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22 septembre 2024

L'effet

Toujours la lutte cette lutte la nuit passée à cause du mauvais gin ou du vin pétillant portugais présenté par babette tel que vin pétillant portugais babette en habit vert d’académicienne en scandale et en volants la poitrine découverte l’intérieur des cuisses aussi un vêtement d’une danse du ventre le maquillage rose pale sur les lèvres la peau brunie de tous les soleils dans le bar un anniversaire le son des couverts résonne de la musique ça sent la viande quand j’entre pour descendre l’escalier pisser avant de rejoindre en hâte jeanne le mauvais gin avant bu au bar le smiley 27,5 euros les 4 verres rarement je paye aussi peu cher ça me fait frémir bizarrement la lutte la nuit les cauchemars souvent les pleurs dedans face à la vie le refus
f. que jeanne parvient à plier en ne cédant jamais démentant ma croyance dans la souplesse, la négociation, la transaction, jeanne l’être du niet contre ce courant les hommes surtout les êtres humains aussi un peu acceptent tout les voilà pris au piège compliqué de leur orgueil le psychiatre trouve que 8000 euros ce n’est pas tellement d’argent pendant longtemps je refusais toute sédition plutôt rompre que plier la devise fouettait mes artères puis je me suis déshabitué à la dureté émondée ma dureté l’écorce pelée d’un chêne mehdi se trouvait mécontentent de ce changement chez moi qu’il ne me pardonnait guère même s’il érigeait en valeur maintenant la souplesse la douceur dont il ne se rendait guère capable en vérité comme julie qui me parlait de communication bienveillante qui dès la première agonie se permît l’offense le départ le hurlement ce qui ne m’étonnait pas valentin l’aida pour son déménagement puis ça a disparu julie parce qu’elle s’exprimait dans la violence mehdi n’acceptait pas ce changement en moi qui valait renoncement à quelque chose dissolution d’une position que je tenais de justesse ainsi vont vont vont par deux jeanne fait céder f. qui craque de partout s’essaie au libre jeu des affects sans parvenir à quoi que ce soit le voilà sur la table les deux parfums frederic malle la chemise blanche alain figaret la bouteille de drappier brut nature vide à mon arrivée les hortensias qui baignent dans le vase le vanity fair les deux bouteilles de san pellegrino c’est tout jeanne ce luxe délicat tu ploies sous le faix délicieux

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14 septembre 2024

Les brouillons du mois d'août

Elle verra, elles s’exclament toutes ensemble qu’elles verront, une prière qui monte, chacune de nous l’eglis-e, ce -e terminal-e, enfantée, engendrée, portée, neuf mois de e, un cordon enserré de 9 mois la taille, le ventre, les poches, la matrice.

elle verra le jour, elle verra le jour, les entrailles serrées, combien de con-cccon-trrraaacccccoooooonnnttttrraaaaaaaaa

c

tions
avant l’ultime crispation
laisser mourir ou faire naître

avers-e
le coeur cède ses eaux
la fente

bouche utérus

s’écoule
la vie
à l’égoût au berceau

mon enfant sera tu seras mon enfant cet enfant ce
l’enfant un mot, malaxé dans la langue, l’enfant composé, prénom-nom-constante-vitales ne meurs pas
pleure pleure
supplie muette la mère pâle
pleure pleure
la mère le souffle retenu le père tient la main humide de la mère
la bouche de la mère, ronde, souffle, expire encore, emmêle les deux, une apnée dans ces abysses de vivre

tu verras
promulgation âge des adultes, qui la disent, en forme de résolution, un problème réglé pour toujours, elle verra et plutôt que voir ceci elle préfère se crever les yeux, s’enfoncer dans la nuit que ce soit l’obscurité au lieu de cette lumière de faux, ces feux falsifiés qui ni ne brûlent ni n’éclairent, feux des balises posées dans la boue, la terre glaire, espacées, la longueur polie de la foulée permise, déléguée.

je verrai, peut-être, quand viendra mon temps comme le vôtre, m’émouvant sans regret de celle que je fus et de ce qui de cet être se gâcha, vous aimeriez m’entendre, à mon tour, passeuse de vos légendes, de vos mythes. Plutôt crever. Si nous pouvions, jeunes gens, pactiser avec la mort, lui faire promettre la fièvre bubonique — puis oubliant, nous-mêmes cette promesse pour ne la devoir respecter ni de crainte ni de ferveur — que si nous devions trahir nos idéaux les premiers, sacrifier au confort, reprendre, à son tour, la rengaine, nouveau maillon, c’est à dire nouvelle chaîne, du tu verras, que cette promesse, ce serment, une chaîne nouée autour du coeur, le broyant, ça…oui

si jamais je devais à mon tour reprendre cette escroquerie, votre malversation, que le pacte avec la mort passé se résolve, qu’elle me pourlèche très avide de mon âme

cet air de limace qu’elle prend, qui rampe dans vos regards, cette renonciation, bijoux faux, précieux de regards jetés malencontreux ou sérieux



son prénom s’efface avec le temps j’effeuille le carnet, l’encre sympathique, les souvenirs répandus, mêlés l’encre bleue et les lignes bleues des pages, toutes les deux ressemblent au regard pâle d’un aveugle, diseuse d’aventures. Je déchiffre, moi aussi devenue voyante, en plissant les yeux, ce passé vacillant, éclairant pour re-découvrir, épaissir l’avant. J’appuie sur ma mémoire, d’avant en arrière, à force d’épaissir, le souvenir devient une rature puis perce la membrane, fragile, du papier mental. 

 

tu entrais dans ma chambre, tu l’appelais vacarme, parce que, disais-tu, tu entendais ton coeur y battre, tes mains se joignaient sur mon dos, tu m’enlaçais.

tu ajoutais, aussitôt, la forme, ta chambre, ta cage thoracique. Moi, tes mots s’y déversaient, constellations pulvérisées, poussières d’os, avec, tu disais, quand moi je te racontais les mille et un morceaux de chacun de mes muscles, ce que toi, tu en ferais, si une nuit je t’abandonnais ma vie.

Puis je t’ai abandonné ma vie, seize ans et quelques taches de rousseur, la dernière cicatrice d’acné presqu’invisible.

 y ressemble, la même pulsation, les côtes, elles bougent

tu voudrais croiser le fer avec ce jean baptiste qui te regarde de ses yeux vils, des saisons s’y passent, des cataclysmes aussi sûrement et quelques opinions, voilà pour l’orage, ça ne pense pas là dedans, ça vacille, dans le meilleur des cas.

Il regardait par la fenêtre, dehors, le chapardeur se saisît d’un truc, un 

 

 

J’aime mal manger, me jeter là 

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  • une fleur qui a poussé d'entre les lézardes du béton, un sourire qui ressemble à une brèche. Des pétales disloqués sur les pavés à 6 sous. J'entends la criée, et le baluchon qu'on brûle. Myself dans un monde de yourself.
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