil-mitrailleur rappellent au soldat plus très jeune la force qui est sa force la force qu'il s'est entraînée depuis sa jeunesse à maitriser. Son métier c'est la force. Il revient, enfonce ses pas plus fort dans le sable humide, cette fois sans une parole, il attrape la fille tourbillonnante. La fille tourbillon croit d'abord la mer changeant de sens et qui la bouscule. Le fusil-mitrailleur balance toujours à la hanche du soldat plus très jeune, la force balance toujours à la hanche du soldat plus très jeune. Il ne dit pas un mot et appuie sur la bouche de la fille sa main dure d'homme dur. La fille sa robe blanche ne se débat pas. Peut-être connait-elle déjà ces soumissions, à cette heure, peut-être s'agenouille-t-elle depuis longtemps quand la force vient la saisir, résignée, à quoi bon se débattre, des bleus nouveaux, on ne peut rien face à la force sure de sa force.
Ou bien peut-être l'activation de l'amygdale, tous les noyaux situés au niveau des lobes temporaux, qui l'empêchent d'agir. La peur entraîne une inhibition de la pensée et une paralysie généralisée. Peut-être est-ce la peur qui ainsi la fige dans cette posture d'agonisée.
Le soldat un sous-lieutenant maintenant elle voit ses galons, la main appuyée sur la bouche de la fille en robe blanche, il la porte jusqu'au rivage, une mariée de loin.
La lune blanchit la rive comme la lune doit blanchir les amants quand la première fois la peau salée sur le sable mouillé. Ils paraissent des mariés la première fois la peau salée sur le sable mouillé. Le soldat et la fille paraissent autre chose qu'ils ne sont. Le fusil-mitrailleur balançant à la hanche cliquette.
Le soldat, le fusil-mitrailleur balançant à la hanche, toujours pas un mot, jette la fille sur le sol comme un fardeau, elle face contre terre, lui ôte calmement le pantalon du treillis, sort son sexe déjà dur. La fille toujours pas un geste, la bouche pleine de sable et le corps remuant, lui pas un bruit, la bite tendue, veinée, marbrée. La robe déchirée juste ce qu'il faut, pas de sous-vêtements. Les deux corps remuent, le remuement de l'un se transmet au corps de l'autre. Incessant. Le mouvement. Régulier. Le mouvement. Longtemps. Longtemps la mer heurte le rivage, part, revient. L'eau se retire écume ; revient, écume. Sans gémir le soldat remonte le froc de son du treillis, pas un mot. Les gestes sûrs, plus de traces de la honte d'avant. Le soldat reprend sa place, retrouve la flasque vide, roule une cigarette.
La troupe se remet en marche. Personne n'a hurlé cette nuit.

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23 mars 2017

La solitude de l'écrivain de fond

Ce dans quoi je m'aventure est horriblement douloureux et je n'imaginais pas une entreprise poétique capable d'à ce point faire souffrir. Il y avait bien entendu auparavant la convocation des souvenirs extrêmes et les larmes qu'on y associait et les nuits blanches passées devant la lumière bleue de l'écran ; bien entendu nous avons tous connus du prince des poètes aux très acceptables poètes les douleurs articulaires et le dos voûté. Seulement la comparaison entre l'arthrose et ce qui m'arrive en ce moment me paraît sans objet. Dans le même temps il y a quelque chose d'un peu honteux à parler de la souffrance subséquente à la poésie, quelque chose d'un malaise un peu bourgeois.

puisque nous sommes dans le quasi-lyrisme disons le ce mot : la souffrance
et double même la souffrance.

A cause de la nouvelle forme de la poésie je dois penser avant d'écrire et ne dire que ce que j'ai pesé, a priori. L'amoureux des images gratuites que j'étais a du mal à se faire à ces rigueurs là. Et là où l'image gratuite donnait l'impression de traduire un sentiment intime et que parce que traduction du sentiment intime ne pouvait être retranché sans mutiler le sentiment...ici il faut retrancher, corriger, rectifier sans cesse tout ce superflu.
Je porte trace encore de celui que je fus, aujourd'hui, moi, continuateur de ce visage même pas accroché aux murs.

Le superflu concerne le plus souvent des passages explicatifs ou des commentaires de moi à moi même, des sortes de blagues si privées qu'elles ne sont intelligibles que par moi, et ces explications et ces commentaires peuvent avoir une certaine légitimité abstraite, ils brouillent le sens sans que ce brouillage n'ait de lien avec le texte à lire, sans que cette obscurité n'approfondisse quoi que ce soit ou ne renseigne sur un non-visible.

Sortes de repentir du poème ; volonté d'exposer sa démarche pendant qu'on la commet pour signifier combien ce que l'on fait tout de même c'est spécial ; passages par nature artificiels.

d'autre part et surtout je ne dispose d'aucun lieu de sociabilité correspondant à mon tâtonnement. Mes textes ne trouvent de lecteurs qu'ici et les lecteurs d'ici sont bien incapables de m'évaluer. Les critères d'évaluation des lecteurs d'ici ne valent rien et selon moi rien absolument. Les critères d'évaluation des lecteurs d'ici oscillent entre la critique Telerama sur le dernier CD de Louise Attaque et la conception de la poésie de 1920 chez un blogueur sans intérêt.

Mon rugissement d'antan, bien vain, valait protestation contre ceci. Refus du refusé refusant sa condition d'exclu. 

Ne disposant pas de lieu de sociabilité valable je ne peux connaître la valeur de ce que j'écris. Ce que j'écris me coûte en énergie en pensées et en obsessions ; j'ignore pourtant sa valeur ; si je puis m'obstiner ou si ce dire vaut un rien dire. Je suis prêt à accepter le silence commandé depuis un extérieur légitime. Il n'y a pas d'extérieur. Aucun.

Bien entendu quelques un des amis me lisent et leurs remarques m'aident à me préciser si tant est que l'on puisse soi approcher de soi-même. Leur amitié, je le sais, n'adoucit pas la critique pour me la rendre supportable. Elle est exactement à sa taille.
Mais ce groupe qui m'entoure fut-il constitué de juges valables ne suffit pas. Un groupe d'amis partage le plus souvent les mêmes conceptions esthétiques, le même fonds culturel. Il ne peut donc être qu'un juge partial à cause que ses lois sont mes lois sans que nos lois ne soient les lois du monde ; mes amis ne rendent pas compte de la diversité du monde. J'entends diversité dans un sens restreint ; limitant cette diversité à ceux plutôt semblables, plutôt cherchant où je cherche. Donc non pas les gens d'ici. Diversité non équivalent à le monde entier, mais à certains auteurs que j'estime et dans lesquels je me reconnais.
 
J'exige parfois, en une prose hostile, les réactions hostiles de certains ce qui vaut mieux que l'absence de réactions. A ce moment le plus difficile est de bien doser l'hostilité. Trop : c'est le chant de ruines le libelle au mieux et l'injure au pire ce qui est une perte de temps pour tout le monde ; si l'hostilité est trop menue elle m'offre l'indifférence ou la mièvrerie qui ne servent pas plus que la guerre. Je ne recherche rien d'autre que la friction d'un jugement sur l'objet du jugement. Pas d'amitié, pas de haine. Les sympathies ou les colères ok mais dans un débat. Je n'ai besoin ni d'ennemis ni d'amis.

La parodisation facile de 95% du style de tous les écrivailleurs d'ici me conforte dans l'idée qu'ils sont des écrivailleurs. Je reproduis à la fin de cette plainte là ; la plainte d'eux imitée ; nulle comme l'originale.

Une personne, que j'estime plutôt, a jugé l'un de mes poèmes "trop bizarre". Le mot de bizarre est au choix une suspension du jugement face à un objet inconnu soit une forme, timide mais réelle, d'exclusion-négation.
Le mot de bizarre indique ou bien l'impossibilité d'appréhender un phénomène étranger ou bien le refus de l'intégrer aux catégories connues et par là, nécessairement, le nier.
Ce poème bizarre explorait les possibilités techniques du support virtuel. Il étendait le poème hors du poème et faisait signe, tentait de faire signe, vers autre chose que le simple texte inscrit.
Racontait dans un premier temps la possibilité de dire un "hors-le-texte" en demeurant textuel, puisqu'il était encore un texte inscrit comme tous les textes inscrits ; mais aussi donc un en dehors du texte puisque de nombreux mots renvoyaient vers un autre contenu textuel. Cet en dehors s'il présente les propriétés objectives d'un texte (un contenu linguistique inscrit sur un support matériel) est aussi le "hors-texte" du poème-bizarre puisque ces "autres textes" ne sont lisibles qu'après une manipulation du lecteur.
Racontait aussi, par la combinaison entre eux ds éléments extérieurs au texte, sa propre fable. Formait une sorte de puzzle, une combinaison de fragments possédant un sens propre, indépendant du premier texte et n'ayant de lien avec lui que parce qu'il en était la source.
Ce poème souffrait de nombreux défauts et, à cause de ce que je ne dispose pas de lieux de sociabilité adéquats, je ne peux juger sa qualité ce qui est monstrueux et le rend, pour l'instant, parfaitement inutile.
Au mieux je puis exposer ma démarche en vue de rendre intelligible la bizarrerie à ceux, qui de bonne foi, souhaiteraient l'intégrer à leurs topos. Au pire il reste là comme ça.

J'aimerais que ma poésie ne se regarde pas le nombril et rien n'est plus difficile que de ne pas se regarder le nombril lorsque l'on est, comme moi, content d'être soi-même. Encore une fois cet aveu là me provoque un plaisir narcissique et l'on pourrait à l'infini dire ceci de tous les aveux suivant l'aveu de son narcissisme. 
Ecrire dans la solitude, sauf peut-être une certaine forme, une forme qui ne dit pas le monde alentour mais le monde en soi et de soi, ce monde de la présence ; écrire dans ma solitude ne permet de se juger soi-même. Et ou bien content comme moi l'on se dit que c'est très bien ou bien fragile, inquiet de soi-même l'on veut tout effacer d'un coup. Comme moi, encore.

Bien entendu je doute et je veux tout arrêter parce que ça n'a AUCUN sens à la fin d'écrire. Parce que faire de la poésie sa vie et le sens de sa vie paraît crétin. Bien entendu je ne dirai jamais que la poésie, pour moi, n'est pas une affaire sérieuse. Elle l'a toujours été sauf aux moments de caricature lorsque la poésie n'était qu'un titre, un passe-droit, une identité factice (et c'est le cas de beaucoup ici, on entre en tant que poètes, on se reconnait avec son habit de poète et ça me met en colère parce que je suis bête, parce que je suis adolescent, parce que je refuse d'être tué)

Cette deuxième souffrance vaut bien pire que la précédente. La première ce n'est qu'une douleur physique consécutive à un changement de pratique, un faux-mouvement du cerveau.
La solitude de la seconde me tue.
Pour les autres là à la fin ils peuvent bien, comme ils le veulent, être contents d'eux-même. Recevoir pétales de fleurs et tout le tintouin du succès minuscule. Si je trouve ceci regrettable ça ne regarde que moi. Si je proteste contre la négation et la norme totalitaire qu'ils induisent ça ne les regarde qu'à concurrence de leur blessure. 


Les poèmes carricaturés :

[size=12]Mais l'été qui monte doit bien servir à quelque chose
sinon pourquoi cette bouche ma bouche écrasée
rouge une cerise mordue le jus sur les lèvres
Aux amours peut-être dans cette gare infâme
De la première fois quand tu dis adieu pour rire
Sans jamais te retourner ce train je l'imagine sans
arrêt filant à travers rails, terres et villes il devra
repasser par ici et j'attends l'été le retour de l'été
Il doit bien servir à quelque chose l'été pour qui
vacille la bouche rouge trop mordue je serai
vieille avant nos baisers retrouvés le ventre
vide je ploie et battent les membres des enfants
non-nés l'absence de toi que je porte en moi[/size]

[size=12]
Près des villes sans nom
Les amants marchent pas légers
De Sofia à Antioche la musique
Monte et ils dansent 
Les corps s'arrangent jolis
La radio gémit une émission
en langue inconnue[/size]
[size=12]Au matin la lumière
habille la fille sans nom
et l'ombre le garçon
Avant que la bruyère
sous leurs corps légers
feule[/size]
[size=12]Tu aimes quand le train
lentement quitte la gare
Tu aimes
le mouvement des roues
transmis à la voiture-bar
le tremblement du wagon 7 
où tu es assis après avoir cherché
La place 45 tu as dit excusez moi
je te connais par coeur et tu as
choisi la place du couloir pour ne
Pas déranger je te connais par coeur
Quelques pièces de monnaie
De quoi acheter un sandwich
un coca peut-être cet endroit impertinent
tu y ignores le prix des choses
Cette nuit mon ombre et ma voix
Je te les ai données qu'elles te suivent
longtemps 
et te gardent de tous les dangers tranquilles
les périls sordides l'Egypte à pas de loups
et les saisons circulaires comme des planisphères[/size]

 

[size=12]Artémis à la robe pâle ou Diane les lèvres rouges.[/size]

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22 mars 2017

Les giflés accroupis

La monstruosité débute par le dogme
La religion est assise sur un principe dogmatique
Certaines luttes sociales fondées en raison engendrent à terme un dogme
Les luttes sociales fondées en raison adoptent un dogme en constituant une doctrine
Il existe des religions laïques 
Un principe d'identité unit les religions laïques et les luttes sociales
Toutes les religions laïques sont des luttes sociales
Les religions laïques sont assises sur un principe dogmatique
Les adeptes des religions laïques se nomment militants
Le groupement des adeptes des religions laïques forme le militantisme
Le militantisme établit le plus souvent
un corpus de règles dont la violation
entraîne l'excommunication et la réprobation publique
l'excommunication et la réprobation publique sont le lot
des apostats
Les apostats sont jugés apostats après la violation du dogme
Extensivement l'apostasie désigne tous les militants à un moment de leur engagement
Le respect constant d'un dogme n'est possible pour personne
Tous les militants peuvent être considérés apostats à un moment de leur engagent
Les religions laïques luttent contre le dogmatisme
le dogmatisme primitif oppresse de façon systématique les individus qui ne respectent pas son corpus de règles préétablies
Le dogmatisme laïque préfère parler d'oppression systémique
L'oppression systémique est le résultat d'une configuration particulière de l'espace public 
La configuration spéciale de l'espace public protège les intérêts du groupe dominant
Le dogmatisme primitif peut être assimilable au bon-sens
Le bon-sens du dogmatisme primitif crée une catégorie de non-humains
Les non-humains créés par le dogmatisme primitif sont des quasi-objets
Les non-humains sont traités comme des objets
Les non-humains se dénomment minorité
Le combat social lutte contre le dogme primitif
Le dogme des religions laïques s'oppose au dogme
de l'autre dogme
Les religions laïques veulent subveritr le dogme
primitif 
Les croyances religieuses peuvent se déployer
dans l'espace circonscrit du pratiquant religieux
l'espace circonscrit du pratiquant religieux comprend : son domicile, son corps, son lieu de culte
Les pratiquants religieux ne sortent pas leur religion de l'espace circonscrit du religieux
Les croyances religieuses du pratiquant peuvent s'exprimer
sans prétendre dire la vérité du monde ou la vérité
tout court 
Les croyances religieuses permettent au pratiquant de découvrir la vérité personnelle du pratiquant
Les croyances laïques prétendent parfois
dire la vérité des individus et du monde
Les croyances laïques prétendent dire la vérité
des individus et du monde
Le militantisme confond deux ordres de discours
La religion laïque unit les phénomènes abstraits et la manifestation des phénomènes
L'abstraction des phénomènes et la manifestation des phénomènes sont distincts
Le militantisme est le lieu de l'action
Le laboratoire est le lieu des théorisations
Le militantisme peut avoir son laboratoire
le militantisme théorise
La théorisation du militantisme constitue le dogme

La gifle peut être étudiée dans le laboratoire des scientifiques abstrayants
Le non-giflé peut décrire du point de vue physique
ce que c'est une gifle sans présumer rien de l'effet
particulier et sensible de tous les giflés du monde
Le non-giflé peut décrire le déplacement de l'air
consécutif au mouvement de la gifle et l'accélération
de la main dans l'espace entre le début du mouvement
et la joue giflée
Le non-giflé peut aborder les conditions sociales
de l'apparition de la gifle sans prétendre rien dire
des sensations personnelles du giflé singulier
et du groupe auquel le giflé se rattache par nécessité
ou en raison de  l'assignation à ce groupe par le dogme primitif
La lutte sociale dogmatique n'a pas encore
expiré sa religiosité
La lutte sociale ne s'est pas sécularisée
Le militantisme n'a pas encore banni
l'inquisition du corps de sa doctrine
L'inquisition occupe une grande place au sein des luttes sociales
Une partie du temps révolutionnaire se consacre à la recherche des traîtres
Les traitres ont été des alliés de la révolution 
Les alliés traités comme des traitres n'ont pas changé d'avis
Le militantisme est fascite par nature
Le fascime du militantisme doit être compris symboliquement 
La radicalité du militantisme
est la condition de sa manifestation
dans l'espace public
Le militantisme non-radical
Appelé réformisme ne produit
aucun résultat visible
Le giflé a le droit de ne pas attendre la transmutation de la société suivant les processus démocratiques
Les processus démocratiques incarnés dans des institutions oppressives ne sont pas dignes de foi
Les institutions sont les garantes de l'ordre établi
L'ordre établi maintient le giflé dans sa condition de giflé
Le giflé peut parler pour lui-même
de la gifle
Le giflé peut choisir d'abstraire ou non
ce que c'est une gifle
Le giflé peut peut raconter ce que c'est qu'une gifle
et le meilleur moyen d'empêcher les gifles de survenir
Les giflés peuvent tenir le discours qu'ils veulent
sans subir de discriminations de mutilations de réductions
de leur identité à une portion de celle-ci
Le giflé peut renverser le signe infâmant
et porter autour du cou le signe infamant
Le signe infamant exagéré peut devenir un élément de la revendication politique
le giflé peut faire ce qu'il veut et je n'ai pas le droit
de dire ce qu'il peut ou ne peut pas faire
Le giflé peut dire ce qu'il veut et faire ce qu'il veut
sans que je ne puisse émettre aucun jugement
Le giflé peut dire et faire et vouloir ce qu'il veut
Je ne peux que relever et constater le vouloir
le faire le dire du giflé sans émettre d'autres commentaires
que mon percept
Je ne peux discuter de l'expérience intime du giflé
ni de la position dans le monde du giflé
Je ne peux imposer mes vues au giflé dans le champ
de la vie sociale
Je peux discuter des conditions sociales de la gifle
Je peux discuter les mécanismes ayant permis
l'apparition de la gifle et sa constitution en violence
systémique faisant précéder une catégorie d'individus
du signe négatif
Le signe négatif précédant les giflés justifie la révolte
La révolte du giflé paraît nécessaire aux giflés
Je ne peux juger de la légitimité du mode d'action du giflé
Le mode d'action du giflé contraint mes privilèges
Je peux objecter au mode d'action du giflé
Le mode d'action du giflé nuit à mon égoïsme
Je peux discuter du point de vue théorique la matrice de la gifle
sans remettre en cause
l'expérience particulière et sensible du giflé
Je peux discuter hors de l'expérience
vécue de la gifle comme concept 
il est possible d'avoir constitué le giflé a priori
avant la manifestation du premier giflé comme
une simple possibilité théorique 
déclinée en acte à un moment de l'Histoire
Les giflés ne peuvent être les seuls à parler
théoriquement de la gifle parce qu'ils expérimentent
La gifle au quotidien et que le laboratoire de sciences sociales
ne connaît de la gifle qu'une entrée encyclopédique
certains giflés n'ont pas l'air de giflés
les giflés auxquels manquent l'air de giflé
sont accusés d'être des non-giflés lorsqu'ils
évoquent la gifle la voix tremblante ou ferme
le dogme des giflés porte une violence
envers ceux-là même qu'il prétend protéger
tous les dogmes peuvent tuer
Tous les dogmes finissent par tuer
le dogme est une appréhension a priori du réel
permettant l'action automatique et non-réflexive
Le croyant agit automatiquement 
le croyant suit les prescriptions du dogme
Le croyant prétend ne suivre les prescriptions du dogme que jusqu'à la subversion du dogme primitif 
Le
Le dogme exclut en fait et en droit toutes les apparences du non-concerné
Le dogme renonce à l'esprit critique
Le dogme lui préfère le respect de la règle
Les luttes sociales cristallisées en dogme préfèrent à l'esprit critique le respect de la règle
La règle présume le réel
La règle conditionne l'action sur le réel à son respect
Le non-respect de la règle dégrade le coupable
La règle est une institution comme une autre
Le dogme est un catéchisme
La règle préétablie c'est le dogme
Le dogme entraîne l'action
Le dogme prépare la mort
le dogme fabrique un autre
le dogme confond l'autre et le même 
Le dogme ne peut pas faire la différence entre le semblable et le différent
le dogme tue le même
Le dogme tue le différent

Le réel peut-être appréhendé par des catégories intellectuelles établies selon les principes de la rigueur scientifque
les catégories intellectuelles acceptent dans leur principe même la contradiction
Karl Popper donne pour condition à la science sa falsifiabilité
La falsifiabilité selon Popper peut être définie ainsi :
Un énoncé est falsifiable s'il admet en logique l'observation de phénomènes qui dès lors qu'ils seraient vrais rendraient faux l'énoncé de départ
le militantisme confond deux espaces 
le militantisme confond en raison de l'unité corporelle des individus
le théoricien et l'être social
Le théoricien et l'être social partagent la même corporéïté
Le théoricien et l'être social communiquent l'un avec l'autre
La porosité entre Le théoricien et l'être social est évidente
L'hérmétisme entre le théoricien et l'être sociale est évident
le théoricien et l'être social ont des désaccords critiques/s'entendent souvent
Le théoricien aborde son sujet en suivant des règles critiques
L'être social réagit à des situations selon de vagues préceptes moraux
L'être social combine son intérêt personnel à ses vagues préceptes moraux
L'intérêt commande les actions de l'être social
L'être social et le théoricien occupent un espace physique commun
L'espace physique commun du théoricien et de l'être social n'est pas l'espace des conceptualisations.

Le giflé se sent nié par le dogme du scientifique
Le giflé confond encore deux champs
La souffrance du giflé sert de prétexte à tout

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21 mars 2017

Objectivité ?

J'ai acheté le 20 mars 2017 4 carnets tenant tous dans la poche intérieure d'une veste et deux stylos en aluminium. Les stylos coûtaient chacun 10,60 € ce que j'ignorais. Aucun code barre ne permettait de connaître le prix des stylos en aluminium. La caissière est descendue chercher un stylo en aluminium pour connaître son prix. La caissière a perdu en remontant le code-barre censé indiquer le prix du stylo. La perte du code-barre a agacé la caissière. La caissière a fini par remonter un stylo et son code-barre.
L'écran décomptant les articles et leur prix indiquait le prix cumulé des deux stylos. Les deux stylos valaient 21,20e
Le ticket de caisse final disait quelque chose comme 40 euros.
J'ai payé 40 euros par carte bleue pour 4 carnets et deux stylos en aluminium
Les deux stylos en aluminium formaient la moitié des 40e payés par carte bleue
.
Je ne sais pas s'il faut transcrire les notes de mon carnet sitôt après les avoir écrites
Pierre-Adrien Marciset possédait des dizaines de carnets tous noircis d'une écriture plutôt belle
Pierre-Adrien Marciset achetait uniquement des carnets Moleskine 
Aucun carnet dans ses a priori ne pouvait (ne devait?) être autre chose qu'un Moleskine
La graphie de Pierre-Adrien Marciset faisait de lui un clerc tout à fait valable
Pierre-Adrien Marciset aurait pu être secrétaire en 1900
Pierre-Adrien Marciset ne peut pas être écrivain en 2017
Pierre-Adrien Marciset publie des romans en 2017
Publier des romans ne fait pas de Pierre-Adrien Marciset un auteur
Nous avons acheté le roman de Pierre-Adrien Marciset
Pierre-Adrien Marciset ne se doutait pas que parmi
ses chiffres de vente se glissaient des ricanements
Les personnages de Pierre-Adrien Marciset ricanent en permanence
Léo a relevé le ricanement permanent des personnages de Pierre-Adrien Marciset
Léo est un très bon exégète
Léo peut commenter tous les textes
Pierre-Adrien Marciset a envoyé son roman à des critiques internet
Les critiques ont détesté le roman de Pierre-Adrien Marciset
Pierre-Adrien Marciset pensait construire un roman à clef composé de salles très obscures
Le sous-texte du roman de Pierre-Adrien Marciset était lisible par tous
Le roman de Pierre-Adrien Marciset est illisible
La clé des romans de Pierre-Adrien Marciset est une clef universelle
Dans le roman de Pierre-Adrien Marciset on trouve ce genre de phrases
""Avant de partir, ouvre le frigo qui est fermé, elle va t'aider, les ténèbres ne peuvent qu'échouer contre elle !""
Cette phrase est publiée sur babelio probablement par Pierre-Adrien Marciset
Pierre-Adrien Marciset tire fierté de cette phrase
"Avant de partir, ouvre le frigo qui est fermé, elle va t'aider, les ténèbres ne peuvent qu'échouer contre elle !"
Cette phrase étant publiée sur babelio probablement par Pierre-Adrien Marciset
Pierre-Adrien Marciset tenait un blog
Le blog de Pierre-Adrien Marciset s'appelait le Panthéon Inversé
Le roman de Pierre-Adrien Marciset s'inscrit dans la continuité
du Panthéon Inversé
Camille Acristem écrivait les articles du blog
Camille Acristem était l'avatar numérique de Pierre-Adrien Marciset
Pierre-Adrien Marciset a une chaine youtube
Pierre-Adrien Marciset doit se constituer
des identités virtuelles
Pierre-Adrien Marciset n'existe pas
Pierre-Adrien Marciset essaie d'exister
Pierre-Adrien Marciset a tenté de se ਖੁਦਕੁਸ਼ੀ 
3 fois
Pierre-Adrien Marciset a redoublé 4 fois sa L1
Pierre-Adrien Marciset fera 5 fois quelque chose
Pierre-Adrien Marciset a beaucoup de mal à être
Si je transcris immédiatement les notes de mon carnet sur l'ordinateur je n'établis pas de séparation entre les deux actions
Transcrit immédiatement le carnet et le blog deviennent une simple différence de support
Je ne sais trop quoi penser de la transcription immédiate de mes carnets
Mon écriture non-lisible risque d'aboutir à l'impossible relecture et à la non-transcription future
Une contrainte supplémentaire pèse sur la problématique de la transcription
Mes carnets sont transrits le jour-même
Mausolée écrit une sorte de carnet de ses pensées dans la section Miscellanées
Ses notes sont très bêtes
Rémi arth.rite complimente les notes très bêtes de Mausolée
Les brèves de Mausolée ressemblent aux pensées de tout le monde au moment de s'endormir
Les pensées d'avant le sommeil semblent brillantes à tout le monde
J'ai déjà enregistré ces sortes de pensées juste avant de m'endormir
Ces sortes de pensées étaient bêtes comme les notes de Mausolée
Mausolée enregistre peut-être les pensées précédant de quelques secondes son sommeil
Il n'y a pas de barrière entre les enregistrements nocturnes de Mausolée et la transcription de ceux-là
dans la section Miscellanées du forum
Rémi aime les bribes de Mausolée
j'aimerais comprendre comment il fait
Rémi éthuin a travaillé sur Ricoeur
Rémi éthuin a un point commun avec Emmanuel Macron
Rémi éthuin ne sera pas président de la République
Il ne le souhaite pas
La poésie de Rémi éthuin commence à bouger
La poésie de Rémi éthuin a mis des années à bouger
Rémi arth.rite vivait dans le confort de la poésie
La poésie n'est pas un geste politique
Ce qui n'est pas un geste politique ne vaut rien
La poésie de Rémi éthuin n'est pas un geste politique
Léo-Paul a produit un choc très violent en commentant ma tentative de textualisme-objectivisme
Le commentaire très violent de Léo-Paul a été effacé par Léo-Paul
Léo-Paul a supprimé son commentaire très violent
Ce commentaire ne m'a pas blessé
J'ai lu ce commentaire avant sa suppression
Ce commentaire à cause du choc produit m'a détourné radicalement
Ce commentaire m'a aidé à comprendre
Il disait que mon refus du je laissait pourtant voir un je surabondant
ce poème en témoigne
J'ai réécrit un de mes poèmes en tenant compte de cette remarque
Il y avait trente-deux Je sans compter les déclinaisons du je (la forme réflexive et la forme possessive du Je)
Il y avait trente-deux Je dans un poème de 402 mots
Il y avait presque 10% de Je dans un poème de 402 mots
J'ai réécrit le poème en tenant compte de la remarque de Léo-Paul
je l'ai réécrit afin de rendre compte du commentaire très violent de Léo
Le commentaire de Léo ne m'a pas blessé
Le commentaire de Léo a entraîné la réécriture d'un poème
Le poème réécrit est celui-ci
http://proses.canalblog.com/archives/2017/03/12/35040923.html
Les commentaires de Léo m'aident beaucoup à écrire
Je n'arriverai peut-être jamais à écrire plus que ça
L'effacement pronominal de certains poèmes objectivistes
m'apparaît comme un artifice
la disparition de la première personne du singulier
dans certains poèmes objectivistes n'est pas le retrait
du Je qui demeure présent mais caché
L'élision est un retrait stylistique
et grammatical
Le lecteur ajoute mentalement
le membre retranché
L'effacement pronominal de certains poèmes objectivistes
est un artifice visant à établir une pseudo-objectivité
sans supprimer l'auteur l'énonciateur et le locuteur
Je peut être objet du poème
tout en assumant ses perceptions
l'objectivisme est la mise en forme du réel
malgré les percepts 
Je est un objet du poème
objectiviste et doit par conséquent
être traité comme tel
Ce poème est la traduction immédiate de mes notes 
Ce poème ajoute beaucoup à mes notes
Ce poème n'ajoute à mes notes que la partie élidée
Mes notes forment un plan 
rédigé ici dans toute son extension
Il y a 23 "je" dans ce poème
24 désormais
ce qui est écrit ici me rend fier fat et satisfait
ëtre fier fat et satisfait me fait me détester
la lucidité sur son état de médiocrité ne change
rien à son état de médiocrité
la lucidité équivaut au plaider-coupable
Le plaider coupable limite la peine
La peine consécutive au plaider coupable
est moins grave
Le plaider-coupable ne commue pas la peine
en innocence
Marie-Anaïs, Léo, Louis me sont indispensables
sans quoi comprendre limiter interroger
sans quoi éviter la caricature et la satisfaction béate
seraient impossible
Sans interroger questionner échouer
il est impossible de sortir de la médiocrité
satisfaite
Mausolée, Rémi et Pierre-Adrien Marciset
ne connaissent pas Marie-Anaïs, Léo et Louis
Mausolée, Rémi et Pierre-Adrien Marciset
ne peuvent pas échapper à la médiocrité
Mausolée, Rémi et Pierre-Adrien Marciset
ne connaissent pas Marie-Anais, Léo et Louis
pour écrire ce paragraphe tout a été fait afin d'éviter
l'emploi de la première personne du singulier

 

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19 mars 2017

Les fenêtres de la maison

 

les fenêtres de la maison
8 rue victor hugo ########
sont ouvertes pour lutter contre l'humidité
il faudrait lessiver le plafond de la petite chambre
la VMC ne fonctionne pas correctement
l'infiltration d'eau bombe le plafond du salon
l'agence envoie le plombier
le plombier change les joints
tous les deux mois
on ne le laisse pas
faire son travail

malgré tout j'écris

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18 mars 2017

21 rue Clauzel 75009 paris

Leïla Slimani vivait au 21 rue Clauzel
75009 Paris
Leïla Slimani lauréate du prix Goncourt
2016
vivait au 21 rue Clauzel
75009 Paris

Leïla Slimani ne vit plus au 21 rue Clauzel
75009 Paris
Leïla Slimani a déménagé
Leïla Slimani possédait la une de
Elle deux mètres sur un
Leïla Slimani faisait la une
de ce numéro de Elle
Léïla Slimani 
vit probablement
rue de Seine
75006 Paris

Leïla Slimani avait dessiné sur sa porte
un biberon
Leïla Slimani écrit des romans
elle écrivait sur sa porte
"Ne sonnez pas bébé dort"
Leïla Slimani écrit beaucoup
Leïla Slimani dessine des biberons
Un biberon

Leïla Slimani doit être au Flore
Leïla Slimani boit du champagne
L'époux de Leïla Slimani est banquier
Leïla Slimani est publié chez Gallimard
Leïla Slimani participa à l'atelier d'écriture Gallimard
L'atelier coûte 1500e pour 3 jours
Leïla Slimani a gagné le prix Goncourt 2016
Leïla Slimani est maman
Leïla Slimani son époux banquier son enfant
dormant
vivaient au 3ème étage et demi du 21 rue Clauzel
75009 Paris
Leïla Slimani a déménagé
il n'y avait aucun carton de livres
Il y avait un carton de ses livres

Bruno Albizatti vit au 21 rue Clauzel
75009 Paris
Bruno Albizatti fait du bruit toute la journée
Bruno Albizatti est plasticien il travaille au sol
Bruno Albizatti travaille au sol 
Bruno Albizatti fait du bruit toute la journée

Bruno Albizatti expose au Grand Palais
Le Grand Palais programme une exposition
Pour les jeunes artistes 
Bruno Albizatti est un jeune artiste
Bruno Albizatti a fait les Arts Déco

Bruno Albizatti vit au dernier étage
du 21 rue clauzel
75009 Paris

Hirashi Sanko vit 21 rue Clauzel
75009 Paris
Hirashi Sanko traduit des oeuvres
Hirashi Sanko écrit des critiques musicales
Hirashi Sanko n'ose pas se plaindre du bruit
des voisins du 4ème étage du 21 rue Clauzel
75009 Paris
Hirashi Sanko vit au 3ème étage porte gauche
du 21 rue Clauzel
75009 Paris
Les voisins bruyants d'Hirashi Sanko vivent
au quatrième étage du
21 rue Clauzel 75009 
Les voisins bruyants d'Hirashi Sanko
ont écrit sur leur porte Jonathan et Mehdi

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Gengis sans horde

on ne te voit jamais
tu as
passé de mode
et avec ton âge et ton ventre
tu te trouves d'autres occupations
elles finissent à minuit
la grippe toute la vie
et le genou qui flanche
Jai jms ete a la mode
Par cpntre g pas de bide
G un six pak
de kro 😞
c'est triste tu pouvais tout puis tu t'es marié avec ton job et tes putes le whisky et un peu de honte comme ça sur le visage la joue on voit bien elle change de couleur tes vingts ans tu ne regardes pas en arrière tu sais bien la gêne de ce visage là tu ne le mérites pas même au passé alors c'est tant pis tu te le dis au présent dans un double-whisky au bar et du bar à la chambre puis il y a Bonnie et Brigitte lorsque tu veux te sentir jeune Sophie et n'importe quelle Jess voilà pour exulter ce à quoi tu es réduit le sexe plus que ça deux heures tarifées très bien on se rhabille routine tout routinier ta vie un quai de métro mais un jour tu iras ailleurs pour rire le machu pichu ou n'importe quoi pourvu que ce soit loin les illusions on fait ce qu'on peut à trente ans tu ne remontes pas le temps tu refuses de reprendre ce fil et retrouver sur la route défoncée la première fois la lune ou je sais pas quoi quand le baiser premier baiser tendait ton pantalon tu espérais plus et tu craignais ce davantage te souviens tu le pantalon déboutonné de la main tremblante et désormais quoi banalité parmi d'autres banalités pluie comme une autre Je t'aime

 

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17 mars 2017

Poème-minute 17/03/17 10:21

je suis lourd et je pa:rche de la faon dhuer et deplaun peut être jai merdu le sens de la vie un jour c'etait novembre ou apres ca n a p as dimportanbce insensé des coups de feu retentissetn cest dans ma tete un peu dommage ne pas trouver le corps de celui la tué par ma tête à moi ce coup brutal cette prise nouvelle ce doigt et cette main que l'on brise à cvheval sur je ne sais trop quoi pêtu être tu portais un jean de la mauviase couleur ça nallait pas avec tes chauyssures nest ce pas tu vle vois bien on ter agedes bizarrement ton reflet dans le moiroir te regar

Poème-minute 17/03/17 10:21

 

 

Capture d’écran 2017-03-17 à 11

 

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16 mars 2017

Reznikoff plagié

https://fr.wikipedia.org/wiki/P%C3%A9trole
en vers



Le pétrole (en latin petroleum, 
du 
grec petra, « roche »,
et du 
latin oleum, « huile »)
est 
une roche liquide d'origine 
naturelle, une huile 
minérale composée d'une 
multitude de composés 
organiques,
essentiellement des 
hydrocarbures,
piégée
dans des formations
géologiques particulières.
L'exploitation de cette source d'
énergie 
fossile
et d'hydrocarbures 
est l’un des 
piliers de 
l’économie 
industrielle contemporaine, 
car le pétrole 
fournit la 
quasi-totalité des 
carburants 
liquides — fioul, 
gazole, kérosène, essence, 
GPL — tandis que le naphta 
produit par le 
raffinage est à la 
base
de la pétrochimie, 
dont sont issus un très 
grand 
nombre de matériaux 
usuels — plastiques, 
textiles 
synthétiques, caoutchoucs
synthétiques 
(élastomères), 
détergents, 
adhésifs, engrais, 
cosmétiques, 
etc. — 
et que les 
fractions les plus 
lourdes conduisent aux 
bitumes, paraffines et 
lubrifiants. 
Le pétrole dans son gisement est 
fréquemment associé à des 
fractions légères 
qui se 
séparent 
spontanément du 
liquide à la pression 
atmosphérique, 
ainsi que diverses 
impuretés comme le 
dioxyde de carbone, 
sulfure d'hydrogène, l'eau de 
formation et des traces métalliques.


Avec 31,3 % de 
l'énergie primaire
consommée en 2014, 
le pétrole est la 
source
d'énergie la 
plus 
utilisée dans le 
monde devant le 
charbon 
(28,6 %) et le 
gaz naturel 
(21,2 %) ; sa part a 
fortement reculé : elle 
atteignait 
46,2 % 
en 1973.


En 2015, 
selon 
BP, les réserves 
mondiales prouvées de 
pétrole atteignaient 
239,4 milliards de 
tonnes, 
en progression de 
23,5 % par rapport à 
2005 et de 
51 % par rapport à 
1995. Elles représentaient 
50,7 années de 
production au 
rythme de 
2015.


L'Agence internationale de 
l'énergie évalue les 
émissions 
mondiales de 
CO2 dues au 
pétrole à 
10 825 Mt (millions de tonnes) en 
2013, 
en progression de 
27,3 % depuis 
1990 ; 
ces émissions représentent 
34 % des émissions 
dues à l'énergie, 
contre 46 % pour le 
charbon et 20 % 
p.p1 {margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 11.0px Helvetica; color: #000000; -webkit-text-stroke: #000000} p.p2 {margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 11.0px Helvetica; color: #000000; -webkit-text-stroke: #000000; min-height: 13.0px} span.s1 {font-kerning: none} 
pour le gaz naturel.

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