Je t'(e) (h)ai(s)
Puisque je dois mourir, que ce soit de
votre main qui luit devant moi depuis peu de temps, marguerite
blessante.
Votre main, vous ne saviez pas a quel geste j'allais la
convier. Non pour l'amour, ô ma parfaite boucherie gantée,
magnolia menteur, tremblante pureté pourrie. Votre main pour
mon meurtre, votre main dans mon coeur, au fond du sac de serpents
brulés.
Ne guette pas mon approche, le bruit sableux de mes
pas, il n'y a que blessures dans l'ortie de mes mains, rose assassine
et délurée.
Désole toi si tu croyais que
j'allais aider l'incendie. Ne lave pas de si pres la lave de ton
corps, ne parfume pas ton âme de mensonges, le souffle de tes
lèvres n'est pour moi que l'étal tiède d'un
boucher. Je n'ai pas faim. j'aime les yeux légers, les mains
légères, les doux poignards, et les lilas sous l'averse
ou la rosée, mais tu es toxique, orchidée, avec ou sans
rosée.
3h01.
Je t'aime en lettres de sang. En lettres qui disent je souffre. Je brûle.ke veux. En lettres d'or. En lettre d'eau saline. Tu. Me. Tues.
5h21