09 mars 2012

Aux adieux

Cette nuit encore tu as laissé vide l'habit de silence que je t'avais préparé
Je ne remuais pas dans mon lit pour essayer avant toi ce soulier que tu allais mettre à tes pas
Comme je tentais t'inventer dans le mutisme de mes gestes
Mais ton silence à toi est inimitable
C'est celui chantant de la nuit
C'est le bruit immobile des étoiles
Celui trouble de la défaite
Cet autre inconnu qu'un pouls remonte
Ton silence embaume les péris que la mer doucement recrache au monde
Comme une idée oubliée
Une copie de philosophie où l'image est punie
Un stylo perdu...

Je me souviens le matin en sursis dans tes yeux
La tristesse comme une écume qui y perdait sa vague
J'ai voulu tes lèvres tes lèvres de voyage d'angoisse tes lèvres de solitude
Tu me manques comme à un amoureux
Comme l'eau parfois peut manquer au noyé

Posté par boudi à 02:05 - Commentaires [0] - Permalien [#]
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