<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><rss version="2.0" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"><channel><title>boudi&apos;s blog</title><link>http://proses.canalblog.com/</link><description>une fleur qui a pouss&#xe9; d&apos;entre les l&#xe9;zardes du b&#xe9;ton, un sourire qui ressemble &#xe0; une br&#xe8;che. Des p&#xe9;tales disloqu&#xe9;s sur les pav&#xe9;s &#xe0; 6 sous. J&apos;entends la cri&#xe9;e, et le baluchon qu&apos;on br&#xfb;le. Myself dans un monde de yourself.</description><language>fr</language><lastBuildDate>Thu, 26 Nov 2009 19:18:04 GMT</lastBuildDate><generator>CanalBlog - http://www.canalblog.com</generator><item><title>Coup de feu dans le noir.</title><dc:creator>boudi</dc:creator><link>http://proses.canalblog.com/archives/2009/11/23/15905945.html</link><comments>http://proses.canalblog.com/archives/2009/11/23/15905945.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://proses.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15905945/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://proses.canalblog.com/archives/2009/11/23/15905945.html</guid><description>&lt;p&gt;J&apos;&#xe9;cris avec de la poudre et des balles.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 23 Nov 2009 20:50:29 GMT</pubDate></item><item><title>De Anne &#xe0; Wendy.</title><dc:creator>boudi</dc:creator><link>http://proses.canalblog.com/archives/2009/11/19/15860884.html</link><comments>http://proses.canalblog.com/archives/2009/11/19/15860884.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://proses.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15860884/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://proses.canalblog.com/archives/2009/11/19/15860884.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/57/11/354560/46570398.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img width=&quot;225&quot; height=&quot;300&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;Annette&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/57/11/354560/46570398_p.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;strong&gt;...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Wendy a les yeux bleus qui lui meurent lentement sur la poitrine. Quand elle marche l&#xe0; dehors, elle voudrait sous ses pas entendre les les vivats des fant&#xf4;mes. Je pense &#xe0; elle, parce que j&apos;ai une date qui me surgit du dedans. 31 d&#xe9;cembre 2008. C&apos;est la f&#xea;te, et tout Paris qui br&#xfb;le de couleurs, des lacets de lumi&#xe8;re qui s&apos;&#xe9;chouent sur la gr&#xe8;ve des cit&#xe9;s bariol&#xe9;es. Quand on me fr&#xf4;lait, l&apos;oeil jaloux, on me murmurait les obsc&#xe9;nit&#xe9;s que j&apos;allais reproduire sans rougir, sans ha&#xef;r. Je peindrai la nuit avec du noir, et &#xe7;a lui sort des yeux qui sont toujours mouillants. Et c&apos;est pourquoi ils sont bleus, tes yeux, qu&apos;ils font penser &#xe0; du verre qui ne r&#xe9;fl&#xe9;chit rien, comme un vitrail d&apos;une Eglise sans sauveur. Tu es venue c&apos;&#xe9;tait neuf heures, la nuit tr&#xe9;buchante qui enroulait de ses ombres tout Paris, et la nuit est un corset qui serre Paris, enti&#xe8;re. Un russe, ou un autre qui venait de son pays &#xe0; genoux, l&#xe0;-bas de l&apos;autre c&#xf4;t&#xe9; du froid et de l&apos;Histoire, t&apos;a tir&#xe9; les dreads et elle a eu ce mot &amp;quot;je suis content d&apos;&#xea;tre avec toi, parce que mon ex se serait battu ici&amp;quot; et tu n&apos;as pas vu que la couardise &#xe9;tait le pourpoint de l&apos;indiff&#xe9;rence. On s&apos;est assis, au milieu de la f&#xea;te, et de la musique, c&apos;est Paris la nuit qui danse d&apos;or, et de notes souterraines, et quand le tambour hurlait, que la guitare s&#xe9;chait, certains ont charg&#xe9;. D&apos;autres temps, ils avaient dans le corps tant de rages frustr&#xe9;es qui leur tourbillonnaient &#xe0; l&apos;int&#xe9;rieur, qu&apos;ils sont venus. Et j&apos;ai eu peur. Peur moins pour tes dents que pour mon ipod. Apr&#xe8;s tout, honorer la guerre, les batailles, sur le champ de Mars tout d&#xe9;di&#xe9; aux victoires, aux morts &#xe9;chou&#xe9;s, quoi de plus fou ? Je me souviens, du rer C, de la d&#xe9;fense, et du transilien, de la marche puteaux &#xe0; ma chambrne. La cl&#xe9; qui tourne. Les draps tach&#xe9;s. Kagemusha. Les draps suants. &amp;quot;Tu m&apos;as tu&#xe9; ch&#xe9;rie&amp;quot;. Et je ne l&apos;aimais d&#xe9;j&#xe0; plus. Je t&apos;aime un peu je crois, comme mon enfant avort&#xe9;, comme ce foetus qui quelque part finit de pourrir, lentement, tout couv&#xe9; de froid et de mains savantes. Je pense &#xe0; &#xe7;a, parce que ma m&#xe9;moire me le permet. Parce que j&apos;aime une enfant, qui s&apos;appelle Anne, et qui m&apos;aime un peu en retour, et qu&apos;elle a des yeux bleus immenses, qui me rappellent la tristesse des tiens. C&apos;est ma Lolita, l&#xe8;vres bl&#xea;mes, qui saigne dans ma m&#xe9;moire. Et les peaux st&#xe9;riles, les ventres affreux r&#xe9;clament des enfants &#xe0; blasph&#xe8;mes. Sur ses l&#xe8;vres on peut faire tonner la foudre, qu&apos;elles restent toujours blanches, qu&apos;aucune obscurit&#xe9; ne peut les d&#xe9;lier de cette p&#xe2;leur cristalline. Dessus, sur ce fil sec qui entrouvre, et divise, rompt et ab&#xee;me, comme une fronti&#xe8;re de fusain sa bouche, je vois s&apos;&#xe9;tirer les formes, les silhouettes, le pass&#xe9;, un peu, elle s&apos;appelle Anne, et je l&apos;aime et l&apos;embrasse en silence, parce que c&apos;est un peu de te r&#xe9;parer toi quand tu &#xe9;tais une poup&#xe9;e de cris, de rages et de larmes. Alors d&#xe9;li catement, je longe sa peau de ma salive, pour recoller tous les bouts d&apos;elle, pour que son corps fasse jaillir sa flamme int&#xe9;rieure, ce bruit sec, de deux pierres qui s&apos;heurtent, et c&apos;est ce que je fais. Alors, mon souffle expire ma langue, et ma langue expire l&apos;extase, je sens ses deux mains qui me tiennent la nuque, fermes, et la temp&#xe9;rature de ses cuisses. C&apos;est Lolita et il n&apos;y a pas de gomme qui lui claque entre les dents, et me fout le frisson au ventre. Non. C&apos;est le bruit du pr&#xe9;servatif, qui craque, quand elle me r&#xe9;clame du vice, dans ces longs chemins qui m&#xe8;nent dans le noir, dans les halls d&apos;immeuble, qui sont les caract&#xe8;res de la m&#xe9;moire, et nous r&#xe9;fl&#xe9;chissent les formes, et les os. Alors je pense &#xe0; Wendy, pas longtemps, seulement pour me mortifier les quelques secondes durant lesquelles mon sexe fait gicler sa ti&#xe9;deur sur son ventre. Apr&#xe8;s j&apos;oublie, et m&#xea;me si elle est phare de dig&#xe9;rer l&apos;or de moi, la sueur de moi, qu&apos;elle la d&#xe9;glutit enti&#xe8;re, j&apos;oublie quand m&#xea;me. Je sens des voyages me parcourir, des bruits de pistolet, du chien qui tape le froid m&#xe9;tal, et qui revient en place, &#xe0; peine d&#xe9;figur&#xe9; de son meurtre. Et c&apos;est de l&apos;&#xe9;lectronique musique, alors je tire dans la foule, et elle danse. Ce n&apos;est pas un g&#xe9;n&#xe9;ral le DJ, juste un assassin. Alors Bang, Bang, Boum, Boum, on peut faire varier la bouche d&apos;un flingue, ses sonorit&#xe9;s, &#xe7;a peut m&#xea;me piailler avec un peu d&apos;audace.. Je l&apos;ai pr&#xe9;venue Anne. Je pr&#xe9;viens toujours. Je sens remuer en moi des vip&#xe8;res bruyantes, et si je m&apos;en vais dans un long manteau de poussi&#xe8;re, pense aux fronts qui perlent de batailles, &#xe0; ces p&#xe9;rim&#xe8;tres dessin&#xe9;s &#xe0; la craie qu&apos;on nomme pays, &#xe0; tous ces cr&#xe2;nes qui perlent de blessures &#xe0; l&#xe9;cher. Mes mains sont fard&#xe9;es de sang. Alors je pense &#xe0; toi Wendy, parce qu&apos;il y a un peu du tien dessus. Je pense &#xe0; Anne. Tu remarques comme c&apos;est ironique. de Anne &#xe0; Wendy il y a tout un oc&#xe9;an de lettres. C&apos;est simplement &#xe7;a notre pays de neige. Regarde les traces qui s&apos;y abandonnent. Le banc gel&#xe9; et les s&#xe9;maphores sevr&#xe9;es de s&#xe8;ve &#xe9;lectrique.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Thu, 19 Nov 2009 20:22:00 GMT</pubDate></item><item><title>...Si le diable veut danser.</title><dc:creator>boudi</dc:creator><link>http://proses.canalblog.com/archives/2009/11/08/15726258.html</link><comments>http://proses.canalblog.com/archives/2009/11/08/15726258.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://proses.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15726258/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://proses.canalblog.com/archives/2009/11/08/15726258.html</guid><description>&lt;p&gt;Je sais que pour te reconqu&#xe9;rir il faudrait dispenser un silence tout
teint&#xe9; de mots, de l&apos;ombre des mots. Mais je m&apos;en fous, ton cul est
int&#xe9;ressant, mais cent autres qui gravitent autour de mon nombril
autant. La raison, la vraie, c&apos;est que tu n&apos;as pas encore tout &#xe0; fait
rejoint la procession de fant&#xf4;mes que je traverse au milieu de mes
marches, la nuit, &#xe0; travers lesquelles je passe quand je d&#xe9;ambule entre
deux insomnies, une paire de jambes, mes jambes, ses jambes. C&apos;est que
tu n&apos;es pas encore, malgr&#xe9; ta paleur, toute transparente. Alors ouais,
je pourrais jouer les roublards, les sniffeurs de vent, les grands
malades, mais il y a dix raisons comme des lois divines qui sortent de
la bouche &#xe9;carquill&#xe9;e de Dieu pour ne pas. Tu ne m&apos;int&#xe9;resses pas, je
refuse de te blesser et je sais que j&apos;ai la foudre qui me court sur les
phalanges,malgr&#xe9; moi, je suis n&#xe9; avec elle on s&apos;habitue soi &#xe0;
l&apos;&#xe9;lectrique stimulation, &#xe0; &#xea;tre un orgasme vivant mais frigide dans
les bras des connes, parce que tu es chiante, chiante comme une
naturaliste qui d&#xe9;crira sans fi&#xe8;vre le tissu froiss&#xe9; de sa vie, parce
qu&apos;encore ton cul ne m&apos;int&#xe9;resse pas assez pour que je bande trois cent
kilom&#xe8;tres. Ce pays de neige qui nous s&#xe9;pare loin de l&apos;autre. J&apos;ai
d&#xe9;cid&#xe9; de tout savoir faire avec du verbe, et je le
sais, je peux faire chanter un clocher qui soul&#xe8;ve sa musique dans de
la poussi&#xe8;re d&apos;or, de la poussi&#xe8;re sableuse, du temps qui tourbillonne
et raconte des &#xe9;poques, traverse des images. Et les morts se l&#xe8;vent. Tu
sais, dans la t&#xea;te, c&apos;est les portes du p&#xe9;nitencier, qui s&apos;ouvrent, et
s&apos;&#xe9;chappent cent malfrats la haine qui leur fait au visage comme de la
petite v&#xe9;role, cent mille petits trous, et on dirait des po&#xe8;tes mes
bandits, je sais &#xe0; peu pr&#xe8;s tout raconter. Et je ne veux pas te nier,
t&apos;es d&#xe9;j&#xe0; presque disparue, placard&#xe9;e sur les murs fragiles, iris&#xe9;e, et
ta figure se tient au bord du n&#xe9;ant, pas tout &#xe0; fait, alors je peux
t&apos;aimer
un peu, dans le sort des insignifiances, dans ce sortil&#xe8;ge des vides,
de la magie du matin qui coule par petites embard&#xe9;es, comme des
saccades de pluie et de neige qui volent et dansent. Tu sais quoi ?
J&apos;ai m&#xea;me pas envie de te baiser. Enfin, si,
mais pas plus que celle que j&apos;allonge trois fois par semaine, trois
semaines par mois, sous tous
les angles de son corps. Parce que tu sais, moi, j&apos;ai un appareil photo
au pubis, je suis comme &#xe7;a, je prends sous tous les angles, et je
suis plein de rouages, m&#xe9;canismes, de physique et d&apos;optique dans le
d&#xe9;clic, j&apos;ai des boutons sur les nerfs, et il faut les saisir, tout
plein d&apos;extase, de peurs, de chaleur qu&apos;il faut activer, r&#xe9;gler la
focale, sucer la lentille et je vois flou de naissance. Et la vitesse,
tu sais, la
vitesse, elle est folle dans ma t&#xea;te, elle court, elle transbahute,
c&apos;est la foudre, ma vitesse. M&#xe9;fie toi toujours de la rage qui devient
envie. Alors je suis &#xe7;a, et je te prends, je les
prends sous tous les angles avec mes yeux flous, et je sais tout faire
et &#xe7;a m&apos;effraie tout, cr&#xe9;er tout construire. Je peux parler de la
lumi&#xe8;re l&#xe0; qui se couche, de ce cr&#xe9;puscule &#xe9;lectrique des lampions qui
h&#xe9;sitent, qui s&apos;endorment, de la modernit&#xe9; qui elle aussi a ses heures,
son matin, son soir, et m&#xea;me un z&#xe9;nith je crois. L&apos;&#xe9;lectrique extase
aux doigts d&apos;argent. Tu vois ? Je crois que
tu me manques l&#xe0;, Wendy, qu&apos;en t&apos;&#xe9;crivant, &#xe7;a me rejaillit, et que je
donnerai bien ma bouche pour la tienne, que j&apos;aimerais tes bras autour
de mon corps. J&apos;ai froid, j&apos;ai toujours eu froid, et tu sais je crois,
combien mon corps, mes doigts, que j&apos;enfonce dans les sexes f&#xe9;minins
pour la chaleur de l&apos;excitation, sont gel&#xe9;s. Et c&apos;est dur, alors &#xe7;a te
fera trembler, et tu voudras un jour, et je voudrai un jour, on aura
quarante ans et du n&#xe9;ant dans les poches, poches trou&#xe9;es. Et t&apos;aimeras
un type et les s&#xe9;quelles de nous, e tu diras comme &#xe7;a, que t&apos;es
amoureuse, mais t&apos;auras quarante ans alors tu feras comme si, en te
souvenant de tes dix-sept et de moi. On fera comment ? Un jour je
t&apos;appelle, un jour tu m&apos;appelles et on se retrouve au milieu du monde,
on fera des cartes myst&#xe9;rieuses, des recoins secrets et on l&apos;appellera
&amp;quot;nos corps&amp;quot;, ce sera un fil mince mais tendu, de mon vice &#xe0; ton vice,
et on s&apos;attachera les sens, on fera du bondage d&apos;&#xe9;motions. Tu fermes
les yeux, quand tu me lis ? Et l&#xe0;, ils battent comment ? C&apos;est quoi la
r&#xe9;gularit&#xe9; ? Tu sais &#xe0; quoi
ils me font penser, tes yeux ? A des blocs de lumi&#xe8;re emprisonn&#xe9;s dans
un cristal p&#xe2;le. Dedans y a assez de couleurs pour faire un nouveau
d&#xe9;luge, pour tout submerger les phrases, les peurs, les haines, dehors,
mais voil&#xe0; tout est captur&#xe9; dans la vue, c&apos;est comme une pierre qui
enterre l&apos;&#xe9;p&#xe9;e sacr&#xe9;e : Excalibur, y a de la puissance endormie, et tu
l&apos;enterres dans le bruit, ton rocher c&apos;est la poix des bocks.
QUand tu auras trente ans aussi tu diras &amp;quot;le bruit commence &#xe0;
m&apos;ennuyer&amp;quot;, parce que tu sais l&apos;odeur de la suie, et la beaut&#xe9; du
silence, on peut en faire des tableaux du silence. Mais oublie pas
c&apos;est le lit des &#xe9;go&#xef;smes, et on s&apos;y couchera dans ce lit, et on
l&apos;appellera solitude alors, on se mettra &#xe0; genoux, enfin toi surtout,
et puis on priera. J&apos;aurai le corps toujours maigre, avec des tr&#xe9;sors
dessus, et toi, le tien toujours comme une peinture pleine de volupt&#xe9;,
le ventre gorg&#xe9; de couleurs, de toiles, et les perles de ton d&#xe9;pit pour
attacher ta taille &#xe0; ton corps, pour ne pas qu&apos;elle s&apos;en aille ta
taille.
Et on se reverra, et tu le sais, et &#xe7;a t&apos;emmerde l&#xe0; tout de suite, de
savoir que y aura ma bouche qui te fera g&#xe9;mir un peu, pas trop, de
savoir que t&apos;es tous les instruments de mon imagination, et la fl&#xfb;te,
et le piano. Femme orchestre que je t&apos;appelle. Tu vois, je te veux,
sans te vouloir, parce que je suis
loin du pays de fi&#xe8;vre, l&#xe0; o&#xf9; on truque les mots, o&#xf9; on leur donne des
visages d&apos;habitude, des traits d&apos;inqui&#xe9;tudes qui rappellent des
souvenirs. Je sais que je pourrais te faire m&apos;aimer, y a toute une
liste d&apos;ingr&#xe9;dients, un lexique qu&apos;on l&apos;appelle, pour faire le philtre,
mais je fais pas, je marche &#xe0; c&#xf4;t&#xe9; de la route, tu reviendras dans mes
bras, comme la pluie finit par tomber au milieu du d&#xe9;sert, comme on
voit soudain rejaillir l&apos;eau de l&apos;oasis tarie. Et un jour tu seras &#xe0;
Paris, et on aura une chambre d&apos;aube et de pourpre, avec des haillons
de lumi&#xe8;re aux volets, et la nuit on s&apos;aimera et le jour encore, puis
tu t&apos;&#xe9;vaporeras, et on s&apos;en voudra, on fera des morsures &#xe0; nos mollets
parce qu&apos;&#xe0; te baiser quelques fois, &#xe0; te faire l&apos;amour beaucoup
d&apos;autres, je t&apos;ai mis mon foutre d&apos;extr&#xea;me violence aux organes qui
s&apos;accroche &#xe0;
l&apos;&#xe2;me, et je suis d&#xe9;sol&#xe9;, c&apos;est un peu moi, pas trop qui incube en toi,
mais j&apos;ai des vertus dans tous mes liquides et alors je pleure pas
t&apos;imagines tout ce que je pourrais contaminer avec des larmes ? Et puis
je saigne pas, &#xe7;a fait pourrir la terre je crois. L&#xe0;, je veux que tu
m&apos;aimes, tr&#xe8;s fort, et tr&#xe8;s directement, qu&apos;on se voit vite, et qu&apos;on
ne s&apos;ha&#xef;sse pas, qu&apos;il y ait la place pour la coalescence de la
violence et de la tendresse, et tout &#xe7;a en rimes pauvres, c&apos;est comme
monclavier. Je suis de la mis&#xe8;re, tu le sais, jec rois, je peux truquer
si tu veux, te faire trembler de loin avec des mots, v&#xea;tir un habit
avec un long manteau qui habille tes cauchemars -mon nouveau manteau
m&apos;arrive plusbas que les genoux-, et puis m&#xea;me un masque
pour bien te faire trembler, pour bien t&apos;arracher &#xe0; tous les bras
amoureux de l&apos;Univers. Tu sais Wendy, un seul de mes doigts, et je ne
parle pas d&apos;agilit&#xe9;, de sexualit&#xe9;, de bestialit&#xe9;, d&apos;animalit&#xe9;, vaut
toutes les mains r&#xe9;unies en ronde de l&apos;humanit&#xe9;, qui serrent, tous les
bras ne valent pas mes ongles. Un seul de mes doigts,
et c&apos;st comme &#xe7;a, je marche avec du souffle, et Bruxelles, c&apos;est loin,
et je bande pas assez pour que &#xe7;a frappe &#xe0; Saint-Gilles, et
Saint-Gilles c&apos;es tmonpatron, des estropi&#xe9;s, alors je le d&#xe9;coupe lui
aussi, pour former des images, pour te filer une farandole de baisers
de loin, et d&apos;oubli un peu. T&apos;es pas encore dans la procession des
oubli&#xe9;es, des abandonn&#xe9;es, celles que je traverse, et qui n&apos;encombre
pas ma marche, toi tu es dans mes pens&#xe9;es, dans ma m&#xe9;lancolie, je t&apos;ai
fait une place au chaud dans mes lignes, et si tu fais attention, juste
un peu sous la ponctuation, tu verras que y en a une dansmes yeux, pas
longtemps, parce que j&apos;oublie, je chasse. Tu vois, je m&apos;embourgeoise,
je chasse, j&apos;ai un habit vert, et je peux dire &amp;quot;Je suis mort&amp;quot; et j&apos;ai
la force de t&apos;aimer. Pas longtemps, et c&apos;est heureux, parce que tu
m&apos;aimes encore mais pas longtemps.On fonctionne pareil. On entend alors
le tic-tac du crocodile, qui vient heurter le bois sec du bateau, on
l&apos;entend qui agite ses secondes agonisantes, comme une trotteuse, avec
le calme m&#xe9;thodique de la mort. Il attend, en bas, sous la proue
&#xe9;caill&#xe9;e, qu&apos;on descende se laver les sens, tu entends aussi ? J&apos;ai
d&#xe9;j&#xe0; perdu mon ombre dix fois, et dix fois tu ne l&apos;as pas recousue.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sun, 08 Nov 2009 16:37:00 GMT</pubDate></item><item><title>Allons voir mignonne...</title><dc:creator>boudi</dc:creator><link>http://proses.canalblog.com/archives/2009/11/07/15709863.html</link><comments>http://proses.canalblog.com/archives/2009/11/07/15709863.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://proses.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15709863/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://proses.canalblog.com/archives/2009/11/07/15709863.html</guid><description>&lt;p&gt;Dingue. J&apos;ai la gueule de la nuit pour que me causant tu imagines qu&apos;elle entende la supplique et les plaintes, puis vienne bercer tes soirs et en faire des matins, orgueilleux/merveilleux, des merles moqueurs accroch&#xe9;s &#xe0; tes yeux las ? Qui ploient, battent, et sans ailes s&apos;entred&#xe9;vorent le sommeil. Moi je n&apos;ai pas le temps de dormir, moi j&apos;ai le temps de piller, voler, d&apos;organiser des d&#xe9;tentions. On a chacun pile comme on m&#xe9;rite, des prisons suisses, des boucaniers hurlants, Bruant, des culs br&#xfb;lants, des seins, des bouches, et tout b&#xe9;ant ouvert. Fais gaffe, &#xe0; voir derri&#xe8;re l&apos;insomnie mes membres tragiques tu vas tomber amoureuse, et de moi, c&apos;est toujours tr&#xe8;s bas, vil, sournois. La chute, c&apos;est moi, j&apos;ai tout un &#xe9;pisode biblique qui part de mon nombril en mille cercles concentriques jusqu&apos;&#xe0; clouer Christ, &#xe0; bombarder Port-Royal,&#xe0; assassiner Henri IV. Ravaillac, c&apos;&#xe9;tait mon fr&#xe8;re. Je peux tout faire avec du verbe, avec ma voix d&apos;angelot qui sonne comme une cloche : les bapt&#xea;mes, mariages, enterrements, tu t&apos;imagines ce que j&apos;y m&#xea;le moi, la vie, la mort, la renaissance, tout &#xe7;a en un octave, en deux silences, hop. Vas-y pends toi &#xe0; mes muscles. Fais gaffe mignonne, &#xe0; pas trop t&apos;approcher, je manie la foudre qui me tourne autour des yeux, j&apos;ai le coeur but&#xe9; sur un b&#xe2;ton de merveilleux, j&apos;habite un vertige. Mais j&apos;ai pas envie, &#xe7;a m&apos;int&#xe9;resse pas moi, tes yeux, tes doigts gourds, et quand je dis tes yeux, je dis ceux de l&apos;humanit&#xe9; racoleuse, je dis la foule rieuse et la m&#xe9;lancolie furieuse, je dis le monde et l&apos;insomnie. J&apos;ai divorc&#xe9; des gens sur ma butte. Je suis riche, tr&#xe8;s riche, -comme Bruant- j&apos;ai des soutiens en or, des baleines d&apos;argent, des armatures en uranium, tout un cancer de fric suisse dans la gorge, je peux chanter un hymne &#xe0; la vie. On me voudrait plus sobre, mais j&apos;aurai toute la mort pour d&#xe9;cuver ma vie, et toutes les ivresses que je vous ai pris. Toi, tes yeux, ton ventre, jusqu&apos;&#xe0; ta matrice st&#xe9;rile je connais, jusque derri&#xe8;re la peau, si retourn&#xe9;e qu&apos;elle exhibait le foie, le ventricule, les os, et les poumons noircis, ouf, et le pancr&#xe9;as, estomac, intestins, je sais ton anatomie, ton architecture en vrac, mille fois je te poss&#xe8;de, mille fois je t&apos;oublie, parce que je me souviens des d&#xe9;tails, de la lumi&#xe8;re qui jette ses reflets au plafond, le soir, ouf. A la fen&#xea;tre, Crowne Plaza, Bruxelles, des photographies, ouf, la nuit &#xe0; quatre pattes, ton chapelet qui attache les perles de ta mis&#xe8;re au ventre, ouf, les larmes,les baisers, les adieux, et Avignon, et Loison, et Chatou, et Boujan, et Montpellier, et Lille, et Bruxelles, et Gen&#xe8;ve, et Nice, et Pornic, et Leucate, et Grenade j&apos;ai un ab&#xe9;c&#xe9;daire de villages et de montages, j&apos;ai &#xe9;t&#xe9; de A &#xe0; Z sur des corps de fillettes, j&apos;ai tout l&apos;univers entre mes doigts. Mais j&apos;ai arr&#xea;t&#xe9;, quand j&apos;ai vu que tout le monde pratiquait je me suis mutil&#xe9; le visage, j&apos;ai d&#xe9;figur&#xe9; ma s&#xe9;duction, c&apos;est traitre, et c&apos;est pas joli, tout le monde fait, du plus ignoble &#xe0; la bouche tordue ou po&#xe8;te transi de douleur. J&apos;ai decid&#xe9; de na&#xee;tre Louis XIV, je vais &#xea;tre soleil couchant, cr&#xe9;puscule, et puis la Cour, on jouera Moli&#xe8;re et on l&apos;interdira en m&#xea;me temps. Allez Sol&#xe8;ne, file, ouste, fais attention &#xe0; mes postillons ensorcel&#xe9;s quand j&apos;hurle ma vie, quand je clame mon &#xea;tre, c&apos;est tout empoisonn&#xe9;, ce sont dix com&#xe8;tes qui jaillissent de ma bouche. Je suis avec du d&#xe9;sir dans les membres, les phalliques et les autres, j&apos;ai dix femmes orchestres, une flute et j&apos;y colle ma bouche, un piano femme tendre sur lequel glisse mes doigts. Tu sais toi, combien c&apos;est facile pour un pianiste de faire jouir une fille, et ses dix mille nerfs comme les cordes du piano, sa peau comme l&apos;ivoire du piano, ses g&#xe9;missements comme le cri du piano, tu sais &#xe7;a, d&apos;une caresse, j&apos;en arrache dix sols, dix planants, et des la, des octaves, et puis m&#xea;me un di&#xe8;se, un di&#xe8;se qui jusqu&apos;&#xe0; Kaboul fait jouir les femmes sous burkah. Y a pas &#xe0; accorder une fille, y a juste &#xe0; lire sous la peau, les nervures, les veines, les souffles, et puis &#xe7;a crie facile, et c&apos;est du plaisir insignifiant, alors que la musique, Sol&#xe8;ne, la musique quand &#xe7;a monte dans l&apos;atmosph&#xe8;re &#xe7;a fait des fus&#xe9;es qui s&apos;&#xe9;crasent sur la Lune, la musique, &#xe7;a s&apos;&#xe9;l&#xe8;ve, &#xe7;a fait bien attention &#xe0; tout ramasser les notes. Alors pourquoi tu me causes, c&apos;est un peu de la solitude, dans tes silenecs, et tu croyais, que t&apos;allais l&#xe0; dans tes nuits m&apos;enfermer &#xe0; double m&#xe9;pris dans tes cellules d&apos;emploi du temps. Non, t&apos;as d&apos;autres gens, alors moi, parce que j&apos;ai cette gueule de po&#xe8;te, et c&apos;est pas tous les jours qu&apos;on croise un authentique g&#xe9;nie, un qui peut faire na&#xee;tre la flamme d&apos;un verbe, vas-y dis moi ce quej e frotte que j&apos;en fasse un po&#xe8;me symphonique. Ah la musique, la musique, et je te r&#xe9;ponds avec du retard moi l&apos;attentif, moi le patient, parce que je faisais cracher une flute des g&#xe9;missements, parce qu&apos;avec la langue j&apos;arrachais des sanglots puissants &#xe0; un corps tout fragilis&#xe9; de d&#xe9;tresse. Au revoir Mlle Jardy, au revoir So, ou qu&apos;importe qui tu es. Donne moi des nouvelles de tes insomnies, que je m&apos;amuse &#xe0; les d&#xe9;couper en tableaux, &#xe0; cracher de la peinture. Je suis trop grand pour l&apos;Univers, alors je le porte dans ma poche.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Fri, 06 Nov 2009 23:31:00 GMT</pubDate></item><item><title>Je bande encore.</title><dc:creator>boudi</dc:creator><link>http://proses.canalblog.com/archives/2009/10/28/15593635.html</link><comments>http://proses.canalblog.com/archives/2009/10/28/15593635.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://proses.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15593635/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://proses.canalblog.com/archives/2009/10/28/15593635.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://storage.canalblog.com/52/03/354560/45660312.jpg&quot;&gt;&lt;img width=&quot;300&quot; height=&quot;225&quot; border=&quot;0&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/52/03/354560/45660312_p.jpg&quot; alt=&quot;42255636&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et ils auraient voulu que plus jamais je ne bande ? Ou moi ? Que je ne
bande plus pour ressembler un peu &#xe0; ce continent d&apos;eunuques ? H&#xe9;.
Faudrait voir, les parfums, faudrait voir toutes les ent&#xea;tantes extases
que je louperai, moi, &#xe0; plus bander, faudrait voir comment c&apos;est doux
un dos animal, comment c&apos;est chaleureux des seins de fer. Je fonds, je
glisse, je tremble, et je suis assis sur un banc de lumi&#xe8;re, au milieu
du d&#xe9;sert, c&apos;est violent de couleurs et les yeux doivent s&apos;habituer &#xe0;
la vigueur blanche, le regard, sorti de sa chambre noir, discerne
derri&#xe8;re les barreaux p&#xe2;les, des formes, des corps, des d&#xe9;vast&#xe9;s et
puis des droits comme des ch&#xea;nes. Je r&#xea;ve d&apos;incendie, je r&#xea;ve, de faire
g&#xe9;mir la terre, et puis les murs, et enfin les miroirs, qu&apos;avec toi ma
C. (et c&apos;est par respect que je ne dis rien de ton pr&#xe9;nom) on fasse
pleurer trois cent voisins. J&apos;ai l&apos;habitude, des g&#xe9;missements, moi,
ailleurs, en bas, en haut, droit, fiers, et puis on irait sur une jambe
tant qu&apos;elle est dure, tant que je bande, je peux conqu&#xe9;rir l&apos;Univers.
C&apos;est mon risque l&apos;impuissance, c&apos;est le danger d&apos;avoir tout son talent
contenu dans sa bite, l&#xe0; juste au bout, et &#xe7;a rouille d&apos;&#xea;tre dress&#xe9;
toujours aussi col&#xe9;rique, un talent, &#xe7;a fait mal &#xe0; force, le sang qui
caille. Vous avez d&#xe9;j&#xe0; entendu ma voix ? Elle est calme mais
fr&#xe9;n&#xe9;tique, elle parle toujours de bazar, et puis de folie, elle parle
de murs qui montent, des flammes qui viennent fondre le ciel, et on
appelle &#xe7;a la cendre, et vous avez le corps tellement mort que vous ne
savez plus si c&apos;est chaud ou bien, si c&apos;est froid, et vous mettez des
masques le matin, vous en mettez trois diff&#xe9;rents, un sur le ventre, un
sur les yeux et un du mollet aux orteils, et vous &#xea;tes contents. Et
pourtant y a pas Ensor dans vos t&#xea;tes, y a pas la folie de vieillards
hurlants, de clowns inqui&#xe9;tants. Le cirque est un loisir, l&apos;enfer un
mythe, et les deux sont en moi, je suis une l&#xe9;gende tout seul, je suis
un po&#xe8;me, une symphonie, une musique qui vous effraie, et vous avez
peur de moi, parce que vous savez bien que ma salive empoisonn&#xe9;e vous
mettrait par terre, allong&#xe9;s. On peut m&#xea;ler nos fluides, &#xe9;changer nos
s&#xe9;cr&#xe9;tions, comme desnum&#xe9;ros de t&#xe9;lephone et enfanter des b&#xea;tes &#xe0;
cornes, des peurs. C&#xe9;sarienne pour b&#xea;te immonde. Ma voix vous la voulez
? C&apos;est l&#xe0; 06 75 84 70 47. Attention, partez, c&apos;est l&#xe9;ger ma voix,
c&apos;est comme un flocon qui tourbillone sur un visage, qui se pose et
vous br&#xfb;le, vous d&#xe9;vore, &#xe7;a fait tout avaler, &#xe7;a fait fin &#xe0; toutes les
lignes, &#xe0; tous les paragraphes, et y a pas de virgule, y a pas
ponctuation dans la vie et je parle comme je vis. J&apos;ai pas de frein au
verbe, j&apos;ai que des vitesses, des plus, des envies, des associations,
de smots, des alliages, alors je mets quoi l&#xe0;, dans ma chimie, c&apos;et
quoi le substantif magique, l&apos;alchimiste d&apos;aujourd&apos;hui, la poussi&#xe8;re de
demain, merde, quoi, je ne mets que du cri, ma voix brise les os, elle
&#xe9;carte les mers, ma voix, elle fait tout &#xe7;a, pleurer les femmes et puis
rire les enfants. C&apos;est pas du zozotage, c&apos;est de l&apos;assur&#xe9; envol&#xe9;. Je
parle du po&#xe8;te &#xe0; la voix de lyre, du fou au cri de tambour, et moi,
moi, j&apos;ai la voix de l&apos;azur, qui passe, qui file, traverse, et vous
pend. Y a pas de formules en litt&#xe9;rature, j&apos;en claque comme des aces,
je les balance, je suis une machine &#xe0; les servir, mais je suis DANS LA
BANQUE D&apos;INVESTISSEMENT MOI MONSIEUR? JE COMPTABILISE PAS LES CHIFFRES
JE RAMENE PAS LES CLIENTS? MOI JE SIGNE ET CA DEVIENT SAIN, ON SE REND
PAS COMPTE SOI COMMENT UN AVOCAT JURISTE JUGE LEGISLATEUR CA A TOUT
POUVOIR. Chaque article du code civil est une lettre de cachet. CA FAIT
QUOI ? ? ? ? ? CA TROMPE CA MENT ? Et d&apos;un mot, d&apos;un souffle, d&apos;un
vote, d&apos;un paragraphe, d&apos;un renvoi la m&#xea;me pens&#xe9;e, la m&#xea;me volont&#xe9; qui
asservit, qui assujettit, qui ravale, qui rapi&#xe8;ce, la m&#xea;me exactement
la m&#xea;me, d&apos;une ligne peut mener au trou ou au sommet, c&apos;est &#xe7;a le
juriste toute sa vie se consacre &#xe0; justifier la pens&#xe9;e odieuse. A tenir
en &#xe9;quilibre entre le l&#xe9;gal et l&apos;ill&#xe9;gal. Sur une jambe il risque la
vie des autres. C&apos;est marrant, on se sent un peu g&#xe9;n&#xe9;ral, tous les
jours &#xe0; la banque c&apos;est Verdun. Le droit, la morale ce sont des prisons
pour imb&#xe9;ciles heureux, l&apos;honn&#xea;tet&#xe9; est un vice de pauvre et c&apos;est pour
&#xe7;a que les pauvres sont pauvres, il faut bien leur faire admettre le
bien et donc le paradis pour qu&apos;ils acceptent d&apos;&#xea;tre pauvre, de pas
savoir comment c&apos;est de savoir, de jouir. J&apos;ai les jambes qui
tremblent. J&apos;&#xe9;cris avec les jambes ? J&apos;&#xe9;cris avec le corps, et vous ne
pouvez pas saisir quand vos vies sont en ordre, quand vos emplois du
temps vous mettent &#xe0; genoux, c&apos;est pas innocent si chaque cadre de
l&apos;agenda s&apos;appelle cellule. T&apos;es enferm&#xe9; volontaire. CA doit faire
bizarre le matin, de verrouiller sa propre prison, d&apos;&#xe9;teindre sa propre
lumi&#xe8;re pour vivre dans le noir avec des yeux abominable,s avec des
peurs de gosses. &lt;br /&gt;
J&apos;ai oubli&#xe9; d&apos;&#xea;tre con, j&apos;ai plus envie de rien, mais je bande encore,
je bande encore et j&apos;ai des r&#xea;ves, comme un loup au milieu d&apos;un chenil,
parce qu&apos;il aime les chiennes. Mais j&apos;ai toujours des dents, j&apos;ai
toujours l&apos;instinct de malfaiteur. Je n&apos;ai besoin que de ma C., qui m&apos;attendrit l&apos;&#xea;tre, me fait l&#xe9;ger, et le ciment, et le b&#xe9;ton, et le bitume, et tout ce qui goudronne les plumes et puis la grandeur, elle l&apos;all&#xe8;ge, c&apos;est de la mutilation, de l&apos;amputation d&apos;horreur, je suis plus grand. Apr&#xe8;s. Oh ta bouche. Je lui donne un prn&#xe9;om tu permets ? Promesse. J&apos;ai la voix de l&apos;azur.&lt;/p&gt;
</description><pubDate>Wed, 28 Oct 2009 01:11:00 GMT</pubDate></item><item><title>Je n&apos;ai fait que fuir</title><dc:creator>boudi</dc:creator><link>http://proses.canalblog.com/archives/2009/10/24/15552886.html</link><comments>http://proses.canalblog.com/archives/2009/10/24/15552886.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://proses.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15552886/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://proses.canalblog.com/archives/2009/10/24/15552886.html</guid><description>&lt;meta content=&quot;text/html; charset=utf-8&quot; http-equiv=&quot;CONTENT-TYPE&quot; /&gt;&lt;title&gt;&lt;/title&gt;&lt;meta content=&quot;OpenOffice.org 3.0 (Win32)&quot; name=&quot;GENERATOR&quot; /&gt;&lt;style type=&quot;text/css&quot;&gt;
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&lt;ul&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Calibri&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://storage.canalblog.com/33/52/354560/45517986.jpg&quot;&gt;&lt;img width=&quot;408&quot; height=&quot;306&quot; border=&quot;0&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/33/52/354560/45517986_p.jpg&quot; alt=&quot;26072009275&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Calibri&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Toujours &#xea;tre ailleurs. S&apos;en aller.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&amp;nbsp; &lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;font face=&quot;Calibri&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;Ca
m&apos;agace la foule. Encore. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J&apos;ai ouvert mon moleskine. C&apos;est
amusant qu&apos;aucune ne le devina sous mes &#xe9;paisses poches, dans mes
valises, sac, ce petit carnet de 10 cm de haut, plein de mythes, de
minuscules lettres, des d&#xe9;li&#xe9;es &#xe0; peine form&#xe9;es. Je l&apos;ai ouvert,
et j&apos;ai trouv&#xe9; des dates, des amusements. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2 juillet 2007 :
&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;6h37 &lt;br /&gt;J&apos;attends &#xe0; la gare de Lens mon TGV. Le brouillard
de Loison fit une cape autour de mes &#xe9;paules. Le temps est complice
de mes fuites, il me nimbe de sa grisaille. J&apos;ai vol&#xe9; la mastercard
de Jean, celle d&apos;Emilie. Je n&apos;ai pas trouv&#xe9; celle de Sophie. Le
chien a aboy&#xe9;. J&apos;ai tourn&#xe9; la clef, lentement, dans la serrure
pour ne r&#xe9;veiller personne, j&apos;ai descendu les escaliers &#xe0; genoux
pour ne pas les faire ployer. Que le bois soit muet et les murs
sourds. Je suis parti, avec de l&apos;organisation dans les poches.
J&apos;arrive &#xe0; Paris. Je suis bac+1. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;17 juillet 2007 : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J&apos;ai
crach&#xe9; tout mon m&#xe9;pris, tout ce que j&apos;avais dans le ventre,
d&apos;ordures &#xe0; la gueule d&apos;Elodie, tout l&apos;uranium dig&#xe9;r&#xe9;, toute la
salet&#xe9; qui me fait dedans des caprices ravageurs. Je lui ai mis
dessus comme mon foutre sali, comme la noirceur de tous mes sens.
Elle a chial&#xe9;. Je m&apos;en tape. Pauvre conne. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D&#xe9;cembre 2007 :
&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Wendy est venue chez moi, en silence, dans des pas de laine.
Papa &#xe9;tait devant la t&#xe9;l&#xe9;, Papa qu&apos;elle crut mort, que je
d&#xe9;guisais, avec des parfums de poussi&#xe8;re, d&apos;absent, que je
glissais du vide sur ses yeux. Papa &#xe9;tait par terre, et je lui ai
dit &#xe0; Wendy, pas un bruit, des esquisses de mouvemnt, du mutisme,
vas-y allonge toi. &amp;quot;Marion...&amp;quot; &amp;quot;Tu m&apos;as tu&#xe9; ch&#xe9;ri&amp;quot;.
Pardon, c&apos;est l&apos;habitude de simuler, dissimuler, le texte,
l&apos;oreillette, l&apos;absence multiple. Chut, tais-toi, tu n&apos;existes pas.
&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Samedi - printemps/&#xe9;t&#xe9; 2008 : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis parti
doucement de la chambre, sans faire craquer le lit. Wendy &#xe9;tait
nue, sur son flanc, endormie. Les images de la t&#xe9;l&#xe9;vision
br&#xe9;sillaient, coloraient. Il y avait du bleu p&#xe2;le au plafond. Elle
n&apos;a rien vu, rien entendu des mouvements saccad&#xe9;s de ma fuite.
Quelques secondes avant, quand las, d&#xe9;j&#xe0;, quand las trop de fois,
je me r&#xe9;fugiais dans mes silences, elle avait mis ses doigts autour
de ma bite, que le sang circule, que le sang me jaillisse dessus.
Qu&apos;elle sache un peu comment &#xe7;a fait, de vivre, d&apos;avoir le sang
tout contenu, des r&#xe8;gles qui vous saignent dans le d&#xe9;sir. Ca a
march&#xe9; &#xe0; demi. Elle a des vertus que j&apos;appelle des vices, la
mignonne. &lt;br /&gt;00h30. Je prends les clefs de la chambre que je d&#xe9;pose
dans la salle de bain humide, je les d&#xe9;pose l&#xe0; pour que sous
l&apos;aur&#xe9;ole de pluie, de gel, il y sue des larmes. Qu&apos;au r&#xe9;veil elle
les trouve toutes tremp&#xe9;es, dessous de l&apos;eau qui coule, circule, de
l&apos;eau qui g&#xe9;mit un peu. Elle se r&#xe9;veillera et je ne serai plus l&#xe0;.
J&apos;ai ouvert sa sacoche, tr&#xe8;s pr&#xe9;cis&#xe9;ment, j&apos;ai pris 25€. Devant
son appareil photo et son ipod j&apos;ai h&#xe9;sit&#xe9; (comme elle h&#xe9;sit&#xe2;t
un jour) puis j&apos;ai eu peur, peur de son p&#xe8;re, peur de son noir. Je
me suis imagin&#xe9; son p&#xe8;re que j&apos;imagine avec une voix de tambour.
Certains po&#xe8;tes sont des lyres, des accord&#xe9;ons, des violons, lui
je l&apos;imagine acteur &#xe9;poumon&#xe9;, tambour. J&apos;ai pris un peu de son
argent, oubli&#xe9; Maggie Cassidy, laiss&#xe9; sa richesse technologique.
Qu&apos;elle vive de son bruit, sa pr&#xe9;tention, &#xe7;a ne me regarde plus on
ne se reverra pas. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ao&#xfb;t 2008 : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elodie, ma belle
Elodie est toujours l&#xe0;, malgr&#xe9; les cris, malgr&#xe9; mes rages. Elle
m&apos;attend, elle est venue &#xe0; Paris &amp;quot;un peu pour toi&amp;quot;. C&apos;est
fou. Je la croise avec Marion, je la file, je l&apos;organise, je la
fragmente en petites cellules qui s&apos;int&#xe8;grent &#xe0; l&apos;emploi du temps.
Jardin Du Luxembourg-Ophtalmo--Palais de Tokyo-Marion-P&#xe8;re
Lachaise-Maison d&apos;Elsa. C&apos;est fou, ces gens qui restent, qui
demeurent, comme si j&apos;avais en moi une lumi&#xe8;re invisible et
n&#xe9;cessaire. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mars 2009 &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec Marion, c&apos;est fini, je
me le dis depuis un moment, il faut juste faire rompre ce qui trop
plie, ce qui met du terne, du gris dans mes yeux. Elle m&apos;ennuie, je
dois organiser la fin, la structurer, mettre de l&apos;architecture, du
planifi&#xe9; sovi&#xe9;tique, de la charpente aride pour tout soutenir les
au-revoir. Son p&#xe8;re n&apos;est pas l&#xe0;. Nous avons les clefs, nous y
dormirons. J&apos;ai tout pens&#xe9;. Avec un bruit de rasoir, quand elle se
touche sous la douche, j&apos;ai vol&#xe9; son GPS. Sans scrupules, aucun,
jamais. Je l&apos;ai pris, rang&#xe9; dans mon sac &#xe0; dos vert-fond cuir. Je
le vendrai (note du pr&#xe9;sent : 219€). J&apos;ai d&#xe9;j&#xe0; r&#xe9;cup&#xe9;r&#xe9; mon
Rimbaud, je sais que c&apos;est fini, mais moi je ne quitte pas, pas
vraiment, j&apos;attends que les choses meurent, qu&apos;elle serpe le pied de
vigne, vendang&#xe9;s les vins de l&apos;abandon. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avril 2009 : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec
Wendy on s&apos;est revus, plusieurs fois, avant. Malgr&#xe9; ce d&#xe9;part la
nuit que j&apos;ai dguis&#xe9; de mes n&#xe9;vroses, que j&apos;ai travesti en alcool.
Fiole &#xe0; purin. J&apos;ai viol&#xe9; l&apos;h&#xf4;tellier. Je suis parti sans payer,
sans rien retirer d&apos;argent, certes. La derni&#xe8;re fois -avec Wendy
encore- je l&apos;avais escroqu&#xe9;e la pauvrette de 65€ d&apos;une nuit que
je ne payai jamais. Marion m&apos;a quitt&#xe9; avant, quand elle d&#xe9;couvrit
trop nettement les passions qui m&apos;unissaient avec Christine. Dont
elle ne devinait pas le quart. Tant mieux, elle est mieux seule,
surtout mieux apr&#xe8;s moi. Je l&apos;ai transform&#xe9;e, en mieux, elle doit
en &#xea;tre ravie. Wendy, je l&apos;ai vol&#xe9;e, ses jeux (revendus) ses
livres. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et&#xe9; 2009 : &lt;br /&gt;J&apos;ai un peu troqu&#xe9; sa bouche contre
du fric. C&apos;est sale le pognon, des dommages et int&#xe9;r&#xea;ts &#xe0; ses
douleurs morales. Voil&#xe0;. J&apos;ai clos deux ans, la m&#xe2;choire cousue.
Je ne l&apos;ai pas rappel&#xe9;e, &#xe7;a fr&#xe9;tillait sur mon &#xea;tre, mes os
ploy&#xe9;s de fruits las, de branches coulant, liquides et juteux. Je
n&apos;ai pas rappel&#xe9;. &lt;br /&gt;Pourquoi m&apos;aime-t-on ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n&apos;ai fait
que fuir, m&apos;en aller par les routes qui ne croisent rien. Je crois
que je n&apos;existe qu&apos;&#xe0; peine, sur les ventres, les seins, les yeux et
quand aujourd&apos;hui je n&apos;ai de d&#xe9;sir que cimeti&#xe8;re, je fais quoi ?
Je vis o&#xf9; ? Quel d&#xe9;sert ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Narcisse d&#xe9;figur&#xe9;. &lt;/font&gt;&lt;/font&gt;
&lt;/p&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;meta content=&quot;text/html; charset=utf-8&quot; http-equiv=&quot;CONTENT-TYPE&quot; /&gt;&lt;title&gt;&lt;/title&gt;&lt;meta content=&quot;OpenOffice.org 3.0 (Win32)&quot; name=&quot;GENERATOR&quot; /&gt;&lt;style type=&quot;text/css&quot;&gt;
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--&amp;gt;
&lt;/style&gt;
</description><pubDate>Sat, 24 Oct 2009 16:25:49 GMT</pubDate></item><item><title>P</title><dc:creator>boudi</dc:creator><link>http://proses.canalblog.com/archives/2009/10/02/15280456.html</link><comments>http://proses.canalblog.com/archives/2009/10/02/15280456.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://proses.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15280456/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://proses.canalblog.com/archives/2009/10/02/15280456.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; face=&quot;arial, helvetica, sans-serif&quot;&gt;Pas envie d&apos;&#xe9;crire. J&apos;ai tout un carnet de sensations, avec des chiffres, des dates, des femmes qui font ployer les lignes de leurs trop lourdes poitrines. Ouais. Pas envie d&apos;&#xe9;crire, je tiens ma vie dans un journal &#xe9;troit. Je fais plus trop dans le glauque. Demain je danse, un peu, le chacha, contre des miroirs immondes, dans un souterrain o&#xf9; l&apos;on vit bien. Alors je m&apos;abandonne moi, je me tais, beaucoup. Je peux dire quoi. Je peux dire &#xe7;a &lt;strong&gt;:&lt;br /&gt;Si tu doutes de l&apos;enfer viens faire un tour dans ma t&#xea;te&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&quot;UIIntentionalStory_Message&quot; data-ft=&quot;{&amp;quot;type&amp;quot;:&amp;quot;msg&amp;quot;}&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; face=&quot;arial, helvetica, sans-serif&quot;&gt;&lt;font class=&quot;UIStory_Message&quot;&gt;La beaut&#xe9; excuse la m&#xe9;diocrit&#xe9;. Le talent excuse la laideur.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; face=&quot;arial, helvetica, sans-serif&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&quot;UIIntentionalStory_Message&quot; data-ft=&quot;{&amp;quot;type&amp;quot;:&amp;quot;msg&amp;quot;}&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; face=&quot;arial, helvetica, sans-serif&quot;&gt;&lt;font class=&quot;UIStory_Message&quot;&gt;Pour s&apos;endormir certains hommes baisent, les moins chanceux et les mari&#xe9;s se masturbent. Moi j&apos;&#xe9;cris. Mais je n&apos;&#xe9;cris plus, alors je ne dors plus en cons&#xe9;quence.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; face=&quot;arial, helvetica, sans-serif&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&quot;UIIntentionalStory_Message&quot; data-ft=&quot;{&amp;quot;type&amp;quot;:&amp;quot;msg&amp;quot;}&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; face=&quot;arial, helvetica, sans-serif&quot;&gt;&lt;font class=&quot;UIStory_Message&quot;&gt;Je r&#xea;vais de mettre l&apos;humanit&#xe9; &#xe0; genoux pour qu&apos;elle -rampante, toujours- prenne un peu de hauteur.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; face=&quot;arial, helvetica, sans-serif&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Fri, 02 Oct 2009 00:54:00 GMT</pubDate></item><item><title>Le club des cinq</title><dc:creator>boudi</dc:creator><link>http://proses.canalblog.com/archives/2009/09/16/15086428.html</link><comments>http://proses.canalblog.com/archives/2009/09/16/15086428.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://proses.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15086428/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://proses.canalblog.com/archives/2009/09/16/15086428.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/53/88/354560/43992665.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;225&quot; border=&quot;0&quot; width=&quot;300&quot; alt=&quot;5980_115291857249_583417249_2239668_5320391_n&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/53/88/354560/43992665_p.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi ne pas se pendre quand on est vid&#xe9; de violence, de puissance,
de tout l&apos;Univers qui craque ses articulations entre chacune de vos
dents ? J&apos;en re&#xe7;ois dans mon th&#xe9;&#xe2;tre, moi, des petits acteurs qui
s&apos;&#xe9;poumonent sans souffle sur la sayn&#xe8;te de leurs os, oh les petits
rodomonts qui d&#xe9;clament des lignes, des pages, de l&apos;encre. &amp;quot;Je r&#xe9;cite&amp;quot;.
C&apos;est de la po&#xe9;sie primitive, c&apos;est Lascaux en vers, du Jean De La
Fontaine mis en glaires. Merci pour eux. Il y a une femme dans ma vie, qui
a une initiale reine, qui arrive comme &#xe7;a, qui a d&#xe9;pos&#xe9; sur ma bouche
ses habits, pour qu&apos;ils y fondent, pour que sa nudit&#xe9; me fasse le corps
et le gland incarnat -il faut le d&#xe9;contracter, je n&apos;oublie pas- elle a
deux empires qui se dressent &#xe0; la place des yeux, deux empires de
beaut&#xe9; conquise, de plaisirs obscurs, et d&apos;une l&#xe9;g&#xe8;ret&#xe9; qui me rend
balourd. Elle est si l&#xe9;g&#xe8;re, si fine, que j&apos;imagine que m&#xea;me mes
muscles ficelles peuvent la faire tournoyer, que sans le verbe, juste
avec mes forces, juste avec ma vigueur d&apos;enrag&#xe9; &#xe9;cumant, je peux la
faire s&apos;&#xe9;tourdir contre les &#xe9;toiles. Ouais, c&apos;est comme &#xe7;a, pile ici,
de la douceur sans mi&#xe8;vrerie, c&apos;est &#xe9;tonnant une ivresse sans liqueur
visqueuse, sans mesquineries ni ennui. J&apos;aime. Avec mon corps de Midas
aux mains de feu.&lt;br /&gt;
Chez les autres. Dans vous foules identiques, visages trop visibles
j&apos;ai des interrogations. Des petites questions entre grincheux qui
m&apos;incubent dans la t&#xea;te. C&apos;est un bacille solitaire. Une peste bleue.
Ah ! Imb&#xe9;ciles. Pourquoi vivez-vous ? Offrez donc &#xe0; vos corps une
sublime jouissance, femme, donnez &#xe0; v&#xf4;tre &#xea;tre p&#xe2;lissant de l&apos;extase &#xe0;
faire p&#xe2;lir le plus acharn&#xe9; des amants. Sautez du haut d&apos;un pont.
Puisque toute votre existence n&apos;est qu&apos;un pr&#xe9;texte &#xe0; l&apos;orgasme, une
volont&#xe9; toute nette de baisouiller dans des coins. Vous &#xea;tes une
souffrance triste, une douleur froiss&#xe9;e. Une insulte.&lt;br /&gt;
Tes clous, toi, m&#xe9;diocre, c&apos;est o&#xf9; que tu te les enfonces, dans quelle
chair ? Quand t&apos;es femme c&apos;est &#xe0; l&apos;entrejambe, de sentir du rigide
dangereux qui te saigne dans la peau. Oh, Oh, arrache toi donc des
sanglots de plaisir, g&#xe9;mis contre toi-m&#xea;me. &lt;br /&gt;
Tout est bas. C&apos;est Bourgeois. Pas de tragique dans vos vies ; du
burlesque. Je me dis, quand m&#xea;me ch&#xe9;ris et ch&#xe9;ries qu&apos;il vous faut du
violent, des trucs qui vous renversent le dedans, qui font s&apos;inverser
les ventricules, &#xe0; droite tu pompes, &#xe0; gauche tu envoies. C&apos;est une
m&#xe9;taphore de la sexualit&#xe9;, le coeur. Scind&#xe9; en deux &amp;quot;foudroy&#xe9;s &#xe0; la
naissance&amp;quot; murmure Platon.&amp;nbsp; Allez, pour la violoene, les macs font bien
&#xe7;a. Vous pourriez avoir facile, l&apos;excuse &#xe0; la d&#xe9;ch&#xe9;ance, le corps sur
le trottoir. Ca permet m&#xea;me un style de vie. Pas tr&#xe8;s bobo, mais on
peut rouler dans des berlines et se faire mettre dans une camionnette.
j&apos;ai d&#xe9;cid&#xe9; de d&#xe9;cevoir aujourd&apos;hui, de faire gicler de l&apos;exclamation,
de passer du verbe tendre, mou, au membre dur de l&apos;archer. Je fais du
violon et je joue des mots, haha.&lt;br /&gt;
C&apos;est qu&apos;il y a trop de fant&#xf4;mes dans ma nuit, trop qui exigent que je
sacrifie des lignes, que j&apos;aligne des pantins aux lignes, que je les
attache &#xe0; la marge une couronne d&apos;explosifs pour le cr&#xe2;ne. Et que &#xe7;a
saute ! Qu&apos;on fasse une farandole des chairs r&#xe9;pandues, des corps
agonisants, des imagines pitoyables que je sue. Mon &#xe9;criture est
sudation, je suis les &#xe9;l&#xe9;ments, le feu et puis le lacet de foudre qui
vient vous &#xe9;trangler au sommeil, la secte qui br&#xfb;le vos fr&#xe8;res et la
religion qui enterre vos parents. Droit dans mes bottes de S.S, c&apos;est
direct pour M.. Pardon pour l&apos;obsession, c&apos;est la fr&#xe9;n&#xe9;sie des yeux
bleus les volutes de votre brume. Vous avez vu ? Tu as vu foule, que
dans mon moi, il y a de l&apos;autre initiale, je dis Je, &#xe0; travers un
pr&#xe9;nom aux yeux clairs -pas p&#xe2;le, jamais p&#xe2;le ils sont trop faits de
vigueurs, de mers auxquelles j&apos;&#xe9;jacule le feu, h&#xe9;-. Narcisse d&#xe9;figur&#xe9;
(il faut que mes petites lectrices amatrices de bons mots puissent
aussi se toucher Monsieur Phillippe, Mademoiselle la Belle, et puis
pour Tristan aussi, et Frida qu&apos;est plus trop Margot, tous ceux qui
valent quelque chose en somme. Vous &#xea;tes quatre. Je peux pas &#xea;tre
b&#xe2;tard pour faire de la litt&#xe9;rature de jeunesse, mais chacal je peux
essayer, on fera un club de cinq) c&apos;est moi, moi qui me cherche dans
les cicatrices, dans toutes les cicatrices imb&#xe9;ciles qui couvrent
l&apos;Univers. Je suis l&apos;Univers. Vous savez Philippe (je fais dans le
demi-tutoiement par le pr&#xe9;nom) j&apos;ai besoin que vous rasiez mon style,
que votre lumi&#xe8;re (nous sommes amateurs du m&#xea;me vers d&apos;Hugo) p&#xe8;le ma
flamme. Voil&#xe0; c&apos;est dit. Je vous d&#xe9;die ceci -je paye mes lecteurs,
c&apos;est un mod&#xe8;le &#xe9;conomique &#xe0; &#xe9;tudier pour les majors productrices de
moindres- &amp;quot;&lt;/p&gt;&lt;meta http-equiv=&quot;CONTENT-TYPE&quot; content=&quot;text/html; charset=utf-8&quot; /&gt;&lt;title&gt;&lt;/title&gt;&lt;meta name=&quot;GENERATOR&quot; content=&quot;OpenOffice.org 3.0 (Win32)&quot; /&gt;&lt;style type=&quot;text/css&quot;&gt;
&amp;amp;amp;amp;lt;!--
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--&amp;amp;amp;amp;gt;&lt;/style&gt;&lt;p&gt;Ma
vie est un torrent merveilleux, j&apos;ai
mille bras, parce que je suis l&apos;Oc&#xe9;an et ses affluents&amp;quot;. Giflez moi,
mouchez moi. Je m&apos;en branle, vous voyez bien, je mets du foutre
partout. Pardon pour la d&#xe9;ception, pour le talent autodestructeur, pour
l&apos;espoir un peu idiot qui r&#xe2;le. Je vous estime, et pourtant il faut
oser d&#xe9;cevoir pour grandir. Arrosez moi. Vous ne crachez pas vous,
c&apos;est moi qui fait &#xe7;a, quand je ne bave plus, quand j&apos;ai acquis la
technique pour transmuter ma bave en crachat. Et ceci je vous le dois &#xe0;
vous et Genet. Genet a son nom au Panth&#xe9;on, il y pousse et s&apos;y &#xe9;l&#xe8;ve
sans cesse. Cent de ses soeurs d&#xe9;sorganis&#xe9;es, brouillonnes, sur
lesquelles on ne marche pas.&lt;br /&gt;
Je m&apos;en tape des petites m&#xe9;diocrit&#xe9;s qui encombrent le pr&#xe9;sent. Des
bouffons ordonn&#xe9;s qui s&apos;agitent et r&#xea;vent en uniforme d&apos;originalit&#xe9;.
Qu&apos;ils s&apos;enculent entre petits seigneurs de la veulerie ordinaire. Priez
pour la s&#xe8;ve du po&#xe8;te. Je cause aux contradictions, je parle au
mensonge derri&#xe8;re les yeux qui collent d&apos;ennui. On ne gu&#xe9;rit pas de la
m&#xe9;diocrit&#xe9;.Au mieux on oublie par rasades de vodka, par rail de C. &#xe0; la
colle ou au white spirit. D&#xe9;ch&#xe9;ance, tout est d&#xe9;ch&#xe9;ance. &lt;br /&gt;
Qui avale la couleur des yeux gris, livides de la foule ? De ce visage
unique, reproduit en s&#xe9;rie, elle est o&#xf9; la manufacture de l&apos;original,
du style et de l&apos;identit&#xe9;. J&apos;ai tout un convoi de dynamite &#xe0; lui
adresser tr&#xe8;s cordialement. Du feu &#xe0; vos cendres. Je suis de la race
des enrag&#xe9;s, alors petite fille je ne supporte pas, je ne supporterai plus
jamais&amp;nbsp; l&apos;eau croupie de quand tu mouilles -depuis que j&apos;ai la Mer. Il
n&apos;y a que dans les yeux, dans les mains qui d&#xe9;shabillent ma pudeur, qui
enroulent la tendresse maternelle autour de mon exc&#xe8;s, que j&apos;&#xe9;coute, il
n&apos;y a que l&#xe0;, quand ma flamme d&#xe9;roul&#xe9;e, un peu hirsute, ne trouve rien
&#xe0; br&#xfb;ler que douceur que je retombe. Un p&#xe2;m&#xe9; en terre br&#xfb;l&#xe9;e.&lt;br /&gt;
Y a que toi dans mon noir, toutes les lumi&#xe8;res -pas les blafardes, pas
les lampes torches que sont les croyances des groins- ont ta peau. Je
les l&#xe8;che, toutes. C&apos;est un acompte sur le plaisir. &lt;br /&gt;
Toi foule, toi individu, est ce que tu veux demain que je t&apos;&#xe9;trangle
avec ma cha&#xee;ne de v&#xe9;lo ? Que je t&apos;enfonce ma plume tremp&#xe9;e dans mon
sang au profond de l&apos;art&#xe8;re. Te contaminer du m&#xea;me d&#xe9;lire que moi. &lt;br /&gt;
J&apos;en ai entendu cents infatu&#xe9;s, des maitres suffisants me clamer &amp;quot;je
m&apos;&#xe9;panouis dans le chaos&amp;quot; et ils n&apos;en savent rien du chaos. Le chaos
c&apos;est une galaxie qui vous fond sous la langue comme une goutte de cyanure, le chaos, c&apos;est de vomir son acide sur la feuille et d&apos;en voir
sortir une eau-forte. Le chaos c&apos;est une lutte, une perp&#xe9;tuelle, ce
sont des fl&#xe9;trissures qu&apos;on ne compte pas et qui vous fleurissent aux
entrailles, &#xe7;a vous transforme en champ de mines, en tic-tac affam&#xe9; de
secondes, le chaos &#xe7;a vous fait de la course et pas trop de virgules
-ni ponctuation- dans les mots.C&apos;est du Proust sans Proust, le chaos.
Eux, les tr&#xe8;s fiers, les compl&#xe9;tement satisfaits s&apos;amusent sur des
d&#xe9;combres qu&apos;ils appellent chaos. Compl&#xe9;ments au n&#xe9;ant, mari&#xe9;s au vide, quel joli couple. Mignon entre voir dans mon nombril
voir si le noir a germ&#xe9;. Dans ma t&#xea;te c&apos;est la guerre, en attendant
l&apos;armistice je participe. J&apos;enr&#xf4;le. Je meurs. Je bombarde. Salut Dresde, salut Verdun,
c&apos;est combien de trous, de bombardiers, d&apos;obus, d&apos;acier d&#xe9;chain&#xe9;
encore. Je m&apos;ennuie. Dans l&apos;exc&#xe8;s m&#xea;me il y a de la monotonie.&amp;nbsp; Je vous proposerai bien une cicatrice mais sur vos corps vierges o&#xf9; vous
dessinez des traces au stylo, des petites blessures, des imperceptibles mouvements
de douleurs. Vous sauriez o&#xf9; accrocher une si belle balafre ?&amp;nbsp; Mauve en plus ! En mon
royaume c&apos;est une d&#xe9;coration militaire, c&apos;est ma croix de feu, j&apos;ai
toujours &#xe9;t&#xe9; un peu fasciste. Et une cerne, une cerne vous en voulez ? J&apos;en ai accumul&#xe9; dans mes nuits terribles, dans ma lutte avec elle, la nuit, et son corps osseux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Encore toujours, quelques bouffons, une
Cour, je ne parle pas de moi, je parle de toi foule, foule avec tes
yeux indiff&#xe9;rents. Grise, tu es le ciel de Paris. T&apos;as des rides plein
l&apos;intelligence. T&apos;as toujours &#xe9;t&#xe9; vieille, tu es n&#xe9;e vieille.
Fritzgerald n&apos;a rien invent&#xe9;, il a recopi&#xe9; la foule qui ne rajeunit
pas. Fontaine des fl&#xe9;trissures, et avale ses tanins, et avale ta
piquette et dis moi que c&apos;est du cheval-blanc. petits vins pour petits
humains.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Vous savez, moi quand je passe devant un miroir, je vomis, c&apos;est pour
l&apos;hygi&#xe8;ne, devant ma gueule. Et eux je sais tr&#xe8;s bien le rituel, quand ils n&apos;arrivent pas
&#xe0; sauter par dessus le reflet couvert de sale, et bien, eux ils
p&#xe2;lissent. Ils rougiraient bien, mais ils n&apos;ont pas de couleur. Ce sont des individus d&#xe9;lav&#xe9;s qui ne
savent que dispara&#xee;tre un peu plus, un peu mieux. Ca ils ont appris &#xe0;
se dissoudre -ils sont dipl&#xf4;m&#xe9;s-, &#xe0; se cacher -non derri&#xe8;re les mots, les leurs sont
fam&#xe9;liques, efflanqu&#xe9;s, c&apos;est la Somalie dans le lexique- sous
l&apos;apparence. A force de leur vomir dessus on finira bien par les faire
transparents. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ma peau ne cherche plus les coups, mais ta bouche, et je
m&apos;en veux de la glisser l&#xe0;, de la faire reine de ce tas de cendres, de
ces cadavres desquels je prends les dents en or pour lui forger un
bijou, un tr&#xe9;sor. Pardon &#xe0; tes charmes, d&apos;avoir besoin de concentrer la b&#xea;tise en
cent lignes, de faire tourner la folie et toutes ses balles, toutes les
munitions des sens pour t&apos;appr&#xea;ter. Ce soir on sort boire un peu
d&apos;infini, sortons nus.. Ca nous coule des bouches. Elle a pas encore dit oui la
belle, et j&apos;ai les doigts gourds mais sournois. Je suis traitre et elle
pr&#xe9;f&#xe9;rera mes mains caressant ses vices qu&apos;&#xe9;tranglant ses vertus. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Aux imb&#xe9;ciles, d&#xe9;sol&#xe9; pour la guillotine, les t&#xea;tes &#xe0; claque je les d&#xe9;capite.&lt;/p&gt;
</description><pubDate>Wed, 16 Sep 2009 01:40:00 GMT</pubDate></item><item><title>Immoralit&#xe9;.</title><dc:creator>boudi</dc:creator><link>http://proses.canalblog.com/archives/2009/09/10/15016169.html</link><comments>http://proses.canalblog.com/archives/2009/09/10/15016169.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://proses.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15016169/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://proses.canalblog.com/archives/2009/09/10/15016169.html</guid><description>&lt;h3 data-ft=&quot;{&amp;quot;type&amp;quot;:&amp;quot;msg&amp;quot;}&quot; class=&quot;UIIntentionalStory_Message&quot;&gt;&lt;span class=&quot;UIStory_Message&quot;&gt;&amp;quot;Je suis un gosse tr&#xe8;s morveux, tr&#xe8;s d&#xe9;linquant. Pas au niveau d&apos;un Gen&#xea;t mais je me d&#xe9;brouille dans l&apos;immoralit&#xe9;&amp;quot;&lt;/span&gt;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Moi.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Thu, 10 Sep 2009 01:21:30 GMT</pubDate></item><item><title>Du latex &#xe0; mon vice.</title><dc:creator>boudi</dc:creator><link>http://proses.canalblog.com/archives/2009/09/08/14994227.html</link><comments>http://proses.canalblog.com/archives/2009/09/08/14994227.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://proses.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/14994227/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://proses.canalblog.com/archives/2009/09/08/14994227.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://storage.canalblog.com/19/91/354560/43692801.jpg&quot;&gt;&lt;img height=&quot;225&quot; width=&quot;300&quot; border=&quot;0&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/19/91/354560/43692801_p.jpg&quot; alt=&quot;6369_113663113000_736228000_2106166_2145688_n&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;meta http-equiv=&quot;CONTENT-TYPE&quot; content=&quot;text/html; charset=utf-8&quot; /&gt;&lt;title&gt;&lt;/title&gt;&lt;meta name=&quot;GENERATOR&quot; content=&quot;OpenOffice.org 3.0 (Win32)&quot; /&gt;&lt;style type=&quot;text/css&quot;&gt;
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--&amp;amp;gt;
&lt;/style&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Personne n&apos;imagine ce que c&apos;est que de
vomir de douleur &#xe0; chaque virgule, &#xe0; chaque exclamation. Oh, oui
certainement il faudrait que je me recalotte l&apos;&#xe9;criture avant que
d&apos;&#xea;tre syphilitique, d&apos;avoir le cerveau n&#xe9;cros&#xe9;, et le talent, les
petits bouts de talent flottants, errants qui me tra&#xee;nent sous la
langue carbonis&#xe9;e. C&apos;est un conseil joyeux qu&apos;il me donna, merci BT,
je vous aime mais je suis circoncis. Et puis, il y a Guillaume qui
veut que je cesse d&apos;escroquer les petits gar&#xe7;ons, vas-y moralise moi
avec tes yeux de consanguin et ton nez qui peut sniffer jusqu&apos;au bout
de la table. Guillaume enfile du latex &#xe0; mon vice que tout me gicle
dessus, dor&#xe9;navant, que toute mon habilet&#xe9; de monte-en-l&apos;air,
d&apos;aigrefin, de nez creux ne fasse que m&apos;&#xe9;pouiller moi-m&#xea;me, me
vider des b&#xea;tes, des minuscules bestioles qui s&apos;accrochent &#xe0; ma
queue, qui se balancent selon son mouvement. Vous voudriez que je
d&#xe9;bande ? Fatigu&#xe9;s que vous &#xea;tes d&apos;avoir ce sexe droit, dress&#xe9;,
marmor&#xe9;en &#xe0; sans cesse branler, &#xe0; agiter, ouf, je vous &#xe9;puise en
mouvements incons&#xe9;quents, en lectures. Ma langue est asexu&#xe9;e, ma
langue n&apos;a pas de couleur, pas de bas-ventre, tout ceci c&apos;est de
l&apos;all&#xe9;gorie, et d&apos;une femme j&apos;en crache une autre au m&#xea;me visage, &#xe0;
la m&#xea;me bouche. Vous ne savez pas, vous ne savez pas combien j&apos;ai
mal de cracher du sang &#xe0; chaque ligne, du noir, du visqueux, du qui
racle la gorge, j&apos;ai mis de mon ADN plein les pages. Guillaume me dit
que l&apos;ADN a une m&#xe9;moire g&#xe9;n&#xe9;tique &amp;quot;tout est substance&amp;quot;
et Lara, la petite Lara sociologue junior n&apos;est pas d&apos;accord. Quand
je les vois discuter j&apos;applaudis, lui avec Calais et l&apos;intelligence,
elle avec l&apos;instinct et les maladies endormies. Elle &#xe9;tait folle, je
lui ai tout pris sa folie &#xe0; Lara, j&apos;ai tout aspir&#xe9; en devenant son
ami -j&apos;ai quelques amis-.&lt;br /&gt;J&apos;ai des lecteurs, ouais, qui savourent,
oh quelle d&#xe9;lectation petite bourgeoise qu&apos;un gosse du ruisseau
comme moi vomisse dans le caniveau. Je viens mettre du rire &#xe0; leur
aube. J&apos;habite un vertige, vous savez &#xe7;a ? Et j&apos;y cherche une muse,
dans ce studio, dans cet habitat sans barreaux. Je flotte &#xe0; la
fronti&#xe8;re de la lumi&#xe8;re, juste debout sur la fronti&#xe8;re, sans
identit&#xe9;, entre deux pays : le jour et la nuit, qui ne veulent pas
de moi. J&apos;ai beau enfiler des haillons de couleurs, mettre du fard &#xe0;
mon ventre, du l&#xe9;gislatif &#xe0; mon discours ! Refoul&#xe9; &#xe0; la douane de
la vie, juste en bordure, c&apos;est mon Ceuta, mon Melila &#xe0; moi la
vie.&lt;br /&gt;Vous savez, vous tous, je vous connais par coeur, je vous
connais, je sais votre existence.&amp;nbsp; Moi. Vous &#xea;tes tous des m&#xe9;diocres
suffoqu&#xe9;s. Il y a des lois bruyantes et d&apos;autres silencieuses,
sournoises. Des prisons pour d&#xe9;linquants et des murs invisibles.
Vous &#xea;tes l&apos;architecture du p&#xe9;nitencier, c&apos;est votre morale, vos
r&#xe9;primandes -et je suis un juriste affirm&#xe9;- qui forment le b&#xe9;ton
des prisons.&amp;nbsp; J&apos;ai le corps cellule, viens donc t&apos;y enfermer
mignonne, viens donc y mettre tes vertus dans mon coffre aux mis&#xe8;res.
Tu sais, tout fond dans ma lave, dans ma nuit, dans ma nuit toujours,
viens y dissoudre les com&#xe8;tes de tes yeux.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Viens, faire un tour avec moi, visiter
Paris la ville &#xe0; genoux, on entendra peut-&#xea;tre les m&#xe9;caniques du
Panzer sur les champs. Quelle extase, de sentir du belliqueux au fond
du langage, du borborygme rythm&#xe9; par un tambour. J&apos;aime l&apos;Allemand,
c&apos;est la langue des violents, des vrais assassins. Je pense que l&apos;on
devrait, avant de tuer, lire une phrase du Faust de Goethe. N&apos;importe
laquelle. C&apos;est &#xe7;a l&apos;aristocratie du crime, le faire en po&#xe8;me.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Mais viens dire que je n&apos;ai que des
conneries, des larmes, &#xe0; &#xe9;crire, viens donc faire rouler tes mots
contre mon feu, faire tourner ton barillet contre mon fusil &#xe0; deux
coups. Que je te pi&#xe9;tine un peu, je n&apos;ai pas cette superbe qui
permet de m&#xe9;priser sans &#xe9;craser. J&apos;ai eu le choix : ha&#xef;r ou
pleurer. J&apos;ai choisi. Faites attention &#xe0; vous, &#xe0; votre dos, veillez
votre ombre que la mienne ne s&apos;y soit pas gliss&#xe9;e avec son envie
toujours fr&#xe9;n&#xe9;tique de tirer. Je lui ai sculpt&#xe9;e un visage dans
l&apos;&#xe9;b&#xe8;ne de la haine, dans le bois de la col&#xe8;re. Tous ces tambours,
toutes ces arm&#xe9;es, toutes ces campagnes que je m&#xe8;ne dans mon cr&#xe2;ne,
tous ces boulets qui d&#xe9;chirent la terre, qui creusent, qui ass&#xe8;chent
vous surgiront par traitrise. Je suis sournois, toujours tra&#xee;tre et
vicieux.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Bien s&#xfb;r que je vous viole quand
j&apos;&#xe9;cris. &lt;br /&gt;Je marche au milieu de la route.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Celle qui vous effraie.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Je marche nu.&lt;/p&gt;
</description><pubDate>Tue, 08 Sep 2009 00:59:00 GMT</pubDate></item><item><title>Pulsions</title><dc:creator>boudi</dc:creator><link>http://proses.canalblog.com/archives/2009/09/08/14994070.html</link><comments>http://proses.canalblog.com/archives/2009/09/08/14994070.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://proses.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/14994070/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://proses.canalblog.com/archives/2009/09/08/14994070.html</guid><description>&lt;p&gt;Viens me chatouiller les pulsions que je t&apos;ab&#xee;me. &lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 07 Sep 2009 23:52:56 GMT</pubDate></item><item><title>Roman&#xe7;ons.</title><dc:creator>boudi</dc:creator><link>http://proses.canalblog.com/archives/2009/09/03/14940077.html</link><comments>http://proses.canalblog.com/archives/2009/09/03/14940077.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://proses.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/14940077/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://proses.canalblog.com/archives/2009/09/03/14940077.html</guid><description>&lt;p&gt;Chaque fois que j&apos;entrepris de conqu&#xe9;rir le corps d&apos;une femme je lui
sugg&#xe9;rai que son coeur rec&#xe9;lait d&apos;insoup&#xe7;onn&#xe9;s tr&#xe9;sors, de sortil&#xe8;ges
que seuls mes yeux hyperlucides pouvaient leur r&#xe9;v&#xe9;ler. Je plongeais
la main contre son sein pour en retirer de fabuleuses images, des &#xe0; la
faire danser contre sa propre imagination, &#xe0; faire corps avec son
propre corps ! Elles n&apos;en pouvaient plus, les pauvres, de ce visage
neuf qu&apos;elles crurent voir dans mes doigts agiles qui bient&#xf4;t,
descendant plus bas, leur montreraient d&apos;autres extases.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Chaque fois, j&apos;agissais avec sournoiserie, probablement bus-je
enfant &#xe0; la m&#xea;me coupe -empoisonn&#xe9; par le christianisme- qu&apos;Eros. Me
voil&#xe0; aujourd&apos;hui rendu vicieux, avec les membres durs comme le coeur.
Mon verbe qui se cognait &#xe0; leurs l&#xe8;vres n&apos;avaient qu&apos;un dessein, les
violer, leur jouir &#xe0; la bouche et pour se faire je sapais leur
identit&#xe9;, la confiance qui tremblait d&#xe9;j&#xe0; dans leurs yeux. Les lettres
de fi&#xe8;vre que je leur envoyai ne se destinaient qu&apos;&#xe0; les engourdir par
la po&#xe9;sie &#xe0; la mani&#xe8;re des meurtriers antiques qui plut&#xf4;t qu&apos;assassiner
par de violents poisons l&apos;Empereur &#xe0; d&#xe9;choir, lui su&#xe7;aient toute
&#xe9;nergie par de l&#xe9;g&#xe8;res aspirations pile contre les facult&#xe9;s -les
courtisanes excellaient en la mati&#xe8;re. Si bien, que l&apos;Empereur ainsi
affaibli, d&#xe9;bilis&#xe9;, incapable de tenir en main son sceptre
m&#xe9;taphorique, tremblant en &#xe9;voquant cet Empire qui s&apos;&#xe9;tendait de
fronti&#xe8;res toujours renouvel&#xe9;es, finissait par &#xea;tre chass&#xe9; du tr&#xf4;ne et
du Panth&#xe9;on.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Mes femmes, ces femmes, toutes qui pareilles &#xe0; Narcisse
cherch&#xe8;rent &#xe0; se mirer -et donc &#xe0; s&apos;aimer- dans le reflet de mes pages
finirent frapp&#xe9;es d&apos;un aussi triste sort. La mar&#xe9;e du verbe est plus
surprenante que l&apos;on peut supposer, et il s&apos;y d&#xe9;chaine parfois la
fureur d&apos;un torrent qui engloutit tout, toutes les forces, tous les
espoirs qu&apos;elles r&#xe9;unirent en vous, cette peau neuve qu&apos;elles
admir&#xe8;rent, que j&apos;avais aim&#xe9; chez d&apos;autres. Elles ne nomm&#xe8;rent que les
fleurs qu&apos;elles perdirent.
&lt;br /&gt; C&apos;est ainsi que je guidai mon existence, de corps en corps, comme
des barques stygiennes, avec des mani&#xe8;res d&apos;escrocs &#xe0; faire passer les
&#xe9;crivains am&#xe9;ricains pour sinc&#xe8;res, &#xe0; faire passer leur style immonde
et v&#xe9;n&#xe9;neux pour l&apos;expression de la plus pure &#xe9;motion.
&lt;br /&gt; Voil&#xe0;, ma vie, elle d&#xe9;buta contre le sein d&apos;une femme, ma m&#xe8;re,
pour toujours errer contre la p&#xe2;leur d&apos;une autre. Mon corps glac&#xe9;, de
ce sang-froid qui me prive d&apos;&#xe9;nervement et n&apos;offre &#xe0; mes ennemies que
des col&#xe8;res sobres et m&#xe9;thodiques comme le canon d&apos;un pistolet, pour se
r&#xe9;chauffer devait chercher la chaleur de ces corps. J&apos;allumai des
brasiers, deux flammes rougissantes aux pupilles, juste pour que la
nuit soit moins effrayante, que j&apos;y trouve le r&#xe9;confort d&apos;un foyer,
d&apos;un foyer qui changeait de formes de jour en jour, qui changeait selon
l&apos;app&#xe9;tit de mon ventre. Chacun se fie &#xe0; la boussole qu&apos;il peut, la
mienne &#xe9;tait taill&#xe9;e dans l&apos;excitation et la pulsion, elle me guidait
de femmes en femmes, de corps en corps de d&#xe9;cadence, toujours la
d&#xe9;cadence, en orgie. Je l&apos;appelais ma bite.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je go&#xfb;tai tant de charmes, tant de d&#xe9;lices r&#xe9;p&#xe9;t&#xe9;es, identiques
que ma bouche pleine du sel et de l&apos;Oc&#xe9;an des femmes finissaient par
vomir, par vomir de son propre d&#xe9;sir. Ma bouche gonflait, rassasi&#xe9;e,
pr&#xea;te &#xe0; rompre de s&#xe9;duire de si inf&#xe2;me mani&#xe8;re.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Chacune se crut unique, et j&apos;enfilais avec le m&#xea;me &#xe9;tonnement
-feint- le m&#xea;me masque sur dix milles visages. Les hi&#xe9;rophantes de
l&apos;&#xe9;tique m&#xe9;dicale, eux qui babillaient sur les travers du clonage, ne
surent rien de mes sauvages manipulations. J&apos;offrais un corps
impalpable &#xe0; des femmes qui r&#xe9;clamaient d&apos;exister ! Elles devenaient
l&apos;Univers toute une nuit et ma bouche, ma bouche chantait la formation
des plan&#xe8;tes, les explosions stellaires, elles sentaient la gravit&#xe9;
leur remonter du bas-ventre, et leurs seins se gonfler d&apos;envie, elles y
voyaient des galaxies jusque dans leur nombril tandis que de cette
cosmogonie s&apos;&#xe9;chappait des r&#xe2;les, mes r&#xe2;les, les r&#xe2;les de mon extase,
de mon sexe que j&apos;enfouissais partout, qu&apos;elle su&#xe7;ait pour en retirer
des mots, encore des mots, pour se voir belle, d&apos;une beaut&#xe9; puissante,
d&apos;une beaut&#xe9; qui leur faisaient tomber amoureuses d&apos;elles m&#xea;mes. Elles
ne couch&#xe8;rent jamais avec moi ; seulement avec mon verbe -et ce corps
que je leur pr&#xea;tais. Le verbe eut droit &#xe0; toutes les faveurs, &#xe0; leurs
vertus salies, vendues pour entendre un mot, un phon&#xe8;me sauter de ses
h&#xe9;sitations. &#xab; Une virgule piti&#xe9; &#xbb; que je les entendais supplier
pendant qu&apos;&#xe0; genoux je les immaculais.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Ces femmes ignoraient le calice qui me contamin&#xe2;t, elles
ignoraient ma solitude et les dents de loup qui garnissaient la bouche
du po&#xe8;te. Toujours pr&#xea;tes &#xe0; marquer, &#xe0; enfoncer chaque millim&#xe8;tre de
leur envie dans les chairs f&#xe9;minines, &#xe0; les soumettre. La po&#xe9;sie est
bondage. Je les assassinais &#xe0; chaque minute qu&apos;elles passaient
r&#xe9;fugi&#xe9;es contre mon torse adolescent, d&#xe9;sesp&#xe9;r&#xe9;ment adolescent. Je
tatouais mes souhaits enrag&#xe9;s sur leurs seins. Je les rangeais :
class&#xe9;es, comme un &#xe9;leveur organise avec fiert&#xe9; son cheptel. J&apos;&#xe9;tais
fier, moi, avec mon visage unique, imaprable, inchangeable, de mettre
des belles &#xe0; quatre pattes, de les faire sentir le parfum de mon vice,
de ce vice qui hante toutes mes nuits sans elles.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Je voulais &#xe9;chapper &#xe0; tout &#xe7;a, &#xe0; ces nuits qui m&apos;arrachaient des
sanglots silencieux encombr&#xe9;s d&apos;un corps inutile -et je ne parle pas du
mien. Je parle de celles-l&#xe0;, des rages que je partageais avec elles
sans qu&apos;elles surent grimper aussi haut que moi dans la haine. Elles
n&apos;avaient que des d&#xe9;fauts, c&apos;est &#xe0; dire un vice sans ambition, un tout
minuscule vice &#xe0; la voix d&apos;adolescent en mue ! Je voulais &#xe9;chapper,
moi, &#xe0; ce trou noir qu&apos;ont les femmes, aux mensonges. Mais la solitude,
la solitude, celle qui ferme votre porte &#xe0; cl&#xe9; la nuit, celle qui vous
colle du silence artiste dans les yeux pour vous emp&#xea;cher de les clore,
qui vous permet de suffoquer plut&#xf4;t que de respirer, celle l&#xe0; est
terrifiante. Elle est hant&#xe9;e de fant&#xf4;mes, de d&#xe9;mons ge&#xf4;liers. C&apos;est
d&apos;un enfer v&#xe9;ritable dont je vous parle. Elles n&apos;y crurent pas, elles,
quand mes yeux perdus, ivres, tournoyant, jurant que j&apos;avais vu le
Styx, que j&apos;avais vu des monstres cousus de blasph&#xe8;mes. Alors je devais
d&#xe9;rouler ma langue, les inviter dans ma t&#xea;te. Et quand je le fis,
chaque fois que je le fis, celles qui n&apos;&#xe9;taient alors que des victimes
innocentes devinrent folles compulsives prises de soubresauts, elles
hoquetaient de douleur &#xe0; chaque seconde, elles crachaient, &#xe9;ructaient
contre ces images que nous partagions d&#xe9;sormais. Je n&apos;offrais pas
d&apos;alliance &#xe0; mes femmes seulement mes cauchemars. Pour les subir il
fallait &#xea;tre vide d&apos;&#xe2;me. C&apos;est contre elle que leur app&#xe9;tit se jetait
le premier, farouche, ardent, il dansait avec ses fourches, avec ses
t&#xea;tes cent fois r&#xe9;invent&#xe9;es, avec la peur carnassi&#xe8;re contre l&apos;&#xe2;me
accul&#xe9;e, contre l&apos;&#xe2;me effray&#xe9;e qui avait clos ses yeux d&#xe9;j&#xe0;, qui se
savaient bient&#xf4;t g&#xe9;sir &#xe0; l&apos;int&#xe9;rieur du corps ennemi.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Je peux l&apos;&#xe9;crire. J&apos;ai tu&#xe9; pour de vrai, juste avec des mots et
mon sexe. J&apos;ai tu&#xe9; pour de vrai, juste pour &#xe9;jaculer dans la gorge
d&apos;une blonde.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; La solitude, celle que je fuis dans leurs yeux d&apos;automates -mes
automates- m&apos;effraie. C&apos;est une hydre changeante, qu&apos;on ne peut risquer
de d&#xe9;capiter sous peine d&apos;&#xea;tre assailli de milles peurs nouvelles,
puissantes d&apos;autres facult&#xe9;s, de l&#xe9;gendes que vous ne saviez nommer et
qui vous tue malgr&#xe9; tout.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La solitude, la nuit, me laisse les traces de nos combats sur les
doigts. Mes mains sont pleines de cicatrices, de celles que je lui
inflige avant des les arracher. Je n&apos;ai jamais perdu contre la nuit, je
me garde d&apos;elle m&#xe9;fiant, avec des corps &#xe9;trangers, des corps inconnus
qui irradient la pi&#xe8;ce de leur p&#xe2;le luminescence. Je me prot&#xe8;ge, ainsi,
avec de la chair nue. Je ne baise que des blanches aux yeux clairs,
pour qu&apos;elles chassent toutes les ombres qui m&apos;envahissent. Ce sont mes
briquets, mes lucioles qui virevoltent interminables contre mon ciel,
le ciel tr&#xe8;s bas, vo&#xfb;t&#xe9; de ma chambre.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je n&apos;ai jamais pu dormir la nuit. Quand la paupi&#xe8;re tremblait, je
sentais les pas de la nuit mena&#xe7;ante, je la sentais avec son odeur
d&apos;agression, je respirais le sang de ses victimes d&#xe9;j&#xe0;. Alors je sais,
je sais tout d&apos;elles, l&apos;heure de son lever et celle o&#xf9; le jour lui
succ&#xe8;de &#xe9;puis&#xe9;e de n&apos;avoir su m&apos;emporter.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Thu, 03 Sep 2009 03:57:00 GMT</pubDate></item><item><title>Cam&#xe9; &#xe0; l&apos;esquinte.</title><dc:creator>boudi</dc:creator><link>http://proses.canalblog.com/archives/2009/08/24/14828510.html</link><comments>http://proses.canalblog.com/archives/2009/08/24/14828510.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://proses.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/14828510/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://proses.canalblog.com/archives/2009/08/24/14828510.html</guid><description>&lt;p&gt;Ca ne peut pas marcher ind&#xe9;finiment de se camer &#xe0; l&apos;esquinte, il faut des drogues plus souples, plus femmes qui viennent mettre de la po&#xe9;sie dans la gorge. Je sniffe, je cherche &#xe0; m&apos;injecter directement dans la plume quelque saloperie po&#xe9;tesse, des muses en poudre &#xe0; avaler comme une posologie. Soigner la m&#xe9;diocrit&#xe9; qu&apos;on appellerait ce traitement fait de petite mort. Il m&apos;en faudrait moi, des semi-remorque pour tout &#xe9;vacuer, tout cracher aux latrines ce talent nonchalant. Je suis un musicien sans instrument, je joue des mots, je les fais divaguer, ils sont l&#xe0; puissants, rageurs, s&apos;&#xe9;levant en fracas. Mes mots marquent chaque porte contre laquelle ils se griffent. Mes mots copulent de substantifs en adjectifs, ils muent, &#xe9;mergent, de l&apos;un en sort un autre, c&apos;est une rime interne, une meute hurlante, c&apos;est une musique personnelle, tout est enfoui, tout est intestinal quand j&apos;&#xe9;cris, quand je parle. Ma po&#xe9;sie n&apos;est qu&apos;un gargouillis. Mes yeux sont la braise &#xe9;teinte, noirs, noirs comme la foudre que je vois se renverser dans ma bouche, noirs, noirs, comme la r&#xe9;p&#xe9;tition qui grince avec ses cheveux fous attach&#xe9;s, s&#xe9;par&#xe9;s de chaque c&#xf4;t&#xe9; du mot. Une raie de milieu. Je crois, qu&apos;ici, syst&#xe9;matiquement, je vous mets &#xe0; la vue des palindromes translucides et vous &#xea;tes surpris d&apos;entendre les mots bruts ainsi chanter, ainsi danser. Le pr&#xe9;lude de Tristan, encore lui, qui fait donner ses gammes, qui ordonne aux Walkyries, les Walkyries puissantes et enrag&#xe9;es, de mettre le feu au th&#xe9;&#xe2;tre, de mettre le feu aux rideaux. Ils ne tomberont plus ! la pi&#xe8;ce doit &#xe0; jamais &#xea;tre jou&#xe9;e, acteurs essoufflez-vous de d&#xe9;clamaisons -et &#xe7;a m&apos;appartient-, actrices mourez viol&#xe9;es du verbe de vos amants. Et &#xe7;a je le pique dans des veines d&apos;ombre d&#xe9;guis&#xe9;es de lumi&#xe8;re. Je vole, je suis un escroc po&#xe8;te comme Lacordaire en &#xe9;tait un meurtrier. J&apos;ai jamais eu le cran, moi d&apos;enfoncer mon verbe dans l&apos;omoplate de sentir le sang gicler comme l&apos;encre du po&#xe8;te. Je jouis, je me cherche une muse, moi, d&#xe9;sesp&#xe9;r&#xe9;ment je la traque dans les rues. Ne l&apos;oublions pas c&apos;est l&#xe0; le sex-toy du po&#xe8;te. Et pour construire il doit d&apos;abord jouir, r&#xe9;pandre homog&#xe8;ne sa semence sur des carreaux imaginaires, la planter sous la peau des femmes au sourire de verre. J&apos;en ai connu et je m&apos;en fous, je m&apos;en fous et c&apos;est tragique de n&apos;avoir de cœur que fossilis&#xe9;, pourri, compl&#xe9;tement vendu &#xe0; la seule litt&#xe9;rature. Je n&apos;ai pas d&apos;amante, que des objets, des jolis objets aux yeux p&#xe2;les. Pas clairs, jamais, p&#xe2;les et ab&#xee;m&#xe9;s c&apos;est ainsi qu&apos;elles sont mes muses, ab&#xee;m&#xe9;es, froiss&#xe9;es, et je tente, moi de leur faire dispara&#xee;tre les plaies originelles, je tente moi de les gu&#xe9;rir de mes mots thaumaturges pour ouvrir au coeur un nouveau cimeti&#xe8;re o&#xf9; mon verbe gerfaut plongera ses serres, o&#xf9; mon verbe vautour pillera leurs tr&#xe9;sors ignor&#xe9;s. Les femmes me suffoquent des fum&#xe9;es brumeuses qui s&apos;&#xe9;chappent de leurs corps. Je suis malade, je suis cam&#xe9;, je VOIS le parfum, je ne le sens pas, &#xe7;a n&apos;a pas d&apos;odeur mais une couleur, grise, velout&#xe9;e, qui danse et s&apos;enflamme. Je vois le parfum qui s&apos;arrache des boucles et des croches il a la couleur des matins calmes, je le sens goutter, tomber, s&apos;effondrer et se relever comme une pluie qui passe &#xe0; l&apos;envers. Je vois le parfum que les femmes crachent &#xe0; chaque respiration et je m&apos;&#xe9;touffe.
Je suis amoureux de tous les jolis corps, je suis amoureux de toutes les lignes que je vois dans leurs yeux p&#xe2;les. C&apos;est ainsi que je sens, c&apos;est ainsi que je vis, je vois sur vos ventres plats des lignes, des milliers, des centaines de milliers de lignes qui me font bander loin. Et je me touche, je me touche pour &#xe9;crire, je sens vos odeurs qui m&apos;envahissent, je vous sens vivre en moi, mes enfants, mes victimes, mes disparues d&#xe9;j&#xe0;. A peine aim&#xe9;es d&#xe9;j&#xe0; oubli&#xe9;es. Je suis ainsi tragique qu&apos;apr&#xe8;s vous avoir &#xe9;crit je vous tue, sans sursaut, sans remords. Comme un avortement. Clinique. J&apos;essuie de mon visage l&apos;encre qui gicle de vous et je me rends dans la vie indiff&#xe9;rent, costume ray&#xe9; mais serviette remplie de nos traces nocturnes, de nos rages intimes. Vous toutes. Je n&apos;aime pas, personne, ni toi, ni toi et toi encore moins que les autres je vous poss&#xe8;de, vous &#xea;tes A MOI, et que d&apos;autres glissent leurs organes dans les v&#xf4;tres je m&apos;en fous, que d&apos;autres viennent s&apos;&#xe9;battre petitement, vous arracher des sanglots d&apos;extase, ne me touche pas, vous m&apos;appartenez autrement, dans un corps impalpable et d&#xe9;sincarn&#xe9; que je vous pr&#xea;te et vous reprends selon mon besoin, selon mon d&#xe9;sir. Je te jouis dans la bouche, ch&#xe9;rie, quand je sors de ma poche le stylo aux dents d&apos;encre, je te jouis dans la bouche &#xe0; chaque seconde que je pose la premi&#xe8;re majuscule de mon g&#xe9;nie malade. Je suis navr&#xe9;, vous autres, amants fades, personne ne peut prendre ce corps que je fa&#xe7;onne, cette armure sans chair que j&apos;offre aux muses. Personne ne vous e&#xfb;t avant moi, personne ne vous aura apr&#xe8;s, je vous ai faites, je vous ai construites, chim&#xe8;res, homuncules, vous sortez des doigts alchimistes du po&#xe8;te, des forges biologiques de mon ventre vous n&apos;avez de demeure que mes latrines. C&apos;est terrible &#xe0; dire, encore plus &#xe0; hurler, mais je vous ai, pour toujours, pour toute les nuits &#xe0; venir, vous n&apos;&#xe9;chapperez pas aux cellules que je vous dessine, vous ne quitterez pas ce masque que je vous greffe. Qu&apos;un visage, celui que je vous pr&#xea;te, qu&apos;une voix celle du silence. Je suis navr&#xe9;, vous toutes, de vous oublier, de vous promettre le temps et de d&#xe9;poser &#xe0; vos yeux le silence. Je suis navr&#xe9; de n&apos;&#xea;tre que d&apos;une autre dimension que vous, ma chair, mes sangs vivent &#xe0; l&apos;envers, autrement, je dessine avec des mots et j&apos;ai l&apos;Univers entre les mains, l&apos;Univers bille de verre que je lance contre les murs. Qui se brise et qui me coupe la langue. Je saigne, je crois, je saigne sur l&apos;Univers d&#xe9;capit&#xe9;.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 24 Aug 2009 05:16:00 GMT</pubDate></item><item><title>Prends Garde &#xe0; Toi</title><dc:creator>boudi</dc:creator><link>http://proses.canalblog.com/archives/2009/08/19/14782582.html</link><comments>http://proses.canalblog.com/archives/2009/08/19/14782582.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://proses.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/14782582/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://proses.canalblog.com/archives/2009/08/19/14782582.html</guid><description>&lt;p&gt;Je peux l&#xe0; &#xe9;crire les pires atrocit&#xe9;s qu&apos;elles seront aussit&#xf4;t d&#xe9;vor&#xe9;es
par le maelstr&#xf6;m de tes doigts. Je pensais hier, &amp;quot;oh que j&apos;aimerais
percer la couche d&apos;improbable, fouiller derri&#xe8;re les voiles -bient&#xf4;t
interdits en France- sous lesquels s&apos;enfouit ton identit&#xe9;&amp;quot; parce que
quiconque est dou&#xe9; de parano&#xef;a ET d&apos;une certaine facult&#xe9; d&apos;observation
ne peut jamais que sourire &#xe0; toi. Mais bref, je veux &#xea;tre ignoble. Sous
mes
D&#xe9;combres : de l&apos;homosexuel au tison flamboyant enfonc&#xe9; dans les fosses
&#xe0;
jouissance, que l&apos;on marque au fer le sonnet du trou du cul sur leurs
peaux ignobles, qu&apos;ils br&#xfb;lent jusqu&apos;aux sang tous ensembles r&#xe9;unis
dans un clo&#xee;tre devenu cloaque. L&apos;incendie aux Eglises, aux chapelles,
mais tout ceci est mort-n&#xe9;, c&apos;est un embryon, un avortement, et certes
je m&apos;ennuie, j&apos;ai peur, demain l&apos;on me rase la t&#xea;te pour que je marche
au pas, et je lis, et je sors bien trop, et la nuit me d&#xe9;vore de son
app&#xe9;tit gigantesque et des haines s&apos;infusent, se r&#xe9;pandent, me
parasitent malgr&#xe9; moi. &lt;br /&gt;
Et je suis col&#xe8;re, et je suis envie.
Appelle moi p&#xe9;ch&#xe9;, ch&#xe9;rie, je disparais dans une tombe sans croix.
Maudit, maudits nous sommes et nous &#xe9;ructerons des mots ivres, des mots
fous et des locutions malades, du verbe l&#xe9;preux, de l&apos;amour d&#xe9;compos&#xe9;,
tu vois bien tout &#xe7;a tombe en morceaux. TOUS LES EDIFICES SONT DES
RUINES, Ch&#xe9;rie, ou Ch&#xe9;ri, ou je ne sais pas, je n&apos;ai jamais su lire le
sexe d&apos;un (cri du)poulpe, et le journal du voleur ne m&apos;apprend rien.
L&apos;inf&#xe2;me je l&apos;ai viss&#xe9; au coeur, c&apos;est mon &#xe9;toile jaune d&apos;&#xe9;toffe impie, je passe dans la vie
avec rage, faites attention je suis l&apos;incin&#xe9;rateur qui vous happera
tous, la mort au regard d&apos;ange, la brebis aux dents de loup. J&apos;ai le
vertige fragile, j&apos;ai la naus&#xe9;e d&#xe9;chir&#xe9;e, ce sont des mots &#xe0; m&#xe9;lodie,
tu vois, tu les ouvres et le verbe est devenu une boite &#xe0; musique, et
fragile, et d&#xe9;chir&#xe9;e elle s&apos;&#xe9;l&#xe8;ve la musique, elle frappe, elle ramasse
le son qui lui tourne autour, lascifs les mots, lascifs ils attirent,
charment les bruits qui rampent, comme les noyaux attirent les particules, c&apos;est question de
gravit&#xe9;, et je vois leurs yeux se plisser, je vois leurs corps se
tendre, je vois les bouches, moi, les bouches incarnats roter comme des
volcans au bord de la jouissance. Oh amour, oh homme, oh femme, mais je
ne sais pas ouvrir les masques de fer, mais je ne suis qu&apos;un
monte-en-l&apos;air au sang d&apos;encre, je ne sais pas crocheter les serrures
des visages &#xe9;trangers. Je veux percer, avec mes doigts qui tournent,
viss&#xe9;s dessus des for&#xea;ts de 12, le m&#xe9;tal qui te forme, et la main du
forgeron la trancher ; ce voleur qui prit la couleur du mensonge pour tes
yeux d&apos;aube. Je prends de l&apos;avance sur l&apos;instauration de la charia.
J&apos;essaie de deviner. M&#xe2;le ou femelle, blonde et brune ? De quels
alliages donc sortent tant de paradoxe, quel feu et quelle enfer
servirent de forge &#xe0; l&apos;aporie ? Je peux &#xe9;crire l&apos;inf&#xe2;me et le bon,
l&apos;ignoble et le beau, que &#xe7;a mourra au m&#xea;me endroit. Le foss&#xe9; derri&#xe8;re
les mots, juste entre la nuit et le jour, je veux que l&apos;on m&apos;enterre au
cr&#xe9;puscule, que la mort de mes mots, ces seigneurs traitres, go&#xfb;tent
aux entrelacs du soir et de l&apos;aube. Quelle jouissance plus extr&#xea;me que
la coalescence du temps, que le voir se fondre, se confondre, discerner
au loin les teintes effrayantes de la nuit et la couleur apaisante du
matin ? J&apos;aimerais tous l&#xe0;, vous inviter dans ma t&#xea;te que vous go&#xfb;tiez
dans votre &#xe9;veil un peu de mon enfer, que je m&apos;ouvre la poitrine pour
faire sortir spectres diffus, id&#xf4;les d&#xe9;capit&#xe9;s, et anges cornus ! Je
vous invite dans ma t&#xea;te, &#xe7;a ne se refuse pas, je d&#xe9;roule la langue,
p&#xe9;n&#xe9;trez moi de vos b&#xea;tises, sur le palier vos habits de m&#xe9;diocrit&#xe9; et
le silence dans ma caverne aux bruits indistincts. Et si tu entends
rire, pense que c&apos;est le cri prochain de la mort. Le rire est la foudre
de l&apos;assassin annonciateur du tonnerre &#xe0; la faux brutale. Attends toi &#xe0;
perdre la t&#xea;te dans la mienne, &#xe0; sertir ta peau d&apos;or et de merveilles
qui putr&#xe9;fi&#xe9;es te d&#xe9;voreront les sangs. La pourriture est reine. Je peux tout &#xe9;crire, n&apos;oublions
pas que le g&#xe9;nie sait tout dire, j&apos;ai trop d&apos;images, trop d&apos;images sous
mon ciel d&#xe9;terr&#xe9;, trop de flammes pour mon corps barbel&#xe9;. VOUS ETES MES
PROIES ET JE VOUS MARQUE DE MES SOUHAITS ENRAGES. Je suis l&#xe9;ger de
quelques grammes en moins de vous, c&apos;est le poids de l&apos;&#xe2;me r&#xe9;fugi&#xe9;e
dans mon ombre. Je n&apos;&#xe9;cris que d&apos;ici, que de DERRIERE moi, ce n&apos;est
jamais ma face de po&#xe8;te qui vous cause, mais mon ombre, mon ombre et sa
col&#xe8;re, mon ombre et son &#xe9;cume. Pour s&apos;y rendre, loin l&#xe0;-bas derri&#xe8;re
la derni&#xe8;re vague, chez les ombres bavardes, il faut un sauf-conduit
&amp;quot;Po&#xe8;te vos-papiers&amp;quot; qu&apos;ils r&#xe9;clament et je les br&#xfb;le &#xe0; la face du
douanier, que l&apos;on me refoule je reviendrai toujours, je me ferai un
radeau de chair, je pagaierai avec vos corps d&#xe9;sarticul&#xe9;s. Je suis inf&#xe2;me, je l&apos;ai
d&#xe9;j&#xe0; dit, je fais grincer les mots, j&apos;ouvre la porte et je d&#xe9;tourne les
yeux. Que l&apos;on avale cette fiole de poison pour n&apos;&#xea;tre que malade et
plus jamais mort. Je l&apos;ai &#xe9;t&#xe9; une fois, &#xe7;a m&apos;a suffit de remonter les
fleuves d&apos;oubli, de soudoyer les passeurs squelettiques qui exigent des
pi&#xe8;ces en or ou bien vos jolis corps. Pouah et de quoi se plaignent-ils
eux avec leur peau d&apos;esclave quand ils prennent d&apos;assaut Ceuta ou
Melila, quand ils cr&#xe8;vent par dizaines d&apos;un radeau renvers&#xe9; ? Ils
savent ce que c&apos;est de se taire toute une vie pour remonter des enfers,
de ne plus jamais d&#xe9;glutir de peur d&apos;avoir dans la bouche une goutte de
cette liqueur fatale ? Je suis bouillant, je ne suis pas math&#xe9;matique,
les &#xe9;quations je les brise je ne les r&#xe9;souds plus mon amour. Oh dis moi
non encore une fois, dis moi &amp;quot;non&amp;quot; mon amour &#xe7;a aiguise mes crocs qui
me fendent les l&#xe8;vres, dis moi non mon amour &#xe7;a m&apos;affame. Dis encore
&amp;quot;non&amp;quot; que mes crocs d&#xe9;chiquettent les secondes. J&apos;arrive ! J&apos;arrive !
J&apos;arrive ! Et les vents, les vents sourds me portent, et me soul&#xe8;vent,
je suis l&#xe9;ger d&apos;une &#xe2;me perdue, souvenez vous, soulevez vous, que mon
infortune m&apos;offre quelques compagnons &#xe0; d&#xe9;vorer. Nous disserterons, et
d&apos;un coup tra&#xee;tre mon ombre vous engloutira. La nuit recouvre tout, et
je suis la nuit, je suis cach&#xe9; dans chacune des ombres, que les villes
soient assises ou &#xe0; genoux, qu&apos;elles attendent au bois ou dans une cave
qu&apos;on les allonge. Je suis tout &#xe7;a, je suis la putain et le client et
nous sommes en chaleur. Mais mon amour, tu vois, t&apos;es perdue dans mes
lignes inf&#xe2;mes, sous toute la poussi&#xe8;re de mes D&#xe9;combres, tu te
trouveras bien un charmant alli&#xe9;, un ami, un abruti conjoint parmi
cette foule au linceul de sable, parmi ces morts suspendus &#xe0; ma bouche.
Ici c&apos;est mon cr&#xe2;ne, mon royaume, et&amp;nbsp; votre enfer. Vous &#xea;tes convi&#xe9;s au
banquet des atrocit&#xe9;s, on y d&#xe9;vorera le temps perdu, le voyage et la
guerre. Vous reprendrez bien un peu de Shoah&amp;nbsp; chers convives ? De
massacres ? Une cuisse d&apos;Arm&#xe9;nie ? On les dit fameuses, &#xe0; moins que ce
ne soit fumeuses, c&apos;est question de cr&#xe9;mation ou de cuisson ? Oh je ne
sais plus, c&apos;est l&apos;enfer vous dis-je, j&apos;ai cohabit&#xe9; toujours ici avec
le diable, il m&apos;a appris &#xe0; ne plus avoir peur, &#xe0; ne jamais crier que du
feu. Et si je ris prends garde &#xe0; toi, ce rire est enfant de boh&#xe8;me. Je
crois que j&apos;entends le jour comme un enfant naissant qu&apos;il faut que la
m&#xe8;re la nuit gifle ; j&apos;entends le matin jaillir comme une braise saute
d&apos;un lac de cendres. Il est bien trop t&#xf4;t pour fermer les portes de
l&apos;enfer, pour vous d&#xe9;roulez ma langue aphteuse. P&#xe2;les, splendides
victimes, et toi mon amour bl&#xea;me, vous &#xea;tes une aube d&apos;hiver, un
souvenir de neige et de givre. Partez, il est temps d&apos;entendre d&apos;autres
voix, de faire sonner contre mon corps les cordes d&apos;une autre orgue.
J&apos;&#xe9;cris h&#xe9;b&#xe9;t&#xe9;, je ne suis ma&#xee;tre de rien, voici mon ombre qui s&apos;endort
alourdi, qui tremble de froid. J&apos;ai la peau noire pour me glisser
derri&#xe8;re vous quand la nuit grogne.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Wed, 19 Aug 2009 05:42:45 GMT</pubDate></item><item><title>Des larmes &#xe0; la mer.</title><dc:creator>boudi</dc:creator><link>http://proses.canalblog.com/archives/2009/08/16/14761967.html</link><comments>http://proses.canalblog.com/archives/2009/08/16/14761967.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://proses.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/14761967/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://proses.canalblog.com/archives/2009/08/16/14761967.html</guid><description>&lt;p&gt;Je suis en larmes de savoir que je ne lirai jamais tout, qu&apos;en
litt&#xe9;rature on se trouve facilement des parents mais pas de p&#xe8;re. Je
suis en larmes en pensant aux charniers d&apos;hier, et je ne comprends pas,
je ne comprends pas pourquoi l&apos;Art n&apos;a pas dit non &#xe0; l&apos;horreur, je ne
comprends pas pourquoi les pages de Nietzsche n&apos;ont pas p&#xe2;li devant
l&apos;horreur &#xe0; s&apos;en rendre invisibles, pourquoi Bach, pour rendre la
pareille &#xe0; Beethoven, ne s&apos;est pas brutalement rendu muet quand la
barbarie hurlait ? Pourquoi la musique et la po&#xe9;sie ont chant&#xe9; &#xe0;
Auschwitz ? Vous savez, les gens talentueux pillent, volent, et tuent.
Le g&#xe9;nie c&apos;est d&apos;abord &#xea;tre un criminel, les autres, les petits
pouilleux, les &#xe9;crivaillons empruntent effray&#xe9;s. C&apos;est de la
litt&#xe9;rature &#xe9;mascul&#xe9;e qu&apos;ils vous servent toujours. Je suis en larmes
devant ces monts infinis, je suis en larmes devant cette injustice &amp;quot;la
droite &#xe9;crit mieux que la gauche, et la droite frappe plus fort,
aussi&amp;quot;. C&apos;est ignoble, mais les ignobles ont du style. Il me reste &#xe0;
apprendre, beaucoup, pour &#xea;tre inf&#xe2;me, &#xe9;crire mon petit D&#xe9;combres &#xe0;
moi, mon &#xe9;cole des cadavres. Je viserai qui ? Les p&#xe9;d&#xe9;s, je le sens
bien, &#xe7;a de me faire -c&apos;est ambigu- une bande de tantes au marteau
piqueur, de leur vomir dessus, de les recouvrir de verbe comme de
pourriture, cette vermine. Ouais, ce sera &#xe7;a, je serai Yahv&#xe9;, dieu
jaloux, pleurant mes larmes d&apos;encre sur les villes que sont les pages.
Beaucoup de cit&#xe9;s &#xe0; chaque ligne bient&#xf4;t noy&#xe9;es. Mon d&#xe9;luge &#xe0; moi, et
pas de No&#xe9; pour sauver cette humanit&#xe9; miteuse. Je pleure de savoir que
j&apos;ai du talent, finalement, plus que vous, et &#xe7;a m&apos;attriste de vous
voir minuscules, transparents et d&#xe9;l&#xe9;biles ou plut&#xf4;t m&#xea;me de ne pas
vous voir. Je vis entour&#xe9; de spectres et je n&apos;ai pas peur.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sun, 16 Aug 2009 21:20:47 GMT</pubDate></item><item><title>Allit&#xe9;ration </title><dc:creator>boudi</dc:creator><link>http://proses.canalblog.com/archives/2009/08/13/14736405.html</link><comments>http://proses.canalblog.com/archives/2009/08/13/14736405.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://proses.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/14736405/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://proses.canalblog.com/archives/2009/08/13/14736405.html</guid><description>&lt;p&gt;Je ne suis pas alit&#xe9;, mais allit&#xe9;r&#xe9;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Thu, 13 Aug 2009 18:39:23 GMT</pubDate></item><item><title>Talent</title><dc:creator>boudi</dc:creator><link>http://proses.canalblog.com/archives/2009/08/13/14729101.html</link><comments>http://proses.canalblog.com/archives/2009/08/13/14729101.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://proses.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/14729101/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://proses.canalblog.com/archives/2009/08/13/14729101.html</guid><description>&lt;p&gt;Mon talent m&#xfb;rit moins vite que je ne vieillis/pourris.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Wed, 12 Aug 2009 22:22:29 GMT</pubDate></item><item><title>Le vertige furieux</title><dc:creator>boudi</dc:creator><link>http://proses.canalblog.com/archives/2009/08/03/14632099.html</link><comments>http://proses.canalblog.com/archives/2009/08/03/14632099.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://proses.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/14632099/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://proses.canalblog.com/archives/2009/08/03/14632099.html</guid><description>&lt;p&gt;LDeux sph&#xe8;res. Des distantes empoisonn&#xe9;es qui se rencontrent, bien herm&#xe9;tiquement closes qui se communiquent par del&#xe0; silence cliv&#xe9;, c&apos;est-&#xe0;-dire qu’il y a de chaque c&#xf4;t&#xe9; de ces milliers de bulles rupturantes des &#xe9;motions, des sensations de d&#xe9;sesp&#xe9;r&#xe9;s en cloques. Des putains en chaleur pr&#xea;tes &#xe0; mouiller de chagrin. C’est ainsi. Des sph&#xe8;res qui se rencontrent et qui ne doivent pas converser sous peine d’infuser dans l’autre, dans la veine de l’autre de l’eau bouillante courant, circulant &#xe0; toute vitesse, passant, passant, d&#xe9;passant, transmutant en magma, en lave br&#xfb;lante. Quand deux sph&#xe8;res &#xe9;trang&#xe8;res, translucides mais herm&#xe9;tiques se causent, se d&#xe9;layent, passe un venin que je sais respirer, que mes bronches savent encore dig&#xe9;rer . Dedans, quand deux sph&#xe8;res &#xe9;trang&#xe8;res se m&#xe9;tissent,&amp;nbsp; que les reins se courbent, que les corps se dressent. J’observe. Je suis un grand silence bavard et bavant. Je suinte le verbe et ma sph&#xe8;re, ma sph&#xe8;re herm&#xe9;tique, jamais poreuse le distille. J’aime, constater, triturer, racler avec le verbe et les dents les cervelets &#xe9;trangers. Ouvrir un ab&#xee;me secret sous chacun de mes pas. Parce que je me perds d’exp&#xe9;rience en d&#xe9;sh&#xe9;rence. Parce qu’&#xe0; l’&#xe9;motion, au v&#xe9;cu je sacrifie le sens rationnel, le tout bien organis&#xe9;, l’algorithme r&#xe9;gissante, tut&#xe9;laire.&amp;nbsp; La math&#xe9;matique furieuse qui sort des sph&#xe8;res justement, le rapport social, quand l’interaction se noue, c’est du calcul, de la statistique, du pour cent d’&#xe9;chec. Tout se quantifie. Se mesure. J’ai une r&#xe8;gle dans la t&#xea;te, un compas, et un s&#xe9;cateur. Je sens vos arr&#xea;tes poindre, et je parlais de sph&#xe8;res, de rencontres et de grincement. Parce que voil&#xe0;, moi, ma sph&#xe8;re grince, se souvient et s’en moque. Que les autres craquent, que la membrane se distende, que d’un plop d&#xe9;finitif et fatal ils s’en aillent. Je m’en moque j’ai le verbe qui m’habite, c’est ma schizophr&#xe9;nie &#xe0; moi, la litt&#xe9;rature. Mais je voulais dire nous sommes des sph&#xe8;res des millions en englobant&amp;nbsp; des millions.&amp;nbsp; Dans un rapport hi&#xe9;rarchis&#xe9; que je balaie. La pourriture recouvre l’or. J’ai le vertige facile en face de jolis yeux, ce sont des escalades, de la varappe sur le nez, que je balance l’imaginaire contre le front, il y a une prise aux pommettes. J’ai le vertige facile, &#xe7;a m’a jou&#xe9; des tours &#xe0; force de vivre comme &#xe7;a, moi, au dessous d’abimes sc&#xe9;l&#xe9;rates qui s’ouvrent sous mes pieds Je ne trahirai pas, je ne dirai jamais &#xab; vous &#xbb;.&amp;nbsp; C’est au marteau que je broie la politesse. Tout &#xe7;a n’est qu’une farce. Une bouffonnerie. Parler c’est d&#xe9;j&#xe0; apprendre &#xe0; ne rien dire. Mettre la cravate c’est accepter d’&#xea;tre en laisse. Les &#xe9;trangers savent parler&amp;nbsp; la langue de l’estomac, celle qui dig&#xe8;re, qui broie, violente de sucs. IL faudrait faire comprendre &#xe0; la jeunesse que son avenir c’est de vieillir, qu’elle n’a pas de r&#xe9;volte que le temps ne sache &#xe9;roder. Il y souffle contre ses parois, et la falaise, la falaise immense, la vertigineuse falaise s’effrite et rompt, bouff&#xe9; par le sel de la mer et le vent de l’habitude. Alors c’est &#xe7;a. Et moi je suis une sph&#xe8;re solide.&amp;nbsp; La poitrine en berne et le sourire &#xe9;tendard. Je me marre parce que les autres errants sont ridicules, qu’ils tremblent d’incertitude, de petites &#xe9;motions factices. Oh les illusoires commotions, oh les petites blessures, et je suis mort, et toi aussi, et dieu pendu &#xe0; mes couilles.&amp;nbsp; Je suis la potence et le gibet. Mais ce n’est pas la discussion ! Ce n’est pas le sujet ! Le sujet ce sont les sph&#xe8;res et les rencontres, la soumission de la bulle &#xe0; l’autre, du d&#xe9;sir endolori. Oh les jolis yeux sont des gouffres dont je m’&#xe9;carte. Dans curieux il y a du suicide assist&#xe9;.&amp;nbsp; De l’entraille&amp;nbsp; loqueteuses. Ma bouche p&#xe9;rissable, mon court instant ici. J’en ferai sortir des &#xe9;clairs, j’&#xe9;jaculerai de la bouche le tonnerre, je cracherai les fl&#xe8;ches venimeuses. Ce qu’on ignore, c’est que la foule est v&#xe9;n&#xe9;neuse, l’approcher dissout les facult&#xe9;s . Je reste &#xe0; c&#xf4;t&#xe9;, dans une autre perspective. Dans ma vie il me faut de la puissance, des individus forts, furieux, des comme machin qui sont l&#xe0; aux mots de rage autolyse. C’est &#xe0; croire qu’elle finira dissoute par son m&#xea;me acide.&amp;nbsp; Que son corps cari&#xe9;, noirci de suie d&#xe9;sesp&#xe9;r&#xe9;e se fermera sur lui m&#xea;me. C’est un corps cancer dont l’on parle. Je crois que je penserai toujours &#xe0; ses jolis yeux.
&lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 03 Aug 2009 12:26:13 GMT</pubDate></item><item><title>Je suis la rage non pasteuris&#xe9;e</title><dc:creator>boudi</dc:creator><link>http://proses.canalblog.com/archives/2009/07/27/14110216.html</link><comments>http://proses.canalblog.com/archives/2009/07/27/14110216.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://proses.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/14110216/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://proses.canalblog.com/archives/2009/07/27/14110216.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;Dr G&#xf6;ring et Mr Hyde&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/42/92/354560/40773642.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;242&quot; border=&quot;0&quot; width=&quot;300&quot; alt=&quot;myself&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/42/92/354560/40773642_p.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;21 ans, toutes mes dents cari&#xe9;es de rage.&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;Introduction :
&lt;br /&gt;Mercure qualifie une fille qui pleure toujours, qui est toujours liquide.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je suis atteint dans ce qu&apos;il y a de pire, l&apos;envie. Je suis rong&#xe9;,
broy&#xe9;, dedans. Je n&apos;ai plus envie, de rien, de gravir de m&#xe9;taphoriques
montagnes. Je suis ravag&#xe9; dedans, plein de d&#xe9;go&#xfb;t qui me sature les
veines et les art&#xe8;res. Il n&apos;y a rien d&apos;autre que vertige &#xe9;cœur&#xe9; dans ma
t&#xea;te, mes bras, mes jambes, ma bite, mes doigts, mes yeux. Je ne veux
plus rien. J&apos;erre. Tout est m&#xe9;diocre. Tout est &#xe0; d&#xe9;truire, &#xe0; rapi&#xe9;cer,
&#xe0; ravaler, &#xe0; pi&#xe9;tiner. Il n&apos;y a pas suffisamment de qualificatifs. Je
garde comme dans le maquis que serait le cr&#xe2;ne, des fulgurances. Comme
des fl&#xe8;ches, ou des pierres &#xe0; tirer sur les chars. Je m&apos;appelle, Ahmed,
Mahmoud, et je lutte contre les blind&#xe9;s de David. David devenu Goliath.
Goliath devenu Margareth. Je ne crois rien ni personne. Je s&#xe8;me des
pi&#xe8;ges et des perches pour les sots. Les gens sont des faons, et je ne
suis pas un de ces idiots braconniers &#xe0; mourir captif de son pi&#xe8;ge &#xe0;
ours. Je m&apos;en fous. Je suis suspendu &#xe0; mon arbre, moi, et j&apos;attends la
foudre. Quand je t&apos;ai appel&#xe9;e mercure parce que toi toujours liquide,
j&apos;ai tutoy&#xe9; le g&#xe9;nie de l&apos;arbal&#xe8;te. C&apos;&#xe9;tait un carreau pr&#xe9;cis&#xe9;ment
fich&#xe9; dans le cr&#xe2;ne. Mercure, c&apos;est le m&#xe9;tal qui pour m&#xe9;tal qu&apos;il est,
se liqu&#xe9;fie au contact de l&apos;air. Toi, mercure sans poison. Toi, mercure
sans tellurisme. Toi, mercure sans p&#xe9;tase ni caduc&#xe9;e. Toi mercure sans
majuscule. Tu vois, je t&apos;&#xe9;cris &#xe0; toi, comme je pourrais renverser des
si&#xe8;cles dans un puits tari. Tu es s&#xe8;che et liquide. Oxymoron, sans
style. Je suis atteint dans l&apos;envie, et dire &amp;quot;atteint&amp;quot; c&apos;est d&apos;un
optimisme sans faille, mon envie est une d&#xe9;pouille &#xe9;th&#xe9;r&#xe9;e et cram&#xe9;e
par la nuit. Je ne veux plus de rien. Je marche sur la corde des
pendus, je l&apos;ai d&#xe9;j&#xe0; dit. Maintenant j&apos;y titube avec assurance. Je suis
so&#xfb;l, moi, de certitudes variables, d&apos;intensit&#xe9; troubl&#xe9;e. Je me suis
d&#xe9;couvert mortel, poison, dangereux, ombrageux dans l&apos;ordre agenc&#xe9; des
&#xe9;pith&#xe8;tes selon l&apos;architecture savamment organis&#xe9; par le nombre d&apos;or.
Je veux, dire &amp;quot;math&#xe9;matique anachronique&amp;quot;, dire &amp;quot;Merdre !&amp;quot; m&apos;exclamant
d&apos;&#xe9;penth&#xe8;se. Tu vois. Je suis sevr&#xe9;. J&apos;ai la chance d&apos;avoir pu l&apos;&#xea;tre
sevr&#xe9;, priv&#xe9;, vid&#xe9;, &#xe9;puis&#xe9;. C&apos;est &#xe0; dire qu&apos;un jour, de ces jadis que
l&apos;on accole aux tristes destin&#xe9;es, j&apos;eus le corps neuf, m&#xe9;andre,
troubl&#xe9; de substances, de sang, de vie, de couleur. J&apos;eus du noir qui
ne se limit&#xe2;t pas &#xe0; tout griser. Ma palette contint &#xe0; l&apos;heure o&#xf9; elle
barbouillait l&apos;Univers les menstruations de mes petites proies idiotes,
du rouge et du bleu, du vert et du blanc. Je poss&#xe9;dai l&apos;avantage de
dicter au monde la fronti&#xe8;re de ses cit&#xe9;s, les amours ontologiques qui
cr&#xe9;&#xe8;rent par la seule pens&#xe9;e des mondes d&#xe9;miurgiques et antagonistes,
des dieux qui m&#xe9;pris&#xe9;s firent de la Terre un royaume et d&apos;un soi balay&#xe9;
par l&apos;amour de Dieu, un empire c&#xe9;leste. Je connus des voyages qui me
transport&#xe8;rent, jusqu&apos;aux arches du monde, jusqu&apos;&#xe0; l&apos;haleine de
l&apos;Univers vacillant. Tu l&apos;as connu toi ? Avec tes aigreurs d&apos;oublieuse
? Non. Assur&#xe9;ment.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mes journ&#xe9;es pour d&#xe9;sorganis&#xe9;es n&apos;en furent pas moins vers&#xe9;es dans
l&apos;infinie variation, de mon vivant j&apos;eus le privil&#xe8;ge d&apos;&#xea;tre une
symphonie &#xe0; mille temps. C&apos;est autre chose que du bruit mis en boite,
fractionn&#xe9; et r&#xe9;pandu uniform&#xe9;ment, selon le code binaire, ternaire,
nique sa m&#xe8;re, sur la route. Moi, vois-tu, de quand la musique faisait
encore corps avec ma main, je volais, dansais, sautais sans r&#xe9;pit, loin
des autoroutes goudronn&#xe9;es d&apos;habitude. Il ne faut pas manquer
d&apos;observer que les enceintes ne sont jamais que des b&#xe9;tonneuses qui
&#xe9;talent leur substance visqueuse et malodorante sur les routes droites
et lisses de l&apos;existence. Direction ? Sortie ? Jamais ! C&apos;est un
p&#xe9;riph&#xe9;rique, qui tourne, tourne pour l&apos;illusion du vertige, du mal de
mer. On ne voyage pas. Le Bateau Ivre est Vingt Mille Lieux Sous Les
Mers.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je suis atteint dans ce qu&apos;il y a de pire, l&apos;envie. Je suis rong&#xe9;,
broy&#xe9;, dedans et il ne me reste rien que de col&#xe8;re et &#xe9;cume. Une rage
qu&apos;aucun Pasteur ne saurait gu&#xe9;rir de son hygi&#xe9;nisme r&#xe9;pugnant. Que
l&apos;on approche de ma bouche, avec une pr&#xe9;caution infinie, des mains
thaumaturges pour que l&apos;on sache, que je ne rigole pas moi. Je n&apos;ai pas
de glaive mais des dents, des ongles et une col&#xe8;re aveugle et sourde.
Une col&#xe8;re f&#xe2;ch&#xe9;e d&apos;&#xea;tre ainsi handicap&#xe9;e, priv&#xe9;e de sens cognitif, du
contact de l&apos;autre, elle n&apos;en &#xe9;tend que plus loin, que plus fort, ses
tentacules monstrueuses.. J&apos;ai le coeur plein, la poitrine pleine de
liquide s&#xe9;minal, et j&apos;&#xe9;jacule moi, de m&#xe9;pris et d&apos;h&#xe9;t&#xe9;rolyse. Il faut
faire &amp;quot;BOUM&amp;quot;. Que ce soit retentissant ET resplendissant. Hier, ils en
grav&#xe8;rent des six dans leurs rages et affirmant s&#xfb;rement que s&apos;ils
dussent mourir ce soit la m&#xe9;moire cornue.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je suis ch&#xe2;tr&#xe9;, ch&#xe9;rie, il ne me reste rien que la haine, une haine
sans raisons, une haine contre le fait m&#xea;me d&apos;ha&#xef;r et d&apos;exister, d&apos;&#xea;tre
l&#xe0; tous, &#xe0; transbahuter des oeufs, r&#xe9;sumant l&apos;action humaine, d&apos;une
boite &#xe0; une autre. Je suis d&#xe9;capit&#xe9; d&apos;envie, j&apos;aurais beau avaler
toutes les lignes que tu veux, m&#xe9;lodiques et sonores, blanches et
poudreuses, neigeuses et s&#xe9;ch&#xe9;es, craquel&#xe9;es, dessiner sur le sol des
d&#xe9;serts fiers d&apos;oasis, rien n&apos;y changera. Je suis vid&#xe9; d&apos;envie, je n&apos;ai
plus cette substance qui me fait plisser les mots comme les yeux, qui
me fait pisser le verbe comme une femme fontaine. Je n&apos;ai que des
haches &#xe0; offrir, que des cha&#xee;nes &#xe0; nouer, que des b&#xfb;chers &#xe0; dresser. Je
d&#xe9;borde d&apos;une soif, d&apos;une ambition proche de celle de tuer. Et pour la
premi&#xe8;re fois je le clame du haut de la nuit, sur le sommet de sa
crini&#xe8;re troublante, juste avant qu&apos;elle ne s&apos;&#xe9;teigne la nuit pour
faire all&#xe9;geance au jour. Je te le clame &#xe0; toi s&apos;il te reste un peu de
nuit dans le ventre, je veux faire mal. J&apos;ai une carri&#xe8;re qui a &#xe9;cart&#xe9;e
brutalement ses cuisses pour que je puisse y enfoncer l&apos;ambition.
Avocat d&apos;affaires, &#xe7;a sonne comme fils de pute mais en mieux. Mais &#xe7;a
ne s&apos;est pas achev&#xe9; l&#xe0;, puisque je suis grave maintenant, comme un
accent, comme un octave, un Octave, un romain princeps, je suis juriste
apr&#xe8;s tout il fait bien citer du latinisant. Alors. Et. Ce n&apos;est pas
fini, maintenant. J&apos;ai tress&#xe9; sur le cr&#xe2;ne chauve de la l&#xe9;geret&#xe9; une
couronne d&apos;&#xe9;pines et j&apos;ai suspendu son corps d&#xe9;bile &#xe0; une croix de
songe. C&apos;est &#xe7;a. La Rome. Qui sot juriste n&apos;y ferait pas allusion ? &#xe0;
sa d&#xe9;cadence bruyante &#xe0; son capitole qui vit les oies alerter les
s&#xe9;nateurs. Je te le dis en v&#xe9;rit&#xe9;, je suis splendide d&apos;&#xe9;cume, de rage,
&#xe7;a me surmonte le corps d&apos;une armure d&apos;&#xe9;cailles et de couleurs. J&apos;ai un
habit, moi aussi, pour faire la f&#xea;te et la guerre. C&apos;est le m&#xea;me tu
sais, il est r&#xe9;versible. C&#xf4;t&#xe9; face voyant, la f&#xea;te, il attire le peu de
lumi&#xe8;re qu&apos;il laisse quand on danse, c&#xf4;t&#xe9; pile, il est cam&#xe9;l&#xe9;on et la
rejette. Je suis l&apos;&#xe9;quilibre de l&apos;Univers, moi. J&apos;ai les deux
r&#xe9;versibles mais mes griffes ne sont pas r&#xe9;tractables, elles tuent.
Point. Point. Point.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je suis une b&#xea;te qui meurt, De profundis clamavi ad te, Domine. Je
suis une b&#xea;te qui hurle, qui varie l&apos;&#xe9;crit et l&apos;oral, le raffin&#xe9; et le
suc&#xe9; dans une camionnette. Bien comprendre que je parle d&apos;une pute qui
me sucerait de sa bouche &#xe9;dent&#xe9;e &#xe0; l&apos;arri&#xe8;re de sa camionnette du bois
de Vincennes, ce n&apos;est pas du verbeux, du po&#xe9;tisant. Je suis entre les
deux raffin&#xe9; et suc&#xe9;, je m&apos;appelle Fran&#xe7;ois-Damiens, bonjourS, je suis
&#xe9;cartel&#xe9;. On &#xe9;crira sur ma face, sur mes jointures fendues qui re&#xe7;urent
comme une libation du plomb fondu. Pas du mercure. Du plomb fondu
extrait des mines de minerai de fer qui m&apos;&#xe9;jacul&#xe8;rent depuis l&apos;Histoire
l&apos;asservissement des mineurs polonais &#xe0; venir, la chaleur int&#xe9;rieure de
la Terre qui se blottit contre mes adducteurs pour le grand plaisir de
la foule voyeuse mais &#xe9;vanouie de Paris. Je suis un coup de grisou.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Oh, ch&#xe9;rie, ce qu&apos;il y a &#xe0; dire, les chapitres &#xe0; clore, les mots &#xe0;
fa&#xe7;onner m&apos;ennuient. Je ne suis pas un orf&#xe8;vre, je suis un requin c&apos;est
ainsi que l&apos;on qualifie les avocats d&apos;affaire &amp;quot;Shark&amp;quot;. Je ne relis pas,
pas d&apos;une ligne, je suis un souffle, une morsure. Je suis un avocat
d&apos;affaires en devenir, appelle moi morsure si tu veux que je te mange
ton corps plat et ses platitudes. Je croque, je d&#xe9;vore et je ne veux
plus rien que tuer. &amp;quot;Le sujet pr&#xe9;sente les caract&#xe9;ristiques classiques
du sociopathe. Oscillant entre une peur phobique de dispara&#xee;tre et une
envie fr&#xe9;n&#xe9;tique de tuer pour se prouver qu&apos;il existe&amp;quot;. Fin de
l&apos;enregistrement dit le psychiatre. Est-ce que je me d&#xe9;fendrai
moi-m&#xea;me, quand j&apos;aurais noirci mes mains de l&apos;encre des autres ? Tu
sais comment l&apos;on dit d&apos;une m&#xe9;t&#xe9;orite qui se d&#xe9;sagr&#xe8;ge en p&#xe9;n&#xe9;trant
l&apos;atmosph&#xe8;re ? On dit qu&apos;elle s&apos;est sublim&#xe9;e. Ce n&apos;est pas magnifique,
&#xe7;a, d&apos;imaginer le courant de l&apos;air et sa vitesse qui luttent, qui
luttent pour la sublimer. On croirait pas comme &#xe7;a. Mais le Big Bang
c&apos;est de la po&#xe9;sie rat&#xe9;e. C&apos;est un m&#xe9;t&#xe9;ore qui ne sut pas &#xea;tre sublime,
alors pour se venger il &#xe9;radiqua les dinosaures. Tu te rends compte ?
Tous les drames sont des artistes rat&#xe9;s. Hitler. Peintre manqu&#xe9;.
Goebbels ? Po&#xe8;te &#xe0; la petite semaine. Finalement peut-etre devrait on
te surveiller de plus pr&#xe8;s. Des fois que tu te r&#xe9;veillerais des
instincts g&#xe9;nocidaires. Quoi que. Quoi que. Maintenant que nous
statistifions l&apos;humanit&#xe9; pour la satisfaire, que nous la statistifions
donc, comme on la recouvre d&apos;une b&#xe2;che hygi&#xe9;nique, qu&apos;on la
comptabilise, qu&apos;on l&apos;organise pour r&#xe9;pondre au plus pr&#xe8;s du d&#xe9;sir
artificiellement cr&#xe9;&#xe9;, maintenant que l&apos;on statistifie comme on
s&apos;encule dans le noir, tu auras peut-&#xea;tre la chance d&apos;&#xea;tre l&apos;artiste
handicap&#xe9;e. J&apos;ai un pote comme &#xe7;a, qui s&apos;est fait acheter par Pinault
sa mongolitude tu sais, parce qu&apos;il s&apos;est &#xe9;chapp&#xe9; d&apos;une Alg&#xe9;rie en
feu,en vert (et je dois t&apos;expliquer, en vert parce que le Coran est
vert). La m&#xe9;diocrit&#xe9; a un royaume, masturbons nous fr&#xe9;n&#xe9;tiquement sur
la tombe de la d&#xe9;funte putain ART cent millions de fois viol&#xe9;s par des
bouches profanes et avides. Bataille l&apos;a fait. Il a pris sa main pour
l&apos;enrouler autour de sa bite d&apos;&#xe9;crivain, pour &#xe9;jaculer sur l&apos;&#xe9;pitaphe
de sa m&#xe8;re. C&apos;est l&#xe0; que tu vois combien Vian c&apos;est du convenu, il a
crach&#xe9; lui sur les tombes, lui. Alors qu&apos;il faudrait r&#xe9;ecrire dessus, &#xe0;
la pisse, &#xe0; la merde, au sperme, au sang, nos &#xe9;pitaphes. &amp;quot;Ci-g&#xee;t celui
qui solitaire e&#xfb;t de l&apos;esprit comme dix&amp;quot;. Et voil&#xe0;. &amp;quot;BOUM&amp;quot;. C&apos;est une
d&#xe9;flagration que la vie doit &#xea;tre, pas une d&#xe9;formation, un mus&#xe9;e des
horreurs o&#xf9; d&#xe9;fileraient entre m&#xe9;diocres trois g&#xe9;nies au sang bleu.
Non, non. Qu&apos;on les cr&#xe8;ve les chiots en h&#xe9;lium, qu&apos;on les br&#xfb;le les
taxidermistes-artistes, ces h&#xe9;mipl&#xe9;giques de la cr&#xe9;ation qui ne la
voient d&#xe9;sormais que borgne. L&apos;ART EST BORGNE CHERIE, T&apos;ENTENDS. Alors
moi je suis enrag&#xe9;, avec mes stylos et mes griffes, ma bite disparue.
Je crois que dans mon sommeil je me la suis tranch&#xe9;e, tellement &#xe7;a fait
longtemps que j&apos;ai plus band&#xe9; pour rien.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu&apos;on br&#xfb;le tout &#xe7;a, qu&apos;on vive de terres br&#xfb;l&#xe9;es, de vues de
l&apos;esprit, qu&apos;on bouffe de la boue, de l&apos;humain, et l&#xe0; nous cr&#xe9;erons,
nous serons l&apos;anthropophage artiste. Apr&#xe8;s tout, tout ce vaut,
relativisme, c&apos;est scientifique, Einstein l&apos;a d&#xe9;montr&#xe9;, L&#xe9;vi-Strauss a
confirm&#xe9;. Tristes Tropiques je te le dis, je suis proph&#xe8;te en mon pays
qui commence &#xe0; mes pieds et finit &#xe0; mes yeux. Si je te rentre dedans,
on prolonge, je t&apos;annexe, je suis juriste, sp&#xe9;cialiste en droit
international, je peux te r&#xe9;diger ton armistice, ton renoncement.
&lt;br /&gt;Si tu veux, toi, tu peux faire partie de la famille, avec un ciel
noir mais &#xe9;toil&#xe9;, avec de l&apos;herbe courte mais verte. Tu peux en faire
partie, c&apos;est vrai, parce que je t&apos;aime bien, avec tout ce qui te
suinte du corps, de m&#xe9;diocre et d&apos;amn&#xe9;sie, de suicide en suspens et de
jalousie mal endormie. T&apos;aurais du demander, toi, l&apos;enfant perdue &#xe0; ce
que la gosse se pique &#xe0; la m&#xea;me aiguille que la princesse au bois
dormant, histoire de ne pas trembler comme tu trembles dans ta vie.
Parce que tu trembles des orteils, tu as froid au dedans. C&apos;est un
p&#xe9;rim&#xe8;tre qui ne laisse la place &#xe0; aucun soleil, &#xe0; aucune r&#xe9;alit&#xe9;. Je
ne sais pas, moi, tu n&apos;es plus jamais en chaleur comme dirait Brecht.
Tu ne fais que couler, pleurer, tu as ray&#xe9; cr&#xe9;er au sens originel, au
sens des entrailles, au sens divin.
&lt;br /&gt;C&apos;est le drame de ta vie, mais tu n&apos;es pas seule, tu es commune &#xe0;
le vivre, clon&#xe9;e, vous &#xea;tes vide de spiritualit&#xe9;, de Dieu et de
fournaise, de peur v&#xe9;ritable. Ils sont o&#xf9; tes soldats fantasm&#xe9;s au
visage masques &#xe0; gaz ? Ils sont o&#xf9; refoul&#xe9;s dans ta m&#xe9;moire ?
&lt;br /&gt;J&apos;ai &#xe9;puis&#xe9; un peu de rage, je suis Mr Hyde et Dr G&#xf6;ring.
&lt;br /&gt;J&apos;ai faim, soif. Je jette des pav&#xe9;s dans la mare. S&#xe8;che. Coup d&apos;&#xe9;p&#xe9;e dans le mercure.
&lt;br /&gt;Je crois que j&apos;ai plus de talent que quiconque depuis que mon corps
r&#xe9;cite comme un psaume le meurtre. Tu te convertis avec moi ? On
doublerait le nombre des fid&#xe8;les d&apos;un claquement de corps. Parce que
les corps qui s&apos;entred&#xe9;vorent, claquent toujours les uns contre les
autres. C&apos;est chimique, tu crois ?
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J&apos;ai vomi tellement de lettres. S&apos;il me faut attendre toujours quatre heures et toi pour r&#xe9;v&#xe9;ler ma fi&#xe8;vre, je p&#xe9;rirais gerc&#xe9;.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Acta est fabulas.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 27 Jul 2009 12:50:00 GMT</pubDate></item><item><title>Naufrage.</title><dc:creator>boudi</dc:creator><link>http://proses.canalblog.com/archives/2009/07/21/14475788.html</link><comments>http://proses.canalblog.com/archives/2009/07/21/14475788.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://proses.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/14475788/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://proses.canalblog.com/archives/2009/07/21/14475788.html</guid><description>&lt;p&gt;Je ne m&#xfb;ris plus, je pourris.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 21 Jul 2009 16:43:00 GMT</pubDate></item></channel></rss>