Canalblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
boudi's blog
Publicité
boudi's blog
Archives
Newsletter
1 abonnés
5 janvier 2018

Saison.

On t'abat tu veux quoi.
Tu te souviens il y avait le rire
C'était une après-midi
Il faisait un froid de mort-vivant

Tu étales des mots comme une carte sur la table ; tu tentes de former une phrase - une route - le sens.

L'égoïsme tu le connais, tu le pratiques avec une grande assiduité mais voilà que tu viens de renconter l'égoïsme-matriciel. Celui toujours à l'autre indifférent, changeant de pied à sa guise et tant pis pour qui ainsi se retrouve talé. 

L'égoïsme tu connaissais, tu n'étais pas champion du monde mais tu te débrouillais et soudain cet égoïsme mêlé de méchancetés. La promesse vaine. Pareil le mensonge tu en étais le familier de grandes et longues coucheries avec lui - tu fais des efforts mais ses seins d'odalisque tu ne sais pas dire non - mais voilà soudain la promesse toujours avancée et toujours niée. Tu portes une morte dans tes bras depuis 6 mois, c'est une promesse à la peau trouée - le poignard au manche de corail profondément enfoncé.

On t'a trahi, c'est comme ça, tu étais la portion congrue, sacrifiable. Toujours il y avait mieux à faire de sa force de son goût de sa vie. Toujours, puisqu'on souffrait pour soi, il y avait mieux à faire et ce n'était pas si grave, après tout tu portais de la culpabilité très lourde.

Soudain, tu t'en sors. Ne dis pas que tu retrouves et la vue et le souffle. Il y a beaucoup d'ennui dehors de ces monstruosités, mais tu en es sorti alors tu peux te reprendre toi que tu avais laissé tu ne sais trop pourquoi ni comment. Par amour, certainement, tu te tailles copeaux. 

On a bien ri de toi et tu as cru à l'amour c'est ainsi tout danse. 
On a bien ri de toi et c'est bien. 


Allez c'est rien copain ! Désormais le commun reprend ses sens. Il s'était anéanti dans on ne sait trop quelle torpeur. A la fenêtre la lumière électrique tape. Tu mets une belle chemise tu ouvres le volet. Voilà une nouvelle saison.

Publicité
19 mai 2017

Alma

Je     ce       veux
        si je veux tout

alors
je peux tout et tout est à moi


sinon    rquoi écrire ? 


pour quoi faire si non tout si un peu à peine si ramer dans le néant si comme un travail non je n'aurai pas de chef pas de maître non je ne dirai pas oui
                    je ne 
pas posthume
                                tout

 a    lesse en miettes en poussières
mon poing qui monte descend
gorge ventre entortille poing la viscère

                    point
l'entraille                j'aime quand ça pue
            après le sommeil
la peau qui colle fais semblant de dormir
            on te hante déjà feins sinon
a r e u h 
vomis le lait menstruel
                    la lèvre adipeuse
le mot-langue

je voudrais te piétiner sous mes bottes cloutées
                de tête de morts
en       serpment

                                                tout ce qui n'est pas assez
pas
                    assez
        ma colère

je t'appellerai un jour
                voix douce ma voix
mes mots durs comme si pierre fer rouille
comme si calcul la langue
            je suis dur
et j'aime
plus souvent
que je ne hais
je confonds 
ma main et le ventre
    dors

 

8 mai 2017

Asymptome

Devenait dense écrasant
               plus épaisses les particules
dure la rsprt dans les marais               ombre
                    mains disjointes
                                ou
quand la phrase reboote le vers abandonne
                l'orgueil du sens     

si tu                                   t'étrangle
                   c'est je
            soie

où es tu quel vacarme aujourd'hui tu produis le vroum vroum d'Alma dépassant le berceau l'école les areuh premier son devenu signe image
qui se rend à l'arbre universel
cette foule de feuilles 
                    par la main carnassière

je                      fissuré               trop long

                    ça se brise en des morceaux inégaux réunis le puzzle disloqué tu comprendras quand ?
ce n'est pas ce que tu crois
                    le corps
            pas
                                                        trois dimensionné                 avec 
cheveux pâles recommencera un jour     fièvre ton feu ton ---ce blessé signe du carnage à venir et le cimeterre levé shlack glou glou le coup percé d'une rose morte

haha
                 fous      ensembles        tremble  blessure 
     la paume ouverte dans le sexe piétiné dents déchiquetant l'utérus 

        sang

eux                     la naissance qui monte par là
se faufile l'enfant dans les battements ovulaires

 

8 mars 2018

nlablablag

Tu retrouves le goût de ta peau, ta propre peau, la matière que tu étais, que tu demeurais dans le pire des tortures, ta peau tu redécouvres son empreinte dans le monde dans le volume d'air ou d'eau selon que tu t'amorces dans l'un ou dans l'autre
Tu te retrouves matière corps vivant et remuant déplaçant des masses abstraites
Comment si sousvent toi à toi-même te perds-tu ? Quelle obscurité saisissante te mène à ce mortel silence
Voilà que tu as retrouvé le goût et la langue ; l'être intime et la voix chuchotement.

21 janvier 2018

pierre-paume

Non la paume-pierre aplanissant le monde
mais l'oeil - droit ou gauche - abandonnant - mais l'un seulement - son écarquillement
monde
Non plus forme géométrique, angle, rayon, circonférence et volume
mais droite (perspective) coupant dans le visible - jusqu'au terme de la vision -
séparant beau et laid non tranchant-choisissant l'un ou l'autre
par morale
se tenant - la droite - au point de très exacte indifférence
segment sans parti pris

 

Publicité
30 mars 2017

A toute allure

Je reviens ici c'est le plus souvent pour le plaisir l'expression de l'être social contenu en moi et dans l'autre forme là je domestiqué ou du moins si abstrait qu'il en perd nerfs bouches et toute la constitution physiologique de l'être humain
abstrait tête
sans yeux
réseaux des neurones lui moi
Ici je retrouve la joie de moi-même peau à peau épaule abouchée au miroir
rythme un deux trois
ici je retrouve aussi toute ma haine
l'odeur de brûlé quand à son contact l'autre
l'autre monstre
l'autre nul
flambe comme le poème flambé
façon 1920 pavlova du restaurant à peine ouvert
revisite les plats d'antan le calicot fait maison inscription au Gault et Millau
Moi en tranches ici en blocs gras amaigri en blocs quoi de moi moi
c'est toute la vitesse ici le virage dangereux de la fin des syntaxes ici moi à toute allure le volant vibrant la vitesse toujours plus grande la pente sinueuse dans le vacarme des montagnes
tremble l'arbre dans la f^ret
tremble encore les vieux os du 
                en retraite il y a deux jours marre du monde
le tas de bois mal enflammé la boite de conserve les traces de dents faites sur le couvercle par l'ouvre-boite mécanique
la pente raide toujours raide et la vitesse 
qui me prend vrombissante vitesse les tournants 
droite 

puis

 

gauche

 

droite

 

puis

 

gauche


perdu le sens de la distance

à


le crissement contre l'os la paume râpeuse les lèvre sèches un coup de langue
dans
le virage
la vitesse 
emporte le 

 

26 mars 2017

je ne connais plus

je n'ai plus 20 ans 
je ne connais plus rien des ddddddééééééchchchchchchchaaaarghhhes é-
le-c-tr-iques

Je sais les possibilités de ma main :
la main
- serre
- caresse
- tient
- griffe
- frappe

ci-dessus énumérées
toutes les possibilités
de la main
la main ne peut pas autre chose que ma main

serre caresse tient griffe frappe
couleurs primaires de la maiN
principes actifs 
déclinables à l'infini par combinaison
restriction
abstention

Je porte les mêmes cheveux pourtant
je sais attacher ma cravate
mes ongles sont toujours sales
Je connais plusieurs sortes de noeud de cravates
je me lave rarement les oreilles
j'attache la lavallière sans miroir

27 mars 2017

Exception culturelle

"L'uniformisation culturelle est une tendance constatée ou supposée à l'atténuation des différences entre les pays et entre les populations, en matière de culture, de mode de vie, de normes, de valeurs,... Conséquence de la mondialisation, elle résulte de la diffusion des modèles culturels dominants, notamment anglo-saxons. Elle est souvent perçue comme un processus d'expansion, voire d'impérialisme de l'Occident sur le reste du monde.


Sont ainsi mis en exergue :

(...)
la consommation de produits quasi standardisés sur la planète.
"

Mc Panner
India
Connaught Place, New Dehli
Opening hours
8 AM to 11 PM

Deluxe Brekkie Roll
Australia
Canberra Centre, Bunda Street
Opening hours 
9 AM to 6 PM

McKebab
Israel
Ha-Yarkon St 81, Tel Aviv-Yafo
Opening hours 
11am to 11pm

Salade Chicken Caesar
France
Coat Ar Guéven, Centre Commercial Coat Ar Gueven, 50 Rue Jean Jaurès, 29200 Brest
Ouvert : 7h30-1h

Teryaki Mac Burger
Japan
Marunouchi, Tokyo 100-0005, Japon
Opening hours 
5.30am to 12pm

28 mars 2017

Genitrix

Je ne suis pas capable d'imaginer autre chose que l'appareil reproducteur
amniotique
sous les vêtements des femmes que j'observe dans la rue (9h23 28/03/2017 rue de chateaudun)
utérus
La matière des femmes limitée à mes yeux limités aux fonctions reproductrices
ovule
Je ne vois que de la viande imbriquée dans de la viande
largeur de hanches
Je vois la viande contenant la viande
par le siège ou par la tête
la viande dans la viande me donne envie de vomir ce matin
J'observe les hommes dans le métro (9h32 même date station Le Peletier)
je ne vois pas l'appareil reproducteur
spermatozoïde
l'homme homme singulier lui avec son livre sa peau particulière son espace propre
liquide séminal
Je regarde mâle n°1 mâle n°2 male n°N+
scrotum

La femme remisée à la procréation
fécondation
a entre 25 et 40 ans
ovulation
la poitrine des femmes entre 25 et 40
allaitement
ne me provoque aucune excitation
le bruit de succion 
la bouche édentée
du nouveau-né
têtant le sein 
me fait vomir
dans la tête

je fixe mon regard sur les hommes (9h36 même date Opéra)
cherchant la transparence
jusqu'à trouver la transparence
Je transpose ces hommes 
l'homme
dans une chambre d'hôtel
ressemblant aux chambres
des road movies
tous
l'homme
torse velu poils gris-blancs
enchevêtrés 
un peu gras
l'homme blanc
couleur par défaut de l'homme
cinquantaine
hétérosexuel a priori
cis-genre
regard dressé je regarde

le bruit de la douche dans la chambre d'hôtel
une femme jeune, genre trente ans, cheveux mouillés 
le peignoir enfilé
dans l'armoire cherche un blue-jean un top pailleté 
habillée 
les pieds nus elle marche sur le parking 
démarre la voiture de location jusqu'au bar
celui d'hier
elle boit deux bières commande un steak cuisson : saignant
n'aime pas les femmes
peau noire la femme
ouf

Pont-neuf
je descends
La samaritaine est encore en travaux
Je me souviens l'avant-dernière scène d'Holy Motors de Leos Carax
Je crois que la liquidation judiciaire ne s'est pas bien passée 
J'atteins le citadines, quatre étoiles je remarque la plaque rouge, où j'ai rendez-vous dans le salon Luxembourg (9h47 - retard de 17 minutes)

28 mars 2017

valentin

Valentin croit encore
que 
les SMS
sont des pigeons
voyageurs à cause de
ce que le contenu communicationnel
doit être dans les deux cas 
bref
comme le parchemin attaché
à la patte enroulée
Valentin tarde à répondre
aux SMS comme s'il fallait
choisir dans le pigeonnier
le pigeon à choisir
Valentin assorti au message
le plumage et Valentin tarde
à faire parvenir sa réponse
au moindre "on svoit demain"
attachant à la patte le parchemin enroulé
son "oui" tardif la nuit a changé plusieurs
fois son ombre
Valentin croit encore
au passé
Valentin n'a pas fait des études d'Histoire
pour rien

25 mars 2017

Une terrasse de café

L'incisive droite de Léa est
cassée
Léa paraît cinq ans de plus que son âge
Léa m'a raconté l'histoire de sa dent
cassée
Léa a 21 ans
Je ne me souviens plus de l'histoire de l'incisive droite
Léa m'a raconté l'histoire                             de son incisive cassée
J'ai oublié cette histoire
Comment peut-on dire "plus que son âge"
Je n'ai jamais vu la table des âges types/individus
Nous possédons une notion approximative de ce à quoi doit ressembler à un visage à un moment donné de sa vie ; moment mesuré par l'écart entre la naissance et l'instant du jugement ; puis rapporté à une moyenne, fictive, de tous les gens de cet âge type
Léa n'est pas le cliché des gens de son âge

Léa préfère les femmes aux hommes
Léa m'a raconté l'Histoire de Michel
Léa a recontré Michel à Bruxelles
Léa et Michel faisaient la plonge
Le vendredi Michel prévoyait son week-end
comme d'habitude

Le week-end Michel s'appelle Sheila
Sheila se prostitue à Blankenberge ou à 
Knokke-le-Zout
Michel a 70 ans
Michel avait 70 ans lorsqu'il faisait la plonge aux côtés de Léa
Michel mourra peut-être un jour qu'il sera Sheila
Sheila mourra peut-être qu'elle sera Michel

24 mars 2017

Pas

Je ne mourrai pas du
Typhus
pas non plus du SIDA

Je mourrai peut-être du
cancer
La
pollution atmo-
sphérique
en région
Parisienne
favorise le cancer

Julien Bonhomme oppose à la mort la naissance

Nous opposons instinctivement la mort à la vie
L'anthropologie est une science du
social


« En biologie, la mort d'un être vivant est l'arrêt irréversible des fonctions vitales : assimilation de nutriments, respiration, fonctionnement du système nerveux central. On la distingue d'un arrêt temporaire (hibernation, congélation). Elle est suivie de la décomposition de l'organisme mort sous l'action de bactéries ou de nécrophages »

la vie est : le fonctionnement normal d’un organisme.
la vie est la banalité d'un organisme

Je ne mourrai probablement pas
assassiné
Aucun éclat d’obus ne se fichera dans mon crâne
je ne serai pas trépané
j’achèterai probablement un nouvel
iPhone

Je mourrai un jour
je ne parviens pas à croire en ma
finitude.

21 mars 2017

Objectivité ?

J'ai acheté le 20 mars 2017 4 carnets tenant tous dans la poche intérieure d'une veste et deux stylos en aluminium. Les stylos coûtaient chacun 10,60 € ce que j'ignorais. Aucun code barre ne permettait de connaître le prix des stylos en aluminium. La caissière est descendue chercher un stylo en aluminium pour connaître son prix. La caissière a perdu en remontant le code-barre censé indiquer le prix du stylo. La perte du code-barre a agacé la caissière. La caissière a fini par remonter un stylo et son code-barre.
L'écran décomptant les articles et leur prix indiquait le prix cumulé des deux stylos. Les deux stylos valaient 21,20e
Le ticket de caisse final disait quelque chose comme 40 euros.
J'ai payé 40 euros par carte bleue pour 4 carnets et deux stylos en aluminium
Les deux stylos en aluminium formaient la moitié des 40e payés par carte bleue
.
Je ne sais pas s'il faut transcrire les notes de mon carnet sitôt après les avoir écrites
Pierre-Adrien Marciset possédait des dizaines de carnets tous noircis d'une écriture plutôt belle
Pierre-Adrien Marciset achetait uniquement des carnets Moleskine 
Aucun carnet dans ses a priori ne pouvait (ne devait?) être autre chose qu'un Moleskine
La graphie de Pierre-Adrien Marciset faisait de lui un clerc tout à fait valable
Pierre-Adrien Marciset aurait pu être secrétaire en 1900
Pierre-Adrien Marciset ne peut pas être écrivain en 2017
Pierre-Adrien Marciset publie des romans en 2017
Publier des romans ne fait pas de Pierre-Adrien Marciset un auteur
Nous avons acheté le roman de Pierre-Adrien Marciset
Pierre-Adrien Marciset ne se doutait pas que parmi
ses chiffres de vente se glissaient des ricanements
Les personnages de Pierre-Adrien Marciset ricanent en permanence
Léo a relevé le ricanement permanent des personnages de Pierre-Adrien Marciset
Léo est un très bon exégète
Léo peut commenter tous les textes
Pierre-Adrien Marciset a envoyé son roman à des critiques internet
Les critiques ont détesté le roman de Pierre-Adrien Marciset
Pierre-Adrien Marciset pensait construire un roman à clef composé de salles très obscures
Le sous-texte du roman de Pierre-Adrien Marciset était lisible par tous
Le roman de Pierre-Adrien Marciset est illisible
La clé des romans de Pierre-Adrien Marciset est une clef universelle
Dans le roman de Pierre-Adrien Marciset on trouve ce genre de phrases
""Avant de partir, ouvre le frigo qui est fermé, elle va t'aider, les ténèbres ne peuvent qu'échouer contre elle !""
Cette phrase est publiée sur babelio probablement par Pierre-Adrien Marciset
Pierre-Adrien Marciset tire fierté de cette phrase
"Avant de partir, ouvre le frigo qui est fermé, elle va t'aider, les ténèbres ne peuvent qu'échouer contre elle !"
Cette phrase étant publiée sur babelio probablement par Pierre-Adrien Marciset
Pierre-Adrien Marciset tenait un blog
Le blog de Pierre-Adrien Marciset s'appelait le Panthéon Inversé
Le roman de Pierre-Adrien Marciset s'inscrit dans la continuité
du Panthéon Inversé
Camille Acristem écrivait les articles du blog
Camille Acristem était l'avatar numérique de Pierre-Adrien Marciset
Pierre-Adrien Marciset a une chaine youtube
Pierre-Adrien Marciset doit se constituer
des identités virtuelles
Pierre-Adrien Marciset n'existe pas
Pierre-Adrien Marciset essaie d'exister
Pierre-Adrien Marciset a tenté de se ਖੁਦਕੁਸ਼ੀ 
3 fois
Pierre-Adrien Marciset a redoublé 4 fois sa L1
Pierre-Adrien Marciset fera 5 fois quelque chose
Pierre-Adrien Marciset a beaucoup de mal à être
Si je transcris immédiatement les notes de mon carnet sur l'ordinateur je n'établis pas de séparation entre les deux actions
Transcrit immédiatement le carnet et le blog deviennent une simple différence de support
Je ne sais trop quoi penser de la transcription immédiate de mes carnets
Mon écriture non-lisible risque d'aboutir à l'impossible relecture et à la non-transcription future
Une contrainte supplémentaire pèse sur la problématique de la transcription
Mes carnets sont transrits le jour-même
Mausolée écrit une sorte de carnet de ses pensées dans la section Miscellanées
Ses notes sont très bêtes
Rémi arth.rite complimente les notes très bêtes de Mausolée
Les brèves de Mausolée ressemblent aux pensées de tout le monde au moment de s'endormir
Les pensées d'avant le sommeil semblent brillantes à tout le monde
J'ai déjà enregistré ces sortes de pensées juste avant de m'endormir
Ces sortes de pensées étaient bêtes comme les notes de Mausolée
Mausolée enregistre peut-être les pensées précédant de quelques secondes son sommeil
Il n'y a pas de barrière entre les enregistrements nocturnes de Mausolée et la transcription de ceux-là
dans la section Miscellanées du forum
Rémi aime les bribes de Mausolée
j'aimerais comprendre comment il fait
Rémi éthuin a travaillé sur Ricoeur
Rémi éthuin a un point commun avec Emmanuel Macron
Rémi éthuin ne sera pas président de la République
Il ne le souhaite pas
La poésie de Rémi éthuin commence à bouger
La poésie de Rémi éthuin a mis des années à bouger
Rémi arth.rite vivait dans le confort de la poésie
La poésie n'est pas un geste politique
Ce qui n'est pas un geste politique ne vaut rien
La poésie de Rémi éthuin n'est pas un geste politique
Léo-Paul a produit un choc très violent en commentant ma tentative de textualisme-objectivisme
Le commentaire très violent de Léo-Paul a été effacé par Léo-Paul
Léo-Paul a supprimé son commentaire très violent
Ce commentaire ne m'a pas blessé
J'ai lu ce commentaire avant sa suppression
Ce commentaire à cause du choc produit m'a détourné radicalement
Ce commentaire m'a aidé à comprendre
Il disait que mon refus du je laissait pourtant voir un je surabondant
ce poème en témoigne
J'ai réécrit un de mes poèmes en tenant compte de cette remarque
Il y avait trente-deux Je sans compter les déclinaisons du je (la forme réflexive et la forme possessive du Je)
Il y avait trente-deux Je dans un poème de 402 mots
Il y avait presque 10% de Je dans un poème de 402 mots
J'ai réécrit le poème en tenant compte de la remarque de Léo-Paul
je l'ai réécrit afin de rendre compte du commentaire très violent de Léo
Le commentaire de Léo ne m'a pas blessé
Le commentaire de Léo a entraîné la réécriture d'un poème
Le poème réécrit est celui-ci
Les commentaires de Léo m'aident beaucoup à écrire
Je n'arriverai peut-être jamais à écrire plus que ça
L'effacement pronominal de certains poèmes objectivistes
m'apparaît comme un artifice
la disparition de la première personne du singulier
dans certains poèmes objectivistes n'est pas le retrait
du Je qui demeure présent mais caché
L'élision est un retrait stylistique
et grammatical
Le lecteur ajoute mentalement
le membre retranché
L'effacement pronominal de certains poèmes objectivistes
est un artifice visant à établir une pseudo-objectivité
sans supprimer l'auteur l'énonciateur et le locuteur
Je peut être objet du poème
tout en assumant ses perceptions
l'objectivisme est la mise en forme du réel
malgré les percepts 
Je est un objet du poème
objectiviste et doit par conséquent
être traité comme tel
Ce poème est la traduction immédiate de mes notes 
Ce poème ajoute beaucoup à mes notes
Ce poème n'ajoute à mes notes que la partie élidée
Mes notes forment un plan 
rédigé ici dans toute son extension
Il y a 23 "je" dans ce poème
24 désormais
ce qui est écrit ici me rend fier fat et satisfait
ëtre fier fat et satisfait me fait me détester
la lucidité sur son état de médiocrité ne change
rien à son état de médiocrité
la lucidité équivaut au plaider-coupable
Le plaider coupable limite la peine
La peine consécutive au plaider coupable
est moins grave
Le plaider-coupable ne commue pas la peine
en innocence
Marie-Anaïs, Léo, Louis me sont indispensables
sans quoi comprendre limiter interroger
sans quoi éviter la caricature et la satisfaction béate
seraient impossible
Sans interroger questionner échouer
il est impossible de sortir de la médiocrité
satisfaite
Mausolée, Rémi et Pierre-Adrien Marciset
ne connaissent pas Marie-Anaïs, Léo et Louis
Mausolée, Rémi et Pierre-Adrien Marciset
ne peuvent pas échapper à la médiocrité
Mausolée, Rémi et Pierre-Adrien Marciset
ne connaissent pas Marie-Anais, Léo et Louis
pour écrire ce paragraphe tout a été fait afin d'éviter
l'emploi de la première personne du singulier

 

18 mars 2017

21 rue Clauzel 75009 paris

Leïla Slimani vivait au 21 rue Clauzel
75009 Paris
Leïla Slimani lauréate du prix Goncourt
2016
vivait au 21 rue Clauzel
75009 Paris

Leïla Slimani ne vit plus au 21 rue Clauzel
75009 Paris
Leïla Slimani a déménagé
Leïla Slimani possédait la une de
Elle deux mètres sur un
Leïla Slimani faisait la une
de ce numéro de Elle
Léïla Slimani 
vit probablement
rue de Seine
75006 Paris

Leïla Slimani avait dessiné sur sa porte
un biberon
Leïla Slimani écrit des romans
elle écrivait sur sa porte
"Ne sonnez pas bébé dort"
Leïla Slimani écrit beaucoup
Leïla Slimani dessine des biberons
Un biberon

Leïla Slimani doit être au Flore
Leïla Slimani boit du champagne
L'époux de Leïla Slimani est banquier
Leïla Slimani est publié chez Gallimard
Leïla Slimani participa à l'atelier d'écriture Gallimard
L'atelier coûte 1500e pour 3 jours
Leïla Slimani a gagné le prix Goncourt 2016
Leïla Slimani est maman
Leïla Slimani son époux banquier son enfant
dormant
vivaient au 3ème étage et demi du 21 rue Clauzel
75009 Paris
Leïla Slimani a déménagé
il n'y avait aucun carton de livres
Il y avait un carton de ses livres

Bruno A. vit au 21 rue Clauzel
75009 Paris
Bruno A. fait du bruit toute la journée
Bruno A. est plasticien il travaille au sol
Bruno A. travaille au sol 
Bruno A. fait du bruit toute la journée

Bruno A. expose au Grand Palais
Le Grand Palais programme une exposition
Pour les jeunes artistes 
Bruno A. est un jeune artiste
Bruno A. a fait les Arts Déco

Bruno Albizatti vit au dernier étage
du 21 rue clauzel
75009 Paris

Hirashi Sanko vit 21 rue Clauzel
75009 Paris
Hirashi S. traduit des oeuvres
Hirashi S. écrit des critiques musicales
Hirashi S. n'ose pas se plaindre du bruit
des voisins du 4ème étage du 21 rue Clauzel
75009 Paris
Hirashi S. vit au 3ème étage porte gauche
du 21 rue Clauzel
75009 Paris
Les voisins bruyants d'Hirashi S. vivent
au quatrième étage du
21 rue Clauzel 75009 
Les voisins bruyants d'Hirashi Sanko
ont écrit sur leur porte Jonathan et Mehdi

23 mars 2017

La solitude de l'écrivain de fond

Ce dans quoi je m'aventure est horriblement douloureux et je n'imaginais pas une entreprise poétique capable d'à ce point faire souffrir. Il y avait bien entendu auparavant la convocation des souvenirs extrêmes et les larmes qu'on y associait et les nuits blanches passées devant la lumière bleue de l'écran ; bien entendu nous avons tous connus du prince des poètes aux très acceptables poètes les douleurs articulaires et le dos voûté. Seulement la comparaison entre l'arthrose et ce qui m'arrive en ce moment me paraît sans objet. Dans le même temps il y a quelque chose d'un peu honteux à parler de la souffrance subséquente à la poésie, quelque chose d'un malaise un peu bourgeois.

puisque nous sommes dans le quasi-lyrisme disons le ce mot : la souffrance
et double même la souffrance.

A cause de la nouvelle forme de la poésie je dois penser avant d'écrire et ne dire que ce que j'ai pesé, a priori. L'amoureux des images gratuites que j'étais a du mal à se faire à ces rigueurs là. Et là où l'image gratuite donnait l'impression de traduire un sentiment intime et que parce que traduction du sentiment intime ne pouvait être retranché sans mutiler le sentiment...ici il faut retrancher, corriger, rectifier sans cesse tout ce superflu.
Je porte trace encore de celui que je fus, aujourd'hui, moi, continuateur de ce visage même pas accroché aux murs.

Le superflu concerne le plus souvent des passages explicatifs ou des commentaires de moi à moi même, des sortes de blagues si privées qu'elles ne sont intelligibles que par moi, et ces explications et ces commentaires peuvent avoir une certaine légitimité abstraite, ils brouillent le sens sans que ce brouillage n'ait de lien avec le texte à lire, sans que cette obscurité n'approfondisse quoi que ce soit ou ne renseigne sur un non-visible.

Sortes de repentir du poème ; volonté d'exposer sa démarche pendant qu'on la commet pour signifier combien ce que l'on fait tout de même c'est spécial ; passages par nature artificiels.

d'autre part et surtout je ne dispose d'aucun lieu de sociabilité correspondant à mon tâtonnement. Mes textes ne trouvent de lecteurs qu'ici et les lecteurs d'ici sont bien incapables de m'évaluer. Les critères d'évaluation des lecteurs d'ici ne valent rien et selon moi rien absolument. Les critères d'évaluation des lecteurs d'ici oscillent entre la critique Telerama sur le dernier CD de Louise Attaque et la conception de la poésie de 1920 chez un blogueur sans intérêt.

Mon rugissement d'antan, bien vain, valait protestation contre ceci. Refus du refusé refusant sa condition d'exclu. 

Ne disposant pas de lieu de sociabilité valable je ne peux connaître la valeur de ce que j'écris. Ce que j'écris me coûte en énergie en pensées et en obsessions ; j'ignore pourtant sa valeur ; si je puis m'obstiner ou si ce dire vaut un rien dire. Je suis prêt à accepter le silence commandé depuis un extérieur légitime. Il n'y a pas d'extérieur. Aucun.

Bien entendu quelques un des amis me lisent et leurs remarques m'aident à me préciser si tant est que l'on puisse soi approcher de soi-même. Leur amitié, je le sais, n'adoucit pas la critique pour me la rendre supportable. Elle est exactement à sa taille.
Mais ce groupe qui m'entoure fut-il constitué de juges valables ne suffit pas. Un groupe d'amis partage le plus souvent les mêmes conceptions esthétiques, le même fonds culturel. Il ne peut donc être qu'un juge partial à cause que ses lois sont mes lois sans que nos lois ne soient les lois du monde ; mes amis ne rendent pas compte de la diversité du monde. J'entends diversité dans un sens restreint ; limitant cette diversité à ceux plutôt semblables, plutôt cherchant où je cherche. Donc non pas les gens d'ici. Diversité non équivalent à le monde entier, mais à certains auteurs que j'estime et dans lesquels je me reconnais.
 
J'exige parfois, en une prose hostile, les réactions hostiles de certains ce qui vaut mieux que l'absence de réactions. A ce moment le plus difficile est de bien doser l'hostilité. Trop : c'est le chant de ruines le libelle au mieux et l'injure au pire ce qui est une perte de temps pour tout le monde ; si l'hostilité est trop menue elle m'offre l'indifférence ou la mièvrerie qui ne servent pas plus que la guerre. Je ne recherche rien d'autre que la friction d'un jugement sur l'objet du jugement. Pas d'amitié, pas de haine. Les sympathies ou les colères ok mais dans un débat. Je n'ai besoin ni d'ennemis ni d'amis.

La parodisation facile de 95% du style de tous les écrivailleurs d'ici me conforte dans l'idée qu'ils sont des écrivailleurs. Je reproduis à la fin de cette plainte là ; la plainte d'eux imitée ; nulle comme l'originale.

Une personne, que j'estime plutôt, a jugé l'un de mes poèmes "trop bizarre". Le mot de bizarre est au choix une suspension du jugement face à un objet inconnu soit une forme, timide mais réelle, d'exclusion-négation.
Le mot de bizarre indique ou bien l'impossibilité d'appréhender un phénomène étranger ou bien le refus de l'intégrer aux catégories connues et par là, nécessairement, le nier.
Ce poème bizarre explorait les possibilités techniques du support virtuel. Il étendait le poème hors du poème et faisait signe, tentait de faire signe, vers autre chose que le simple texte inscrit.
Racontait dans un premier temps la possibilité de dire un "hors-le-texte" en demeurant textuel, puisqu'il était encore un texte inscrit comme tous les textes inscrits ; mais aussi donc un en dehors du texte puisque de nombreux mots renvoyaient vers un autre contenu textuel. Cet en dehors s'il présente les propriétés objectives d'un texte (un contenu linguistique inscrit sur un support matériel) est aussi le "hors-texte" du poème-bizarre puisque ces "autres textes" ne sont lisibles qu'après une manipulation du lecteur.
Racontait aussi, par la combinaison entre eux ds éléments extérieurs au texte, sa propre fable. Formait une sorte de puzzle, une combinaison de fragments possédant un sens propre, indépendant du premier texte et n'ayant de lien avec lui que parce qu'il en était la source.
Ce poème souffrait de nombreux défauts et, à cause de ce que je ne dispose pas de lieux de sociabilité adéquats, je ne peux juger sa qualité ce qui est monstrueux et le rend, pour l'instant, parfaitement inutile.
Au mieux je puis exposer ma démarche en vue de rendre intelligible la bizarrerie à ceux, qui de bonne foi, souhaiteraient l'intégrer à leurs topos. Au pire il reste là comme ça.

J'aimerais que ma poésie ne se regarde pas le nombril et rien n'est plus difficile que de ne pas se regarder le nombril lorsque l'on est, comme moi, content d'être soi-même. Encore une fois cet aveu là me provoque un plaisir narcissique et l'on pourrait à l'infini dire ceci de tous les aveux suivant l'aveu de son narcissisme. 
Ecrire dans la solitude, sauf peut-être une certaine forme, une forme qui ne dit pas le monde alentour mais le monde en soi et de soi, ce monde de la présence ; écrire dans ma solitude ne permet de se juger soi-même. Et ou bien content comme moi l'on se dit que c'est très bien ou bien fragile, inquiet de soi-même l'on veut tout effacer d'un coup. Comme moi, encore.

Bien entendu je doute et je veux tout arrêter parce que ça n'a AUCUN sens à la fin d'écrire. Parce que faire de la poésie sa vie et le sens de sa vie paraît crétin. Bien entendu je ne dirai jamais que la poésie, pour moi, n'est pas une affaire sérieuse. Elle l'a toujours été sauf aux moments de caricature lorsque la poésie n'était qu'un titre, un passe-droit, une identité factice (et c'est le cas de beaucoup ici, on entre en tant que poètes, on se reconnait avec son habit de poète et ça me met en colère parce que je suis bête, parce que je suis adolescent, parce que je refuse d'être tué)

Cette deuxième souffrance vaut bien pire que la précédente. La première ce n'est qu'une douleur physique consécutive à un changement de pratique, un faux-mouvement du cerveau.
La solitude de la seconde me tue.
Pour les autres là à la fin ils peuvent bien, comme ils le veulent, être contents d'eux-même. Recevoir pétales de fleurs et tout le tintouin du succès minuscule. Si je trouve ceci regrettable ça ne regarde que moi. Si je proteste contre la négation et la norme totalitaire qu'ils induisent ça ne les regarde qu'à concurrence de leur blessure. 


Les poèmes carricaturés :

[size=12]Mais l'été qui monte doit bien servir à quelque chose
sinon pourquoi cette bouche ma bouche écrasée
rouge une cerise mordue le jus sur les lèvres
Aux amours peut-être dans cette gare infâme
De la première fois quand tu dis adieu pour rire
Sans jamais te retourner ce train je l'imagine sans
arrêt filant à travers rails, terres et villes il devra
repasser par ici et j'attends l'été le retour de l'été
Il doit bien servir à quelque chose l'été pour qui
vacille la bouche rouge trop mordue je serai
vieille avant nos baisers retrouvés le ventre
vide je ploie et battent les membres des enfants
non-nés l'absence de toi que je porte en moi[/size]

[size=12]
Près des villes sans nom
Les amants marchent pas légers
De Sofia à Antioche la musique
Monte et ils dansent 
Les corps s'arrangent jolis
La radio gémit une émission
en langue inconnue[/size]
[size=12]Au matin la lumière
habille la fille sans nom
et l'ombre le garçon
Avant que la bruyère
sous leurs corps légers
feule[/size]
[size=12]Tu aimes quand le train
lentement quitte la gare
Tu aimes
le mouvement des roues
transmis à la voiture-bar
le tremblement du wagon 7 
où tu es assis après avoir cherché
La place 45 tu as dit excusez moi
je te connais par coeur et tu as
choisi la place du couloir pour ne
Pas déranger je te connais par coeur
Quelques pièces de monnaie
De quoi acheter un sandwich
un coca peut-être cet endroit impertinent
tu y ignores le prix des choses
Cette nuit mon ombre et ma voix
Je te les ai données qu'elles te suivent
longtemps 
et te gardent de tous les dangers tranquilles
les périls sordides l'Egypte à pas de loups
et les saisons circulaires comme des planisphères[/size]

 

[size=12]Artémis à la robe pâle ou Diane les lèvres rouges.[/size]

14 mars 2017

Ecart-type

Le train arrive avec une minute de retard
En gare de Saint-Nom-en-Bretèche
Le suivant entrera en gare vingt minutes plus tard 


Enedis relève les compteurs électriques
tous les deux mois
En cas d'absence connectez vous au site
www.enedis.fr/relever-mon-compteur
inscrire sur le formulaire adéquat les valeurs
de votre consommation électrique sur la période concernée



Le tarif social de l'énergie est ouvert aux personnes dont 
les ressources annuelles n'excèdent pas un plafond fixé par le département
lors de sa délibération annuelle et suivant la dotation générale de fonctionnement
octroyée par le gouvernement au cours d'une réunion interministérielle
Le pass navigo est gratuit pour les allocataires du RSA
A l'épuisement des droits de l'assurance chômage l'ASS
s'y substitue afin de garantir le minimum vital


Le solstice d'hiver a eu lieu le 21 décembre
Le solstice d'été aura lieu le 21 juin
Ce mois de mars est ensoleillé


10 % des français en âge de travailler sont au chômage
Les chiffres varient selon les catégories
le périmètre géographique
les critères de l'INSEE et du BiT sont identiques
Les indicateurs de pôle emploi transmis
mensuellement utilisent une règle de calcul différnte
rendant compte en temps réel des variations
du marché de l'emploi en France 


Variance = moyenne (vi2) - moy2

------——————++++++
(nerfs) 

A une minute près le train aurait été à l'heure
Dans la gare de saint nom en bretèche
Le suivant n'arrivera que vingt minutes après 



Tous les deux mois un agent d'Enedis vient relever les compteurs
En cas d'absence du souscripteur celui-ci peut se connecter
au site www.enedis.fr/relever-mon-compteur
et y inscrire lui-même sa relève

on appelle ceci auto-relève

7 mars 2017

Le monde fini.

L'aphasie la panne elle s'appelle comme elle peut ou du moins nous la nommons avec ces mots 
certains de rien certains autres plus-déjà-trop trouve la moyenne
on ne parle plus de moyenne on dit médian quartile plus juste classification du réel pour comprendre
l'égalité
mais à nos yeux en panne pas encombrés le mot ne vient pas le mot qu'il faut celui qui enfin
va changer les choses renverser les tables concrètes les corps nus (abstraits)
rien n'existe tu verras
tout est possible tu verras
tu verras


La haine elle remonte sans prévenir 
pendant la course à pieds dans le 
métro lu sang le mot déclencheur
recommence arrête guette arrête
je ne sais pas quoi cette fuite
je ne sais pas pourquoi 
ce qu'il y a derrière toi
poursuivi 
pas fauve
pas proie
juste toi
ton miroir
ta gueule
tu ouvres le placard
tes costumes toujours
là vides moins vides
portés pas sûr
tes pompes
tu as un peu honte
mais les bottes à clou
tu peux pas t'empêcher
de sourire
séchée la peau après quoi
l'effort peut-être peut-être
rien l'angoisse avant de 
parler à la tribune la voix
tremblante recommence
on ne recommence pas
au premier mot jugé
avant au premier geste
au premier pas
avant
avant
l'enfant rien dans les paumes
rien dans les yeux 
l'enfant
Entrer dans le monde
par n'importe où
le doute le premier
doute dans la forêt
brocéliande le bois de boulogne
un geste pour tout disperser
un geste tout bête un geste
jusqu'en l'an 2017 lui
aussu balayé
mais pas avant
pas avant
d'épuiser
le sens
enceint
Il faut 
Il doit
Sinon 
Sans quoi
Déjà le rien 
le rien
la haine qui étrangle
la haine
digérée à l'envers
rot pas rot rot
Automates tellement banals
dire automates pour l'autre
pour lui déclassé allez circulez
déjà dit déjà redit allez allez
os-poussièreux

rétablir peau 
rétablir chair
rétablir vie
par tous
poings
dents
ongles
pieds
pas rétablir
rien
rien 
à la fin
quoi
vraiment quoi
il faut 
il doit
trouver
chacun
un aveu

 

6 février 2017

dame-pipi

si nous trouvions la parole la première parole d'un monde non-débuté
pas le verbe celui de la bouche de Dieu avant lui même né
ce remue-ménage de la lèvre d'un autre que lui cet antérieur
avorté la main aiguille douloureuse remontant le long de la trompe
de Phaloppe chemin tout étroit de la vie à commencer quelque part
au milieu pourquoi pas interrompue sans cesse comme décharges
électriques saccadées le sexe dur devenant flasque va et vient
du sang et les images dans le cerveau quoi enfle le premier si
tes doigts sur ta verge glissant où à toute vitesse le magazine
furtif tourne c'est passé de mode déjà ces contorsions des
peep shows tu te touches aujourd'hui avec moins de vice devant
ton MacBook quand à l'heure de déjeuner ta mère téléphone
c'est le week-end elle prend de tes nouvelles Oedipe
bizarre quand une fois à ce moment là voyant
Maman sur l'écran LCD du téléphone portable
Tu jouis ça te hantera pour longtemps ça tu
verras tu n'aimeras plus jamais comme avant déjà
tu ouvres l'onglet MILF naviguant youporn pornhub etcX
tu conjures tu te dis c'est la curiosité seulement elle
pourtant déjà tu promènes moins les yeux sur les culs de ta
génération tu as ce je ne sais quoi dans le bide
quand tu aperçois la dame-pipi ses 50 ans ses yeux
à fumer des gauloises

 

(mais tu ne comprendras pas ce poème la chute du premier jour Dieu du néant surgissant l'ange engendré de sa salive la parole puis l'homme et la salive grumeaux révoltée la chute tu n'y comprends rien tu crois encore au roman de Camus et tout s'achève là pour toi mais tout commençait
Nombreux ceux-là en bordure d'être dans l'infra-vivant)

25 janvier 2017

Ton âme joue au cricket

[b][center]Et ton âme joue au cricket[/center][/b]


L'obscurité avançait à pas sûrs

Tout elle l'enveloppait

Mains persuadées de la force

à raboter encore un peu le jour

Equeutant le soleil

elle désherbe
la nuit
très professionnelle

 

nous

nous étions là

couchés dans l'herbe

sans un mot et la nuit

progressait

marée obscure

belle fabrique à noyés

sur nous la nuit

et

nous nous tenions là

amants contraints

par l'effroi

attendant

près des urnes

le sort maudit

qui nous était promis

part amère du fruit

non choisi

près de l'urne

à boire l'eau stagnante

tout s'effaçait dans le noir

complet

digestion-estomac

les rêves en miettes

plus rien à brûler

sinon toi bûcher

le monde qu'on enjambe

bizarre

pour faire un peu de jour

je me mis en marche

frottant la pierre non-visible

et tant pis moi-même incendie

presque

soleil de pacotille soi-même

on avait juré que tout brûle

le monde c'était

et quoi à peine

des cendres d'Atlas

j'étais en marche

j'allais

puis tu surgis

jeune homme aux cheveux blonds

phébus on dirait disait

l'autre toujours machinant

les idiotes comparaisons

qu'on oublie pas

le temps d'avant

l'université les lambris

il dira

Bientôt la nuit-cigue

comme il nous emmerde

pire que la nuit.

Et toi jeune homme de

tout faisant fi on

te discernait mal

avec tout ce khôl

au monde

(oeil malade

ce monde là

rond comme la mort)

tu balançais les bras

c'était à n'y pas croire

le vent frais dans l'herbe

sale

la nuit cornée

on allait se souvenir

le jour libre

la corde déliée

bonjour

oiseau du miracle

jeune homme aux cheveux blonds

tu rendais le goût de tout

le ciel sur la langue

flocon

et tous frères d'élection

entreprenant contre la nuit

chasser le vieux monde obscur

l'hémicycle que c'était devenu

l'univers

aux rides profondes

puis tu survins

jeune homme aux cheveux blonds

Emmanuel

20 décembre 2016

Sois fauve éconduit

Le monde qui me fut possible presque

c'était à condition de cette main là

cette bouche cette nuit la suivante

l'autre encore feu roulant des

visages 

ces mêmes

toujours changés

Prénom

Prénom'

Jusqu'à l'épuisement

alpha bêta

3,14etc

de toute la grèce antique

l'épuisement de Socrate

résigné

main tremblante

qui n'écrivit rien

Mais les visages ne vinrent pas

foule herbes folles sauvages

les visages qui étaient

du désert les sources

engloutis si tôt vus

j'étais l'altéré

cet appétit de bête

inutile 

ces dents

ces mains inutiles

cet être de carnage

qu'on est

qu'on porte

qu'on doit être

sinon

pourquoi les dents

pourquoi les ongles

sinon pourquoi

l'oeil qui désire

et le pied qui foule

redresse toi

brosse toi

sois

fauve

éconduit 

par la proie

 

 

20 décembre 2016

Le crachat le baiser

Je sais que je sonne

 

Comme un fou somnambule 

 

Arraché à sa rêverie

 

La robe de chambre

 

Balançant 

 

5 heures du matin  

 

Au milieu de la rue devant le rideau métallique, la conscience/

 

On croirait même que tout je l'érige en volcan flambant 

 

Roche fusion métamorphose des pierres chaudes etc

 

(Ce n'est pas le cas) 

 

 

Je réserve ma part d'amour aux gens qui me sont chers 

 

Pour le christ à la bouche tordue 

 

Deux mille ans sur une croix 

 

Ce n'est pas de l'amour 

 

Cet amour

 

Barbelé(avec son brevet d'aptitude il dit la bouche déformée par le cri ET son Pere qui l'abandonne encore)

 

Lui qui aimait l'amour et le croyait voir en tous. 

 

Et moi qui 

 

n'aime pas les crucifixions 

 

(Les clous d'il y a deux mille ans tu imagines le tétanos)

 

je dis que l'amour se mérite 

 

Avec son Golgotha sa pierre dure ses mains jointes 

 

Mon amour est trop précieux 

 

Si je perds tout il demeure 

 

Intact vivant 

 

Si j'obtiens tout il

 

Est la seule chose pure

 

Alors 

 

J'ai vraiment aimé parler avec toi la dernière fois 

 

Au café dans le bar tu t'es éveillée

 

-non ce n'est pas juste- /je t'ai vue une sensibilité invraisemblable. Un regard sur les choses que je ne te connaissais pas. 

 

Soudain tu étais 

 

Fut ce une heure 

 

Les paupières brisées par la fatigue 

 

Une meme 

 

De ma race 

 

(On sepuiserait en vain A en établir la couleur des cheveux ou la forme des yeux 

 

La ressemblance se fait au dedans)

 

Tu naissais dans mon monde à moi. 

 

Il ne faut pas entendre mal ce que je dis 

 

Je dis si mal 

 

Dans des phrases déformées 

 

Par les coups de marteau 

 

Par les mains rêches

 

Habituées à broyer 

 

Des mains qui ne sont pas les miennes qui ignorent la PITIE  

 

Je ne dis pas

 

Ici l'herbe plus verte 

 

Ni les hommes moins morts

 

Je dis : VOILA ce que je suis

 

Si je passe devant le miroir qui renvoie l'image coincée au dedans

 

VOILA mon reflet 

 

Alors tu devenais mon amie 

 

Ou je te reconnaissais en tout. 

 

Ou tu étais digne de ma confiance 

 

Plus que celle des passions tonitruantes plus que celle des sentiments presque comme les vrais 

 

Dans le petit cercle des amis si étroit

 

On n'y respire pas 

 

Bizarre baptême 

 

Inchoisi je te plonge malgré toi dans ces eaux la.

 

Mais l'amour qui ne serait que

 

Joie pure

 

Transparence 

 

Ce ne serait pas de l'amour

 

Ou sur le chemin de croix

 

La première pierre 

 

The first stroke

 

Le crachat le baiser 

 

je m'inquiète pour toi

28 novembre 2016

A la fin de l'envoi, je touche

à la fin de l'envoi, je touche

toute la journée tu n'as rien entendu
on eut beau te répéter dix fois les mêmes
recommandations tu gardais cet air indécis 
le même qu'aux jours d'insomnie mais
cette nuit tu avais dormi les huit heures
réglementaires la première bonne nuit
depuis six ans
pris ton petit-déjeuner une banane très blanche
une tasse de Chaï 
tu ouvres le journal en sautant
la double-page des sports
tu ne t'étouffes pas en lisant
les nouvelles
la tasse vidée d'un coup
tu cherches une cigarette

un matin comme il faut

pourtant
tu n'as rien entendu de toute la journée
comme un lendemain d'insomnie
tout vague bourdonnant
comme hanté

tu arrives sur le pitch
tu ne sais trop comment
le corps se rappelle tu te dis à toi même
et tout de suite tu rectifies tu te souviens
tu as laissé cette séparation corps/esprit
il y a longtemps
mais le corps pourtant qui s'obstine à
se souvenir

toi

tu te souviens 
ton premier gant 
le cuir serré sur ta
paume trop large
tu te souviens
la balle-métamorphose
ronde-courbe
Morte
à tes pieds un jour de partie perdue
lendemain du premier-deuxième amour
tu ne sais déjà plus distinguer
c'est fou le temps qui passe
le contrat pro
toi sur ta butte, le cinéma de plein-air
le pop-corn tu ne sais plus ni le coca-cola
la bière une kingfisher blue
ça tu es sûr
tu ne comprends pas pourquoi
cette bière là ce jour là
ce n'était pas la première bière
ni la meilleure
la fille tu ne te souviens pas
le film pareil
mais la bière 
la KINGFISHER BLUE
flotte, majuscules, en toi



tu essuies ton front
combien d'heures déjà
tu regardes le tableau des scores
neuf éliminés 
encore un 
tu le penses sans penser
c'est
ta main 
la même main
jadis...
auparavant
tu préfères auparavant
ce n'est pas si loin qu'il faille
employer les mots des choses révolues

ton équipe de quartier 
tu n'étais pas le plus fort ni le plus mauvais
tu te souviens d'Anish et d'Almar
Mitra, Manjit...les autres
que sont mes amis devenus
Ils vont par paire, tous jumeaux
dans la mémoire

le square c'était un temps de terrain vague
Raji le changeait :
Stade Olympique, Eden Garden
Ca aussi tu ne sais pourquoi tu te souviens
Raji
quel con tu penses
la bande
Mahendra, Singh, Doni
les cons

la nuit tombe
ta passion
ton métier
belle chute


et ta balle concrète vers la cible réelle
à la fin de l'envoi, je touche

4 décembre 2015

LES VIVANTS

Nous allions vivre

nous disions chacun

je vais vivre

et mon alphabet moi ne débute pas

au A

il débute plus loin et en même temps

plus tôt c'est J, M

Je, Moi

ces choses par quoi mon corps

il y a des corps de matière on dit

de matière de chair de muscles

nerfs os et toute une aritmhétique bizarre 

de concepts pratiques

moi

je suis théorique

j'existe à travers le verbe

dans une sorte de

transparence

qui ne se fait pas chair

ce n'est pas le verbe 

biblique 

d'où l'homme un jour tomba

(l'ascendant de l'homme

c'est le verbe

le hoquet de dieu)

c'est la parole

tremblante de la lèvre tremblante plus encore

une première fois

mais on va rejoindre les vivants je dis

on va retrouver les vivants là ils ne diront pas bienvenue

non pas bienvenue

mais bonjour

bonjour comme si toujours j'avais été vivant

comme si toujours j'avais eu un visage de vivant

et mes yeux peut-être

peut-être une hypothèse

un espoir 

donneront de la lumière

les yeux qui ne savaient pas voir

les yeux crevés

les yeux blessés

toujours blessés

d'ombre et de peur

il y avait en moi 

des siècles en moi cette petite sphère

douloureuse

 changeante

non pas de volume

seulement de densité

toujours la même taille 

mais plus lourde

de plus en plus lourde

et plus chaude

naît n'importe où qu'importe

la jungle la ville 

son lieu d'origine

n'importe où c'était n'importe où

roule en enfer

et chauffe brûle brûle

la lèvre, un cri se forme

c'est une plainte je suis cette plainte

les vivants 

pitié j'arrive je me débarasse

je crache et je suis vivant je crache mais attendez

non trop loin les vivants trop loin

 

4 septembre 2015

BERLINALEXANDERPLATZ

dans le soir profond

quel nom récité demande la bouche

parjure 

et les histoires les mêmes

toujours l’accent allemand

des formules magiques 

BerlinAlexanderPlatz 

gémissant d’éclairs

BerlinAlexanderPlatz 

tu te souviens ce temps

des vacarmes et des baisers

lents à se faire 

au poème tu souris

tu souris visage de morte

aux traits tirés

morte tout à l’heure

en enfer à la fin de tout

dans le néant des songes 

se délasse 

en ton visage de morte 

ta lèvre surprise tu ne savais pas

ta mort

stupeur ton oeil comme si

pour mourir.

tu avais du voir la mort en face

La mort je ne sais pas tes lèvres 

mais la morte je sais 

l’innocence tachée un peu

c’est du vin renversé la

maladresse ce geste qu’on

accidentel en mourant 

et la peau comme 

de l'osier percé

les cheveux usés

à peine vieux vêtement

ta tête

visage de morte

 

 

 

28 janvier 2015

CORPS BLANC

 

je me vois

au-dessus d’un corps

qui est mon corps

un roman déchiré on croirait vu d’ici

son corps un roman déchiré en petits carrés

blancs

et vierges

son corps c’est original son corps de cet angle là

stérile innocent tape dessus noircit toi

on rameute un soleil essoufflé

des poignées de nuit comme

de la boue

et j’enterre la nuit

avec mon corps blanc

plante étoile conscience

j’étends les bras jusqu’au terme de l’univers

(derrière, c’est un silence, Dieu s’y tient, Dieu est silence)

un grand bruit

quelque chose cède

les enfants rient

« je n’ai plus peur de l’orage »

c’est le tonnerre de mon corps

mon agonie à la fin

moi aussi je ris

craignez mon rire

j’ai mangé de la hyène.

Publicité
<< < 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 30 > >>
boudi's blog
  • une fleur qui a poussé d'entre les lézardes du béton, un sourire qui ressemble à une brèche. Des pétales disloqués sur les pavés à 6 sous. J'entends la criée, et le baluchon qu'on brûle. Myself dans un monde de yourself.
  • Accueil du blog
  • Créer un blog avec CanalBlog
Publicité
Derniers commentaires
Publicité
Visiteurs
Depuis la création 52 424
Publicité