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boudi's blog

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5 janvier 2018

Saison.

On t'abat tu veux quoi.
Tu te souviens il y avait le rire
C'était une après-midi
Il faisait un froid de mort-vivant

Tu étales des mots comme une carte sur la table ; tu tentes de former une phrase - une route - le sens.

L'égoïsme tu le connais, tu le pratiques avec une grande assiduité mais voilà que tu viens de renconter l'égoïsme-matriciel. Celui toujours à l'autre indifférent, changeant de pied à sa guise et tant pis pour qui ainsi se retrouve talé. 

L'égoïsme tu connaissais, tu n'étais pas champion du monde mais tu te débrouillais et soudain cet égoïsme mêlé de méchancetés. La promesse vaine. Pareil le mensonge tu en étais le familier de grandes et longues coucheries avec lui - tu fais des efforts mais ses seins d'odalisque tu ne sais pas dire non - mais voilà soudain la promesse toujours avancée et toujours niée. Tu portes une morte dans tes bras depuis 6 mois, c'est une promesse à la peau trouée - le poignard au manche de corail profondément enfoncé.

On t'a trahi, c'est comme ça, tu étais la portion congrue, sacrifiable. Toujours il y avait mieux à faire de sa force de son goût de sa vie. Toujours, puisqu'on souffrait pour soi, il y avait mieux à faire et ce n'était pas si grave, après tout tu portais de la culpabilité très lourde.

Soudain, tu t'en sors. Ne dis pas que tu retrouves et la vue et le souffle. Il y a beaucoup d'ennui dehors de ces monstruosités, mais tu en es sorti alors tu peux te reprendre toi que tu avais laissé tu ne sais trop pourquoi ni comment. Par amour, certainement, tu te tailles copeaux. 

On a bien ri de toi et tu as cru à l'amour c'est ainsi tout danse. 
On a bien ri de toi et c'est bien. 


Allez c'est rien copain ! Désormais le commun reprend ses sens. Il s'était anéanti dans on ne sait trop quelle torpeur. A la fenêtre la lumière électrique tape. Tu mets une belle chemise tu ouvres le volet. Voilà une nouvelle saison.

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26 juillet 2017

In-

Résous toi à toi-même
Ce n'est pas si peu que d'être Je
Rappelle toi la haine toute ta vie
La Haine de quoi tu étais fait
Bras, phénotype, sensation
Ou
La haine, haine pure, déployée
Bras, phénotype, oeil
Résous toi à toi-même
Ce n'est pas si peu que de dire Je

regarde le monde ce monde neuf où tu pénètres sans avoir dit bonjour
Tu ne dis pas bonjour tu crois ne pas dire bonjour tes cheveux sauvages
Mais tu restes le plus poli et ton être s'incline et baise la bouche puissante
L'anneau doré tu n'y peux rien son feu c'est ton feu.

Tu vaux ce que tu vaux
C'est ainsi ne te ravise pas
Marche il fera beau demain
Ainsi de suite
Résous toi à toi-même
Tu es la plus belle chose
Connue

2 juillet 2017

Sylvain PATTIEU et Christine MONTALBETTI

Depuis que j'écrivis ces deux courts brefs et selon moi hypnotiques poèmes concernant Sylvain PATTIEU, Vincent MESSAGE, Christine MONTALBETTI, 
mais Vincent MESSAGE uniquement et exclusivement par accident
Depuis l'écriture de ces deux courts brefs et selon hypnotiques poèmes beaucoup de personnes vinrent me rendre visite pour trouver
sûrement des explications au propre non qu'ils reçurent et peut-être se faire avec moi ballet banquet ou chorale des infortunés

L'un, par un amusant, hasard, tomba même sur mon poème des quatre stylos en aluminium valant chacun 10,60 euros qui par ironie goût et surprise fut celui que je lus au jury composé de Sylvain PATTIEU et Christine MONTALBETTI mais non de Vincent MESSAGE comme je le crus dans un premier temps
A cause de ce que ma mémoire est aussi mauvaise que mon écriture telle que jugée par Sylvain PATTIEU et Christine MONTALBETTI

A cette obsédante rengaine du jury composé de Sylvain PATTIEU et Christine MONTALBETTI le lecteur distrait le lecteur rageant le lecteur incertain y verrait de ma part une sorte d'aigreur-qui-ne-se-dissipe-pas 
Or ce n'est pas le cas j'ai souffert deux jours profonds et délirants du refus que l'on visa à mon écriture
Parce que cette écriture se conformait pour la première fois au grand monde des sachants et passait en quelque sorte
Son examen d'entrée dans la vie active
Mais mon écriture ainsi refusée se retrouve au chômage de l'écriture
Hurle pas erre à peine de lignes en lignes à répéter incanter Sylvain PATTIEU et Christine MONTALBETTI à eux le mot de jury adjoint.

Je continue de croire n'avoir pas été compris
Ce qui est le sort de tous les damnés et tous les échoués
Pour qui c'est toujours la loi la mal faite non pas leur propre visage
Mais comment pus-je parvenir à cette étape et échouer si banalement à ce moment là
Quelque chose se passa qui n'eut pas à voir avec mon écriture mais aux yeux de Sylvain PATTIEU et Christine MONTALBETTI

Et surtout de Christine MONTALBETTI ce dont je suis assez sûr
ainsi ce cas de moi-même hyde-hideux tant pius.

2 juillet 2017

Sylvain PATTIEU, Christine MONTALBETTI, Vincent MESSAGE,

Dans une précédent note j'ai injustement parlé de Vincent MESSAGE comme membre d'un jury qui déclina mon existence littéraire
J'ignore qui est Sylvain MESSAGE mais il ne constituait pas le jury qui m'exclua. Le jury concerné était formé de Sylvain PATTIEU et Christine MONTALBETTI
Sylvain PATTIEU et Christine Montalbetti n'estimèrent pas mon projet littéraire qui consistait en la couture de différents moments de la chaine pénale
en vue de rendre compte de la surjudiciarisation des rapports interpersonnels en faisant un récit à travers la réunion de divers éléments des problématiques rencontrées dans le champ pénal 
Sylvain PATTIEU et Christine MONTALBETTI se prononcèrent très négativement tandis que Vincent MESSAGE n'exprima pas la moindre opinion n'ayant pas eu accès à ma présence ou à mon projet
Sylvain PATTIEU et Christine MONTALBETTI me refusèrent et je crois à la prégnance de l'opinion de la seconde
Les questions posées par Sylvain PATTIEU et Christine MONTALBETTI furent très superficielles comme une simple politesse lancée à mon endroit
Etant présent il fallait de moi faire quelque chose pendant les 20 minutes qui condamnaient Sylvain PATTIEU et Christine MONTALBETTI à mon projet littéraire à mes yeux projet-pas-littéraire à leurs yeux ce qui arrive et ne concerna absolument pas Vincent MESSAGE
J'ai cru quelques instants avoir plu à Sylvain PATTIEU tandis que Christine MONTALBETTI marquaient de plus en plus significativement son ennui
préfigurant par le baillement et la distraction le mail de refus reçu de la part de Lionel RUFFIN le lendemain
Ainsi je n'entrerai pas dans le master de création littéraire de Paris 8 à la rentrée universitaire de 2017
Sans comprendre comment je pus passer la première étape et me fracasser ensuite sur la seconde 
Je ne puis que penser à l'incompatibilité de ma personne avec Sylvain PATTIEU et Christine MONTALBETTI
Ce que je regrette sans désormais le regretter ne parlant donc pas la langue de Sylvain PATTIEU et Christine MONTALBETTI
Par ailleurs je comptais fabriquer d'autres poèmes auto-référéncés avant de les envoyer à P.O.L mais désormais que Christine MONTALBETTI a baillé
je crains de déranger Paul OTCHAKOVSKY ce que je ne souhaite absolument pas l'ennui offert à Christine MONTALBETTI m'a suffi
Vincent MESSAGE aurait peut-être pu me comprendre et peut-être Vincent MESSAGE eut réagi autrement à mon projet ou peut-être eut il réagi par d'autres signes d'évident ennui
Sylvain PATTIEU et Christine MONTALBETTI ont refusé mon entrée dans le master de création littéraire de Paris 8 ce qui fut un drame de deux jours 

yeux cernés et tout le tralala du condamné au rien
ton écriture tu en fais quoi quand Sylvain PATTIEU et Christine MONTALBETTI
t'ont dit non en baillant d'ennui et que tu as senti la nullité absolue de ce que tu offrais
A leur lire Mais demeure une question : qui a donc admis mon projet au dela de la première étape 
Puisqu'à savoir sa particularité il était impossible de me refuser à la suite
Parce que trop original absolument dire oui à 1) c'était dire oui à 2)
Autrement trop cruel dire pourquoi pas mais finalement non on t'a pris pour un autre
range tes feuillets honteux on n'y comprend rien donc moi résigné battu par la pluie
les autres images lyriques propres à la défaite ma propre retraite calamiteuse
sans plus rien de drapeaux et pas de garde à faire donner


Sylvain PATTIEU et Christine MONTALBETTI

1 juillet 2017

Vincent MESSAGE et Christine MONTALBETTI

Ma candidature au master de création littéraire session 2017-2018 a été rejetée après audition auprès de Vincent MESSAGE et Christine MONTALBETTI. 

Vincent MESSAGE et Christine MONTALBETTI n'ont pas admis mon projet comme projet

littéraire digne d'être lu et conduit par Vincent MESSAGE et Christine MONTALBETTI ou par l’un des confrères-soeurs Vincent MESSAGE et Christine MONTALBETTI.
Le choix de Vincent MESSAGE et Christine MONTALBETTI  m’apparaît regrettable.

Le choix de Vincent MESSAGE et Christine MONTALBETTI me dégouta d'écrire pendant deux jours à cause du goût très amer qu’avait la vie après le refus de Vincent MESSAGE et Christine MONTALBETTI.

Le projet présenté à Vincent MESSAGE et Christine MONTALBETTI ressemblait effectivement
à une absurdité prétentieuse j'ai vu Vincent MESSAGE et Christine MONTALBETTI mais surtout
Christine MONTALBETTI exprimer par la gestuelle un ennui profond.
Tandis que je devais faire semblant de ne rien remarquer face à Vincent MESSAGE et Christine MONTALBETTI. Or je remarquais tout des attitudes de Vincent MESSAGE et Christine MONTALBETTI ce qui causa l’amertume de deux jours et la nausée pareille.

Christine MONTALBETTI est éditée par P.O.L

Une autrice de P.O.L me paraissait le jury idéal et, déjà, je supposais une compréhension muette avec l’autrice de P.O.L qu’est Christine MONTALBETTI.
Cependant mon projet ressemblant effectivement à une absurdité prétentieuse et suscitant chez Vincent MESSAGE et Christine MONTALBETTI une gestuelle d’ennui profond ne put recevoir leur faveur. Mon projet absurdément prétentieux consistait à appliquer la technique littéraire de Pound à notre contemporanéité où Moi Vincent MESSAGE et Christine MONTALBETTI figurons à titre égal. Mais moi plus contemporain que Vincent MESSAGE et Christine MONTALBETTI parce que plus jeune que Vincent MESSAGE et Christine MONTALBETTI. Cette démarche ne séduisit ni Vincent MESSAGE ni Christine MONTALBETTI ni moi désormais.

Fabien Clouette m'avait dit le plus grand mal du master de créa littéraire de Paris 8. La cousine de Fabien Clouette s’y était essayée avan de fuir dans une librairie. La geste de la cousine de Fabien Clouette a ceci de poétique qu’elle quitte un lieu de production littéraire (et textuelle) pour se rendre dans le lieu où est exposé le produit littéraire (et textuel)
Mais j’ai tout de même voulu essayer. A case de ce que la solitude de l’écrivain me pesait pire qu’au coulie le faix. La solitude de l’écrivain fut suspendue quinze minutes en la compagnie de plus en plus passive de Vincent MESSAGE et Christine MONTALBETTI. 

///

Cependant ce n’est pas grave cependant chaque refus je le vis comme une négation de tout mon être ce je rejeté puis pourquoi pas aboli fut-ce demandant dans la rue une cigarette ce à quoi donc je ne m’aventure pas et de plus en plus ne m’aventurant nulle part me gardant ainsi, dans la solitude de l’écrivain que je crus rompre, de cette monstruosité le non effroi.

Je ne m’explique toujours pas comment mon projet survécu au premier tour des délibérations pour s’écraser misérable et ces deux jours amers et torturants. 

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19 mai 2017

Alma

Je     ce       veux
        si je veux tout

alors
je peux tout et tout est à moi


sinon    rquoi écrire ? 


pour quoi faire si non tout si un peu à peine si ramer dans le néant si comme un travail non je n'aurai pas de chef pas de maître non je ne dirai pas oui
                    je ne 
pas posthume
                                tout

 a    lesse en miettes en poussières
mon poing qui monte descend
gorge ventre entortille poing la viscère

                    point
l'entraille                j'aime quand ça pue
            après le sommeil
la peau qui colle fais semblant de dormir
            on te hante déjà feins sinon
a r e u h 
vomis le lait menstruel
                    la lèvre adipeuse
le mot-langue

je voudrais te piétiner sous mes bottes cloutées
                de tête de morts
en       serpment

                                                tout ce qui n'est pas assez
pas
                    assez
        ma colère

je t'appellerai un jour
                voix douce ma voix
mes mots durs comme si pierre fer rouille
comme si calcul la langue
            je suis dur
et j'aime
plus souvent
que je ne hais
je confonds 
ma main et le ventre
    dors

 

8 mai 2017

Asymptome

Devenait dense écrasant
               plus épaisses les particules
dure la rsprt dans les marais               ombre
                    mains disjointes
                                ou
quand la phrase reboote le vers abandonne
                l'orgueil du sens     

si tu                                   t'étrangle
                   c'est je
            soie

où es tu quel vacarme aujourd'hui tu produis le vroum vroum d'Alma dépassant le berceau l'école les areuh premier son devenu signe image
qui se rend à l'arbre universel
cette foule de feuilles 
                    par la main carnassière

je                      fissuré               trop long

                    ça se brise en des morceaux inégaux réunis le puzzle disloqué tu comprendras quand ?
ce n'est pas ce que tu crois
                    le corps
            pas
                                                        trois dimensionné                 avec 
cheveux pâles recommencera un jour     fièvre ton feu ton ---ce blessé signe du carnage à venir et le cimeterre levé shlack glou glou le coup percé d'une rose morte

haha
                 fous      ensembles        tremble  blessure 
     la paume ouverte dans le sexe piétiné dents déchiquetant l'utérus 

        sang

eux                     la naissance qui monte par là
se faufile l'enfant dans les battements ovulaires

 

28 avril 2017

De retour

!!!!  !!!!!
!!!




                                                                  p  
                                                     
                                                                      e                
                                                                           t                 
                                                                               i                
                                                                         t                

 

                                                                                                                  
                                                               p                
                                                                    o
                                                                         u
                                                                     c
                                                                              e
                                                                     
                                                                       t




m
A  A
M    N
24 avril 2017

Ecriture Blanche - Flaubert

Capture d’écran 2017-04-24 à 18

 

Je regrette de n'avoir pu poster qu'une capture de mon dernier poème. Il aurait fallu pour qu'il soit tout à fait conforme à mon intention que l'écriture y existe, que donc le lecteur puisse, après avoir observé la syntaxe de Flaubert, retrouver le texte par un passage de souris. Tant pis. Il en reste les trois quart ce qui, pour un poète, équivaut à rien.

 

 

Madame Bovary/Première partie/1 - Wikisource

Le soir, à l'étude, il tira ses bouts de manches de son pupitre, mit en ordre ses petites affaires, régla soigneusement son papier. Nous le vîmes qui travaillait en conscience, cherchant tous les mots dans le dictionnaire et se donnant beaucoup de mal.

https://fr.wikisource.org

 

24 avril 2017

Ecriture Blanche - Flaubert

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nous étions à l’étude, quand le Proviseur entra, suivi d’un nouveau habillé en bourgeois et d’un garçon de classe qui portait un grand pupitre. Ceux qui dormaient se réveillèrent, et chacun se leva comme surpris dans son travail.

Le Proviseur nous fit signe de nous rasseoir ; puis, se tournant vers le maître d’études :

— Monsieur Roger, lui dit-il à demi-voix, voici un élève que je vous recommande, il entre en cinquième. Si son travail et sa conduite sont méritoires, il passera dans les grands, où l’appelle son âge.

Resté dans l’angle, derrière la porte, si bien qu’on l’apercevait à peine, le nouveau était un gars de la campagne, d’une quinzaine d’années environ, et plus haut de taille qu’aucun de nous tous. Il avait les cheveux coupés droit sur le front, comme un chantre de village, l’air raisonnable et fort embarrassé. Quoiqu’il ne fût pas large des épaules, son habit-veste de drap vert à boutons noirs devait le gêner aux entournures et laissait voir, par la fente des parements, des poignets rouges habitués à être nus. Ses jambes, en bas bleus, sortaient d’un pantalon jaunâtre très tiré par les bretelles. Il était chaussé de souliers forts, mal cirés, garnis de clous.

On commença la récitation des leçons. Il les écouta de toutes ses oreilles, attentif comme au sermon, n’osant même croiser les cuisses, ni s’appuyer sur le coude, et, à deux heures, quand la cloche sonna, le maître d’études fut obligé de l’avertir, pour qu’il se mît avec nous dans les rangs.

Nous avions l’habitude, en entrant en classe, de jeter nos casquettes par terre, afin d’avoir ensuite nos mains plus libres ; il fallait, dès le seuil de la porte, les lancer sous le banc, de façon à frapper contre la muraille en faisant beaucoup de poussière ; c’était là le genre.

Mais, soit qu’il n’eût pas remarqué cette manœuvre ou qu’il n’eût osé s’y soumettre, la prière était finie que le nouveau tenait encore sa casquette sur ses deux genoux. C’était une de ces coiffures d’ordre composite, où l’on retrouve les éléments du bonnet à poil, du chapska, du chapeau rond, de la casquette de loutre et du bonnet de coton, une de ces pauvres choses, enfin, dont la laideur muette a des profondeurs d’expression comme le visage d’un imbécile. Ovoïde et renflée de baleines, elle commençait par trois boudins circulaires ; puis s’alternaient, séparés par une bande rouge, des losanges de velours et de poils de lapin ; venait ensuite une façon de sac qui se terminait par un polygone cartonné, couvert d’une broderie en soutache compliquée, et d’où pendait, au bout d’un long cordon trop mince, un petit croisillon de fils d’or, en manière de gland. Elle était neuve ; la visière brillait.

18 avril 2017

poeme minute

J'ai volontairement laissé un vide temporel entre 2 et 1 pour laisser le temps au viewer de les mettre adéquates.
 


je reprends le bizarre exiecerice uj jour de cet angoisse terrible dont je sais le accord fat » out ) leheure de côte c’est hyper dur et je commente à  lihnfin accroissant le sens du poème et ce regard de moi à moi mais fdétoudné du sens pseudo originel la présence au monde accrue par ce geste l ma conscience par les doigts priejhétée c’est superbe et tout se déforme comme si la marée me prenait encore une fois la marée du temps avant lorsque je dansais comme je dans maintenant touche sur le clavier remuant de la tête ma cravate bien attacher

 



14 avril 2017

Mosaïque

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11 avril 2017

LA MORT DU LECTEUR

LA MORT DU LECTEUR

 

 

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8 avril 2017

Nique

l'         h                                      
        u                                                           
    i         d                                                     
          m                                                                                              
                e  
s'oppose au                                                   

 

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com
      ---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
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8 avril 2017

Nique

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        u                                                           i
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          m                                                        i                                      
                e                                                   d
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ou le
 
com
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     ble

 

7 avril 2017

Léo vient de m'écrire sur facebook : le problème

Léo vient de m'écrire sur facebook :
 le problème de la France c'est le nominalisme
rendant presque nul ce poème
ou au contraire
pensée
sauvegardée à elle celle justifiant
tout ceci
Je crains la disparition des poèmes de Léo                                                                                                                                                alors je les recueille
                         dans un fichier .pages sur 
                         mon disque
                        dur
La disparition de ces poèmes
     recomposés          à               partir 
                  de bribes            déjà          existantes
rebouleversés           d'éléments neufs                ou rénovés
simplement
                terrifie ce 
                                                                                                                          que je suis
Léo sauvegarde à peine la poésie qu'il écrit
comme traitant d'une chose sans importance
aussi une façon, 
peut-être, si je dois deviner son intention
de dire que la poésie ne sera pas toute sa vie
                 les années le rongeant lui comme elle
métaphorisant  le passage                                                  des ans         
je le dis sans savoir
nous ne parlons jamais de sa poésie
ou bien avec beaucoup de gêne
comme une chose sans importance
qui compte beaucoup trop
pour moi peut-être plus
qui crains l'érosion
Rémi ou Marie-Anaïs 
recueillent aussi les pages déchirées
qui ne sont pas vraiment des pages
mais des pixels agencés selon le code informatique
qui les traite
puis              les         éparpille 
soumis au clic ennuyé 
de Léo.
je ne peux imaginer les clics de Léo
autrement qu'ennuyés, prêtant un intérêt
limité à cet enchaînement poignet-doigt-clic
malgré les conséquences
définitives de ce mouvement
mécanique
Aragon jetant dans le feu la défense de l'infini
le faisait avec une rage lyrique
celle qu'on a si éconduit
à vingt ans
cendres
Dans les poèmes de la Puerta del Sol, 
publiés je crois, à titre posthume
del Sol sonne
comme une autre façon de dire
Léo
Aragon relate l'épisode 
dans des vers terribles et beaux
vibrants comme une orgue
 je crois
et pour être sûr qu'ils vibrent comme une orgue
j'écoute [spoiler=]occata et Fugue en Ré Mineur BWV 565[/spoiler] Bach en même temps que je lis les poèmes de la Puerta del Sol et que 
j'écris ce poème sur la dissolution des poèmes d'un autre que moi
les vers d'Aragon auxquels 
je fais précisément 
références sont ceux-ci :
Alors j'ai déchiré quatre années de ma vie
De mes tremblantes mains De mes doigts noués durs
d'autres importeraient peut-être au lecteur exhaustif ; moins aux autres :
[spoiler="reste"]
A genoux traînant mes jambes les pieds nus
Ferme la fenêtre il souffle une brise coupante Les feuilles
Vont s'envoler
Assis par terre et les jambes traînant à droite
A gauche un visage perdu Lisse au moins semblait-il
De toute pensée
[/spoiler]
ici les vers importent à nouveau :
Quatre ans les feuilles de quatre ans rameutées
Pour le feu projeté les flammes tout à l'heure
Nous savons que Nancy Cunard tira du feu de nombreux feuillets, entreprise permettant désormais la publication quasi-annuelle d'une édition augmentée de la défense de l'Infini réjouissant sûrement les actionnaires de Gallimard et les lecteurs fortunés d'Aragon. 
[spoiler]
c'est chose rare de voir s'entendre la culture et la spéculation ; nous ne pouvons que nous féliciter de cette amitié née de cendres aragoniennes
[/spoiler]
ces deux groupes peuvent très bien n'en constituer qu'un seul.
Ainsi la poésie de Léo
meurt dans ce même feu
plus mou comme il le dit parfois
dont il faut les tirer du feu
lui et elle
J'ai très peur de ne pas me souvenir
des choses de ma vie
je serai vieux un jour
ou déjà
passé depuis longtemps
de mode
on dira que je suis jeune
encore
malgré tout
cet effacement
actualise
le trou de mémoire
à venir
la calvitie qui gagnera
un jour
et le souvenir et le front
les poèmes de Léo sont touchants
ils changent de forme au fur et à mesure
des versions comme soumis à
une pression jamais la même
déformant le poème ;
sans le dire il combine de vieilles choses                                                                                    
à d'autres neuves
les siennes
ce qui est une forme comme une autre de modernité ;
[spoiler]
peut-être la plus moderne
[/spoiler]
mêlant aux formes du passé
des techniques récentes et
sa vie particulière
qui par nature et nécessité
se vit hic et nunc
[spoiler]
le 
je 
se glisse
insidieux dans toutes les coupes
le graal n'y buvez pas
[/spoiler]
Je crois qu'Aragon ment 
ou exagère ce qui est
 l'une de ses caractéristiques
lorsqu'il rapporte cet événement
survenu dans une chambre d'Espagne
Et qu'au feu ne brula qu'un quasi
rien
Peut-être en va-t-il de même
de la poésie de Léo
intacte quelque part
ignoré de                tous

Il n'y a pas de rossignol chez Léo
ni d'arbres secoués par la brise du soir
Léo parle souvent du cliché qui dans sa bouche
sonne curieusement il "salive" le mot qui nous
parvient ainsi humecté
[spoiler]
de la même façon il prononce
con de la plus adorable façon qui nous fait sourire 
Marine et moi
[/spoiler]
plus surprenant le motif de l'appartement revient plus
souvent                                                                                itération que je n'interpréterai pas
que celui de la chambre                 et la solitude                                           comblée d'un coup 
                                   p       a     r                  l      '     a    m    o    u        r      
[spoiler]
ce qui est un peu cliché quoi que très vrai et il ne faut pas craindre la vérité même quand elle passa par tant d'autres avant soi.
la vérité même
[/spoiler]
C'est une poésie d'errance ponctuée de lieux
pas différente en ceci d'une grande quantité de poésie
et d'individus, rarement nommés ; eux
symboles bien davantage ; réels pourtant
au dehors du poème / dans le poème fonction du poème
ce qui se retrouve dans une poésie moins nombreuse
quoi qu'encore très conséquente.
Mais l'idée générale d'un poème n'est jamais à la fin
que la combinaison de mots formant des phrases ou des vers
arrangée sur une feuille ou une page web ce qui revient à peu près au même
on ne pourra donc reprocher à léo d'utiliser comme tout le monde
le support permettant l'écriture ni par extension
d'adopter les thèmes généraux de l'écriture poétique
[spoiler]
ces dernières phrases 
je les écris 
après une interruption 
-le ventre- 
dans la rédaction de ce quasi-poème
j'ai donc perdu la tension 
qui chez moi produit toujours le sens
je suis incapable de dire de la 
poésie de léo autre chose
que de vagues généralités
qui pourtant en moi sont 
constituées plus fines
et singulières
particules
[/spoiler]
Cette poésie bouge très lentement
celle de Léo                                                                                                           je veux dire
et le lecteur peut la comparer à la brise du soir dans les branches d'un arbre
ces rapprochements
trop insupportablement lyriques 
mais insuffisamment dénoncés
restent permis
je choisirai plutôt
l'aube sans bruit
où j'ai déjà marché
ainsi que vous tous
ce qui est encore un lyrisme
mais celui-ci d'un être véritable
        et sa vie réelle 
Mais la poésie de Léo s'éteint sous l'action de ce même Léo et 
doit être recueillie par moi
et tous ceux que cette action inquiète
peut-être que le ton dramatique du texte excède largement                                mon sentiment
ou bien non
j'ai la sincère terreur
des choses mortes
qui tombent trop brutales
dans le définitif
silence
comme la nuit finissante
la soirée consumée sans que rien
à la fin de cette fin ne bougea
sinon soi
toujours le même
pourtant
plus fatigué sinon
 
je ne décris pas ici
l'une des nombreuses possibilités de moi
abstraction inutile
c'est sur Léo sujet de sa poésie
que je discoure
 et le regret 
je pourrai dire la mélancolie
de sa poésie
régulièrement énoncés par lui
et
signifiés en les
choses finissantes
par moi rapportés dans une langue
approximativement
la sienne

La poésie de Léo n'est pas à proprement parler lyrique
Comme déjà indiqué, elle combine 
des manières modernes  
et une prosodie ancienne
lorsqu'elle est en vers, probablement influencée par la lecture
acharnée et subie des poètes renaissants et
 du    
                  v
                                                                                                                                                      e
                                                             r         
           s
   LIBRE
 
Sa prose a le rythme d'un vers régulier "Léa a les cheveux bruns, mais cela importe peu"
"Quand je pense à la vie de Léa, je vois le petit appartement, à Brest(,) qu'elle habite seule"



[spoiler]
où revient le motif de l'appartement

[/spoiler]

la poésie de Léo spatialise (ou géolocalise) souvent
les événements qu'il relate
formant un arrière-plan
sur lequel les sensations
s'impriment et se succèdent
(on trouve une
forme de narrativité
très souterraine
la lenteur n'est pas
l'absence de mouvement) 
mais Léo 
décolle sa poésie de tous les supports
et sa négligence en toutes choses
la fait mourir partout

Lorsque j'étais plus jeune
il m'est arrivé souvent de perdre
un de mes textes à cause
de ce que l'ordinateur
                                                                             PLANTAIT 
ou pire que maman
insupportée par le bruit
du ventilateur
l'éteigne brutalement

dans ma mémoire ils
sont les plus beaux
ils ont le charme
des disparus
intacts
et
absents
peut-être Léo pense-t-il ainsi 
faisant tout disparaître                                                                                      tout
et
nous réduisons à rien
son entreprise de beauté
par notre manie conservatrice
qui est aussi preuve d'amour



L'un des fichiers de mon ordinateur
porte le prénom complet de Léo
par lequel personne ne l'appelle
ou peut-être seulement l'administration
et sa directrice de mémoire
qui est une administration incarnée
ou sa mère si elle fâchée contre lui
ce qui encore est une 
forme administrative
et ce prénom sonne comme il faut
pour dire sa poésie

 

[spoiler]
je pense ici à Pound 
créant du sens par l'association
de deux groupes grammaticaux 
qui n'en possédaient pas
chacun une moitié
lorsqu'on les prenait séparément
ainsi il en va de Léo-Paul 


[/spoiler]



Les poèmes de Léo
sont des objets fragiles
sans que le terme ici
de fragilité ne concerne
l'intérieur du poème
ils sont littéralement fragiles
vivant toujours sous la menace
d'un clic ennuyé un jour
d'embarras
la poésie ce n'est pas assez sérieux
pour qu'on la conserve précieusement
dans
ce vieux coffre-fort un disque dur
je garde la poésie de Léo
sur mon ordinateur
7 avril 2017

Puerta Del Sol

Léo vient de m'écrire sur facebook :
 le problème de la France c'est le nominalisme
rendant presque nul ce poème
ou au contraire
pensée
sauvegardée à elle celle justifiant
tout ceci





Je crains la disparition des poèmes de Léo                                                                                                                                                      alors je les recueille
                         dans un fichier .pages sur 
                         mon disque
                        dur
La disparition de ces poèmes
     recomposés          à               partir 
                  de bribes            déjà          existantes
rebouleversés           d'éléments neufs                ou rénovés
simplement
                terrifie ce 
                                                                                                                          que je suis
Léo sauvegarde à peine la poésie qu'il écrit
comme traitant d'une chose sans importance
aussi une façon, 
peut-être, si je dois deviner son intention
de dire que la poésie ne sera pas toute sa vie
                 les années le rongeant lui comme elle
métaphorisant  le passage                                                  des ans         
je le dis sans savoir
nous ne parlons jamais de sa poésie
ou bien avec beaucoup de gêne
comme une chose sans importance
qui compte beaucoup trop
pour moi peut-être plus
qui crains l'érosion
Rémi ou Marie-Anaïs 
recueillent aussi les pages déchirées
qui ne sont pas vraiment des pages
mais des pixels agencés selon le code informatique
qui les traite
puis              les         éparpille 
soumis au clic ennuyé 
de Léo.
je ne peux imaginer les clics de Léo
autrement qu'ennuyés, prêtant un intérêt
limité à cet enchaînement poignet-doigt-clic
malgré les conséquences
définitives de ce mouvement
mécanique
Aragon jetant dans le feu la défense de l'infini
le faisait avec une rage lyrique
celle qu'on a si éconduit
à vingt ans
cendres
Dans les poèmes de la Puerta del Sol, 
publiés je crois, à titre posthume
del Sol sonne
comme une autre façon de dire
Léo
Aragon relate l'épisode 
dans des vers terribles et beaux
vibrants comme une orgue
 je crois
et pour être sûr qu'ils vibrent comme une orgue
j'écoute [spoiler=]occata et Fugue en Ré Mineur BWV 565[/spoiler] Bach en même temps que je lis les poèmes de la Puerta del Sol et que 
j'écris ce poème sur la dissolution des poèmes d'un autre que moi
les vers d'Aragon auxquels 
je fais précisément 
références sont ceux-ci :
Alors j'ai déchiré quatre années de ma vie
De mes tremblantes mains De mes doigts noués durs
d'autres importeraient peut-être au lecteur exhaustif ; moins aux autres :
[spoiler="reste"]
A genoux traînant mes jambes les pieds nus
Ferme la fenêtre il souffle une brise coupante Les feuilles
Vont s'envoler
Assis par terre et les jambes traînant à droite
A gauche un visage perdu Lisse au moins semblait-il
De toute pensée
[/spoiler]
ici les vers importent à nouveau :
Quatre ans les feuilles de quatre ans rameutées
Pour le feu projeté les flammes tout à l'heure
Nous savons que Nancy Cunard tira du feu de nombreux feuillets, entreprise permettant désormais la publication quasi-annuelle d'une édition augmentée de la défense de l'Infini réjouissant sûrement les actionnaires de Gallimard et les lecteurs fortunés d'Aragon. 
[spoiler]
c'est chose rare de voir s'entendre la culture et la spéculation ; nous ne pouvons que nous féliciter de cette amitié née de cendres aragoniennes
[/spoiler]
ces deux groupes peuvent très bien n'en constituer qu'un seul.
Ainsi la poésie de Léo
meurt dans ce même feu
plus mou comme il le dit parfois
dont il faut les tirer du feu
lui et elle
J'ai très peur de ne pas me souvenir
des choses de ma vie
je serai vieux un jour
ou déjà
passé depuis longtemps
de mode
on dira que je suis jeune
encore
malgré tout
cet effacement
actualise
le trou de mémoire
à venir
la calvitie qui gagnera
un jour
et le souvenir et le front
les poèmes de Léo sont touchants
ils changent de forme au fur et à mesure
des versions comme soumis à
une pression jamais la même
déformant le poème ;
sans le dire il combine de vieilles choses                                                                                    
à d'autres neuves
les siennes
ce qui est une forme comme une autre de modernité ;
[spoiler]
peut-être la plus moderne
[/spoiler]
mêlant aux formes du passé
des techniques récentes et
sa vie particulière
qui par nature et nécessité
se vit hic et nunc
[spoiler]
le 
je 
se glisse
insidieux dans toutes les coupes
le graal n'y buvez pas
[/spoiler]
Je crois qu'Aragon ment 
ou exagère ce qui est
 l'une de ses caractéristiques
lorsqu'il rapporte cet événement
survenu dans une chambre d'Espagne
Et qu'au feu ne brula qu'un quasi
rien
Peut-être en va-t-il de même
de la poésie de Léo
intacte quelque part
ignoré de                tous

Il n'y a pas de rossignol chez Léo
ni d'arbres secoués par la brise du soir
Léo parle souvent du cliché qui dans sa bouche
sonne curieusement il "salive" le mot qui nous
parvient ainsi humecté
[spoiler]
de la même façon il prononce
con de la plus adorable façon qui nous fait sourire 
Marine et moi
[/spoiler]
plus surprenant le motif de l'appartement revient plus
souvent                                                                                itération que je n'interpréterai pas
que celui de la chambre                 et la solitude                                           comblée d'un coup 
                                   p       a     r                  l      '     a    m    o    u        r      
[spoiler]
ce qui est un peu cliché quoi que très vrai et il ne faut pas craindre la vérité même quand elle passa par tant d'autres avant soi.
la vérité même
[/spoiler]
C'est une poésie d'errance ponctuée de lieux
pas différente en ceci d'une grande quantité de poésie
et d'individus, rarement nommés ; eux
symboles bien davantage ; réels pourtant
au dehors du poème / dans le poème fonction du poème
ce qui se retrouve dans une poésie moins nombreuse
quoi qu'encore très conséquente.
Mais l'idée générale d'un poème n'est jamais à la fin
que la combinaison de mots formant des phrases ou des vers
arrangée sur une feuille ou une page web ce qui revient à peu près au même
on ne pourra donc reprocher à léo d'utiliser comme tout le monde
le support permettant l'écriture ni par extension
d'adopter les thèmes généraux de l'écriture poétique
[spoiler]
ces dernières phrases 
je les écris 
après une interruption 
-le ventre- 
dans la rédaction de ce quasi-poème
j'ai donc perdu la tension 
qui chez moi produit toujours le sens
je suis incapable de dire de la 
poésie de léo autre chose
que de vagues généralités
qui pourtant en moi sont 
constituées plus fines
et singulières
particules
[/spoiler]
Cette poésie bouge très lentement
celle de Léo                                                                                                           je veux dire
et le lecteur peut la comparer à la brise du soir dans les branches d'un arbre
ces rapprochements
trop insupportablement lyriques 
mais insuffisamment dénoncés
restent permis
je choisirai plutôt
l'aube sans bruit
où j'ai déjà marché
ainsi que vous tous
ce qui est encore un lyrisme
mais celui-ci d'un être véritable
        et sa vie réelle 
Mais la poésie de Léo s'éteint sous l'action de ce même Léo et 
doit être recueillie par moi
et tous ceux que cette action inquiète
peut-être que le ton dramatique du texte excède largement                                mon sentiment
ou bien non
j'ai la sincère terreur
des choses mortes
qui tombent trop brutales
dans le définitif
silence
comme la nuit finissante
la soirée consumée sans que rien
à la fin de cette fin ne bougea
sinon soi
toujours le même
pourtant
plus fatigué sinon
 
je ne décris pas ici
l'une des nombreuses possibilités de moi
abstraction inutile
c'est sur Léo sujet de sa poésie
que je discoure
 et le regret 
je pourrai dire la mélancolie
de sa poésie
régulièrement énoncés par lui
et
signifiés en les
choses finissantes
par moi rapportés dans une langue
approximativement
la sienne

La poésie de Léo n'est pas à proprement parler lyrique
Comme déjà indiqué, elle combine 
des manières modernes  
et une prosodie ancienne
lorsqu'elle est en vers, probablement influencée par la lecture
acharnée et subie des poètes renaissants et
 du    
                  v
                                                                                                                                                      e
                                                             r         
           s
   LIBRE
 
Sa prose a le rythme d'un vers régulier "Léa a les cheveux bruns, mais cela importe peu"
"Quand je pense à la vie de Léa, je vois le petit appartement, à Brest(,) qu'elle habite seule"



[spoiler]
où revient le motif de l'appartement

[/spoiler]

la poésie de Léo spatialise (ou géolocalise) souvent
les événements qu'il relate
formant un arrière-plan
sur lequel les sensations
s'impriment et se succèdent
(on trouve une
forme de narrativité
très souterraine
la lenteur n'est pas
l'absence de mouvement) 
mais Léo 
décolle sa poésie de tous les supports
et sa négligence en toutes choses
la fait mourir partout

Lorsque j'étais plus jeune
il m'est arrivé souvent de perdre
un de mes textes à cause
de ce que l'ordinateur
                                                                             PLANTAIT 
ou pire que maman
insupportée par le bruit
du ventilateur
l'éteigne brutalement

dans ma mémoire ils
sont les plus beaux
ils ont le charme
des disparus
intacts
et
absents
peut-être Léo pense-t-il ainsi 
faisant tout disparaître                                                                                      tout
et
nous réduisons à rien
son entreprise de beauté
par notre manie conservatrice
qui est aussi preuve d'amour



L'un des fichiers de mon ordinateur
porte le prénom complet de Léo
par lequel personne ne l'appelle
ou peut-être seulement l'administration
et sa directrice de mémoire
qui est une administration incarnée
ou sa mère si elle fâchée contre lui
ce qui encore est une 
forme administrative
et ce prénom sonne comme il faut
pour dire sa poésie

 

[spoiler]
je pense ici à Pound 
créant du sens par l'association
de deux groupes grammaticaux 
qui n'en possédaient pas
chacun une moitié
lorsqu'on les prenait séparément
ainsi il en va de Léo-Paul 


[/spoiler]



Les poèmes de Léo
sont des objets fragiles
sans que le terme ici
de fragilité ne concerne
l'intérieur du poème
ils sont littéralement fragiles
vivant toujours sous la menace
d'un clic ennuyé un jour
d'embarras
la poésie ce n'est pas assez sérieux
pour qu'on la conserve précieusement
dans
ce vieux coffre-fort un disque dur
je garde la poésie de Léo
sur mon ordinateur
5 avril 2017

Je guy Déborde

je guy déborde
le mot roule
jouet
dans la gueule d'un
chien

des s i né>          
   comme le remuement>
      de doigts pianotant sur>
    la surface lisse d'un>
 iPhone>


les idées se concentrent
puis                            éclatent
avant le
dépôt
ici

je guy déborde

le plongeoir
déforme
le reflet de 
l'eau
mon image tremble

un chien ramasse un jeu de mot
je de maux
jeu de maux
je de mots
i       n       é       p       u       i       s       a       b       l       e

cicéron déclare le glaive à la main
changeant son registre et prolepsant
qui dira la plume plus forte que l'épée
la langue morte ayant fait le tour
d'elle-même un jour au sénat
avant de finir tout à fait
écrasée par l'usure
comme une vieille
molaire 
iiii
ii
.
                                                                                                                                               .
Il était temps de clore d'un poing bien viril la

 

 

3 avril 2017

LSD

31 mars 2017

NEGATIONISME

NEGATIONISME :

 

HOLOCAUSTE

 

 

six millions

auschwitz chambre à gaz juifauschwitz chambre à gaz juifauschwitz chambre à gaz juifauschwitz chambre à gaz juifauschwitz chambre à gaz juifauschwitz chambre à gaz juifauschwitz chambre à gaz juifauschwitz chambre à gaz juifauschwitz chambre à gaz juifauschwitz chambre à gaz juifauschwitz chambre à gaz juifauschwitz chambre à gaz juifauschwitz chambre à gaz juifauschwitz chambre à gaz juifauschwitz chambre à gaz juifauschwitz chambre à gaz juifauschwitz chambre à gaz juifauschwitz chambre à gaz juifauschwitz chambre à gaz juifauschwitz chambre à gaz juifauschwitz chambre à gaz juifauschwitz chambre à gaz juifauschwitz chambre à gaz juifauschwitz chambre à gaz juifauschwitz chambre à gaz juifauschwitz chambre à gaz juifauschwitz chambre à gaz juifauschwitz chambre à gaz juifauschwitz chambre à gaz juifauschwitz chambre à gaz juifauschwitz chambre à gaz juifauschwitz chambre à gaz juifauschwitz chambre à gaz juifauschwitz chambre à gaz juifauschwitz chambre à gaz juifauschwitz chambre à gaz juifauschwitz chambre à gaz juifauschwitz chambre à gaz juifauschwitz chambre à gaz juifauschwitz chambre à gaz juifauschwitz chambre à gaz juifauschwitz chambre à gaz juifauschwitz chambre à gaz juifauschwitz chambre à gaz juifauschwitz chambre à gaz juifauschwitz chambre à gaz juifauschwitz chambre à gaz juifauschwitz chambre à gaz juifauschwitz chambre à gaz juifauschwitz chambre à gaz juifauschwitz chambre à gaz juifauschwitz chambre à gaz juifauschwitz chambre à gaz juifauschwitz chambre à gaz juifauschwitz chambre à gaz juifauschwitz chambre à gaz juifauschwitz chambre à gaz juifauschwitz chambre à gaz juifauschwitz chambre à gaz juifauschwitz chambre à gaz juifauschwitz chambre à gaz juifauschwitz chambre à gaz juifauschwitz chambre à gaz juif

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