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boudi's blog

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28 novembre 2008

premiere annee de droit

Haha, j’étais rigolo en première année de droit

Qu’est ce que le droit ? Plutôt pourquoi le droit, sinon jouer à Dieu, décider le bien, le mal dans un accès raisonné de domination humaine. Différencier le tolérable, l’acceptable et enfin l’interdit. Celui-ci est sanctionné, puni par le bras armé de la justice, son appareil coercitif : la police. L’Etat de droit, c'est-à-dire celui l’ayant consacré, érigé en un dogme trônant au sommet de la nation.
Le droit est, il existe en fait, c'est-à-dire hors d’un cadre normatif, rigide qui en conditionnerait les effets et les actions, à l’extérieur d’une rédaction, d’une codification consensuelle qui le figerait dans la durée sinon dans l’éternité.
Ainsi, toute société depuis qu’elle est société, donc qu’un groupe s’est constitué et associé,  est régie par le droit. La société primitive, d’abord, connaît un droit « naturel », dicté par l’instinct de survie, il est rudimentaire et oscillant. Les évolutions restent cantonnées à celles mœurs. Disons que dans une société primaire, les mœurs constituent le droit. Cette société passe un « contrat social » tacite dirigé par la bonne volonté des individus, le droit s’y substitue dès lors qu’elle ne suffit plus à assurer la paix sociale. Pratiquement, le droit se découvre quand l’intérêt particulier, l’égoïsme, les passions, les désirs individuels écrasent l’intérêt général. Le droit est la conséquence de ce contrat moral  passé entre les membres de cette société primitive. Il est le pendant punitif du contrat social liant chacun à un code solennel, engageant non leur liberté car celle-ci ne saurait se dissocier de l’homme, mais leur « responsabilité ». Plus clairement, le droit, reflet du contrat social, prohibe certains comportements que la volonté générale rejette, à que la conscience collective réprouve.

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15 octobre 2008

This is the endBeautiful friendThis is the endMy

This is the end
Beautiful friend
This is the end
My only friend, the end

Of our elaborate plans, the end
Of everything that stands, the end
No safety or surprise, the end
Ill never look into your eyes...again

Can you picture what will be
So limitless and free
Desperately in need...of some...strangers hand
In a...desperate land

Lost in a roman...wilderness of pain
And all the children are insane
All the children are insane
Waiting for the summer rain, yeah

Theres danger on the edge of town
Ride the kings highway, baby
Weird scenes inside the gold mine
Ride the highway west, baby

Ride the snake, ride the snake
To the lake, the ancient lake, baby
The snake is long, seven miles
Ride the snake...hes old, and his skin is cold

The west is the best
The west is the best
Get here, and well do the rest

The blue bus is callin us
The blue bus is callin us
Driver, where you taken us

The killer awoke before dawn, he put his boots on
He took a face from the ancient gallery
And he walked on down the hall
He went into the room where his sister lived, and...then he
Paid a visit to his brother, and then he
He walked on down the hall, and
And he came to a door...and he looked inside
Father, yes son, I want to kill you
Mother...i want to...fuck you

Cmon baby, take a chance with us
Cmon baby, take a chance with us
Cmon baby, take a chance with us
And meet me at the back of the blue bus
Doin a blue rock
On a blue bus
Doin a blue rock
Cmon, yeah

Kill, kill, kill, kill, kill, kill

This is the end
Beautiful friend
This is the end
My only friend, the end

It hurts to set you free
But youll never follow me
The end of laughter and soft lies
The end of nights we tried to die



Maintenant, il est l'heure, à l'effondrement des bourses régler son ardoise, la dette morale et les souffrances. Ting. L'heure. De gerber ta bouillie et payer. L'heure.


And you run and you runto catch up with the sun, but it's sinking
And racing around to come up behind you again
The sun is the same in the relative way, but you're older
Shorter of breath and one day closer to death

8 septembre 2008

Esquisse du prénom

Il y'a ces couloirs longs, qui ne se doutent de rien. Le décor n'est pas à la hauteur, le décor ne se colle pas à ma peau. Le train ne va pas assez vite, le train s'arrête, me nargue, les gens ne me regardent pas, le sens n'est pas à sa place. A l'intérieur, je visite mon impatience. Regardez-moi, je pars, j'arrive. Je vais la chercher. Silencieuse comme un jour de février, sous la pluie.

L'instant est calme. Ses yeux sont grands, ils étouffent une peur qui bat dans les poumons, ils encerclent un sourire timide qui tremble sous la langue, ils ouvrent grand les paupières comme une bouche pour engloutir votre corps qui arrive, pressé, souterrain, poli. Et vous, et vous, et vous, bien sur, bien sur, tout doit s'accélérer, les mots, ici, là bas, les mots d'autrefois, de ces jours là, bien sur, vous, qu'attendez-vous, les mots mouillés par un regard inconnu, défaits par un sourire silencieux. Bien sur, vous attendez, que les mots trahissent. Non, rien, j'ai croisé mon ombre. Stop. Seulement les trajets sont lourds, seulement les trajets peuvent décrire, ensuite, je suis incapable, je suis l'impuissant, je suis celui qui descend dans le lac, qui ouvre la bouche dans l'eau, qui s'étouffe avec son sel. Ensuite, je suis incapable, les mots ne vont pas assez vite. Bien sur. Je suis incapable de dire, la surface d'un rire, des cheveux solides sur un visage plat, incapable de lui prendre la main, de la regarder sans penser. Sans penser que. Par la fenêtre, elle imagine, des mots, des phrases, des littératures oubliées, qu'elle imagine. Pourquoi. Je suis incapable, bien sur, vous, vous attendez, mais je suis incapable.

Il y'a eu cette scène :

la chambre est seule, la chambre est serrée. Je la reconnais, je ne la connais pas, mais je la reconnais, je la rencontre. Il y'a le bois, sage, et les photos accrochées avec empressement, les photos impatientes, les photos immobiles qui traversent les murs. Il y'a une armoire en bois, fermée, qui semble n'avoir jamais été ouverte, l'armoire interdite, l'armoire du désordre. Dans ma tête, c'est l'armoire qu'on n'approche pas. C'est ça. Maman disait que. Elle avait raison. Il me fallait des interdits. Ca sera l'armoire, et ça sera sa main. Sa main droite posée à côté de moi, comme un animal apeurée, fraîche et nouvelle. J'imagine sa nuque endormie sur l'oreiller, je ne la vois pas, mes cheveux cachent mes yeux, je ne vois pas sa nuque, sa peau, mon visage est penchée, je ne vois qu'une main. Une main qui n'est pas une main. Une main déguisée en main. Une main qui ressemble à une attente. J'imagine l'odeur, j'imagine la moiteur. Je ne vois rien, je ne sens rien. Il y'a mes pieds qui se frottent, l'un contre l'autre, à l'autre bout du lit, ma peau qui se détache, mes pieds gorgés d'eau de la douche, d'eau parfumée, mon tee-shirt qui se soulève au dessus du bassin, une langue silencieuse portée entre deux lèvres. Il y'a une main et un corps que je ne vois pas. Je ne me retourne pas. Et commencer. Commencer le travail. Commencer le travail, du désamour. Retenir, tout retenir. Cette scène, où je dois tout retenir. L'odeur, la forme de l'armoire, la couleur des draps, le trouble du plafond, le silence de son sommeil. Ne rien oublier. Retenir, la nuit derrière la vitre, qui nous regarde, qui me questionne. Je me bouche les oreilles. Tais-toi. Vite, s'approcher de tout. S'approcher du départ, de la main, de la lune, du miroir fleuris, des bougies éteintes, des dentelles qui essaient de deviner. Taisez-vous. Je voudrais que les éléments se taisent. Je suis dans mon action. Je suis dans l'émotion brouillée. Il y'a cette scène donc, et cette fille, en face, cette actrice, qui remonte sa robe, qui empreinte les traces, de la nudité. De ma nudité, que j'ai oubliée, en venant ici. Je ne parlerai pas, je ne bougerai pas, je ne me déshabillerai pas, je ne pleurerai pas, je serai mélangée. Je serai poli. Il y'a cette scène, de ma première insolence : tout retenir, pour m'oublier.

Et puis, il y'a cette autre scène :

La salle de bain est moite, de partout. J'ai les pieds humides, je fais des traces sur le carrelage. J'ai la peau qui glisse. La porte est fermée, le miroir est embué. Je reste, là, silencieux, dans cette petite pièce qui tombe de mes gestes. Je fais glisser sa jupe le long de ses cuisses. Je troue des collants qui s'emparaient de deux mollets mouillés. Je retire un tee-shirt blanc doucement, je ne brusque rien, je soulève les bras pour le faire passer par la tête, ses cheveux se collent à mon cou, à ma bouche, à mes pommettes, l'odeur du shampoing me courbe la nuque. Je lève la main, et d'un doigt, je parcoure tout le long de la pièce, je touche les murs de la salle de bain du bout du doigt, je veux ressentir, la matière, le parcours de la peau. Mon doigt se courbe devant les plaques de carrelage froid, le ciment est docile, il laisse passer, ma trace. Arrivé à la fenêtre embuée, j'écris son prénom, [...] , mes lettres glissent, sûres d'elles, arrondies, penchées, [...], légèrement, sans appuyer, la buée se laisse effacer, amoureusement, jus d'air, esquisse du prénom.


27 août 2008

Suce des géants et des nains.

Bien sur, vous attendez, le poing qui s'en va fissurer le miroir, la pluie qui vient effaçer le prénom inutile, la peau qui vient vous expliquer. Non. Non. Elle vous explique. C'était calme, c'était doux. C'était. Ca n'était pas comme ça. C'était sous terre. Sous peau. Je ne sais même pas si c'était. Taisez-vous. Je ne veux plus de questions. Les pierres par la fenêtre, ouvrent grand leurs oreilles. Il n'y a rien à entendre, il n'y a pas de bruits, il n'y a que des murmures, que ses murmures "Si je te laisse seule, maintenant, je me laisse seul aussi". Il n'y a que des nuits sage, des lumiéres faibles, ses cheveux qui coulent le long de mon épaule, ma main qui cherche son front, l'odeur des filles, il n'y a pas. Taisez-vous. Ce que vous attendiez. Le plafond laisse dégouliner ses curiosités. Non, retiens-tout, je ne veux pas, de ton liquide curieux, impatient. Il n'y a pas de violence. Retiens ton humidité, je n'ouvrirais pas la bouche la nuit, tu ne m'atteindras pas. Rien de ce que vous attendiez. Juste son sourire derriére ces petits airs de petite fille, des petites mains qui regardent les miennes, juste un silence poli à travers les draps, juste un baiser pour la nuit, juste des yeux qui ne sont pas perturbés par une frange trop longue et insolente. Il y'a juste, des choses qui s'ajoutent, qui se déplacent. Il y'a juste, son amoureuse, et son sourire que j'imagine se mélanger sous les doigts de Pauline. Il n'y a pas. Elle dit peu. Elle a le silence épais. Il n'y a pas. Jusqu'au départ. Il y'a le départ. Taisez-vous, laissez moi finir. Il y'a le départ. Là, je dois réussir à l'écrire. Il y'a juste la violence du départ, caché. Pourquoi. Je ne comprends pas pourquoi. Laissez-moi l'écrire. Laissez-moi me dire que vous ne me lirez pas. Je ne comprend pas pourquoi, partir. Partir comme ça. Non, je ne peux pas. La gare est inondée. Les visages sont en attente. Les vitres du train nous regardent. Les costumes des hommes se déchirent. Les souliers des petites filles ont les lacets défait. Les rouge à lèvres s'écaillent. Les salive retournent dans leurs gorges. Le ciel passe son œil à travers des gouttes de pluie d'argent. Les braguettes s'ouvrent. Les mains se cherchent. Les corps sont en attente, haut perché, ils nous scrutent. Les ampoules se cassent, en silence, leurs débris s'écoulent dans les décolletés. L'hiver s'éteint, s'installe, tranquillement, il attend, le moment venu, il attend, c'est son film, son histoire, son manuscrit, son scénario. Il prend son temps, il nous regarde, il s'impatiente de son moment. Les parfums sont brisés, les amoureux se séparent, les ventres se tordent de nervosité, le vent suis notre mouvement, inconscient. Pourquoi je suis parti. Pourquoi je suis parti comme ça. Les hanches se brisent. Les trains attendent de démarrer. Les valises se vident. Inconscient, je suis inconscient, de partir, comme ça. Non, je ne peux pas. Laissez-moi, attendez, je n'ai pas fini. Je dois pouvoir l'écrire. Je dois pouvoir retrouver. Partir, comme ça, pourquoi, je ne peux pas, c'est impossible, je ne peux pas m'oublier à ce point, je ne peux pas nous oublier, je ne peux pas. Alors pourquoi. Qu'est-ce qui me prend. Qu'est-ce qui me prend de partir comme ça, avec ce sourire, avec ce calme. Avec ce sac sur mon épaule qui s'attarde lourdement, ses cheveux décoiffés, ma frange qui ne se met pas en place à cause de l'humidité de la pluie, ce manteau sage qui tombe, mon parfum qui ne se remue pas. Partir, comme ça. Calmement. Pourquoi. Je ne connais pas mon rôle, je ne reconnais pas mon texte. Je ne devais pas. Je ne devais pas jouer ce rôle là. Moi, je devais jouer la force, je devais recevoir la gifle, je devais ouvrir les bras. Comment ça se fait. On s'est trompés. Pourquoi. Rendez-moi, mon texte. Je ne suis pas dans mon jeu là. Le décor va tomber. Moi, je devais. Alors pourquoi je ne le fais pas. Pourquoi je pars comme ça. Il y'a un problème, on s'est trompés. Revenez, donnez moi les mots, les phrases, donnez-moi l'ivresse, donnez-moi les pleurs qu'il faut, donnez-moi le visage qu'il fallait. Pas celui-ci, pas celui de l'indifférence, pas celui du départ indifférent, pas celui que j'ai en ce moment. Donnez-moi les gestes, de la puissance. Ceux qu'on m'avait réservé. Attendez, ne partez pas, et vous, les trains, ne démarrez pas, attendez, je vais trouver, quelqu'un qui pourra me donner, mon rôle. Mon rôle qui m'était réservé. Attendez, non, ne partez pas. Je n'ai pas encore fait ce qu'il fallait. Redonnez-moi les baisers qu'il faut, l'événement que j'avais inventé. Restez, ne partez pas, je vais trouver, faites-moi confiance. Pourquoi je pars comme ça. Ça ne fait pas partie de la scène. Je suis peut-être trop dans le désamour. Je suis peut-être trop dans la politesse. Je suis peut-être trop dans la politesse. Pourquoi. Vous, Madame, tendez-moi un texte qui bout dans les entrailles, une phrase, un geste. Venez. Partir comme ça, ça n'était pas pour moi. Partir, comme si, j'allais la revoir demain. Comme si, je ne l'avais pas aimé. Comme si. Alors partir, dans un rôle qui n'est pas le mien, avec un texte vide, partir, la regarder, savoir qu'au fond, on ne nous a pas enseigné, ce qu'il fallait, mais savoir qu'au fond, on savait, que le calme était déguisée, et dire ensuite "ce qui me manquait c'était le départ parfait

26 août 2008

Suce des géants et des nains

Bien sur, vous attendez, le poing qui s'en va fissurer le miroir, la pluie qui vient effaçer le prénom inutile, la peau qui vient vous expliquer. Non. Non. Elle vous explique. C'était calme, c'était doux. C'était. Ca n'était pas comme ça. C'était sous terre. Sous peau. Je ne sais même pas si c'était. Taisez-vous. Je ne veux plus de questions. Les pierres par la fenêtre, ouvrent grand leurs oreilles. Il n'y a rien à entendre, il n'y a pas de bruits, il n'y a que des murmures, que ses murmures "Si je te laisse seule, maintenant, je me laisse seul aussi". Il n'y a que des nuits sage, des lumiéres faibles, ses cheveux qui coulent le long de mon épaule, ma main qui cherche son front, l'odeur des filles, il n'y a pas. Taisez-vous. Ce que vous attendiez. Le plafond laisse dégouliner ses curiosités. Non, retiens-tout, je ne veux pas, de ton liquide curieux, impatient. Il n'y a pas de violence. Retiens ton humidité, je n'ouvrirais pas la bouche la nuit, tu ne m'atteindras pas. Rien de ce que vous attendiez. Juste son sourire derriére ces petits airs de petite fille, des petites mains qui regardent les miennes, juste un silence poli à travers les draps, juste un baiser pour la nuit, juste des yeux qui ne sont pas perturbés par une frange trop longue et insolente. Il y'a juste, des choses qui s'ajoutent, qui se déplacent. Il y'a juste, son amoureuse, et son sourire que j'imagine se mélanger sous les doigts de Pauline. Il n'y a pas. Elle dit peu. Elle a le silence épais. Il n'y a pas. Jusqu'au départ. Il y'a le départ. Taisez-vous, laissez moi finir. Il y'a le départ. Là, je dois réussir à l'écrire. Il y'a juste la violence du départ, caché. Pourquoi. Je ne comprends pas pourquoi. Laissez-moi l'écrire. Laissez-moi me dire que vous ne me lirez pas. Je ne comprend pas pourquoi, partir. Partir comme ça. Non, je ne peux pas. La gare est inondée. Les visages sont en attente. Les vitres du train nous regardent. Les costumes des hommes se déchirent. Les souliers des petites filles ont les lacets défait. Les rouge à lèvres s'écaillent. Les salive retournent dans leurs gorges. Le ciel passe son œil à travers des gouttes de pluie d'argent. Les braguettes s'ouvrent. Les mains se cherchent. Les corps sont en attente, haut perché, ils nous scrutent. Les ampoules se cassent, en silence, leurs débris s'écoulent dans les décolletés. L'hiver s'éteint, s'installe, tranquillement, il attend, le moment venu, il attend, c'est son film, son histoire, son manuscrit, son scénario. Il prend son temps, il nous regarde, il s'impatiente de son moment. Les parfums sont brisés, les amoureux se séparent, les ventres se tordent de nervosité, le vent suis notre mouvement, inconscient. Pourquoi je suis parti. Pourquoi je suis parti comme ça. Les hanches se brisent. Les trains attendent de démarrer. Les valises se vident. Inconscient, je suis inconscient, de partir, comme ça. Non, je ne peux pas. Laissez-moi, attendez, je n'ai pas fini. Je dois pouvoir l'écrire. Je dois pouvoir retrouver. Partir, comme ça, pourquoi, je ne peux pas, c'est impossible, je ne peux pas m'oublier à ce point, je ne peux pas nous oublier, je ne peux pas. Alors pourquoi. Qu'est-ce qui me prend. Qu'est-ce qui me prend de partir comme ça, avec ce sourire, avec ce calme. Avec ce sac sur mon épaule qui s'attarde lourdement, ses cheveux décoiffés, ma frange qui ne se met pas en place à cause de l'humidité de la pluie, ce manteau sage qui tombe, mon parfum qui ne se remue pas. Partir, comme ça. Calmement. Pourquoi. Je ne connais pas mon rôle, je ne reconnais pas mon texte. Je ne devais pas. Je ne devais pas jouer ce rôle là. Moi, je devais jouer la force, je devais recevoir la gifle, je devais ouvrir les bras. Comment ça se fait. On s'est trompés. Pourquoi. Rendez-moi, mon texte. Je ne suis pas dans mon jeu là. Le décor va tomber. Moi, je devais. Alors pourquoi je ne le fais pas. Pourquoi je pars comme ça. Il y'a un problème, on s'est trompés. Revenez, donnez moi les mots, les phrases, donnez-moi l'ivresse, donnez-moi les pleurs qu'il faut, donnez-moi le visage qu'il fallait. Pas celui-ci, pas celui de l'indifférence, pas celui du départ indifférent, pas celui que j'ai en ce moment. Donnez-moi les gestes, de la puissance. Ceux qu'on m'avait réservé. Attendez, ne partez pas, et vous, les trains, ne démarrez pas, attendez, je vais trouver, quelqu'un qui pourra me donner, mon rôle. Mon rôle qui m'était réservé. Attendez, non, ne partez pas. Je n'ai pas encore fait ce qu'il fallait. Redonnez-moi les baisers qu'il faut, l'événement que j'avais inventé. Restez, ne partez pas, je vais trouver, faites-moi confiance. Pourquoi je pars comme ça. Ça ne fait pas partie de la scène. Je suis peut-être trop dans le désamour. Je suis peut-être trop dans la politesse. Je suis peut-être trop dans la politesse. Pourquoi. Vous, Madame, tendez-moi un texte qui bout dans les entrailles, une phrase, un geste. Venez. Partir comme ça, ça n'était pas pour moi. Partir, comme si, j'allais la revoir demain. Comme si, je ne l'avais pas aimé. Comme si. Alors partir, dans un rôle qui n'est pas le mien, avec un texte vide, partir, la regarder, savoir qu'au fond, on ne nous a pas enseigné, ce qu'il fallait, mais savoir qu'au fond, on savait, que le calme était déguisée, et dire ensuite "ce qui me manquait c'était le départ parfait

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17 août 2008

M.

M, c'est M, M, je ne veux nulle autre jamais, toi qui me lis, oui là, toi, tu sais qui, j'aime M, je la veux seule unique. POINT.

WENDY TAIS TOI.

6 mai 2008

Dangereux et transparent.

C'est facile de devenir celui dont tout le monde parle. On dit dans la rue que je suis l'ombre de F. Qu'il était la lumière. Et quand je tiens le manuscrit dans ma main, tout me revient.
L'échelle de l'abandon. Le sous-sol interdit. La racine sous la pierre. Le ventre sous langue.
Tout me revient. J'ai huit ans et je connais déja. Les origines de la peur. Le calme de mon corps. Je suis déja dans le corps humide. Le fond sec. Le corps suant, rivière musical. Je suis déja l'enfant qui coule. Transparent. Blanche priére. A huit ans, pas encore percé d'ordres, la seule force dans la faiblesse. Je suis déja, une cachette infinie. Je suis une fille à la fente close. Verrouillée. Une tentation dans le miroir. Maman disait que j'étais dangereux quand je vomissais Rimbaud devant la glace en pleurant, comme pour atteindre mon corps. Tu es dangereux. Dangereux et transparent. L'enfant sans peine. Dans la richesse de l'harmonie. Un coquillage minuscule qui respire sous le sable. Sans boulversements. Un muscle indien
Et puis, il y'a eu la confidence. Celle qui s'aggripe au cou. La premiére. Je te garde sous les ongles. Mon début de nuit. Ton visage doux. Où tout se passe. Un lieu où il faut tout construire. Un visage colérique et calme. Un alcool. Un visage qui vient loger dans le corps. Tu dira demain, avec le recul "tout se passait dans la mâchoire". C'est que je ne sais pas écrire, c'est que je n'ai rien à raconter. C'est qu'il me faut une scène, qui gronde en moi. huit ans, le pouls acéré. Le sommeil paisible. Le coeur obèse. L'haleine tiède. Nuque. Course. Pieds. Route. Bruit. Tu ne t'effondreras jamais. Et je défile, devant toi, sur la place de l'enfance. Carnaval, je suis plein d'étages. L'enfant armé qui ne sait pas se servir des fusils. L'innocence effrayée par elle-même. Tu aimes, confidence. Mes bras aux blessures, et quand je saute dans l'eau qui n'existe pas j'éclabousse quand même. Je ne laisse rien sur le passage. Je ne frappe sur rien. Parfois les vitres, le plexiglas, parfois mon ventre. Je fonds en moi. Je vais: je vais te, maintenant que j'ai vingt ans, maintenant que je sais l'impact de la peau, maintenant que mon parfum colle aux arbres, maintenant que ma violence est dans le secret. Maintenant, que j'ai les yeux profonds et inutiles,un corps grand comme le monument, la tristesse dans la créche, l'enfance en miettes dans les creux. Tu as des tresses trop courtes. Je tire. Dans ma chambre J'entends encore maman dire non. Aujourd'hui maman dit la même chose quand elle me lit. Je fais le rapport. Confidence. Tout me revient. On va te reconnaître, ma confidence. Tu étais inquiéte. Tout me revient. J'aime ton rire. Maman dit non, et nous sommes juste à côté. Tout me revient, quand je tiens le manuscrit dans mes bras. Et c'est trop brusque. Je dois placer mes idées. Je cherche le corps de l'écriture dans toutes les rues. Aucun ne correspond à ce vertige. Je dis ton prénom. Tout me revient. Mes huit ans. La maîtresse qui croise les jambes et ma tête qui tourne. Hier soir, j'étais dans tes bras, et je me laissais caresser. Et là, il faut que je fixe mes idées. Brouillon. J'ai l'écriture brouillon. Comme un raz de marée. Rien ne se fixe. Je dois fixer mes idées.  Tout me revient. Ton heure et ces murs qui tombaient lentement, lentement. Pardon si tu lis ça. On va te reconnaître. J'avais déchiré mes collants en laine de huit ans, et ouvert la porte. Je suis arrivé, j'ai ouvert la porte et je suis entré, tu es venue dans cette chambre. Tu as déposé ton odeur. Tu me fais peur quand tu as un regard de poupée de plainte.. Hier soir, j'étais dans tes bras, je crois. Monsieur, sortez, je ne veux plus écrire, laissez-moi tranquille. J'arrive avec un corps comme une adresse. Aujourd'hui, je suis presque propriétaire. J'entends une voix à l'intérieur me dire "je n'ai pas mes propres pensées, parce que je n'ai pas mon propre corps". C'est à ce moment là, que je loge en moi. Que je m'installe dans cette peau. A huit ans. J'entends encore les autres dire « il est dérangé, il me fait peur, avec ses yeux, ses yeux, ses yeux ». Dérangé. Non, occupé. Oui. Pas dérangé. Rien ne me dérange. Tout m'occupe. Je suis occupé. On m'occupe. C'est si simple d'être celui dont tout le monde parle. Je refuse. Je suis arrivé brûlant comme un soleil timide. huit ans. Tu disparais sous les draps. Réapparais en ombres. Je veux. Je suis si gros. Tu es si mince. Tu es l'eau du bain trop froide. Je suis entré. J'ai jeté tes poupées sur ton lit. Et je suis monté dans ton lit. Je suis monté. Monsieur, je veux allez jusqu'au bout de l'écriture, ce qu'on imagine pas encore. J'entends encore Maman expliquer « non ». Je te griffe. Ce n'était pas dans la violence. Non, c'était autre chose. Une panique. Et je t'ai dit, là je t'ai dit ça, la confidence. Là, oui, je t'ai dit, sur toi, sur l'étouffée : « je veux t'arracher la peau ». Je t'ai dit ça, et je ne voulais plus que tu sortes des draps, je me suis allongé sur ton ombre. Pardonne-moi. C'était avec toute la violence de l'enfance trop mouillée. C'est si facile, d'être comme tout le monde veut. Monsieur, laissez-moi allez au bout de l'écriture. L'enfance glissante. Sans matiére. L'enfant pendant sous les mains. Je veux t'arracher la peau. Tout me revient. Et c'est ça ma confidence. Tout me revient quand je tiens le manuscrit dans les mains. Il me faut une scéne. Ne pas publier, ne pas dire, je publie depuis toi. Je dis ça. Toi et moi l'écriture secréte. Il y'a des débuts partout, sur nos corps. Pardon d'ouvrir la scéne. Ca aussi c'est ma confidence : la naissance de l'écriture. Marion des vents, ne pars jamais, depuis j'ai 20 ans. Je serai là, encore, dans la répétition, des choses qu'on lit déjà. Des terres qui nourrissent comme ce que je tiens dans les mains. La louve sans pattes.

J'entends aujourd'hui ma mère qui me lit et qui dit « non ». Mais ça elle ne sait pas, tout ce qui me revient.

10 avril 2008

Mélancolie des âmes perdues.

moi

Elle s'est retrouvée en face de moi. Assise comme un regret. "C'est ton regard, ta timidité, tu es mythologique, impénétrable". Je disparais. Je reviens. Je suis le mouvement. L' amoureux. Moi, je me résume à cette conversation avec elle, autour d'un thé. Je me résume à 4 heures de bavardage. Je me résume. Je suis triomphant, à un corps en décalage. Elle me prolonge. Mes gestes sont inquiets. Elle murmure "un jour, ça arrivera, un jour ça viendra". Je cherche un visage trés précis. Comme ces nuits qui pleurent. C'est l'une des dérnières fois que j'écris ici, je pense. La neige s'enterre sous la mer. Je m'en vais la puiser. J'ai le corps qui y glisse. Prenez-moi Monsieur sur votre divan, comme avec une femme secouée. J'ai les jambes écartées entre les yeux. Mon sexe est une cachette. Mon corps, une excuse à l'extravagance. Je suis l'élégance vulgaire, le délicat renard. J'ai des sabots de laine sur la langue, je m'irrite, m'assèche. Parcourez mon paysage, buvez en ma gorge, Monsieur. J'aime "Monsieur". Vous nommez avec ce qui n'existe pas. Vous m'appartenez. Mon homme, Monsieur. De mains en mains, je m'aggripe, m'attache. "Moi, on ne me posséde jamais. Je ne fais que passer." Il faut du talent. De dos en dos, je détache. Je ris en vous consolant. Prenez-moi Madame, comme avec votre fille, dans un berçeau de coton. Dépoussiérez-moi la bouche, étranglez moi de terre, apprenez-moi la vie, ses contours, ses désirs. Prenez-moi Madame, comme vous donniez le sein. Apportez moi vers le corps dur, tremblante, vers vous, le fruit secret et usé. Je suis le village au sillage clos de vos désirs les plus blessés. Je comprends les femmes. Les femmes m'aiment. Je suis asexué. Au grand Galop, M devant moi, frotte les recoins de mon imagination. Il faut me nourrir. Elle me demande "et toi, comment les appellerais-tu ?". Si j'avais un petit garçon. Un petit. Garçon. Victor. Je l'appellerais Victor. Comme j'aimerais me transformer en Victor parfois. Victor, l'effroyable poignée de verre qui briserait les visages des femmes enchantées. Enchanté, je m'appelle Victor. Je vais vous aimer pour mieux vous tuer. Je vous aimerais, parce que vous me plairez trop. Vous viendrez, pressée, vers moi. Je suis Victor, l'insensible. Je suis la guerre, la haine, la paix, l'amour. Je suis le personnage et le roman. Je suis la syntaxe et le style. Le clair obscur. Je suis la honte, l'arbre malade. Je suis l'auteur et le lecteur. L'autel et le sacrifice. L'esprit sain. Et je vous offre un thé Vermeille saveur miel sur la terrasse de votre bouche. Enchanté, je suis Victor. Vous et moi. Je suis vous. Alors, mon petit garçon, je l'appellerais Victor. Et si c'était une petite fille : Jade. Jade, la solitude des pierres précieuses. Jade, la distance. L'élégance de son pouvoir muet. La délicatesse d'un petite corps comme une griffe. Tu vois, M, je suis un peu, ces deux futurs enfants. Je m'appelle Jade et Victor. Je suis eux et moi. Je pourrais être vous. Entre temps, on m'écrit "Je pense à toi, alors voilà, je pense à l'inacessible, c'est humain". Alors je découpe, le milieu de mon corps, ma pudeur, la nappe, les cheveux de M. "Qu'est ce que tu fais ?". J'essaie d'être accessible aux autres que toi, tu sais, je m'ouvre, M. Portes ouvertes.Horaires précises pour jouer le jeu. Je regarde la marche pressée des promeneurs par la vitre, je les envie de me dégouter ainsi. "Toi, tu as le temps" me disait-on toujours . Personne ne sait. Que le temps jouit de moi. Je suis le corps le plus maléable du monde. De la salle. Le plus transparent. Je pourrais ne plus reconnaître mon adresse . Ma famille est un amour excusable. Je voudrais partir, mais pour qui, pour quoi, toi. Maintenant, pour toi. Ici, on me désire, mais je ne veux pas, je ne peux pas, je ne veux que toi. J'essaie d'expliquer à.

Je suis océan, je balaie les doutes, et je vole mon coeur.
Prenez-moi la main et engloutissez, comme des seins frais, des jus d'amour.
Je connais, le gôut de la passion.Le parfum de la passion.
Et tu m'écris "Mais je fais mal pour aimer."

28 mars 2008

Rumeur.

Dans les yeux toujours, je reconnais mon jour, je redécouvre ma flamme, comment entendre le bruit de la cendre qui tombe de poudre, qui s'estompe sur vos pas, dans l'étoile bergère qui ne guide que le désespoir. C'est très beau le jeunesse mais elle porte surtout les regrets de ces soleils dissous, des nuits éternelles. A vous bonheur des paillons, à nous riches de vertiges qui vivons de la prodigalité des ciels. Il s'est tant perdu de minutes à pleurer contre les pleintes que j'y reconnais des mirages, que je cherche une partance hâtive. L'impatience qui vous épuise les reins ne s'explique pas, elle ne se dit pas, et s'exprime d'un mutisme de chambre noire. Doué de non-parole, d'un astre à la crinière entre les jambes, de lune révolue et un baiser qui cherche toujours ce cou lointain. Le théatre a brûlé, et je sais attendre à porter ma croix, à ne plus trahir, tromper, souiller les draps de sentiments acides. A quoi bon ? Quand la passion vous fauche vomir de nouveaux corps, piller de nouveaux lits. Je ne disloque pas cette âme, et je cherche dans les bras disparus un continent. Le coeur est lourd de suie et de charbon, des larmes qu'on fait glisser de fierté et d'orgueil. Brûle tes apparences, et jette tes nuits, et jette tes jours. Je ne m'éteins pas, je le laisse à la rumeur sans demeure. N'oubliez pas, à chercher dans les bras des filles un pays on s'éparpille. Parce que le poète a toujours raison.


    
21 mars 2008

Ombres improvisées.

Les ombres qui grossissent contre mon reflet, savent tout, sapent tout, et me répètent. La nuit est à lier. Folle alliée. Allumée, clair, éclair, lacets de foudre qui embrasent le ciel, sortent des tranchées militarisées d'un ciel sans nuage. La nuit sait tout, et anesthésie, s'écoule les secondes, les heures haut par mots et monts. Tic, tique, je tique, dans la poitrine moussante. J'ai le mal au coeur qui glisse la nuit dans un rayon de lune, qui tait, tait. J'ai su coudre ma bouche et ma colère. La nuit m'injecte sa couleur dans un bain de morphine, d'antalgiques, je soupire. Le sommeil me fuit. Le sommeil est l'ennemi. PLANTE UNE AIGUILLE. PLANTE UNE PETITE AIGUILLE CONTRE LES HEURES QUI HEURTENT. Silence, silence, il faut faire silence, de la rumeur grondante, de la déclamaison des oraisons. Passe l'obole auréolée, et tais toi, réprimande, tais toi, critique, je m'ennivre d'une crique tête de mort, qui craque son os tissulaire. J'ai des larmes pénétrantes, moi, j'ai des larmes qui tachent mes joues, s'enfoncent, l'acide je le digère, le régurgite des yeux brillants, noirs. Jais. Jais. Jais mais d'ivoire, j'ai le jais des ivoires noircis, comme des dos d'esclave, comme des noblesses abolies. Je sais survivre aux poignards, sous ma peau, le fer. Dans ma poitrine prison, cage-thoracique, dort un coeur affamé, se nourrit d'eau croupie. Révolte, révolte, il se tait, sait, et se tait, saute, tressaute, vibre. Il y a des interférences radiophoniques, il y a des interférences qui ont des dents larges, noires. Se tirent, s'étirent, mes dents sont des ombres qui luisent aux larmes, faites attention, faites attention à la prochaine nuit, quand mon coeur de loup sauvage déchirera mes vêtements gris, ma chemise gitane. Gardez près de vous une balle d'argent et un pistolet précis, gardez près de vous de quoi tirez sur la lune dont l'opulence gave mon foie, folie. N'oubliez, pas serrez autour du coeur que vous n'avez plus un chiffon rouge à l'odeur de vie. Les charognards ne prennent que les carcasses pourries. Bourreau de minuit, j'ai une corde serrée au poignet, des kits de pendaison bohèmiens. J'écris, la hache à la main, j'écris, je découpe. Des lettres retranchées d'un alphabet endormi, je viens sortir des réserves les belles endormies, les presque disparues, la hache trouve le z du rire, aux zigomatiques envapés, des X d'interdits qui crachent la douleur que vous ne comprenez pas. Qui font rire dans la pâle adolescence la foule qui cache son odeur derrière les arômes synthétiques. Je pèse votre ennui qui m'écrase la poitrine. Je signe un acte de décès. A votre nom. Une pierre tombale qui brûle. Je sais tout, je suis le confident de la nuit qui vous habite, de toutes ces nuits en vous qui noircissent mes yeux et mes boucles rebelles. Je suis la lumière crispée du réverbère qui souffle, près de votre fenêtre, le chant de l'oiseau invisible qui s'éveille avant l'aube du crépuscule, je suis l'odeur fraîche qui vous réveille le matin, le parfum de brûme et le goût de rosée qui trempe dans votre chocolat. Je suis, dans l'intime, dans la prospection. Une pioche qui s'enfonce, laboure, je suis votre sang qui coule sans blessure. La nuit brille comme un souffle de chacal et me répète vos écarts, vos mots, entiers dans des baquets vomis. N'oubliez pas, la nuit sera encore pleine demain, et mes dents ont faim, ma langue de fourrure a soif. Faites attention, ne dormez que d'un poumon, je sais tout de vos yeux de verre qu'on brise de vérité.

11 mars 2008

L'horizon aux yeux bleus.

Mon feu aux yeux ne s'explique pas, il n'y a pas de définition, pas de formules pour résoudre l'inéquation égalitaire, la faillite du cerveau qui s'écoule, tombe en une trombe humides petites opales. Une vision de braises sanguines, un découpage en rythme violent, et toc, toc, ma tête se balance, invente un chemin d'étoiles. Rythmique de l'insensé, cogne tes pas au sol, martèle un cri organique, un bras animal sort de la bouche, méfie toi de ses ongles tigres, méfie toi des animaux édentés. La sauvagerie est une strie sur leur fourrure fauve, la sauvagerie est la marque sur ton corps que tu évites, en reculant la griffe porte des dents qui viennent morde ton dos. Un fruit, une aspirine amère. Sort de la Terre, j'ai un prénom des terroirs inconnus, vierges de souillures, de piétinement, personne ne sait, ça rime, ça se suit, c'est une suite à l'avril-mai qui tire. J'écris à la fatigue, pour rechercher la mystique qui manque quand deux allumettes ne se connaissent pas et mettent le feu au foin des rhumes. Tu fais éternuer l'Univers mon amour, quand, tes yeux s'entrouvrent aux premières berceuses du matin, des notes qui flottent, du corps qui réclame, qui réclame l'interdit. De soif. Sortir son fusil-tue-cheyenne, canon d'argent, la flute Winchester qui danse, et tourne. Faire glisser les doigts contre la peau laiteuse et l'oeil brillant, frémir. Hisser des barricades le long des bras, près des veines tendues, fortement, saccagées du sang. La voix. Me fait vaciller, quand elle ravale des larmes piquantes, brillantes, qui tranchent facilement les deux grands rocs qui abreuvent les terres brûlées. L'onde fugitive nous capturera sous la voilure épaisse de la brume, le temps de s'aimer, le temps éternel de s'aimer contre le mol mat de la barque, qui tangue, dérive. Nous dérivons, c'est fonction mathématique pour étudier la croissance au dos. Voilà ! La vie, se balance sur des airs d'espoir les ombres semées, plantées en grains de pénombre que nourrira la crue de nos partages, bientôt. Nous dodelinons, sur les flots joyeux, du bonheur, et nous traquons la douleur, cette proie exterminée sous le voile sombre de la nuit. Une nacelle, attend de délier ses rames pour nous baigner le corps, et les hanches dans le sable figé. Viens, montons, dans les ascensions folles. Les tours interdites qui enferment les maudits, les mots camouflés, envie de l'extase permanente, des bulles bleues pour les hématomes. Je veux voir un nouvel été briller, dans le corps resplendissant, dans des yeux de naissance. Tout à corps naît, la flamme qui éveille l'être, à des transports neufs et étranges, nous parfume de ses vapeurs brûlantes, les corps fumants des feux de la passion qui souffle ses joyaux jusqu'à nos bouches exaltées...Et dans un post-scriptum j'ajouterai les senteurs de la lettre, l'exhalaison heureuse qui vient emplir chaque parcelle de la peau. Je peux le dire, ici, à la face du monde que je ne vois pas. Je t'aime. Un coup en l'air, du fusil pour que ça s'entende bien loin.

10 mars 2008

S'ouvrir le ventre à la passion.

BOUH !!

Boudi036

Connexion Déconnexion Superposition. Hyperbole. Répétition. Je ne suis pas d'accord, un désaccord criant, qui hurle, je ne suis d'accord avec rien, j'ai l'esprit des contradictoires, j'ai l'esprit qui dicte Toute la nuit je m'agite. Le visage, des rebelles, des traces qui, ah, les ongles plantées, dans la prunelle, comme. L'odeur gluante des Marlboro qui cogne les pavés. Je fume une cigarette en bois, je fume un bâton d'encens. J'écris à, j'écris sans qu'on me lise, j'écris comme à mon journal, et sans qu'on comprenne vraiment. Je vois vivre, ça s'appelle merveille, les rapports entre dominants et damnés. Les trains s'arrêtent sur moi, rentrent, rentrent dans mon ventre, déraillent sur mes dents qui tirent la sonette. Rouillés, je capte la lumière et ça ne s'arrête pas, une W.inchester me flingue sans savoir, croit être l'arme seconde, malgré son canon qui crie. Pour que je me tire dedans, boum, une décharge. J'ai les dents rouillés. Qui mâchent, la mache. Devant, la mer, l'horizon vide et clair, et plat d'un pays, mais je pense aux trains, à un train rouge, j'y pense, il ne s'arrête pas, pas tout de suite, il emmène. J'en digère des trains, pour te trouver, j'en digère pour bricoler contre l'énigme, je cherche les bras ouverts sur la Seine. Rue. Saint. Rome. L'aube sera légère, je crois, tellement ouvert, tellement de trous. Complaisant. Je te crie des mots de muets, je te crie des mots sourds. Ils sont autour de toi, et ça s'allume comme les beaux jours, ça s'allume comme des nuits qui ne viennent pas. Je défigure les paysages qui passent, le train, gare. Le Nord. Des feux d'artifice. Des étincelles, oui, je me frappe les yeux avec des bleus. Des besoins, tellement. Je relève mes cheveux, tellement chaud de mes plaies, tellement chaud, j'aime, ça ne cède pas sous la pressions. L'image qui me colle dans la mémoire. Je te tiens la main, je la regarde, je la glisse, un anneau d'air. Tu existes, je te tiens, parce que c'est tellement douloureux la nuit en moi, parfois, tellement tendu, tellement nerveux la nuit qui craque. Je suis forcé de m'enlever la peau pour tourner des pages, je suis forcé, la mutilation des pages. Ne ferme pas les portes, laisse les ouvertes. J'ai chaud à ce point, ouvre la fenêtre. J'ai chaud, casse la vitre noire. La mer ça commence à peine, la mer j'en ai besoin, j'en ai besoin, là pour la chaleur, les vagues mauves, la main dans le sel, le bras vers le ciel, viens qu'on décapite, qu'on décapite, qu'on arrache la tête blessée. Mais les blessures ça s'écoule. J'ai le mal de mer qui touche mes genoux, je suis insensible aux éléments du décor, insensible à la marée grise. Vite, un mouvement, je tends mon bras, comme si je tenais une épée au bout. Je laisse ma main. Qui bouge dans les méandres rouges. Les empreintes, c'est pour nous, ça s'imprime. Vite, vite, je sais, écrire, vite, ce que je retiens, des jours, des nuits, des nuits entières qui s'entassent dans un train qui me rentre dans la peau. Qu'est ce que je raconte ? Mon délire, mon amour, mon délire. C'est une folle exclamation, tu sais. Joyeux, je suis gai, des rondes. De fumée, souffle au visage, soufflet. Le dos fragile, comme le tien, fragile, arrête de te cacher, c'est le dos qui s'imprime, encore un peu à patienter. Dévorer. Des jours vécus différemment, avec une différence au coeur. Intacte, différence. C'est fou mais je ne crois pas aux fous. Tu comprends, je t'écris, à toi, là, l'envie cheville au corps. Je peux peindre un mur misérable avec mon sang, pour que tu lises, ça, j'ai le temps pour, je ne comprends pas ce que j'écris, j'ai des écarts, des envols dans l'oeil droit, c'est pour ça que je ne peux pas parler à la foule, merde, merde. Je ne peux pas leur causer. Je peux me gratter l'oeil et détruire l'écosystème, la vie animale. Sur mon visage, j'ai un oiseau écrasé, des traces d'ailes minuscules entre les yeux. Lance moi ta colonne vertébral, lance moi, écrire, écrire, je ne sais pas faire, j'envoie mes forces sur le papier, mes forces désossées. Ecrire, je veux balancer mes forces avec toi, c'est ça l'amour, c'est là le désir au sommet, tu vois, c'est jonction des mains, des bras de fleuves. Je suis fou, mais je le sais, et j'emmerde les mots ils ne suffisent pas à calmer, pulsion, réaction pulsion d'envie. Mal au corps, tu comprends, de ça, là, l'inconnu, toi, dans mes tripes, et mal de cette voix colorée qui m'hurle dedans, concrète. Ferme les yeux, la peinture qui recouvre d'or la paupière, d'un trait bleu. Ecoute, ecoute, écoute moi, comme ça fait mal, alors balance moi au dessus d'une hâte, d'un précipice, balance le privé, privé de moi. Je pense à un cutter quand je me déshabille maintenant, je pense à une entaille qui saigne, un déséquilibre dans le corps parce que ta présence, toi, m'essouffle, mais tu ne sais pas. Chut, n'écoute pas, je ne sais pas ce que je dis, je me décapite, je suis la guillotine, viens. C'est sûr, je ferai tomber toutes les peurs, la lourde liberté qu'on entend dans le sable et nos jambes prêtes à parcourir la steppe, c'est la liberté, la liberté. Mais je les sens nos mollets prêts à courir toutes les étendues qui s'alignent. Viens, on fait des portraits romanesques. Trouble, trouble, j'étouffe, tellement chaud. Mais chut. Comment, on se fait comprendre, quand toute la mer à tes pieds ? Toute la mer pour m'abreuver. On va décapiter au cutter, encore, une phrase, s'ouvrir le ventre à cette passion.

7 mars 2008

Surtout dis que je suis fou.

Je suis enfermé dans un rire qui dérange ma nuit, je suis le prisonnier d'une voix grasse et longue qui vient amputer mon sommeil d'heures. J'ai besoin de quoi respirer pour réveiller mon matin, j'ai besoin d'une bouteille qui se boit sans trembler et de ma ma bouche qui recouvre la tendresse qu'elle ne comprend pas. Que quelqu'un vienne devant mon éclispe me protéger de l'aveugle, que quelqu'un se range devant moi, pour me protége de la lune. Tendez vos yeux à l'écarlate lueur d'un matin qui déssoule, tendez votre corps à la rosée mutine et écoutez mon cauchemar qui s'écoule les yeux larges, qui s'écroule au ralenti des paupières qui battent. Des armes, une hâche, une épée, de la fumée, un tison, que quelqu'un m'offre un poignard des dimensions pour faucher le temps, faucher l'argent et ces hurlements, ces hurlements, ces disparus que je continue de fréquenter, ces trous blanc dans ma tête. Je vous offre mes bouts de miroir, mes fins d'histoire pour que vous puissiez lire dans le cristal mes formes étranges, mes os saillants d'irrévérences, dites les folies nocturnes qui se repassent puis se froissent, dites ce qui se passe derrière et le gôut du crime dans mon intestin grêle qui pleut, qui tombe, qui crève. Ouvrez vos gorges. Guettez ces visages sans bouches. Pillez les spasmes de la nuit achevée des braises. Je pleure. Ca ne guérit pas. Endormi ? Endormi dans des crises d'épilepsie. Endormi le crâne brisé contre un gargouille de fer. Toi, reste, là, perturbe je t'en supplie ce coeur que je penche vers le vide. Retiens je t'en prie une main qui casse l'abandon. J'ENTENDS. Mes sens, mon sang. L'ouïe animal, je suis une impulsion grande, je suis l'impulsion, l'instinct des bêtes. J'entends ces bâtons qui longent les les murs dans un bruit de coups, allez expliquez moi les murs crevés, expliquez moi ces ecchymoses ambivalentes, schyzophrènes, expliquez moi ces blessures rouges. J'a l'ambiance esclave quand la nuit est un cri perpétuel, quand la nuit est une plainte de loup piégé. Captif. Fer des forêts de monstres en plâtre. Jette-moi sous les trains de l'absence, dis le. J'ai scié mes reins aux tiens, je suis le loup qui fait la forêt, les neuf queues du renard jamais rassasié. L'agonie fouette le maitre de l'univers. Plonge ma tête dans un évier de mots, répands moi dans l'égoût, je m'évanouis dans ces gaz inquiétants. Le bruit intérieur ne sort jamais des lèvres. Excité le sens du vent vers un éclair un éclair un éclair. CLAIR. Tourmenté dans une flaque. Fais l'esquisse de l'odeur d'une force, d'un tour. La difficulté de la gorge étranglée, d'un canal pendu, mon ange, ma pâle écorce. La disparition et tourner le dos et l'énorme vie entre mes poumons a un visage de sang dégoulinant, a une bouche de cendre qu'il lui manque, il lui MANQUE UNE BOUCHE. JE RECULE en plaquant mes mains sur ma bouche, je recule, mais on ne peut pas reculer de soi. Je passe mes doigts sur la bouche je ne sens plus mes lèvres, je ne sens plus de chair, mon visage est un trou noir qui aspire mes mains. ECOUTE ecoute-moi, entends l'enfant batârd qui hurle rauque dans ma poitrine, entends et regarde. La panique ne se voit pas, la panique se sent, alors respire, respire la fleur d'agonie. La panique, j'ai le visage de la panique, et comme je suis beau, et comme ça me ressemble d'être un trou noir. Ma voix me recrée des muscles, des orbites, des galaxies, du cosmos. Visage rentre dans visage blême. La panique me fait mal, la panique d'une voix rauque au rire gras, au visage INEXISTANT, une voix sans bouche, une voix qui ne remue pas, mais qui parle, qui parle, et tue. Mes cuisses me brûlent jusqu'au sang
Donne moi les signification, mon ange dis moi les glissements de terrain qui ensenvelissent la raison. Ecris les démangeaisons de ma peau, dans les catacombes du docte.
Dis le que je suis fou.

22 février 2008

Explosions autorisées.

A l'heure où tout s'efface, les marques brûlent un peu plus fort comme une suprême ironie pour souvenir des stigmates croisés, à l'heure où l'otage de l'épiderme se suicide l'écarlate se répand. Peau colorée, tout demeure, au temps contre les aiguilles désarmées, à la pureté des flammes et de l'étoile.

22 février 2008

"Ce sont les gens qui dérangent qui

"Ce sont les gens qui dérangent qui avançent".Et moi, je soupire.Quand j'avais dix ans, plus rien ne me dérangeait.J'étais même plutôt du genre à tout accepter.Aurélien me bousulait.Mes parents gesticulaient. Ma soeur me mordait.Mon frére s'amusait.Les professeurs criaient.Les éléves jouaient.Et moi, rien ne me dérangeait.J'étais facile.Et léger.A dix ans, j'avais le gôut de la pomme fraîche que l'on vient de faire passer sous l'eau pour pouvoir croquer dedans.A dix ans, je ne savais pas ce qu'était la colére.Je faisais attention à ne brusquer personne.Le chien de l'époque qui haleaité aprés m'avoir couru aprés dans le jardin.Son odeur de cheveux mouillés.Rien ne me dérangeait.A dix ans, j'ai écrit : "Quand j'oublie que demain je me léverai une nouvelle fois, je panique : j'ai peur de provoquer ma propre mort".Dans un petit cahier à spirale.A dix ans, je voulais apprendre ce qu'était la colére.Ce qu'était ce renard qui éternue dans le bassin.A dix ans, je ne dérangeais personne.On disait de moi, que j'étais calme, et plus mâture que la plupart des autres enfants de mon âge.Mais l'on a toujours construit autour de moi, une sorte d'image lisse et douce.L'on m'a toujours inventé un personnage aux allures de jeunes garçons sages, au début.L'on a toujours construit autour de moi, une éspéce de "mythe" qui me faisait passer pour quelqu'un d'autre, en mieux ou pire.J'ai toujours attiré la lumière ou l'ombre.J'ai toujours attiré les compliments inutiles et mesquins.J'ai la peau lisse.Et la taille fine.On ne se doute pas un seul instant, "du reste".Quand je regarde les photos, j'étais plutôt mignon. Peut-être que c'est pour ça, l'inconnu.J'avais les cheveux un peu bouclés, la peau plus mâte, et le sourire malicieux.Et quand je me mets à relire toutes ces pages de ce cahier, je me trouve d'une beauté différente, plus malsaine, la peau transparente, et le sourire qui coule sur le menton.Quand je relis, cette petite écriture, je me dis que finalement, c'était moi qui me dérangeait.Je ne dérangeais personne.J'étais mon propre dérangement. Ce que personne ne connait, celui qui se cache, et cache le moment, et l'acte.J'aimais provoquer en moi, ce que les autres ne savaient pas faire.J'aimais me déranger."Quand il commence à y avoir de la poussiére dans ma chambre mon journal, je refuse de balayer : c'est un peu de moi".

20 février 2008

Doux.

... il est des mots, des airs doux comme le vent. des pensées qui s'envolent doucement, tout doucement et c'est dans l'air du temps. se promettre l'oubli en ce gris velouté du matin. se promettre l'amour parce que rien ne sera plus comme avant et c'est cette différence qui m'ouvrira à demain. il m'en aura fallu du temps pour l'apercevoir, pour accepter de regarder le ciel sans me rappeler à ces vieux soirs, sans imaginer mon père là haut, pour savoir me souvenir sans me noyer. ce goût pour les grandes illusions qu'il me faut fuir, pas à pas penser à mes étoiles...
... comme il est doux que tout s'apaise rien qu'un instant...comme un baiser que je te volerai, un jour

19 février 2008

Together we stand divided we fall. –

L'insomnie est le stade de conscience ultime, une accession aux monde enchevêtrés sans lumière. La conscience n'est pas un privilège, c'est une obligation, ceux qui vous vantent "une bonne nuit de sommeil" sont les aveugles, ceux qui préfèrent mourir sans voir. Les tâches multiples que nous assignent l'impératif du mieux vivre contraignent à l'état d'éveil permanent, à l'insomnie qui redessinent la profondeur du regard et colore la peau trop neutre. On ne connait pas la dernière virgule, le dernier point ni le dernier pont à prendre. Alors arrachons, apprivoisons le large, qu'on offre nos corps à l'infini et nos visages au sel. L'écume, ici, celle des lèvres et de la fièvre tient la barre marine des déceptions qui s'effritent et se dispersent sous les paroles désordonnées d'une parole aimante, liée aux reins de braise que l'insomnie illumine. La nuit, avec le ciel et le vent qui grandissent, j'en suis sûr : il y a une vie à vivre.

15 février 2008

Esprit d'entreprise

Elle a les hanches en forme de réussite, la poitrine lourde de promotion, le divan sur la peau. C'est une femme qui porte en formes toute l'ambition du monde.
Voilà ce qu'en haut l'on disait d'elle.

31 janvier 2008

A nous écorchés.

De ceux qui divaguent, se perdent à graver leurs rêves. dans l'envers de leurs paupières
Les bordures sont hésitantes, un dernier saut puis après. Après c'est loin.

A vous, écorchés à l'écorce de l'âme, face aux corps enlacés....
Le silence confondant écrase vos amours abstraits, sans matière, et se dresser des débauches de conversations insensées pour y faire survivre des vestiges, quand l'âme est partie danser dans la nuit au ciel nu de vie. Si nous sommes plusieurs ici à parler sous le nous sans soucis de propriété, je n'en suis pas moins seul quand j'écris et mes mots ne savent pas mentir, pourquoi écrirais je ici moi qui n'aime que les visiteurs silencieux et fustige d'un coup de plume les yeux réprobateurs qui me guettent et me terrifient ? L'amour  s'esquinte là où l'enfance s'épuise...
Seul et caresser le chagrin à perte n'y fera que dalle. Grimace cette vilaine farce, de ta pierre qui monte dans la poitrine, ces écailles rocailleuses alourdissent le pas, insensibilise les douleurs, et je voudrai le mal au corps, la mélancolie au coeur pour poursuivre : la solitude, c'est l'habitude de ce manque qui nous rouille. nos, conversations décousues toute peuplées de marges où plus une ne croit aux phrases ternies d'une autre. Souligner l'ordinaire du naturel qui nous fuit dans la raideur des journées doucereuses...Au grand départ, ne reste que des ruines évanouies et figées.

.... Tu voles des images entre les lignes des histoires de toujours, dérobes des mots d'amour, et avec, tu imagines des robes. Tu ne les portes jamais, puisque ce sont des mots de tous les jours. Tes pensées se pendent aux rayons de la pluie, quand les gouttes du soleil te lèchent le corps. Alors, ton esprit se plie sous les aurores de vos amours incertains. Certaines odeurs te collent l'âme. Et il y a bien trop de vagues dans vos yeux. Vague à l'âme. Il enflamme d'arrogance tes paroles. Frivoles. Farandole de tes phrases déchues accompagne tes baisers quand tu l'embrasses. Tu embrasses quelques eaux, et bois sa peau, avant d'y plonger. L'océan mer revient, accouche de mille violences sur le bitume. Ta plume esquive les détours, les esquisses se suivent, pensant sans cesse ton amour. Les pentes s'affaissent et la folie se plaît dans vos faiblesses à gauche de ses tonnerres enragés. Egarés, les personnages de la cour éclairée. Eclair. Coup de foudre sur le quai d'une gare étonnée...

18 janvier 2008

Insomnie.

Masturbez vous sur les insomnies qui égrennent vos minutes, masturbez vous en travers et en bande de la douleur d'une nuit qui ne se termine plus, enfin, ça y est les cernes, les passe-droit à la souffrance. Le cercle est ouvert, vous pouvez vous affalez en bandes de cons, dans le regroupement des insomniaques. Les faux, évidemment, les anomiques, les stressés, les petits faibles qui s'inventent des naufrages. L'insomnie vous n'en connaissez rien des scarifications cérebrales, vous n'en connaissez pas les présences qui vous poursuivent dans des pièces ovales armés d'incisives pour vous éventrer le sentiment. Vous vos insomnies portent des idées grises « sur les remparts de Varsovie ». L'absence de sommeil ce n'est pas l'insomnie, l'absence de sommeil parce que vos cerveaux sont dépressurisés, ouverts aux petites pluies qui s'infiltrent, sensibles aux pressions externes. La gravité dans vos crânes. De tous petits impacts et vous hurlez aux cratères, aux météorites ! Vous cognez deux genoux et vous jurez le big-bang. Vous êtes à l'insomnie ce que bien souvent vous êtes à la culture. Et quoi des intrusions ectoplasmiques ? De petits ajustements et l'insomnie s'endort. Comment ? Non, refus catégorique, notifié et notarié, ce passe droit à la souffrance, cette planche pour surfer les vagues de détresse on ne la quitte pas ainsi. L'insomnie enfin pour s'unir et se plaindre ensemble des mêmes peines, ou se faire pleurer de la submersion sous les 3 lunes. L'insomniaque idiopathique qui est ce ? Le fou, l'excessif, le trop, démesure il porte les hardes des rêves. Il vous emmerde avec son heure de sommeil tous les 3 jours. Il vous emmerde parce que cette nuit non plus il ne dormira pas.

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  • une fleur qui a poussé d'entre les lézardes du béton, un sourire qui ressemble à une brèche. Des pétales disloqués sur les pavés à 6 sous. J'entends la criée, et le baluchon qu'on brûle. Myself dans un monde de yourself.
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