Ma primitive éclipse.
Que serais-je sans toi qui vins à ma rencontre
Que serais-je sans toi qu'un coeur au bois dormant
Que cette heure arrêtée au cadran de la montre
Que serais-je sans toi que ce balbutiement.
J'ai tout appris de toi sur les choses humaines
Et j'ai vu désormais le monde à ta façon
J'ai tout appris de toi comme on boit aux fontaines
Comme on lit dans le ciel les étoiles lointaines
Comme au passant qui chante on reprend sa chanson
J'ai tout appris de toi jusqu'au sens du frisson.
Louis Aragon – Que serai-je sans toi
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ma puissance, mon fleuve, ma Joconde, ma rime allemande.
Le bruit de la chaise en bois qui craque quand le corps de ton souvenir se retire, et ta robe se déchire, il y a un fil qui s'évide, s'évide et reste le corps nu. C'est peut-être ce bruit que je retiendrai des la fin de mes études. Un temps qui ne passe pas vite, qui déchire. Un temps doux. Une odeur de pain. De pain pas encore tout à fait cuit. Et le racisme des peaux. Les décolletés de ma défaillance. Cette odeur de la tiare chevelue La magie des corps. ce qui est faux. Superficiel. Un décor, une chaleur inaccessible. Cette odeur de secret. C'est l'émerveillement du compliment. Le faux cil des filles et ta beauté évidente, dérangeante, ta crevasse folle. La faille de ta folie par où je plonge, par où j'apprends, ton goût de début d'été. Le délire. Celui qui sonne comme un amphithéâtre. Celui qui réveille les anonymes et la profondeur de la nuit. Les nuits d'été. Le bruit des corps qui se frottent dans le jardin. Les corps d'adulte. Les bras qui collent, qui regardent. Mon teint bronzé toute l'année. "Tu as des origines ?". La montagne L'annonce de la vie simple. Faire pousser des fleurs dans ma chambre ensoleillée. Le début d'été. Les nuits de pleine lune et celles que l'on invente avec mon frère. Ma peur quand je te parle, les jambes qui tremblent. Le folklore de ta bouche rieuse. La plage de tes cheveux avec ses galets gris et sa mélancolie. Chercher un problème parce que dans le bonheur simple, je ne sais pas écrire. Le silence, quand je vais te dire, je t'aime, la voix calcaire. Tourmenter.
Je peux devenir, le désordre ordonné.
Petite, D., et ta bouche au loin s'émerveille d'autres bouches, je n'ai pas de jalousie, j'aime ton bonheur. Je te donne ma part s'il s'en trouvait en moi, tu la porteras mieux que moi. J'ai les vertèbres brisées. La liqueur d'outre mer te rend amoureuse, ma fièvre. Approche tes dents, qu'il n'y ait plus d'odeur de canne à sucre volante entre nous, approche donc, n'ait pas peur. Dégouline.
La mer se creuse. Je vient du vent des Sud. Et tous les corps qui m'ont aimé, l'ont senti, les gifler.
Les chats de gouttière seront coincés dans ms mots dans moins de 3 jours, tu n'as plus de crainte à avoir, jamais je ne naîtrai hors de toi. Dans mon sommeil je te trouve, c'est effrayant. Tu es pareille.
Et les lecteurs ici sont innocents. Généralement, on dit que les gens ont peur de la mort.
Ta force est dans ma nuit. Tu te tiens comme un désert. Approche donc mon fleuve. Rien n'est tout. Tout est rien. Souviens toi que je peux t'apprendre le goût des arbres. Dans la famine. Ton oreiller est tiède. Ton goût du voyage est assez classique.
Tu traverses les pièces où les gens vivent accroupis. Ne te préoccupe pas de leur mauvais goût.
Je me raconte à toi.
Mon élixir de glaçon. Costume de mon enfance. Que ton prénom sache briser les articulations des robes, les écrivains ne m'ont jamais dérangé.
Approche dans ma nuit, par la porte secrète des voix malades.
"Mon fleuve", c'est peut-être donc comme ça que j'aurais du t'appeler pour que tu me recouvres.
Dans ces endroits, ces rues, ces magasins, je m'égare et je délire. La solitude d'un soleil trop fort. Je croise des vides. Je les suis. J'appelle le vide Jeanne. Elle me regarde, me sourit "Je m'appelle Jeanne". Elle pourrait devenir Jeanne en forêt. Jeanne dans mon coeur. Jeanne entre les corps. Jeanne entre les reins de ma faiblesse, de ma lâcheté, quand je regarde D. et que je souris en pensant à la nuit. Jeanne qui chatouille. Jeanne qui parfume. Jeanne a la bouche hurlante. Jeanne immortelle. Jeanne figée dans mon écriture. Un visage terne dans mes mots. Qui vous regardent. Qui grimacent et se moquent de vous :"Je m'appelle le silence". Je sue ces mots d'amour. Je gémis dans mes lettres. Regarde ça, D., la phrase qui caresse les sous-entendus. La phrase qui égorge les chats. Qui promet des lettres. De longues lettres parfumées. Fantôme. Ecrire. Ta beauté. Ta vie. "Je m'appelle Najib". Tu pourrais être mon flegme. S'approprier son propre prénom. Peindre ton visage. Je pourrais prendre tous les corps, dans la boucle de mes mots. La phrase qui vous regarde. Qui danse entre les lignes. La parole qui tombe. Les mots d'amour qu'il ne faut pas aider à se relever. Laisser durer, la chute, pour écrire. Tu ne dois pas le lire en entier. Encore. Les solutions au sommeil lourd. Mes cris ont trois yeux. "Je m'appelle Najib, et je t'aime". Des guêpes. Des forêts. D., ton regard joue à travers mes mots. J'ai besoin de tes yeux pour écrire. Tu me le confies encore. J'ai besoin d'encre, ma Douceur.A force de ne pas dormir, la fatigue me tuera. J'ai l'air usé. Dire que oui, avouer. Mes cernes. C'est une patience. Tu peux t'y ranger, quand tu voudras.
Je flâne.Mon corps pourrait devenir des tonnes d'autres corps.
Je peux appartenir au monde et m'en défaire
Je peux courir ou bien tuer.
J'aime et je pourrais partager.
La peau fine. Les courbes pleines. Chaque jour pour me remplir. Mon corps est introuvable. Ma bouche impalpable.
En pure perte. Je t'aime, comme un souci, je t'aime toute lourde, et c'est beau dans moi, c'est éclatant. Belle couleur ta pulpe, ta saveur.