Je guy Déborde
NEGATIONISME :
HOLOCAUSTE
six millions
auschwitz chambre à gaz juifauschwitz chambre à gaz juifauschwitz chambre à gaz juifauschwitz chambre à gaz juifauschwitz chambre à gaz juifauschwitz chambre à gaz juifauschwitz chambre à gaz juifauschwitz chambre à gaz juifauschwitz chambre à gaz juifauschwitz chambre à gaz juifauschwitz chambre à gaz juifauschwitz chambre à gaz juifauschwitz chambre à gaz juifauschwitz chambre à gaz juifauschwitz chambre à gaz juifauschwitz chambre à gaz juifauschwitz chambre à gaz juifauschwitz chambre à gaz juifauschwitz chambre à gaz juifauschwitz chambre à gaz juifauschwitz chambre à gaz juifauschwitz chambre à gaz juifauschwitz chambre à gaz juifauschwitz chambre à gaz juifauschwitz chambre à gaz juifauschwitz chambre à gaz juifauschwitz chambre à gaz juifauschwitz chambre à gaz juifauschwitz chambre à gaz juifauschwitz chambre à gaz juifauschwitz chambre à gaz juifauschwitz chambre à gaz juifauschwitz chambre à gaz juifauschwitz chambre à gaz juifauschwitz chambre à gaz juifauschwitz chambre à gaz juifauschwitz chambre à gaz juifauschwitz chambre à gaz juifauschwitz chambre à gaz juifauschwitz chambre à gaz juifauschwitz chambre à gaz juifauschwitz chambre à gaz juifauschwitz chambre à gaz juifauschwitz chambre à gaz juifauschwitz chambre à gaz juifauschwitz chambre à gaz juifauschwitz chambre à gaz juifauschwitz chambre à gaz juifauschwitz chambre à gaz juifauschwitz chambre à gaz juifauschwitz chambre à gaz juifauschwitz chambre à gaz juifauschwitz chambre à gaz juifauschwitz chambre à gaz juifauschwitz chambre à gaz juifauschwitz chambre à gaz juifauschwitz chambre à gaz juifauschwitz chambre à gaz juifauschwitz chambre à gaz juifauschwitz chambre à gaz juifauschwitz chambre à gaz juifauschwitz chambre à gaz juifauschwitz chambre à gaz juif
Je reviens ici c'est le plus souvent pour le plaisir l'expression de l'être social contenu en moi et dans l'autre forme là je domestiqué ou du moins si abstrait qu'il en perd nerfs bouches et toute la constitution physiologique de l'être humain
abstrait tête
sans yeux
réseaux des neurones lui moi
Ici je retrouve la joie de moi-même peau à peau épaule abouchée au miroir
rythme un deux trois
ici je retrouve aussi toute ma haine
l'odeur de brûlé quand à son contact l'autre
l'autre monstre
l'autre nul
flambe comme le poème flambé
façon 1920 pavlova du restaurant à peine ouvert
revisite les plats d'antan le calicot fait maison inscription au Gault et Millau
Moi en tranches ici en blocs gras amaigri en blocs quoi de moi moi
c'est toute la vitesse ici le virage dangereux de la fin des syntaxes ici moi à toute allure le volant vibrant la vitesse toujours plus grande la pente sinueuse dans le vacarme des montagnes
tremble l'arbre dans la f^ret
tremble encore les vieux os du
en retraite il y a deux jours marre du monde
le tas de bois mal enflammé la boite de conserve les traces de dents faites sur le couvercle par l'ouvre-boite mécanique
la pente raide toujours raide et la vitesse
qui me prend vrombissante vitesse les tournants
droite
perdu le sens de la distance
le crissement contre l'os la paume râpeuse les lèvre sèches un coup de langue
dans
le virage
la vitesse
emporte le
Je ne suis pas capable d'imaginer autre chose que l'appareil reproducteur
amniotique
sous les vêtements des femmes que j'observe dans la rue (9h23 28/03/2017 rue de chateaudun)
utérus
La matière des femmes limitée à mes yeux limités aux fonctions reproductrices
ovule
Je ne vois que de la viande imbriquée dans de la viande
largeur de hanches
Je vois la viande contenant la viande
par le siège ou par la tête
la viande dans la viande me donne envie de vomir ce matin
J'observe les hommes dans le métro (9h32 même date station Le Peletier)
je ne vois pas l'appareil reproducteur
spermatozoïde
l'homme homme singulier lui avec son livre sa peau particulière son espace propre
liquide séminal
Je regarde mâle n°1 mâle n°2 male n°N+
scrotum
La femme remisée à la procréation
fécondation
a entre 25 et 40 ans
ovulation
la poitrine des femmes entre 25 et 40
allaitement
ne me provoque aucune excitation
le bruit de succion
la bouche édentée
du nouveau-né
têtant le sein
me fait vomir
dans la tête
je fixe mon regard sur les hommes (9h36 même date Opéra)
cherchant la transparence
jusqu'à trouver la transparence
Je transpose ces hommes
l'homme
dans une chambre d'hôtel
ressemblant aux chambres
des road movies
tous
l'homme
torse velu poils gris-blancs
enchevêtrés
un peu gras
l'homme blanc
couleur par défaut de l'homme
cinquantaine
hétérosexuel a priori
cis-genre
regard dressé je regarde
le bruit de la douche dans la chambre d'hôtel
une femme jeune, genre trente ans, cheveux mouillés
le peignoir enfilé
dans l'armoire cherche un blue-jean un top pailleté
habillée
les pieds nus elle marche sur le parking
démarre la voiture de location jusqu'au bar
celui d'hier
elle boit deux bières commande un steak cuisson : saignant
n'aime pas les femmes
peau noire la femme
ouf
Pont-neuf
je descends
La samaritaine est encore en travaux
Je me souviens l'avant-dernière scène d'Holy Motors de Leos Carax
Je crois que la liquidation judiciaire ne s'est pas bien passée
J'atteins le citadines, quatre étoiles je remarque la plaque rouge, où j'ai rendez-vous dans le salon Luxembourg (9h47 - retard de 17 minutes)
Valentin croit encore
que
les SMS
sont des pigeons
voyageurs à cause de
ce que le contenu communicationnel
doit être dans les deux cas
bref
comme le parchemin attaché
à la patte enroulée
Valentin tarde à répondre
aux SMS comme s'il fallait
choisir dans le pigeonnier
le pigeon à choisir
Valentin assorti au message
le plumage et Valentin tarde
à faire parvenir sa réponse
au moindre "on svoit demain"
attachant à la patte le parchemin enroulé
son "oui" tardif la nuit a changé plusieurs
fois son ombre
Valentin croit encore
au passé
Valentin n'a pas fait des études d'Histoire
pour rien
"L'uniformisation culturelle est une tendance constatée ou supposée à l'atténuation des différences entre les pays et entre les populations, en matière de culture, de mode de vie, de normes, de valeurs,... Conséquence de la mondialisation, elle résulte de la diffusion des modèles culturels dominants, notamment anglo-saxons. Elle est souvent perçue comme un processus d'expansion, voire d'impérialisme de l'Occident sur le reste du monde.
Sont ainsi mis en exergue :
(...)
la consommation de produits quasi standardisés sur la planète.
"
Mc Panner
India
Connaught Place, New Dehli
Opening hours
8 AM to 11 PM
Deluxe Brekkie Roll
Australia
Canberra Centre, Bunda Street
Opening hours
9 AM to 6 PM
McKebab
Israel
Ha-Yarkon St 81, Tel Aviv-Yafo
Opening hours
11am to 11pm
Salade Chicken Caesar
France
Coat Ar Guéven, Centre Commercial Coat Ar Gueven, 50 Rue Jean Jaurès, 29200 Brest
Ouvert : 7h30-1h
Teryaki Mac Burger
Japan
Marunouchi, Tokyo 100-0005, Japon
Opening hours
5.30am to 12pm
je n'ai plus 20 ans
je ne connais plus rien des ddddddééééééchchchchchchchaaaarghhhes é-
le-c-tr-iques
Je sais les possibilités de ma main :
la main
- serre
- caresse
- tient
- griffe
- frappe
ci-dessus énumérées
toutes les possibilités
de la main
la main ne peut pas autre chose que ma main
serre caresse tient griffe frappe
couleurs primaires de la maiN
principes actifs
déclinables à l'infini par combinaison
restriction
abstention
Je porte les mêmes cheveux pourtant
je sais attacher ma cravate
mes ongles sont toujours sales
Je connais plusieurs sortes de noeud de cravates
je me lave rarement les oreilles
j'attache la lavallière sans miroir
L'incisive droite de Léa est
cassée
Léa paraît cinq ans de plus que son âge
Léa m'a raconté l'histoire de sa dent
cassée
Léa a 21 ans
Je ne me souviens plus de l'histoire de l'incisive droite
Léa m'a raconté l'histoire de son incisive cassée
J'ai oublié cette histoire
Comment peut-on dire "plus que son âge"
Je n'ai jamais vu la table des âges types/individus
Nous possédons une notion approximative de ce à quoi doit ressembler à un visage à un moment donné de sa vie ; moment mesuré par l'écart entre la naissance et l'instant du jugement ; puis rapporté à une moyenne, fictive, de tous les gens de cet âge type
Léa n'est pas le cliché des gens de son âge
Léa préfère les femmes aux hommes
Léa m'a raconté l'Histoire de Michel
Léa a recontré Michel à Bruxelles
Léa et Michel faisaient la plonge
Le vendredi Michel prévoyait son week-end
comme d'habitude
Le week-end Michel s'appelle Sheila
Sheila se prostitue à Blankenberge ou à
Knokke-le-Zout
Michel a 70 ans
Michel avait 70 ans lorsqu'il faisait la plonge aux côtés de Léa
Michel mourra peut-être un jour qu'il sera Sheila
Sheila mourra peut-être qu'elle sera Michel
Je ne mourrai pas du
Typhus
pas non plus du SIDA
Je mourrai peut-être du
cancer
La
pollution atmo-
sphérique
en région
Parisienne
favorise le cancer
Julien Bonhomme oppose à la mort la naissance
Nous opposons instinctivement la mort à la vie
L'anthropologie est une science du
social
« En biologie, la mort d'un être vivant est l'arrêt irréversible des fonctions vitales : assimilation de nutriments, respiration, fonctionnement du système nerveux central. On la distingue d'un arrêt temporaire (hibernation, congélation). Elle est suivie de la décomposition de l'organisme mort sous l'action de bactéries ou de nécrophages »
la vie est : le fonctionnement normal d’un organisme.
la vie est la banalité d'un organisme
Je ne mourrai probablement pas
assassiné
Aucun éclat d’obus ne se fichera dans mon crâne
je ne serai pas trépané
j’achèterai probablement un nouvel
iPhone
Je mourrai un jour
je ne parviens pas à croire en ma
finitude.
Ce dans quoi je m'aventure est horriblement douloureux et je n'imaginais pas une entreprise poétique capable d'à ce point faire souffrir. Il y avait bien entendu auparavant la convocation des souvenirs extrêmes et les larmes qu'on y associait et les nuits blanches passées devant la lumière bleue de l'écran ; bien entendu nous avons tous connus du prince des poètes aux très acceptables poètes les douleurs articulaires et le dos voûté. Seulement la comparaison entre l'arthrose et ce qui m'arrive en ce moment me paraît sans objet. Dans le même temps il y a quelque chose d'un peu honteux à parler de la souffrance subséquente à la poésie, quelque chose d'un malaise un peu bourgeois.
puisque nous sommes dans le quasi-lyrisme disons le ce mot : la souffrance
et double même la souffrance.
A cause de la nouvelle forme de la poésie je dois penser avant d'écrire et ne dire que ce que j'ai pesé, a priori. L'amoureux des images gratuites que j'étais a du mal à se faire à ces rigueurs là. Et là où l'image gratuite donnait l'impression de traduire un sentiment intime et que parce que traduction du sentiment intime ne pouvait être retranché sans mutiler le sentiment...ici il faut retrancher, corriger, rectifier sans cesse tout ce superflu.
Je porte trace encore de celui que je fus, aujourd'hui, moi, continuateur de ce visage même pas accroché aux murs.
Le superflu concerne le plus souvent des passages explicatifs ou des commentaires de moi à moi même, des sortes de blagues si privées qu'elles ne sont intelligibles que par moi, et ces explications et ces commentaires peuvent avoir une certaine légitimité abstraite, ils brouillent le sens sans que ce brouillage n'ait de lien avec le texte à lire, sans que cette obscurité n'approfondisse quoi que ce soit ou ne renseigne sur un non-visible.
Sortes de repentir du poème ; volonté d'exposer sa démarche pendant qu'on la commet pour signifier combien ce que l'on fait tout de même c'est spécial ; passages par nature artificiels.
d'autre part et surtout je ne dispose d'aucun lieu de sociabilité correspondant à mon tâtonnement. Mes textes ne trouvent de lecteurs qu'ici et les lecteurs d'ici sont bien incapables de m'évaluer. Les critères d'évaluation des lecteurs d'ici ne valent rien et selon moi rien absolument. Les critères d'évaluation des lecteurs d'ici oscillent entre la critique Telerama sur le dernier CD de Louise Attaque et la conception de la poésie de 1920 chez un blogueur sans intérêt.
Mon rugissement d'antan, bien vain, valait protestation contre ceci. Refus du refusé refusant sa condition d'exclu.
Ne disposant pas de lieu de sociabilité valable je ne peux connaître la valeur de ce que j'écris. Ce que j'écris me coûte en énergie en pensées et en obsessions ; j'ignore pourtant sa valeur ; si je puis m'obstiner ou si ce dire vaut un rien dire. Je suis prêt à accepter le silence commandé depuis un extérieur légitime. Il n'y a pas d'extérieur. Aucun.
Bien entendu quelques un des amis me lisent et leurs remarques m'aident à me préciser si tant est que l'on puisse soi approcher de soi-même. Leur amitié, je le sais, n'adoucit pas la critique pour me la rendre supportable. Elle est exactement à sa taille.
Mais ce groupe qui m'entoure fut-il constitué de juges valables ne suffit pas. Un groupe d'amis partage le plus souvent les mêmes conceptions esthétiques, le même fonds culturel. Il ne peut donc être qu'un juge partial à cause que ses lois sont mes lois sans que nos lois ne soient les lois du monde ; mes amis ne rendent pas compte de la diversité du monde. J'entends diversité dans un sens restreint ; limitant cette diversité à ceux plutôt semblables, plutôt cherchant où je cherche. Donc non pas les gens d'ici. Diversité non équivalent à le monde entier, mais à certains auteurs que j'estime et dans lesquels je me reconnais.
J'exige parfois, en une prose hostile, les réactions hostiles de certains ce qui vaut mieux que l'absence de réactions. A ce moment le plus difficile est de bien doser l'hostilité. Trop : c'est le chant de ruines le libelle au mieux et l'injure au pire ce qui est une perte de temps pour tout le monde ; si l'hostilité est trop menue elle m'offre l'indifférence ou la mièvrerie qui ne servent pas plus que la guerre. Je ne recherche rien d'autre que la friction d'un jugement sur l'objet du jugement. Pas d'amitié, pas de haine. Les sympathies ou les colères ok mais dans un débat. Je n'ai besoin ni d'ennemis ni d'amis.
La parodisation facile de 95% du style de tous les écrivailleurs d'ici me conforte dans l'idée qu'ils sont des écrivailleurs. Je reproduis à la fin de cette plainte là ; la plainte d'eux imitée ; nulle comme l'originale.
Une personne, que j'estime plutôt, a jugé l'un de mes poèmes "trop bizarre". Le mot de bizarre est au choix une suspension du jugement face à un objet inconnu soit une forme, timide mais réelle, d'exclusion-négation.
Le mot de bizarre indique ou bien l'impossibilité d'appréhender un phénomène étranger ou bien le refus de l'intégrer aux catégories connues et par là, nécessairement, le nier.
Ce poème bizarre explorait les possibilités techniques du support virtuel. Il étendait le poème hors du poème et faisait signe, tentait de faire signe, vers autre chose que le simple texte inscrit.
Racontait dans un premier temps la possibilité de dire un "hors-le-texte" en demeurant textuel, puisqu'il était encore un texte inscrit comme tous les textes inscrits ; mais aussi donc un en dehors du texte puisque de nombreux mots renvoyaient vers un autre contenu textuel. Cet en dehors s'il présente les propriétés objectives d'un texte (un contenu linguistique inscrit sur un support matériel) est aussi le "hors-texte" du poème-bizarre puisque ces "autres textes" ne sont lisibles qu'après une manipulation du lecteur.
Racontait aussi, par la combinaison entre eux ds éléments extérieurs au texte, sa propre fable. Formait une sorte de puzzle, une combinaison de fragments possédant un sens propre, indépendant du premier texte et n'ayant de lien avec lui que parce qu'il en était la source.
Ce poème souffrait de nombreux défauts et, à cause de ce que je ne dispose pas de lieux de sociabilité adéquats, je ne peux juger sa qualité ce qui est monstrueux et le rend, pour l'instant, parfaitement inutile.
Au mieux je puis exposer ma démarche en vue de rendre intelligible la bizarrerie à ceux, qui de bonne foi, souhaiteraient l'intégrer à leurs topos. Au pire il reste là comme ça.
J'aimerais que ma poésie ne se regarde pas le nombril et rien n'est plus difficile que de ne pas se regarder le nombril lorsque l'on est, comme moi, content d'être soi-même. Encore une fois cet aveu là me provoque un plaisir narcissique et l'on pourrait à l'infini dire ceci de tous les aveux suivant l'aveu de son narcissisme.
Ecrire dans la solitude, sauf peut-être une certaine forme, une forme qui ne dit pas le monde alentour mais le monde en soi et de soi, ce monde de la présence ; écrire dans ma solitude ne permet de se juger soi-même. Et ou bien content comme moi l'on se dit que c'est très bien ou bien fragile, inquiet de soi-même l'on veut tout effacer d'un coup. Comme moi, encore.
Bien entendu je doute et je veux tout arrêter parce que ça n'a AUCUN sens à la fin d'écrire. Parce que faire de la poésie sa vie et le sens de sa vie paraît crétin. Bien entendu je ne dirai jamais que la poésie, pour moi, n'est pas une affaire sérieuse. Elle l'a toujours été sauf aux moments de caricature lorsque la poésie n'était qu'un titre, un passe-droit, une identité factice (et c'est le cas de beaucoup ici, on entre en tant que poètes, on se reconnait avec son habit de poète et ça me met en colère parce que je suis bête, parce que je suis adolescent, parce que je refuse d'être tué)
Cette deuxième souffrance vaut bien pire que la précédente. La première ce n'est qu'une douleur physique consécutive à un changement de pratique, un faux-mouvement du cerveau.
La solitude de la seconde me tue.
Pour les autres là à la fin ils peuvent bien, comme ils le veulent, être contents d'eux-même. Recevoir pétales de fleurs et tout le tintouin du succès minuscule. Si je trouve ceci regrettable ça ne regarde que moi. Si je proteste contre la négation et la norme totalitaire qu'ils induisent ça ne les regarde qu'à concurrence de leur blessure.
Les poèmes carricaturés :
[size=12]Mais l'été qui monte doit bien servir à quelque chose
sinon pourquoi cette bouche ma bouche écrasée
rouge une cerise mordue le jus sur les lèvres
Aux amours peut-être dans cette gare infâme
De la première fois quand tu dis adieu pour rire
Sans jamais te retourner ce train je l'imagine sans
arrêt filant à travers rails, terres et villes il devra
repasser par ici et j'attends l'été le retour de l'été
Il doit bien servir à quelque chose l'été pour qui
vacille la bouche rouge trop mordue je serai
vieille avant nos baisers retrouvés le ventre
vide je ploie et battent les membres des enfants
non-nés l'absence de toi que je porte en moi[/size]
[size=12]
Près des villes sans nom
Les amants marchent pas légers
De Sofia à Antioche la musique
Monte et ils dansent
Les corps s'arrangent jolis
La radio gémit une émission
en langue inconnue[/size]
[size=12]Au matin la lumière
habille la fille sans nom
et l'ombre le garçon
Avant que la bruyère
sous leurs corps légers
feule[/size]
[size=12]Tu aimes quand le train
lentement quitte la gare
Tu aimes
le mouvement des roues
transmis à la voiture-bar
le tremblement du wagon 7
où tu es assis après avoir cherché
La place 45 tu as dit excusez moi
je te connais par coeur et tu as
choisi la place du couloir pour ne
Pas déranger je te connais par coeur
Quelques pièces de monnaie
De quoi acheter un sandwich
un coca peut-être cet endroit impertinent
tu y ignores le prix des choses
Cette nuit mon ombre et ma voix
Je te les ai données qu'elles te suivent
longtemps
et te gardent de tous les dangers tranquilles
les périls sordides l'Egypte à pas de loups
et les saisons circulaires comme des planisphères[/size]
[size=12]Artémis à la robe pâle ou Diane les lèvres rouges.[/size]
La monstruosité débute par le dogme
La religion est assise sur un principe dogmatique
Certaines luttes sociales fondées en raison engendrent à terme un dogme
Les luttes sociales fondées en raison adoptent un dogme en constituant une doctrine
Il existe des religions laïques
Un principe d'identité unit les religions laïques et les luttes sociales
Toutes les religions laïques sont des luttes sociales
Les religions laïques sont assises sur un principe dogmatique
Les adeptes des religions laïques se nomment militants
Le groupement des adeptes des religions laïques forme le militantisme
Le militantisme établit le plus souvent
un corpus de règles dont la violation
entraîne l'excommunication et la réprobation publique
l'excommunication et la réprobation publique sont le lot
des apostats
Les apostats sont jugés apostats après la violation du dogme
Extensivement l'apostasie désigne tous les militants à un moment de leur engagement
Le respect constant d'un dogme n'est possible pour personne
Tous les militants peuvent être considérés apostats à un moment de leur engagent
Les religions laïques luttent contre le dogmatisme
le dogmatisme primitif oppresse de façon systématique les individus qui ne respectent pas son corpus de règles préétablies
Le dogmatisme laïque préfère parler d'oppression systémique
L'oppression systémique est le résultat d'une configuration particulière de l'espace public
La configuration spéciale de l'espace public protège les intérêts du groupe dominant
Le dogmatisme primitif peut être assimilable au bon-sens
Le bon-sens du dogmatisme primitif crée une catégorie de non-humains
Les non-humains créés par le dogmatisme primitif sont des quasi-objets
Les non-humains sont traités comme des objets
Les non-humains se dénomment minorité
Le combat social lutte contre le dogme primitif
Le dogme des religions laïques s'oppose au dogme
de l'autre dogme
Les religions laïques veulent subveritr le dogme
primitif
Les croyances religieuses peuvent se déployer
dans l'espace circonscrit du pratiquant religieux
l'espace circonscrit du pratiquant religieux comprend : son domicile, son corps, son lieu de culte
Les pratiquants religieux ne sortent pas leur religion de l'espace circonscrit du religieux
Les croyances religieuses du pratiquant peuvent s'exprimer
sans prétendre dire la vérité du monde ou la vérité
tout court
Les croyances religieuses permettent au pratiquant de découvrir la vérité personnelle du pratiquant
Les croyances laïques prétendent parfois
dire la vérité des individus et du monde
Les croyances laïques prétendent dire la vérité
des individus et du monde
Le militantisme confond deux ordres de discours
La religion laïque unit les phénomènes abstraits et la manifestation des phénomènes
L'abstraction des phénomènes et la manifestation des phénomènes sont distincts
Le militantisme est le lieu de l'action
Le laboratoire est le lieu des théorisations
Le militantisme peut avoir son laboratoire
le militantisme théorise
La théorisation du militantisme constitue le dogme
La gifle peut être étudiée dans le laboratoire des scientifiques abstrayants
Le non-giflé peut décrire du point de vue physique
ce que c'est une gifle sans présumer rien de l'effet
particulier et sensible de tous les giflés du monde
Le non-giflé peut décrire le déplacement de l'air
consécutif au mouvement de la gifle et l'accélération
de la main dans l'espace entre le début du mouvement
et la joue giflée
Le non-giflé peut aborder les conditions sociales
de l'apparition de la gifle sans prétendre rien dire
des sensations personnelles du giflé singulier
et du groupe auquel le giflé se rattache par nécessité
ou en raison de l'assignation à ce groupe par le dogme primitif
La lutte sociale dogmatique n'a pas encore
expiré sa religiosité
La lutte sociale ne s'est pas sécularisée
Le militantisme n'a pas encore banni
l'inquisition du corps de sa doctrine
L'inquisition occupe une grande place au sein des luttes sociales
Une partie du temps révolutionnaire se consacre à la recherche des traîtres
Les traitres ont été des alliés de la révolution
Les alliés traités comme des traitres n'ont pas changé d'avis
Le militantisme est fascite par nature
Le fascime du militantisme doit être compris symboliquement
La radicalité du militantisme
est la condition de sa manifestation
dans l'espace public
Le militantisme non-radical
Appelé réformisme ne produit
aucun résultat visible
Le giflé a le droit de ne pas attendre la transmutation de la société suivant les processus démocratiques
Les processus démocratiques incarnés dans des institutions oppressives ne sont pas dignes de foi
Les institutions sont les garantes de l'ordre établi
L'ordre établi maintient le giflé dans sa condition de giflé
Le giflé peut parler pour lui-même
de la gifle
Le giflé peut choisir d'abstraire ou non
ce que c'est une gifle
Le giflé peut peut raconter ce que c'est qu'une gifle
et le meilleur moyen d'empêcher les gifles de survenir
Les giflés peuvent tenir le discours qu'ils veulent
sans subir de discriminations de mutilations de réductions
de leur identité à une portion de celle-ci
Le giflé peut renverser le signe infâmant
et porter autour du cou le signe infamant
Le signe infamant exagéré peut devenir un élément de la revendication politique
le giflé peut faire ce qu'il veut et je n'ai pas le droit
de dire ce qu'il peut ou ne peut pas faire
Le giflé peut dire ce qu'il veut et faire ce qu'il veut
sans que je ne puisse émettre aucun jugement
Le giflé peut dire et faire et vouloir ce qu'il veut
Je ne peux que relever et constater le vouloir
le faire le dire du giflé sans émettre d'autres commentaires
que mon percept
Je ne peux discuter de l'expérience intime du giflé
ni de la position dans le monde du giflé
Je ne peux imposer mes vues au giflé dans le champ
de la vie sociale
Je peux discuter des conditions sociales de la gifle
Je peux discuter les mécanismes ayant permis
l'apparition de la gifle et sa constitution en violence
systémique faisant précéder une catégorie d'individus
du signe négatif
Le signe négatif précédant les giflés justifie la révolte
La révolte du giflé paraît nécessaire aux giflés
Je ne peux juger de la légitimité du mode d'action du giflé
Le mode d'action du giflé contraint mes privilèges
Je peux objecter au mode d'action du giflé
Le mode d'action du giflé nuit à mon égoïsme
Je peux discuter du point de vue théorique la matrice de la gifle
sans remettre en cause
l'expérience particulière et sensible du giflé
Je peux discuter hors de l'expérience
vécue de la gifle comme concept
il est possible d'avoir constitué le giflé a priori
avant la manifestation du premier giflé comme
une simple possibilité théorique
déclinée en acte à un moment de l'Histoire
Les giflés ne peuvent être les seuls à parler
théoriquement de la gifle parce qu'ils expérimentent
La gifle au quotidien et que le laboratoire de sciences sociales
ne connaît de la gifle qu'une entrée encyclopédique
certains giflés n'ont pas l'air de giflés
les giflés auxquels manquent l'air de giflé
sont accusés d'être des non-giflés lorsqu'ils
évoquent la gifle la voix tremblante ou ferme
le dogme des giflés porte une violence
envers ceux-là même qu'il prétend protéger
tous les dogmes peuvent tuer
Tous les dogmes finissent par tuer
le dogme est une appréhension a priori du réel
permettant l'action automatique et non-réflexive
Le croyant agit automatiquement
le croyant suit les prescriptions du dogme
Le croyant prétend ne suivre les prescriptions du dogme que jusqu'à la subversion du dogme primitif
Le
Le dogme exclut en fait et en droit toutes les apparences du non-concerné
Le dogme renonce à l'esprit critique
Le dogme lui préfère le respect de la règle
Les luttes sociales cristallisées en dogme préfèrent à l'esprit critique le respect de la règle
La règle présume le réel
La règle conditionne l'action sur le réel à son respect
Le non-respect de la règle dégrade le coupable
La règle est une institution comme une autre
Le dogme est un catéchisme
La règle préétablie c'est le dogme
Le dogme entraîne l'action
Le dogme prépare la mort
le dogme fabrique un autre
le dogme confond l'autre et le même
Le dogme ne peut pas faire la différence entre le semblable et le différent
le dogme tue le même
Le dogme tue le différent
Le réel peut-être appréhendé par des catégories intellectuelles établies selon les principes de la rigueur scientifque
les catégories intellectuelles acceptent dans leur principe même la contradiction
Karl Popper donne pour condition à la science sa falsifiabilité
La falsifiabilité selon Popper peut être définie ainsi :
Un énoncé est falsifiable s'il admet en logique l'observation de phénomènes qui dès lors qu'ils seraient vrais rendraient faux l'énoncé de départ
le militantisme confond deux espaces
le militantisme confond en raison de l'unité corporelle des individus
le théoricien et l'être social
Le théoricien et l'être social partagent la même corporéïté
Le théoricien et l'être social communiquent l'un avec l'autre
La porosité entre Le théoricien et l'être social est évidente
L'hérmétisme entre le théoricien et l'être sociale est évident
le théoricien et l'être social ont des désaccords critiques/s'entendent souvent
Le théoricien aborde son sujet en suivant des règles critiques
L'être social réagit à des situations selon de vagues préceptes moraux
L'être social combine son intérêt personnel à ses vagues préceptes moraux
L'intérêt commande les actions de l'être social
L'être social et le théoricien occupent un espace physique commun
L'espace physique commun du théoricien et de l'être social n'est pas l'espace des conceptualisations.
Le giflé se sent nié par le dogme du scientifique
Le giflé confond encore deux champs
La souffrance du giflé sert de prétexte à tout
les fenêtres de la maison
8 rue victor hugo ########
sont ouvertes pour lutter contre l'humidité
il faudrait lessiver le plafond de la petite chambre
la VMC ne fonctionne pas correctement
l'infiltration d'eau bombe le plafond du salon
l'agence envoie le plombier
le plombier change les joints
tous les deux mois
on ne le laisse pas
faire son travail
malgré tout j'écris
Leïla Slimani vivait au 21 rue Clauzel
75009 Paris
Leïla Slimani lauréate du prix Goncourt
2016
vivait au 21 rue Clauzel
75009 Paris
Leïla Slimani ne vit plus au 21 rue Clauzel
75009 Paris
Leïla Slimani a déménagé
Leïla Slimani possédait la une de
Elle deux mètres sur un
Leïla Slimani faisait la une
de ce numéro de Elle
Léïla Slimani
vit probablement
rue de Seine
75006 Paris
Leïla Slimani avait dessiné sur sa porte
un biberon
Leïla Slimani écrit des romans
elle écrivait sur sa porte
"Ne sonnez pas bébé dort"
Leïla Slimani écrit beaucoup
Leïla Slimani dessine des biberons
Un biberon
Leïla Slimani doit être au Flore
Leïla Slimani boit du champagne
L'époux de Leïla Slimani est banquier
Leïla Slimani est publié chez Gallimard
Leïla Slimani participa à l'atelier d'écriture Gallimard
L'atelier coûte 1500e pour 3 jours
Leïla Slimani a gagné le prix Goncourt 2016
Leïla Slimani est maman
Leïla Slimani son époux banquier son enfant
dormant
vivaient au 3ème étage et demi du 21 rue Clauzel
75009 Paris
Leïla Slimani a déménagé
il n'y avait aucun carton de livres
Il y avait un carton de ses livres
Bruno A. vit au 21 rue Clauzel
75009 Paris
Bruno A. fait du bruit toute la journée
Bruno A. est plasticien il travaille au sol
Bruno A. travaille au sol
Bruno A. fait du bruit toute la journée
Bruno A. expose au Grand Palais
Le Grand Palais programme une exposition
Pour les jeunes artistes
Bruno A. est un jeune artiste
Bruno A. a fait les Arts Déco
Bruno Albizatti vit au dernier étage
du 21 rue clauzel
75009 Paris
Hirashi Sanko vit 21 rue Clauzel
75009 Paris
Hirashi S. traduit des oeuvres
Hirashi S. écrit des critiques musicales
Hirashi S. n'ose pas se plaindre du bruit
des voisins du 4ème étage du 21 rue Clauzel
75009 Paris
Hirashi S. vit au 3ème étage porte gauche
du 21 rue Clauzel
75009 Paris
Les voisins bruyants d'Hirashi S. vivent
au quatrième étage du
21 rue Clauzel 75009
Les voisins bruyants d'Hirashi Sanko
ont écrit sur leur porte Jonathan et Mehdi

je suis lourd et je pa:rche de la faon dhuer et deplaun peut être jai merdu le sens de la vie un jour c'etait novembre ou apres ca n a p as dimportanbce insensé des coups de feu retentissetn cest dans ma tete un peu dommage ne pas trouver le corps de celui la tué par ma tête à moi ce coup brutal cette prise nouvelle ce doigt et cette main que l'on brise à cvheval sur je ne sais trop quoi pêtu être tu portais un jean de la mauviase couleur ça nallait pas avec tes chauyssures nest ce pas tu vle vois bien on ter agedes bizarrement ton reflet dans le moiroir te regar
Poème-minute 17/03/17 10:21
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