10 avril 2008

Mélancolie des âmes perdues.

moi

Elle s'est retrouvée en face de moi. Assise comme un regret. "C'est ton regard, ta timidité, tu es mythologique, impénétrable". Je disparais. Je reviens. Je suis le mouvement. L' amoureux. Moi, je me résume à cette conversation avec elle, autour d'un thé. Je me résume à 4 heures de bavardage. Je me résume. Je suis triomphant, à un corps en décalage. Elle me prolonge. Mes gestes sont inquiets. Elle murmure "un jour, ça arrivera, un jour ça viendra". Je cherche un visage trés précis. Comme ces nuits qui pleurent. C'est l'une des dérnières fois que j'écris ici, je pense. La neige s'enterre sous la mer. Je m'en vais la puiser. J'ai le corps qui y glisse. Prenez-moi Monsieur sur votre divan, comme avec une femme secouée. J'ai les jambes écartées entre les yeux. Mon sexe est une cachette. Mon corps, une excuse à l'extravagance. Je suis l'élégance vulgaire, le délicat renard. J'ai des sabots de laine sur la langue, je m'irrite, m'assèche. Parcourez mon paysage, buvez en ma gorge, Monsieur. J'aime "Monsieur". Vous nommez avec ce qui n'existe pas. Vous m'appartenez. Mon homme, Monsieur. De mains en mains, je m'aggripe, m'attache. "Moi, on ne me posséde jamais. Je ne fais que passer." Il faut du talent. De dos en dos, je détache. Je ris en vous consolant. Prenez-moi Madame, comme avec votre fille, dans un berçeau de coton. Dépoussiérez-moi la bouche, étranglez moi de terre, apprenez-moi la vie, ses contours, ses désirs. Prenez-moi Madame, comme vous donniez le sein. Apportez moi vers le corps dur, tremblante, vers vous, le fruit secret et usé. Je suis le village au sillage clos de vos désirs les plus blessés. Je comprends les femmes. Les femmes m'aiment. Je suis asexué. Au grand Galop, M devant moi, frotte les recoins de mon imagination. Il faut me nourrir. Elle me demande "et toi, comment les appellerais-tu ?". Si j'avais un petit garçon. Un petit. Garçon. Victor. Je l'appellerais Victor. Comme j'aimerais me transformer en Victor parfois. Victor, l'effroyable poignée de verre qui briserait les visages des femmes enchantées. Enchanté, je m'appelle Victor. Je vais vous aimer pour mieux vous tuer. Je vous aimerais, parce que vous me plairez trop. Vous viendrez, pressée, vers moi. Je suis Victor, l'insensible. Je suis la guerre, la haine, la paix, l'amour. Je suis le personnage et le roman. Je suis la syntaxe et le style. Le clair obscur. Je suis la honte, l'arbre malade. Je suis l'auteur et le lecteur. L'autel et le sacrifice. L'esprit sain. Et je vous offre un thé Vermeille saveur miel sur la terrasse de votre bouche. Enchanté, je suis Victor. Vous et moi. Je suis vous. Alors, mon petit garçon, je l'appellerais Victor. Et si c'était une petite fille : Jade. Jade, la solitude des pierres précieuses. Jade, la distance. L'élégance de son pouvoir muet. La délicatesse d'un petite corps comme une griffe. Tu vois, M, je suis un peu, ces deux futurs enfants. Je m'appelle Jade et Victor. Je suis eux et moi. Je pourrais être vous. Entre temps, on m'écrit "Je pense à toi, alors voilà, je pense à l'inacessible, c'est humain". Alors je découpe, le milieu de mon corps, ma pudeur, la nappe, les cheveux de M. "Qu'est ce que tu fais ?". J'essaie d'être accessible aux autres que toi, tu sais, je m'ouvre, M. Portes ouvertes.Horaires précises pour jouer le jeu. Je regarde la marche pressée des promeneurs par la vitre, je les envie de me dégouter ainsi. "Toi, tu as le temps" me disait-on toujours . Personne ne sait. Que le temps jouit de moi. Je suis le corps le plus maléable du monde. De la salle. Le plus transparent. Je pourrais ne plus reconnaître mon adresse . Ma famille est un amour excusable. Je voudrais partir, mais pour qui, pour quoi, toi. Maintenant, pour toi. Ici, on me désire, mais je ne veux pas, je ne peux pas, je ne veux que toi. J'essaie d'expliquer à.

Je suis océan, je balaie les doutes, et je vole mon coeur.
Prenez-moi la main et engloutissez, comme des seins frais, des jus d'amour.
Je connais, le gôut de la passion.Le parfum de la passion.
Et tu m'écris "Mais je fais mal pour aimer."

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28 mars 2008

Rumeur.

Dans les yeux toujours, je reconnais mon jour, je redécouvre ma flamme, comment entendre le bruit de la cendre qui tombe de poudre, qui s'estompe sur vos pas, dans l'étoile bergère qui ne guide que le désespoir. C'est très beau le jeunesse mais elle porte surtout les regrets de ces soleils dissous, des nuits éternelles. A vous bonheur des paillons, à nous riches de vertiges qui vivons de la prodigalité des ciels. Il s'est tant perdu de minutes à pleurer contre les pleintes que j'y reconnais des mirages, que je cherche une partance hâtive. L'impatience qui vous épuise les reins ne s'explique pas, elle ne se dit pas, et s'exprime d'un mutisme de chambre noire. Doué de non-parole, d'un astre à la crinière entre les jambes, de lune révolue et un baiser qui cherche toujours ce cou lointain. Le théatre a brûlé, et je sais attendre à porter ma croix, à ne plus trahir, tromper, souiller les draps de sentiments acides. A quoi bon ? Quand la passion vous fauche vomir de nouveaux corps, piller de nouveaux lits. Je ne disloque pas cette âme, et je cherche dans les bras disparus un continent. Le coeur est lourd de suie et de charbon, des larmes qu'on fait glisser de fierté et d'orgueil. Brûle tes apparences, et jette tes nuits, et jette tes jours. Je ne m'éteins pas, je le laisse à la rumeur sans demeure. N'oubliez pas, à chercher dans les bras des filles un pays on s'éparpille. Parce que le poète a toujours raison.


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21 mars 2008

Ombres improvisées.

Les ombres qui grossissent contre mon reflet, savent tout, sapent tout, et me répètent. La nuit est à lier. Folle alliée. Allumée, clair, éclair, lacets de foudre qui embrasent le ciel, sortent des tranchées militarisées d'un ciel sans nuage. La nuit sait tout, et anesthésie, s'écoule les secondes, les heures haut par mots et monts. Tic, tique, je tique, dans la poitrine moussante. J'ai le mal au coeur qui glisse la nuit dans un rayon de lune, qui tait, tait. J'ai su coudre ma bouche et ma colère. La nuit m'injecte sa couleur dans un bain de morphine, d'antalgiques, je soupire. Le sommeil me fuit. Le sommeil est l'ennemi. PLANTE UNE AIGUILLE. PLANTE UNE PETITE AIGUILLE CONTRE LES HEURES QUI HEURTENT. Silence, silence, il faut faire silence, de la rumeur grondante, de la déclamaison des oraisons. Passe l'obole auréolée, et tais toi, réprimande, tais toi, critique, je m'ennivre d'une crique tête de mort, qui craque son os tissulaire. J'ai des larmes pénétrantes, moi, j'ai des larmes qui tachent mes joues, s'enfoncent, l'acide je le digère, le régurgite des yeux brillants, noirs. Jais. Jais. Jais mais d'ivoire, j'ai le jais des ivoires noircis, comme des dos d'esclave, comme des noblesses abolies. Je sais survivre aux poignards, sous ma peau, le fer. Dans ma poitrine prison, cage-thoracique, dort un coeur affamé, se nourrit d'eau croupie. Révolte, révolte, il se tait, sait, et se tait, saute, tressaute, vibre. Il y a des interférences radiophoniques, il y a des interférences qui ont des dents larges, noires. Se tirent, s'étirent, mes dents sont des ombres qui luisent aux larmes, faites attention, faites attention à la prochaine nuit, quand mon coeur de loup sauvage déchirera mes vêtements gris, ma chemise gitane. Gardez près de vous une balle d'argent et un pistolet précis, gardez près de vous de quoi tirez sur la lune dont l'opulence gave mon foie, folie. N'oubliez, pas serrez autour du coeur que vous n'avez plus un chiffon rouge à l'odeur de vie. Les charognards ne prennent que les carcasses pourries. Bourreau de minuit, j'ai une corde serrée au poignet, des kits de pendaison bohèmiens. J'écris, la hache à la main, j'écris, je découpe. Des lettres retranchées d'un alphabet endormi, je viens sortir des réserves les belles endormies, les presque disparues, la hache trouve le z du rire, aux zigomatiques envapés, des X d'interdits qui crachent la douleur que vous ne comprenez pas. Qui font rire dans la pâle adolescence la foule qui cache son odeur derrière les arômes synthétiques. Je pèse votre ennui qui m'écrase la poitrine. Je signe un acte de décès. A votre nom. Une pierre tombale qui brûle. Je sais tout, je suis le confident de la nuit qui vous habite, de toutes ces nuits en vous qui noircissent mes yeux et mes boucles rebelles. Je suis la lumière crispée du réverbère qui souffle, près de votre fenêtre, le chant de l'oiseau invisible qui s'éveille avant l'aube du crépuscule, je suis l'odeur fraîche qui vous réveille le matin, le parfum de brûme et le goût de rosée qui trempe dans votre chocolat. Je suis, dans l'intime, dans la prospection. Une pioche qui s'enfonce, laboure, je suis votre sang qui coule sans blessure. La nuit brille comme un souffle de chacal et me répète vos écarts, vos mots, entiers dans des baquets vomis. N'oubliez pas, la nuit sera encore pleine demain, et mes dents ont faim, ma langue de fourrure a soif. Faites attention, ne dormez que d'un poumon, je sais tout de vos yeux de verre qu'on brise de vérité.

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11 mars 2008

L'horizon aux yeux bleus.

Mon feu aux yeux ne s'explique pas, il n'y a pas de définition, pas de formules pour résoudre l'inéquation égalitaire, la faillite du cerveau qui s'écoule, tombe en une trombe humides petites opales. Une vision de braises sanguines, un découpage en rythme violent, et toc, toc, ma tête se balance, invente un chemin d'étoiles. Rythmique de l'insensé, cogne tes pas au sol, martèle un cri organique, un bras animal sort de la bouche, méfie toi de ses ongles tigres, méfie toi des animaux édentés. La sauvagerie est une strie sur leur fourrure fauve, la sauvagerie est la marque sur ton corps que tu évites, en reculant la griffe porte des dents qui viennent morde ton dos. Un fruit, une aspirine amère. Sort de la Terre, j'ai un prénom des terroirs inconnus, vierges de souillures, de piétinement, personne ne sait, ça rime, ça se suit, c'est une suite à l'avril-mai qui tire. J'écris à la fatigue, pour rechercher la mystique qui manque quand deux allumettes ne se connaissent pas et mettent le feu au foin des rhumes. Tu fais éternuer l'Univers mon amour, quand, tes yeux s'entrouvrent aux premières berceuses du matin, des notes qui flottent, du corps qui réclame, qui réclame l'interdit. De soif. Sortir son fusil-tue-cheyenne, canon d'argent, la flute Winchester qui danse, et tourne. Faire glisser les doigts contre la peau laiteuse et l'oeil brillant, frémir. Hisser des barricades le long des bras, près des veines tendues, fortement, saccagées du sang. La voix. Me fait vaciller, quand elle ravale des larmes piquantes, brillantes, qui tranchent facilement les deux grands rocs qui abreuvent les terres brûlées. L'onde fugitive nous capturera sous la voilure épaisse de la brume, le temps de s'aimer, le temps éternel de s'aimer contre le mol mat de la barque, qui tangue, dérive. Nous dérivons, c'est fonction mathématique pour étudier la croissance au dos. Voilà ! La vie, se balance sur des airs d'espoir les ombres semées, plantées en grains de pénombre que nourrira la crue de nos partages, bientôt. Nous dodelinons, sur les flots joyeux, du bonheur, et nous traquons la douleur, cette proie exterminée sous le voile sombre de la nuit. Une nacelle, attend de délier ses rames pour nous baigner le corps, et les hanches dans le sable figé. Viens, montons, dans les ascensions folles. Les tours interdites qui enferment les maudits, les mots camouflés, envie de l'extase permanente, des bulles bleues pour les hématomes. Je veux voir un nouvel été briller, dans le corps resplendissant, dans des yeux de naissance. Tout à corps naît, la flamme qui éveille l'être, à des transports neufs et étranges, nous parfume de ses vapeurs brûlantes, les corps fumants des feux de la passion qui souffle ses joyaux jusqu'à nos bouches exaltées...Et dans un post-scriptum j'ajouterai les senteurs de la lettre, l'exhalaison heureuse qui vient emplir chaque parcelle de la peau. Je peux le dire, ici, à la face du monde que je ne vois pas. Je t'aime. Un coup en l'air, du fusil pour que ça s'entende bien loin.

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10 mars 2008

S'ouvrir le ventre à la passion.

BOUH !!

Boudi036

Connexion Déconnexion Superposition. Hyperbole. Répétition. Je ne suis pas d'accord, un désaccord criant, qui hurle, je ne suis d'accord avec rien, j'ai l'esprit des contradictoires, j'ai l'esprit qui dicte Toute la nuit je m'agite. Le visage, des rebelles, des traces qui, ah, les ongles plantées, dans la prunelle, comme. L'odeur gluante des Marlboro qui cogne les pavés. Je fume une cigarette en bois, je fume un bâton d'encens. J'écris à, j'écris sans qu'on me lise, j'écris comme à mon journal, et sans qu'on comprenne vraiment. Je vois vivre, ça s'appelle merveille, les rapports entre dominants et damnés. Les trains s'arrêtent sur moi, rentrent, rentrent dans mon ventre, déraillent sur mes dents qui tirent la sonette. Rouillés, je capte la lumière et ça ne s'arrête pas, une W.inchester me flingue sans savoir, croit être l'arme seconde, malgré son canon qui crie. Pour que je me tire dedans, boum, une décharge. J'ai les dents rouillés. Qui mâchent, la mache. Devant, la mer, l'horizon vide et clair, et plat d'un pays, mais je pense aux trains, à un train rouge, j'y pense, il ne s'arrête pas, pas tout de suite, il emmène. J'en digère des trains, pour te trouver, j'en digère pour bricoler contre l'énigme, je cherche les bras ouverts sur la Seine. Rue. Saint. Rome. L'aube sera légère, je crois, tellement ouvert, tellement de trous. Complaisant. Je te crie des mots de muets, je te crie des mots sourds. Ils sont autour de toi, et ça s'allume comme les beaux jours, ça s'allume comme des nuits qui ne viennent pas. Je défigure les paysages qui passent, le train, gare. Le Nord. Des feux d'artifice. Des étincelles, oui, je me frappe les yeux avec des bleus. Des besoins, tellement. Je relève mes cheveux, tellement chaud de mes plaies, tellement chaud, j'aime, ça ne cède pas sous la pressions. L'image qui me colle dans la mémoire. Je te tiens la main, je la regarde, je la glisse, un anneau d'air. Tu existes, je te tiens, parce que c'est tellement douloureux la nuit en moi, parfois, tellement tendu, tellement nerveux la nuit qui craque. Je suis forcé de m'enlever la peau pour tourner des pages, je suis forcé, la mutilation des pages. Ne ferme pas les portes, laisse les ouvertes. J'ai chaud à ce point, ouvre la fenêtre. J'ai chaud, casse la vitre noire. La mer ça commence à peine, la mer j'en ai besoin, j'en ai besoin, là pour la chaleur, les vagues mauves, la main dans le sel, le bras vers le ciel, viens qu'on décapite, qu'on décapite, qu'on arrache la tête blessée. Mais les blessures ça s'écoule. J'ai le mal de mer qui touche mes genoux, je suis insensible aux éléments du décor, insensible à la marée grise. Vite, un mouvement, je tends mon bras, comme si je tenais une épée au bout. Je laisse ma main. Qui bouge dans les méandres rouges. Les empreintes, c'est pour nous, ça s'imprime. Vite, vite, je sais, écrire, vite, ce que je retiens, des jours, des nuits, des nuits entières qui s'entassent dans un train qui me rentre dans la peau. Qu'est ce que je raconte ? Mon délire, mon amour, mon délire. C'est une folle exclamation, tu sais. Joyeux, je suis gai, des rondes. De fumée, souffle au visage, soufflet. Le dos fragile, comme le tien, fragile, arrête de te cacher, c'est le dos qui s'imprime, encore un peu à patienter. Dévorer. Des jours vécus différemment, avec une différence au coeur. Intacte, différence. C'est fou mais je ne crois pas aux fous. Tu comprends, je t'écris, à toi, là, l'envie cheville au corps. Je peux peindre un mur misérable avec mon sang, pour que tu lises, ça, j'ai le temps pour, je ne comprends pas ce que j'écris, j'ai des écarts, des envols dans l'oeil droit, c'est pour ça que je ne peux pas parler à la foule, merde, merde. Je ne peux pas leur causer. Je peux me gratter l'oeil et détruire l'écosystème, la vie animale. Sur mon visage, j'ai un oiseau écrasé, des traces d'ailes minuscules entre les yeux. Lance moi ta colonne vertébral, lance moi, écrire, écrire, je ne sais pas faire, j'envoie mes forces sur le papier, mes forces désossées. Ecrire, je veux balancer mes forces avec toi, c'est ça l'amour, c'est là le désir au sommet, tu vois, c'est jonction des mains, des bras de fleuves. Je suis fou, mais je le sais, et j'emmerde les mots ils ne suffisent pas à calmer, pulsion, réaction pulsion d'envie. Mal au corps, tu comprends, de ça, là, l'inconnu, toi, dans mes tripes, et mal de cette voix colorée qui m'hurle dedans, concrète. Ferme les yeux, la peinture qui recouvre d'or la paupière, d'un trait bleu. Ecoute, ecoute, écoute moi, comme ça fait mal, alors balance moi au dessus d'une hâte, d'un précipice, balance le privé, privé de moi. Je pense à un cutter quand je me déshabille maintenant, je pense à une entaille qui saigne, un déséquilibre dans le corps parce que ta présence, toi, m'essouffle, mais tu ne sais pas. Chut, n'écoute pas, je ne sais pas ce que je dis, je me décapite, je suis la guillotine, viens. C'est sûr, je ferai tomber toutes les peurs, la lourde liberté qu'on entend dans le sable et nos jambes prêtes à parcourir la steppe, c'est la liberté, la liberté. Mais je les sens nos mollets prêts à courir toutes les étendues qui s'alignent. Viens, on fait des portraits romanesques. Trouble, trouble, j'étouffe, tellement chaud. Mais chut. Comment, on se fait comprendre, quand toute la mer à tes pieds ? Toute la mer pour m'abreuver. On va décapiter au cutter, encore, une phrase, s'ouvrir le ventre à cette passion.

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07 mars 2008

Surtout dis que je suis fou.

Je suis enfermé dans un rire qui dérange ma nuit, je suis le prisonnier d'une voix grasse et longue qui vient amputer mon sommeil d'heures. J'ai besoin de quoi respirer pour réveiller mon matin, j'ai besoin d'une bouteille qui se boit sans trembler et de ma ma bouche qui recouvre la tendresse qu'elle ne comprend pas. Que quelqu'un vienne devant mon éclispe me protéger de l'aveugle, que quelqu'un se range devant moi, pour me protége de la lune. Tendez vos yeux à l'écarlate lueur d'un matin qui déssoule, tendez votre corps à la rosée mutine et écoutez mon cauchemar qui s'écoule les yeux larges, qui s'écroule au ralenti des paupières qui battent. Des armes, une hâche, une épée, de la fumée, un tison, que quelqu'un m'offre un poignard des dimensions pour faucher le temps, faucher l'argent et ces hurlements, ces hurlements, ces disparus que je continue de fréquenter, ces trous blanc dans ma tête. Je vous offre mes bouts de miroir, mes fins d'histoire pour que vous puissiez lire dans le cristal mes formes étranges, mes os saillants d'irrévérences, dites les folies nocturnes qui se repassent puis se froissent, dites ce qui se passe derrière et le gôut du crime dans mon intestin grêle qui pleut, qui tombe, qui crève. Ouvrez vos gorges. Guettez ces visages sans bouches. Pillez les spasmes de la nuit achevée des braises. Je pleure. Ca ne guérit pas. Endormi ? Endormi dans des crises d'épilepsie. Endormi le crâne brisé contre un gargouille de fer. Toi, reste, là, perturbe je t'en supplie ce coeur que je penche vers le vide. Retiens je t'en prie une main qui casse l'abandon. J'ENTENDS. Mes sens, mon sang. L'ouïe animal, je suis une impulsion grande, je suis l'impulsion, l'instinct des bêtes. J'entends ces bâtons qui longent les les murs dans un bruit de coups, allez expliquez moi les murs crevés, expliquez moi ces ecchymoses ambivalentes, schyzophrènes, expliquez moi ces blessures rouges. J'a l'ambiance esclave quand la nuit est un cri perpétuel, quand la nuit est une plainte de loup piégé. Captif. Fer des forêts de monstres en plâtre. Jette-moi sous les trains de l'absence, dis le. J'ai scié mes reins aux tiens, je suis le loup qui fait la forêt, les neuf queues du renard jamais rassasié. L'agonie fouette le maitre de l'univers. Plonge ma tête dans un évier de mots, répands moi dans l'égoût, je m'évanouis dans ces gaz inquiétants. Le bruit intérieur ne sort jamais des lèvres. Excité le sens du vent vers un éclair un éclair un éclair. CLAIR. Tourmenté dans une flaque. Fais l'esquisse de l'odeur d'une force, d'un tour. La difficulté de la gorge étranglée, d'un canal pendu, mon ange, ma pâle écorce. La disparition et tourner le dos et l'énorme vie entre mes poumons a un visage de sang dégoulinant, a une bouche de cendre qu'il lui manque, il lui MANQUE UNE BOUCHE. JE RECULE en plaquant mes mains sur ma bouche, je recule, mais on ne peut pas reculer de soi. Je passe mes doigts sur la bouche je ne sens plus mes lèvres, je ne sens plus de chair, mon visage est un trou noir qui aspire mes mains. ECOUTE ecoute-moi, entends l'enfant batârd qui hurle rauque dans ma poitrine, entends et regarde. La panique ne se voit pas, la panique se sent, alors respire, respire la fleur d'agonie. La panique, j'ai le visage de la panique, et comme je suis beau, et comme ça me ressemble d'être un trou noir. Ma voix me recrée des muscles, des orbites, des galaxies, du cosmos. Visage rentre dans visage blême. La panique me fait mal, la panique d'une voix rauque au rire gras, au visage INEXISTANT, une voix sans bouche, une voix qui ne remue pas, mais qui parle, qui parle, et tue. Mes cuisses me brûlent jusqu'au sang
Donne moi les signification, mon ange dis moi les glissements de terrain qui ensenvelissent la raison. Ecris les démangeaisons de ma peau, dans les catacombes du docte.
Dis le que je suis fou.

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22 février 2008

Explosions autorisées.

A l'heure où tout s'efface, les marques brûlent un peu plus fort comme une suprême ironie pour souvenir des stigmates croisés, à l'heure où l'otage de l'épiderme se suicide l'écarlate se répand. Peau colorée, tout demeure, au temps contre les aiguilles désarmées, à la pureté des flammes et de l'étoile.

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20 février 2008

Doux.

... il est des mots, des airs doux comme le vent. des pensées qui s'envolent doucement, tout doucement et c'est dans l'air du temps. se promettre l'oubli en ce gris velouté du matin. se promettre l'amour parce que rien ne sera plus comme avant et c'est cette différence qui m'ouvrira à demain. il m'en aura fallu du temps pour l'apercevoir, pour accepter de regarder le ciel sans me rappeler à ces vieux soirs, sans imaginer mon père là haut, pour savoir me souvenir sans me noyer. ce goût pour les grandes illusions qu'il me faut fuir, pas à pas penser à mes étoiles...
... comme il est doux que tout s'apaise rien qu'un instant...comme un baiser que je te volerai, un jour

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19 février 2008

Together we stand divided we fall. –

L'insomnie est le stade de conscience ultime, une accession aux monde enchevêtrés sans lumière. La conscience n'est pas un privilège, c'est une obligation, ceux qui vous vantent "une bonne nuit de sommeil" sont les aveugles, ceux qui préfèrent mourir sans voir. Les tâches multiples que nous assignent l'impératif du mieux vivre contraignent à l'état d'éveil permanent, à l'insomnie qui redessinent la profondeur du regard et colore la peau trop neutre. On ne connait pas la dernière virgule, le dernier point ni le dernier pont à prendre. Alors arrachons, apprivoisons le large, qu'on offre nos corps à l'infini et nos visages au sel. L'écume, ici, celle des lèvres et de la fièvre tient la barre marine des déceptions qui s'effritent et se dispersent sous les paroles désordonnées d'une parole aimante, liée aux reins de braise que l'insomnie illumine. La nuit, avec le ciel et le vent qui grandissent, j'en suis sûr : il y a une vie à vivre.

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15 février 2008

Esprit d'entreprise

Elle a les hanches en forme de réussite, la poitrine lourde de promotion, le divan sur la peau. C'est une femme qui porte en formes toute l'ambition du monde.
Voilà ce qu'en haut l'on disait d'elle.

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