13 mars 2017

Objectivité à la première personne du singulier

Objectivité de la première personne du singulier
 
Des choses banales occupent la majeure partie de mes journées
L'heure du lever, le premier repas, le second, est-ce que (1)J’ai bien
mon pass navigo dans la poche intérieure droite de ma veste
mes clés Je ne les oublie jamais, ni ma carte bleue rangée
dans l'étui de mon téléphone portable lui non plus pas oubliable
Je m'intéresse au temps qu'il fait
J’en parle pour faire passer la journée
l'absence de soleil 
 pense à la pluie
(5)J’espère souvent ce petit miracle du soir
l'air frais l'odeur bizarre qui sort du bitume
le visage des gens à huit heures du matin
si Je suis sans dormir
le visage des gens à quatorze
quand
le visage des gens à 1h
Je bois
Parfois se trouvent des photos de moi
dans mon portefeuille plus ou moins âgé
sur certaines d'entre elles Je porte des lunettes
et parfois les cheveux courts
Je ne me souviens pas de ce temps là
Je vis à Paris
J’aimerais marcher dans la montagne
Je ne veux pas vivre en province
Ni à Londres
Je n'aime pas la mer
Je suis souvent allé à la plage
Je n'ai pas lu assez de livres
Le mois d'août 2014 Je lisais
3 livres par jour
dont un de connaissances
comme dit Mehdi
ce qui me fait ricaner
Je suis méchant
Je suis gentil
Ca dépend du point de vue
Ce poème est trop long
Ce poème commence à m'embarrasser
Je ne sais pas arrêter les choses à temps
Je suis spectateur et J’attends que les choses
se passent
On peut tout me faire faire
Je ne veux rien faire
Je suis en train d'écrire ce poème
Je viens de lire cette ligne
Je remue les lèvres pour la dire
Plutôt jaune la lumière de l'écran
A cause de f.lux pour ne pas perturber
mon cycle circadien 
Je suis insomniaque
mon cycle circadien
ne présente aucun intérêt
Ca donne bonne conscience
Je n'ai pas de morale
Je peux tout faire
Je ne fais rien
La journée se passe
J’aimerais manger de la pizza
dégoulinant de fromage
Je suis intolérant au gluten
J’ai supprimé ces vers : 
Je regarde par la fenêtre et j'écoute le bruit de la ville
Je respire l'odeur de la journée attendant le petit miracle
le soir quand le bitume sent un peu la pluie et préfigure
la rosée
(32)Je les donne à lire
Ils sont mauvais

 

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12 mars 2017

Ses yeux ruminaient vieilles salades pas essorées
par l'amour jamais infectés c'est comme ça 
tandis qu'elle circulait dans des pensées de province
regardant la liste des courses direction E.Leclerc
ou c'était peut-être Auchan l'altérité ça suffit
les néons c'est le soleil et puis c'est tout

Toujours il disait ce n'est pas très sérieux
remettant en place la mèche pas sérieuse
desserrant la cravate juste ce qu'il faut
etc etc lui retrouvé ivre mort bientôt
rue Jean-Baptiste Pigalle veste cintrée 


après recommence la secrétaire basculée
en arrière chaise chambre d'hôtel son job
24/24 le syndicat pas étonné pas au bistrot
déconne pas hé il planche sur son équivalence
L3 pour partir en vacances aux Bahamas
ou à Pattaya mais chut pas trop fort Jean-Luc va entendre

Il y a deux-cents-trente-sept-gestes dans un repas de sept minutes
douze pas pour retourner à la chambre à coucher 
le sommeil dure huit heures et demie
la latte de bois grince en y posant le pied droit
trente-sept litres d'eau coulent pendant la douche
Bonjour prononcé douze fois par jour en moyenne
Excusez moi vingt-deux sauf le week-end.



Je
tiens je
revenu promenade
bonne santé
une bière combien ça coûte
tout dépend Paris Genève
presque pareil à part
la monnaie
Ploubennec moins cher
les loyers pas les mêmes
32% d'alcoliques dans les
Haut-de-France

 

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08 mars 2017

Ils s'entretenaient de banalités

Ils s'entretenaient de banalités.

Salut comment ça va
Pas mal et toi
Oh tu sais...


Et sans fin le bavardage cause toujours. La vie plus jamais la même depuis...depuis rien, peut-être c'est le pire, pas de deuil, pas de ruptures brutales même pas le licenciement économique, vieillir comme tout le monde, la tête pas entre les bras et la drogue à peine pas l'héroïne surtout pas la veine percée, le poison en quantité très policées. Modestes angoisses changées à force de redites en névroses. 

Il arrange sur la table le pain de campagne et jette à la poubelle toutes les miettes. Chaque matin, toutes les miettes et chaque nouvelle miette de chaque matin jetées dans le sac plastique noir, toujours la même marque, avec les deux poignées pour être fermé sans difficulté, avec deux mains comment on ferme l'autre avec sa bande rouge de merde. Il reprend son geste, le même geste modulé. 
La capsule de café dans la machine coulant dans la tasse nespresso, vendue avec, ou achetée séparément pour aller avec les chromes et le plastique. Surtout le plastique. Les dents brossées, le bain de bouche et le fil dentaire. A partir d'un certain âge a dit le dentiste ce devient nécessaire, non vous n'avez pas ce certain âge mais on sait jamais haha vieillir vous savez regardez moi oui pas si vieux mais je me préserve un verre de vin rouge tous les soirs et du sport on est pas docteur pour rien haha oui bonne journée à vous aussi, n'hésitez pas à prendre rdv avec ma secrétaire pour votre prochain détartrage.
Ca devient automatique la vie comme un bonjour, les mêmes attentes, les samedis soir à boire plus que d'habitude. "Encore un et je va encore un et je vais". Elle rencontrée au hasard corps-lèvres jointes jusqu'à quel point toujours le coeur emporté à ce moment là. Comment pouvait-il deviner qu'à lui aussi ces gestes et ces nuits possibles. Mais le matin seul et la langue pâteuse se débarrasser des miettes sur la table, des miettes dans le lit.
Toutes les elles.

La démence commence n'importe comment, petit détail. 
Le corps pas ensanglanté, il ne faut pas croire la démence jusqu'à ces points là et le geste banal ne se saisit pas, rarement ou jamais, du couteau à pain pour l'enfoncer dans le malheureux.e pour la nuit. Dans la solitude mal comblée. Non, rien. Au-revoir, oui je te rappellerai, tu sais j'ai pas mal de travail, non je dois vraiment bosser aujourd'hui, une prochaine fois, appelle moi si tu veux, mais je vais à NY bientôt, le boulot tu sais, ouais c'est emmerdant.
Combien de fois dans toute la vie ces rencontres
cette pacotille sable poussière rien
rien à force de recommencer
le même geste.

Mais y a de la beauté autour de toi arrête de penser comme ça merde tu l'as lu pas dans le figaro arrête les clichés arrête le mauvais esprit qui t'entend de toutes façons tu baisses les yeux plus souvent qu'avant la beauté elle est où Orsay, le Louvre, Bella Tar Rimbaud ok ok pas assez pas l'extase. Il marche, boulevard Saint-Michel ou rue Monsieur Le Prince et dans n'importe quelle ruelle étroite. La boutique "bail à céder" passée de mode les K7 passée le magnétoscope et la bande à rembobiner oh ce sera pour la prochaine fois et la prochaine pester. Le DVD aussi pareil passé et le Blu-Ray tar ta gueule t'en as plus pour longtemps. VOD et puis quoi ensuite, quoi après ? 

Non, cette lassitude, ce ciel gris vraiment faut le lâcher. Alors séance d'U.V, dans chaque cabine une vieille conne, une beurette, pourquoi ce mot là, ce racisme sans y penser. Beurette pour fille superficielle aux origines maghrébines. Bizarre ces mots dans sa bouche ou au moins dans la tête. Pourquoi aussi loin qu'il étende la main ce même sentiment d'absurdité. La coke ok, la MDMA plus trop possible ça lui fait dégueuler le coeur aujourd'hui. La coke ça fait baiser comme un Dieu, la bite, ma bite toute la nuit une masse à enfoncer dans la bouche, regarde moi dans les yeux quand tu suces voilà comme ça, vomis pas. 

Tout ne peut pas être si horrible, je réfléchis moi, hors de cette vie si souvent vue. Pourquoi s'attarder sur ces instants, il y a bien eu les rires ordinaires peut-être pas gigantesques, pas folie furieuse à s'en tordre. D'accord, mais la bière au bar, Ghislain qui balance le pot à cacahouètes dans le dos d'un grand renoi. Le match de foot et la pizza juste pour rire du cliché, plus avant les parties de console. La fille que j'ai aimée et que tu m'as prise un jour salaud et celle que tu aimais et que je t'ai prise, salaud. 
Comment on fait pour se désaltérer de l'horizon nul ? 
La poésie amoureuse la création de fleurs imbéciles ça va lui moi tous les autres on a donné, on a passé l'âge de ces conneries quoi.

Il me regarde dire ça. Il me regarde et se dit, c'est sûr il se dit ça, putain c'est vrai. Ca ne doit pas être que ça la vie, rappelle toi avant de quoi tu rêvais ok la F50 mais ça t'est vite passé. L'amour, l'absolu, la révolution. Voilà on tient quelque chose, ce qui nous dégoûte c'est le pas assez, c'est notre racisme congénital d'avoir partagé le monde en deux en nous rendant nous dans le si petit groupe qu'on se défend avec violence. Oui, ok, on exagère pas le ghetto de Varsovie, tranquille la vie, on fume des clopes, on boit du vin. Pas trop pauvre, toi en thèse, toi presqu'agrégé, moi du fric, ok. Mais ce vide inacceptable dans les yeux des autres et on, et je, et il à nous innacceptable. La négation sentie alors la révolte, la révolte contre ce goût de merde, contre les sacs Dior, contre Instagram, comme le creux le néant. Pourtant lécher les chattes des filles haïes on a fait, on a fait, pour se dire voilà, j'ai ça moi aussi. Les hôtels cinq étoiles, les lignes de coke soufflées par Dan au Bus Palladium. Quoi leur prouver.

Il faut partir la détresse, pas la détresse, rien, cette indifférence. Sauf le vendredi soir, sauf le w-e prolongé, sauf à se branler. Déjà le mot. Se branler. Il appelle les potes, il a des amis et des livres de poésie. Merde, c'est con, de revenir à l'idée du tremblement adolescent, à l'idée de l'amour moins que l'amour physique et le baiser hésitant et la main enfin saisie mais moite de peur. Il doit bien exister une vie non-poème, une vie, la vie quoi. Pourtant ces visages il en voit bien le masque, la facticité ce sourire là imité, truqué, il a appris à les reconnaître, au début il y croyait, il les fantasmait il voulait être comme eux. Puis à force de vieillir, trente, quarante ans, entraîné ce sourire là, ce visage là devant le miroir. Le monde peuplé de plus d'acteurs, d'acteurs sans scènes, sans caméra que l'on croit. Alors pourquoi, pourquoi pas un Christ là tout de suite, un Christ pour briser le monde-image et rétablir chacun dans sa vérité originelle, chacun devenant sa peur profonde, son espoir endormi, chacun pour retrouver enfant le goût des voitures, des trains, maman tu seras ma femme, papa salaud arrête de la toucher comme ça. Mais déjà célébrer l'enfance c'est pareillement con que de se plaindre de ce plus tard ridé. Non, il existe le bonheur, elle existe la vraie vie derrière le voile bête, derrière la révolte pour rien. Mais donnez le, donnez le vous qui savez, vous avec votre air de rien à foutre, écrivant sur les monts et les vaux, pataugeant dans la nuit. Pour lui la nuit calme n'existe pas. La nuit c'est les néons, la fièvre et les flashs dans la boite de nuit. C'est les corps heurtés jusqu'au cri plaisir douleur indifférents et on s'en fout. Juste le cri à ajouter au chapelet des cris à raconter comme une victoire sur l'autre, l'autre sexe, l'autre humain ou même non-humain. Cette pute, ce que je lui ai mis, haha, elle m'envoie des messages d'amour, la conne. Ouais elle suce pas mal, je l'ai baisée comme une salope. Blablabla.

Donnez à voir la nuit cette nuit profonde celle des soleils en vous ancrés douces peut être et violentes parfois berceuse d'avant gonflant et rugissant dans ces lieux de solitude. J'imagine vous les bienheureux marchant sur des plages vides et laissant dans le sable mouillé l'empreinte de votre passage. eT je voudrais renifler vos pas, je voudrais lécher cette trace de pierre disloquée de sel et d'ongles. 

Il avance toujours, Saint-Germain des Près et il devrait retrouver l'espoir devant la dame 60 ans et les lunettes de soleil, devant la négation du dedans par l'excès du dehors. Il va citer Hegel puis il se retient et il ne l'a jamais lu si sérieusement, une ligne pour faire bien comme ça. Alors quoi comment trouver dans le béton et le métro cette beauté dont on me parle. La douceur.

La haine revient
la haine enterrée une seconde sur cette plage imaginaire 
qui est votre plage réelle
Il se rappelle
se rappelle le grondement sourd
le vent mangeur de falaises
l'herbe courbée par le cri
se rappelle ces amants menteurs
la nuit allongée dans le lit
à se raconter l'amour
mais l'amour trivial
regarde l'étoile du plafond
regarde ce qui va naître de nous
et le mot d'amour espacé de plus 
en plus touche de clavier coincé
tu reviendras oui je reviendrai
la bite et les poils encore
odorants de X.Y.Z. collège
amie mais c'est rien pour moi
les excuses on reste ensemble
l'enfant né ah le cantique des
contiques. 

Mais il espère, il espère les doigts enfoncés dans le visage que ça se transforme, il cherche dans la rue Saint-Guillaume la pierre creuse où tout se brise, l'édifice factice, si factice alors point faible, alors la flamme tout emportera. 

Non.
Rien.

Ne nous parlez pas d'espoir, ne nous parlez pas d'ailleurs
les morts pour lui et pour moi les morts de partout
qui nous entrent dans le coeur ce n'est pas pour rire
pas un jeu dix balles à médecins du monde vous faites
du bon boulot alors laissez ma haine vous haïr laissez
nous hurler puisque notre hurlement est la seule
preuve d'amour valable la seule souffrance
même souffrance que ceux partout
dans les chaînes sous les bombes

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06 mars 2017

Y a que des putes

J'ai :
####é
trafiqué (internationalement) de la drogue
escroqué (+ ou - 50 000 euros)
frappé
dégradé
chié devant une église (j'avais 14 ans)
volé (beaucoup)

sans jamais sentir le remord, et tragique vraiment, ni la joie de la transgression.
J'ai commis ces actes comme les plus banals d'entre tous les actes.
Trahi par Jean Genet et quoi de plus normal à la fin le menteur menteur fidèle au moins à ça
Volé le journal du Voleur l'été 2009 et l'idée se fit d'une vie de rapine déjà le souvenir de la lointaine guillotine le regard de défi de Lacenaire
Je dis j'ai acheté/vendu de la drogue ça a commencé comme tout le monde, un meuge de C, dix exta, comme tout le monde je veux dire l'autre qui le fait tous les jours avec sa barrette de shit ou son pochon de weed c'est le même principe
enfin
quoi
pas grand chose un geste en passant dans sa vie
pas industriel pas sérieux juste le w-e
jpayais à bruxelles d'abord 4,5e le cachet il s'appelait Lamine, conduisait un Renault Espace, m'attendait dans un café à Flaget, toujours Flaget,
le nom c'était grotesque me faisait penser à des pets
par association étrange
Flaget=>flageolet=>flatulence
d'abord seulement 10
je revends 7euros l'unité
sur place madame moustache
on apprend le biz
la demande
un départ pour amsterdam foiré
le billet volé annulé et le contrôleur
"alpha beta socrate etc"
le bruit de la police dans ce langage
antique
alors va pour Flaget
va pour 30
vendu du
allez
routine
Wendy t'héberge chez elle
et Laurent
(grosse bite il écrit de la merde)
alors vazy pour 100
2e le cachet je fraude le train, j'escroque le covoit y a pas de petits profits
je revends 10
marge de 500%
jsuis le CAC 40 licencieur
le fonds de pension vautour
l'Argentine mon client
rapaces les yeux de l'oiseau
de proie
allez un an d'aller retour
han han jusqu'à l'orgasme 1000
(fais le calcul du prix de l'extase)
je vivais chez ma mère un jour entrant dans ma chambre tombe ma boite à euros
des billets de 50 une pluie jaune mieux que la golden shower à laquelle ton père rêve
(il se retrouve pourtant la nuit dans les mêmes draps sentant le propre pas mal à la tête passé de mode le cliché le féminisme est entré par ici le viol conjugal tu n'oseras plus tant mieux la baise très nulle et la golden shower jamais)

Mais la jubilation seulement de pouvoir raconter au présent cette façon la plus grande banalité
pas
de tu veux quoi
je sers je vissers
nana
je sors en boîte et dans les bars un pote de pote de pote
tiens je te présente Crassou, Rubinsky tiens Rrheidamr ouais je t'en prends 10 je sais qu'à Paris c'est de la merde c'est pas ta faute hein mais c'est comme ça wah incroyable file ton numéro je t'en reprends
et petit réseau des petites mondanités né du plus grand hasard
toujours sans joie banale la vie minuscule du truand même pas truand
où les AK47 les voitures filant à balle les putes et les seringues merde
faut que j'arrête les mains sur la tête dans une planque crasseuse
le téléphone sur écoute
que dalle
que dalle
Jean Genet tu m'as bien enculé
tu aimes ça salaud

Bangkok
Phnom Penh
Venitian
Saigon
Ho-chi-min Ville
Canton, Sianoukville, khao tai Krabi
les hôtels cinq étoiles le whisky à quedalle
tout payé par de riches suisses bien peu au courant
de mes agissements
ce qu'on a pu tricher
et là bas même malgré quelques photos de ma suite
au 65ème étage digne d'une érection de Marc LEvy dans Si je niquais ta mère (son premier porno longtemps après sa lassitude du roman)
d'autres images moi coloré sur la plage
moi bandant sur la plage Jess' et si je venais dans ta chambre
toujours le même ennui dans l'extrêmité même
bien sûr je riais hein faut pas croire non plus je faisais pas les choses avec une gueule de métro
mais jamais ce goût du crime
jamais la pupille dilatée un acte
comme un autre une dissertation
wah le crime que ça j'aurais du le laisser
dans le papier journal du ne pas m'en gâcher
le rêve
et j'ai été loin dans le délit mais sans cette sorte
de morgue à la bouche sinon par jeu par défi
contournant les lois mais avec cette façon d'honnêteté
disant pardon au code pénal
excuse moi L241-1 et ton frère ton cousin
Voilà ça n'a jamais été pour moi plus que
frauder la RATP
(même pas le TGV)
putain

le seul moment de puanteur avec cellule et menotte
pour port d'arme incapacitante et quoi l'arme
une pauvre canne au pommeau flambant
la bêtise

y a pas de crime
y a que des putes

25 février 2017

Faut la supporter la merde

Faut en supporter de la merde
Incroyable comment ça pue ça colle aux pompes et putain je dois continuer à faire semblant comme si tout allait bien mais non t'inquiètes elle est super cool ta poésie continue tes rimes mais t'en fais pas je comprends pas le problème c'est très original on ne l'a fait que 2435198 fois avant toi alors fonce mais obstine toi dans cette sorte de variété française tout le monde adore regarde ######## elle t'a dit combien c'était bien mais arrête c'est pas de la poésie de prof de français que tu écris on dirait un peu du Baudelaire (pour l'odeur fils de pute)
Mais comment le supporter cet immobilisme, voilà mon vers reste bien sage, qu'il est mignon il a les yeux de sa pute de mère, on dirait son cousin mais si l'air niais quand il sourit. Bravo on dirait une chambre de gamine de sept ans et anémique l'enfant ah oui mannequin des défilés sordides et qui crève à la fin de la partie mais oui la robe tombe bien sur son corps les mots tombent bien sur le poème.
Cette odeur merde cadavres non-embaumés et vous vous promenez dans la puanteur bucolique lalala;

Mais on peut tous le faire ce désespoir de supermarché cette colère pour de faux ça déborde je clique sur ebay au hasard le poème sort et sort encore de la machine à sous et la française des jeux le meilleur de vos éditeurs chiffre d'affaire incroyable.

J'adore ce que tu écris on est un peu frères et soeurs parce que ma famille à moi la vraie la biologique c'est nulle banale des cadres comme il faut enfin je dis ça banal la famille mais pas pour lui il est adopté mais ça change rien ce qui compte c'est l'amour ouais moi l'amour c'était pas trop ça les coups de trique ça va te plaint pas moi c'était le viol répété voilà la première fois que j'en parle et ça brûle encore dans le cul mais attends d'accord la famille c'est cool sinon moi je connais pas ma mère attends c'est pas la majorité moi on dit que mes parents c'est des pédés (là c'est moi qui parle et alors tape les ces connards qui disent un coup de talon pour trouver le cerveau lobotomie expresse) la trop belle maison qu'on a tous ensemble allez une IRL partouze des eunuques ouais moi j'aime pas trop les filles je préfère les garçons mais ça nous dérange pas tant que t'écris de la poésie moi je suis un putain d'enculé qui méprise tout et tout le monde mais aimez moi aimez moi non non non pas aimable il y a des vilains hein connard putain c'est fou la médiocrité mais c'est quand la dernière fois que tu t'es mis face au poème à ta page à ton inspiration pour souffrir pour de vrai pour entrer dans quelque chose comme une lutte intellectuelle mais jamais jamais tu as fait ça parce que c'est grotesque les grandes emphases tu préfères les réserver à ton lyrisme de pacotille la ville allemande les gares d'où l'on part et mieux attends je sais l'amoooooooour
Je me parle à moi à moi d'il y a des années maintenant je lis ok je vais tout pulvériser

Toutes mes larmes versées
Ce corps las toutes les nuits
Le tremblement quand ta main
douce mais forte trouve enfin la
pointe de mes seins et je frémis
seconde naissance

Mais demain tu partiras
Ô soldat à la moustache
fragile je suis là sorte
D'Anémone sur le quai
de la gare Montparnasse
Je te fais signe de loin

Mais l'été qui monte doit bien servir à quelque chose
sinon pourquoi cette bouche ma bouche écrasée
rouge une cerise mordue le jus sur les lèvres
Aux amours peut-être dans cette gare infâme
De la première fois quand tu dis adieu pour rire
Sans jamais te retourner ce train je l'imagine sans
arrêt filant à travers rails, terres et villes il devra
repasser par ici et j'attends l'été le retour de l'été
Il doit bien servir à quelque chose l'été pour qui
vacille la bouche rouge trop mordue je serai
vieille avant nos baisers retrouvés le ventre
vide je ploie et battent les membres des enfants
non-nés l'absence de toi que je porte en moi


Surgiras-tu toi la nuit du recommencement ? Ta musique nous berce et nous délasse, tu nous promets le sommeil dans ta chair douce et molle. Mais pouvons nous croire à ton retour toi qui partis tant de fois ? Pour quelles contrées, berçant des pays lointains et des hommes jaloux. Tu entends le vent semeur d'obscur ? Il se réfugie dans chaque arbre et le sol labouré et les traces de pas. Je ne cesserai ma recherche de toi, j'errerai les pays lointains, leurs frontières closes, je franchirai les collines et tous les ciels. Je boirai à l'eau sale me nourissant des racines et des fruits maudits où tu as pénétré. Et mon cou frémir du souffle de toi et ta façon de soulever mes cheveux, sans y penser, le mouvement le plus naturel de la Terre. Tu ne peux fuir hors de moi je te porte et tu t'écoules larmes et sueurs. La ville n'importe laquelle s'anime à ton contact et ma bouche convoque ton nom, gagnant aux dés. Toutes les cartes où je dessine mène à toi. Ne fuis plus hors du monde insensé il existe ce chez nous quand le ciel se fait plus calme qu'il ressemble au roseau de la fable. Toi paysage des légendes faite dans les pliures de la grèce antique, Artémis à la robe pâle ou Diane les lèvres rouges.


Près des villes sans nom
Les amants marchent pas légers
De Sofia à Antioche la musique
Monte et ils dansent
Les corps s'arrangent jolis
La radio gémit une émission
en langue inconnue

Au matin la lumière
habille la fille sans nom
et l'ombre le garçon
Avant que la bruyère
sous leurs corps légers
feule

Tu aimes quand le train
lentement quitte la gare
Tu aimes
le mouvement des roues
transmis à la voiture-bar
le tremblement du wagon 7
où tu es assis après avoir cherché
La place 45 tu as dit excusez moi
je te connais par coeur et tu as
choisi la place du couloir pour ne
Pas déranger je te connais par coeur
Quelques pièces de monnaie
De quoi acheter un sandwich
un coca peut-être cet endroit impertinent
tu y ignores le prix des choses
Cette nuit mon ombre et ma voix
Je te les ai données qu'elles te suivent
longtemps
et te gardent de tous les dangers tranquilles
les périls sordides l'Egypte à pas de loups
et les saisons circulaires comme des planisphères


Pourquoi les choses amères d'ombre
etc etc etc etc etc etc etc etc etc etc

Je me suis usé à me foutre de leur gueule me reste plus rien du feu épuisante à vomir votre merde je ne croyais pas si vous sortez de ça dans le même état que moi vous êtes plus laids à voir que je ne pouvais l'imaginer putain depuis deux semaines je suis saisi de vertiges après un effort physique intense et je croyais un défaut d'oreille interne et toutes la panopolie ORL HOPITAL SCANNER mais c'était simple le bouleversement ce déséquilibre vient du regard posé sur ça un mal de mer impossible de s'en défaire.
Je hais ce que vous écrivez

J'essaie de mettre des coups de pieds dans la langue
La colère qui m'habite rien ne l'use le couteau du boucher ou quoi que ce soit
les dents malheureuses d'un enfant de 7 ans ou le dentier chromé d'un rappeur
Ca ne part pas hier rue des martyrs j'ai renversé la table mise du restaurant FuXia
quand le serveur (encore lumpen prolétartiat j'ai décidé de ne pas vous sauver) sortit
tout en rage je lui ai parlé de sa mère et ses possibles activités nocturnes et personne
Ne se bat j'avais si peur avant de laisser déborder mon poing et mon cri si l'on déchire
mes belles chemises mon costume trois pièces si l'on marche sur mes bottes à 600 balles
Puis j'ai compris tout le monde a peur de ça si tu montres tes yeux de fou si tu exposes ça
TU CONNAIS CA HEIN CE TRUC QUI SERPENTE EN TOI ET NE TE LACHERA PAS
sa gueule de tête de mort qui roule à la place de ton coeur se déplace tranquille de ald roite
vers la gauche

Ma recherche formelle je la vois s'accomplir
La langue banale dont je me détache c'est la votre et je croyais
le français ordinaire celui par moi non-parlé pourtant ses proverbes
phrases toutes faites etc lui dont il fallait me départir mais l'erreur
comment se défaire de ce qu'on n'employa jamais c'est votre
poésie en toc toute feinte d'émotions mais peutêtre vous avez

pleuré des vraies larmes avant d'écrire mais vos larmes je m'en fous je ne suis pas votre psy pas votre mère sûrement pas votre copain.ine
Vincent Delerm VINCENTS DELERMS

Me voilà délié à nouveau abandonnant les derniers éclats de lyrisme
ceux nougats noisettes collés aux dents à coups d'ongles et de couteaux
je n'ai plus peur de rien désormais que l'on ma guéri ma sale maladie
la peur j'avance mâchoire toujours serrée plus ou moins aimable
tout dépend le regard et toujours je fixe dans les yeux bête lâchée dans la ville

Mais j'ai perdu mon travail
Pire chômage cette démarche
avortée déjà un coup de vis dans
le ventre à moi ça fait mal l'avortement
sauvage pratiqué à 2:12 sur un forum
obscur tellement mal j'y survivrai
le foetus violet-rouge je le garde
Un jour je te ranimerai toi pas gamin

 

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22 février 2017

Crache putain crache

Yeux Bandés

(poème écrit sans regarder l'écran
approchez approchez voir
le vers à barbe et la non-rime

la plus forte de Gitaine)

 

 

cinq heures du matin c'est pas une heure pour écrire il faudrait dormir attendre l'heure du réveil les siryne du métro toute la bonne vie civile tu sens le pain qui lève 
préfigure les hommes tout à l'heure touys


gueules cassées beaux gosses flemmards stagiaires la ribmambelle des humains on dirait une chaîne très tendue et longue des maillons très inégaux mais tous nécessaires c'est beau la solidarité quand même


ceux étudiants encore et rêvant d'un tas de fric ou rêvant pas quelque chose arrivera ills se disent et ils se tirreont loin une guerre pour les plus trtistes ici au moins quelque chose à faire un truc dans quoi shooter merde quoi celui qui écoute studieusement le cours de droit fiscal en L2 il veut s'en sortir il a eu son bac de justesse mais maintenant c'est du sérieux au quartier on compte sur lui faut être riche toi tu feras pas du rap t'as vu ta gueule pas du foot t'as vu ta frappe t'étudies tu buches tu finiras cadre sup' sûrement une bagnole une femme et même des putes si tu t'en sors bien et que t'adoucis un peu les préceptes de la tradition au fond t'es bien le dernier à y croire

L'autre s'en balance de toutes façons la vie il y croit pas vraiment il vient ici pour faire quelque chose chez lui il déprimerait à lire des mangas à mater tous les pornos de la terre "t'en as vu c'est toujours la même chose" préfère son imagination et fantasmer sur les gueules de suceuses des meufs de Tinder

il faut que le week end arrive j'entends l'écho des salles de réunion le momentde bonjour la fille angoissée qui simule au bureau qui simule quand elle a dit oui et pleure toute la nuit en partant très honteuse pourquoi elle sait pas dire non bordel ça m'énerve
je l'entnds "je suis super gaie" on la coupe de toutes façons qui ça intéresse quoi qu'un cul pareil si ça t'attrape pas tout de suite c'est perdu 
ça se transforme pour elle en la nuit de cauchemars des flashs pas agressée sexuellement mais cède toujours cède sinon ça fait trop peur les insinuation les mots alors elle s'en débarasse une fois pour toutes la réputation de salope c'est normal c'est rien 

qu'est ce qu'elle fout là elle avait pas le choix pas trop bête les meilleures notes a Janson le monde pas terrible hein mignonne ? être à peine amorcé etl'amour la sauvera mais il faut venir l'amour hé voyant s marabouts esprits djinns toute la clique imagnaire ramenez vous sauve là c'est le moindre des choses elle sait pas a jamais su quoi que ce soit
Je la prends pour un personnage de la nouvelle vague
c'est pas une héroïne c'est n'importe qui ta soeur ta cousine ou ta voisine tu crois ne pas en connaître de comme elles hein ? Sûrement c'est que tu les abuses toi aussi 
allez regarde un peu ici
Si le droit vraiment s'appliquait tu mangerais de la bite de black ou de rebeu à t'en défoncer la glotte
mais t'as de la chance les lois sont mal écrites ou mal appliquées
c'est comme ça la justice c'est très abstrait il faut quelques caractérisitques bien restreintes pour entrer de plein pied dans la criminalité
parfois quelques uns en rêvent s'inventant des méfaits et pas que les gamins des banlieues d'autres petits-bourgeois une canne-épée ça se change vite en contrebande d'armes de tous types pour massacre ethniques c'est facile de se prendre pour Rimbaud devant son ordinateur


L'autre pas pire pas mieux à la rue pas un repas chaud pas un repas tout court depuis il a pas compté la poubelle vide un demi sandwchi un peu de vomi c'ta sauce verte pauvre type t'as pas fait d'efforts regarde ce que tu deviendras si tu contonues de mal travailler à l'école petit con (tout à l'ehure c'était en voyant passer un éboueur) lui il va errer dormir il a son chez lui deux larges morceaux de carton une couverture pas assez épaisse mais hé c'est comme ça on a ce qu'on mérite dit le cadre dirigeant en toucant le cul de sa stagaire (la fille malaise de tout à l'heure il y a quatre ans ou l'autre sortie de SUPDECO ses yeux prêts à tout qui sera toujours une sale conne)


La réceptionniste sa vie de merde on t'appelle lumpen prolétariat et je devrai me battre pour toi voter pour tu fais tes ongles tu regardes passer Stephen et ses épaules de matador tu siffles dans ta tête plus hauc'est pas permis t'en parles à tes copines t'inquites il te baisera il te jettera dans les mêmes chittes que la capote dans le même soir tu crois quoi et il te dira bonjour hein le même bonjour qu'avant ce bonjour il en a des tonnes dans la poche intérieure Armani Hugo Boss ça dépend des jours pour toi jamais il ne sortira le sur-mesure hé


y a des humains je le sais mais pas des comme moi elle écrit ça sur un blog je la haïssais j'avais 15 ans elle aussi Arrête de te plaindre puis j'ai connu moi même la dépression ça c'est un commentaire sur un blog
alors je te comprends
On dit toujours qu'on comprend quand on pige que dalle 
Tu connais son rythme cardiaque tu comprends son hésitation au moment de boire une gorgée de plus et comme elle frémit en entendant le froissement d'ailes d'un pigeon ?
Nan tu connais les généralités et les catégories la définition biologique et fonctionnelle un peu de psychologie je t'offre même ça en bonus. Ton tableau périodique tu as fini par remarquer un jour que tout le monde dbordait la ptite case non ? T'es trop con pour ça ? Tu as besoin de mettre tes petits doigts dans la petite tête hein ? C'est de la merde
Même cette pute de réceptionniste doit être aimée si on la prend du bon côté pas la peine de faire des blagues sur ses plans culs son slide sur Happn

Le christ est mort sur la croix super bravo pour tous les hommes
donc aussi pour lui
(y)


Une rue strasbourg saint denis je sais pas quand on est j'entre dans les chiottes l'odeur me fout la gerbe j'ai tellement bu ce soir j'ai rigolé je crois pas sûr il faudra que je regarde sur mon téléphone la vidéo faite dans le bar ça s'appelait comment déjà on sen tape instagram facebook twitter un de mes avatars me renseignera. Putain de putes chinoises dégeueullasses qui font la gueule au moins les négresses de Château-Rouge, les bonnes esclaves t'appelles mon chéri quand tu les frôles pas trop près leSIDA avec ces meufs là ça s'attrape par le regard.



Pourquoi il a dit "Je" ce connard middle-class/average Joe je lui péterai les dents 
Si j'avais des poings à enfoncer quelque part je les lui foutrais dans la gueule jai déjà aboli la ponctuation et ça je tape sans regarder jamais alors ce sera en vrac expérience poétique ou flux de conscience ce que tu veux mobiliser Roland Barthes Todorov Bathkine je m'en fous au fond, la parole écrite pas imprimée hein bien légère volatile tu vois c'est la parole avec son bégaiement ses retours en arrière son inconstance la parole c'est ce qui brûle dit Barthes
et si je sors mon dictaphpne la caméra de mn iPhone passé de mode
hein ? Tu dis quoi contre ça Barthes
Tu dis quoi si je supprime ce que j'ai écrit si je déchire la seule page imprimée du rmoman pas écrit 
Tu te retrouves con plus con que quand renversé par une camion de blanchisseur
Roland Barthes PAS Roland Barthes

t'as la mort la moins cool de l'histoire des morts 
tu aurais pu faire un effort déguisé ça en suicide laisser traîner une lettre sur le bureau en pemrance au cas où dire que c'était trop diur
l'appeler la mort de l'auteur

mais t'as jamais rien su assumer au fond même pas être poète crétin rentre dans ta cage les étagères de bibli je te cracherai dessus à la BNF BSG PNL

Allez, je recommence ma socilogie urbaine et fantasmatique je réduis l'homme en son cliché possible celui qu'on reconnaîtra ey ouais mec maintenant on met sa caméra dans la rue on filme tout du réel sous-titre "histoire vraie"

J'ai une rangée de mots pour ça (je me suis remis à regarder l'écran pour écrire) 
- Pass navigo
- Une baguette pas trop cuite
- t'as vu le match hier ?
- ce que je lui ai mis à cette salope
- Il baise comme un pied mais au moins il a du fric
- Je crois que je suis amoureux.se
- Je pense qu'il me trompe
- Mais non
- Ma chérie
- Je vous fais une couleur ? 
- Un kebab sans oignon sauce blanche chef
- Tous pourris 
- Un expresso steplé

Mystère des objets en communication stellaire, ils formeront machine à café, ciseaux du coiffeur, pass magnétique une cosmogonie à part entière et l'on pressent leurs eclipses et leurs cataclysmes, on frémit d'assister à cette mise en mouvement les astéroïdes bombardées de rayons lumineux alpha gamma ceux qui brûlent et ceux qui ne brûlent pas.

Mais je ne parviens pas à ce point de rupture du langage, existe-t-il seulement déjà ? Oui je l'ai senti auparavant, chez quelques auteurs. Pas à confondre avec le point de fusion expression débile faite pour les gamins lyriques, hé le surréalisme ça marchait en 1920 à la mode psychanalytique Freud ajd c'est aussi cool que dire "t'es nouille". Jsais pas, essaie de faire une synthèse la théorie des blocs sémantiques et Donald Trump ça marchera super bien.

Putain je suis en train de faire comme un tas d'auteurs dramatiques à écrire de la merde comme ça me vient ça doit avoir un nom de connard genre l'hypersubjectivité, le gonzo foutu dans un théâtre ça a pas suffi une fois Las Vegas Parano ? Ca a fait des gamins en plus ? J'ai des frères et soeurs. Putain. 

Arrête de te regarder casse pas le miroir ça peut toujours servir plus tard pour trancher tes veines celle d'un autre ou juste t'assurer que le blazer tombe bien que t'as une gueule pas trop défoncée pour demander ton RSA. La réflexivité putain tout ce texte c'est un putain de miroir allez palais des glaces si tu veux te la jouer façon gigantisme
C'est fou ce que tu peux haïr quand ça a commencé pour être à ce point infusé en toi inépuisable et le considérer déjà comme substance dispensable c'est abuser le langage c'est employer une analogie d'ordre purement linguistique la haine c'est un sentiment un concept tu peux pas le vider il est abstrait tu peux toi mourir et lui cessera en toi voilà tu comprends alors arrête avec tes manies pré-scientifiques Bachelard est passé par là tu vas pas l'ignorer ?

Si j'avais su le gamin tout à l'heure qui disait négresse et se foutait de la gueule des putes chinoises j'aurais passé en rouge son récit tu vois encore une fois je me heurte à mes limites techniques j'aurais voulu donner à chacun sa consistance
Je vais imprimer ça tout molarder puis le scanner et le reposter sous cette forme quasi-organique

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20 février 2017

V2

La tête roule ce matin
loin du corps
le coup de couteau frappe
à l'endroit 
de la nuque
à peine plus haut
que l'épaule



Le coup de couteau.
De la main non-tremblante
perfore le ventre laisse voir
le repas ce midi les sucs
gastriques et la viande
non-digérée de la viande

Le ventre où gîsait le coeur,
soir d'amour l'âge des premières
naïvetés le soleil et les étoiles
avaient encore le sens des
baisers maladroits ta bouche
trop ouverte la langue qui
ne trouve pas sa place c'était
bien avant le premier livre
de philosophie sérieusement
étudié la tête pas encore
roulante 
de la langue dans 
la bouche
passer à Wittgenstein et au valium
substitué quel couple infernal
ces noms sauvages

Chante la couleur du soufre cette envie de porter hors de ta gorge le serpent sexuel au début de sa pleine mue / les parfums volatiles celui d'une femme sortie de la nuit les sous vêtements oubliés égarés quel lit cette nuit ou bien volontairement délaissés l'air décidé / la révolte commence par les plus petites choses par la faim deux jours sans manger le peuple gargouille grand ventre vide mains brutales

Ecrire d'accord mais cette fois ci comme il y a longtemps avant l'âge des philosophes avant la discursivité quand tu croyais tout savoir / écrire sans les yeux n'abime plus ton iris contre ces mots pixels idiotie se rappeler le moment de presque poésie avant le mutisme + avoir crié à vingt ans à cracher tout le feu d'un coup éruptif mauvaise l'imagination cet âge là tu penses à ces horribles vers des autres dans lesquels tu retrouves miroir brisé quasiment les tiens il y a cinq six ans ou bien tu as vieilli fané ou bien eux comme toi médiocre jeunesse / cette poésie là à place fixe sphinx immobile lieu touristique pour ses vingt ans ensuite on dépasse ce moment d'antiquité ce cours de sixième B / pourquoi le souvenir de ce temps d'avant où le cristal de roche valait bien le diamant et les amours d'un soir l'amour tout court


aujourd'hui tu n'accordes de prix à rien tu marches en guenilles boulevard de rochechouart sans rien chercher sans rien trouver plus de sex shops la ville change à toute allure le temps d'hésiter la devanture déjà transformée en McDonald's ou pire Starbucks café
(tu l'admets le Big Mac à 5 heures du matin te donne un orgasme honteux)

Je hais les Starbucks, la coolitude de ce moderne-vernis ; le nul à l'apparence du neuf : à peine sophistiquée la Ford T changée multipliée servie Latte ou Americano ou quelque nom horrible 
ce métal bouillant je veux le verser par petites gouttes douloureuses sur quiconque franchit le seuil médiocre mais le poète demeure sur le plan du fantasme-du rêve, pauvre logis et dans l'ordre civil à peine protestataire maugréant contre tous les bruits de la ville le doigt d'honneur sept minutes trop tard sa révolte c'est son bulletin de vote tous les 5 ans pf ridicule au moins si le temps des martyrs pouvaient redébuter il y aurait un destin facile (façon meuble en kit) soi voilà la croix saint-sebastien réincarné et saura-t-il seulement la monter ?

Assez du tutoiement pourquoi m'adresserai-je à toi ma démarche incompréhensible le poème déginguandé ni tout à fait leçon de philosophie pamphlet manifeste ou départ du recueil /
quand commence le premier quand s'achève-t-il si je reprends demain le cours de cet éternuement ces grumeaux blancs-jaunes la morve forte sans odeur hélas
Pourra-t-on dire le poème un début une fin si le programme informatique réorganise à chaque F5 l'ordre du poème et le fait aléatoire renouvelé à l'infini
Mettre fin pour de bon à la linéarité du temps Einstein ce n'est pas pour les chiens.

Dépasser ce que l'on a fait jusqu'à aujourd'hui penser à Quentin Leclerc Ou guillaume Vissac (majuscule interverti) cesser de désespérer
Penser à #### (non-nommé se reconnaîtra s'il passe) chercher le Valium dans la trousse de toilette, pousser les comprimés de Xanax hors de la boite en tremblant non-lyriquement du tremblement véritable hérité de ta race colonisée ta race véritable/pas ta race forcée de sale Gaulois les tranchées Alésia ou Verdun match nul 
J'ai redit "tu"

à force de Jean Genet la trahison deuxième peau tout arracher jusqu'au nerf et après le nerf jusqu'au muscle enfin l'os qui dit je te révèle dans ta nature calcaire pierre je suis pierre-poussière


Sophie Podolski me monte dans lqui la croit lyrique franchement l'imbécile c'est l'impossibilité d'écrire son aveu il faut bien la saisir s'en imprégner 
badigeonné 
oint pour ceux préférant les grands mots solaires (mais soleil imité soleil des photographes en studio) 
atteindre par là-bas l'incapacité de dire

Arriver à Artaud en remontant ce fil des muets
des bégayants des analphabètes

Putain j'ai tellement mal au coeur

juste où le cou sort des
épaules

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06 février 2017

Ludvig van Bethoven

il y aura une suite à ces lettres
ces mots tu dis la vie ici quand
tu avances de ce pas indistinct
le même à l'école, trois ans déjà
la salle de classe la sieste Federico
Martial le nom des filles tu préfères
oublier tu palissais déjà innocent
elle a commencé tôt la honte pour
toi l'oeil des autres de tous les autres
de plus en plus monstrueux dilaté
l'oeil par toutes les années à soixante
ans tu imagines l'oeil large comme une
planète tu plantes dans le sol un bout 
de bois il te servira compas bâton
de marcheur tu avanceras dans la honte
toute la vie toute la vie c'était long
un seul jour et toute la vie tu ne sais
comment ce désert ta main sur le front
humide comment pourrait il en être autre-
-ment


il faudra bien une suite jamais achevée
sinon toi froid immobile tes yeux comme
si janvier pour l'éternité y déposait son
verglas mon dieu le mauvais goût toujours
cette incompréhension quand tu parles
la bouche mal ouverte et les larmes qui
te montent mais silencieuses et non-visibles
hachurent tes mots :::/// tu avais oublié
d'appuyer sur shift avant de conjuger
tes hachures il fait mal ce mot

cette langue tu la hantes de signes
tous renversés ébréchés tes lèvres
un vase de Soissons tu demandes
au lecteur sa fièvre sa furie pour
comprendre cette ponctuation
immolée vis avec ton époque
merde à la fin si tu ne 
sais pas ton  
youtube
n'a pas de
points virgules

Tu crois toujours ça n'a pas de sens la parole sans respiration rejetée à la ligne la grande marée chavirant le frêle esquif -tu vois je me rappelle les mots du poème classique Du Bellay par là Chassignet entre ici et celui-là tu ne le connaissais même pas je l'ai exhumé 1917 la tranchée les morts et Chassignet sorti du feu baroque un trou d'obus une tombe- tu n'entends pas le mouvement ni la corde désamarée c'est elle qu'on chante son dénouement lent comme une vie au moment de la mort plus longues secondes d'exister tu ne vois pas n'entends pas existes-tu seulement ô -encore invocation classique et notre père en latin même si tu veux ave maria pater noster allah akbar toutes les langues de la prophétie missel ou coran en caractères indéchiffrables اللهُ أَكْبَر ארמים- j'écris pour des ombres fantômes spectres issus de vous j'écris pour la marque que vous laissez dans la terre molle si vous vous promeniez en forêt deux fois déjà ici pour votre autre le signe d'un vous hypothétique 

Je me rangerai un jour peut-être aux raisons ordinaires
me lançant dans le chant très banal d'une poésie 
sans intérêt voix creuse variété française qui
écouta dans sa jeunesse -loin la jeunesse-
Ludvig van Bethoven mais non pas
Ludwig von Beethoven
son plagiaire britannique 
précisant toujours son origine
hollandaise les comptoirs de Sumatra
Tobago toutes les Antilles saupoudrées
dans sa vie le typhus l'alcool pour oublier
et ta poésie est pareille à ce Ludvig van
Bethoven elle a visité les mêmes lieux
toussa la même toux fictive
alors vraiment vraiment
je dis les mots lambeaux
je suis l'évadé véritable
des pestilences l'arraché
aux asiles aux cargos
le survivant de déportation
ma langue débrisée
témoigne de moi-même
fatras 
fatras
Et Ludwig von Beethoven
à moi seul 

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