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boudi's blog
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25 avril 2010

Wendy bis.

On a pas changé, pas du tout.
On sait mieux dire.
Mieux faire semblant.
On sait mieux se mélanger
Et s'oublier, aussi.

Mais c'est toujours la même ombre
qui enveloppe et sape nos carcasses
Ca déboutonne nos soifs
Ca nous met nus
De chaleur
Dans des lits étrangers
Sur des corps vagabonds
En gardant sur le ventre
L'habit de crépusucle
Qui saigne de nous
Je suis un ruisseau
Tu es un ruisseau
De vin
De lait
D'oubli
Tu es
Je suis
Le
Styx
Avec des mains de squelette
Et ta faim
Et ma barque
(Et l'or
Des pièces rondes.)
Légère
Qui est ton corps
De roseau.
Où s'en vont
Mes
Lèvres
D'où viennent
Tes pleurs.
Qui enfoncent
Dans l'eau tiède
La nuque
De nos
Joies.

Tu sais, j'essaye, pour la douleur, de me souvenir de tous les prénoms qui sèchent dans ma mémoire, de tous ces fantômes suspendus qui m'ont fait oublier les contours de la solitude. Celle que tu laissais en abandonnant mes mains pressées qui, paumes affamées, pèlent sur des corps et, laissent à la place des ventres et des cuisses, les stries blanches de ton absence.
Toutes ces femmes ; tous ces hommes sont des alcools, des eaux fortes qui rongent cet acier, ce métal fragile duquel on a jailli. Tous les deux. Que des forgerons d'éclairs, dans les forges flamboyantes de l'enfer, ont séparé en deux corps, deux douleurs, deux solitudes. Toi. Moi. Et cette frontière, cette blessure recousue de guerres, de luttes, a formé deux pays. Deux villes. Qui se regardent de loin et se désapprouvent. C'est Carthage qui marche sur Rome ; c'est Rome qui écrase Catharge.

Tu y arrives mieux que moi.
Tu y arriveras toujours mieux que moi.
A vivre.
Tu seras heureuse, et ce sera loin, tu m'enverras des cartes de là-bas ? De tes rires où tes boucles blondes plongent, où tes amours veufs se racontent comment il était lui, avec des mystères et des mensonges au lieu des mains ? Ce sera moi, et j'hanterai ta cave, parce que je ne peux plus grimper les escaliers qui montent vers la lumière.

Je voudrais
Me réchauffer
Dans tes yeux
De glace
Je voudrais
Y mettre
Tout mon corps
Que tu regarderas
Comme tu le couvais
Avant.
Au temps
Où les chambres
Fugitives
Nous enchaînaient.
A l'heure
Où les horloges
Immobiles
Nous chassaient

En moi brûle le feu
De l'inquisition.

Je ne t'oublierai jamais
Peu importe mes prisons
Peu importe mes fracas
Que le bruit du monde
Me viole entier
Et qu'il laisse dans mon crâne
Ma dépouille
Cette carcasse
Que tu aimas
Mes sens
Son bourdonnement
Infernal
J'aurai toujours ta voix
Pour pleurer le soir
dans l'étroitesse
De mon vide
J'appellerai
Cette chambre
Où je coucherai
Les amantes
"Le manque"
Je la baptiserai
Des fluides
Larmes
Eaux basses
Des corps
De femmes.
Et peut-être
Pour la musique de toi
J'accrocherai au plafond
Une
Winchester
Qui fera feu
Sur un air de Wagner
Où les Walkyries
S'abîmeraient
sur
des
Wagons
D'effroi.

Ô terres gelées.

Un jour.
Par accident.
Un jour.
Si tu m'aimes
Parce que tu es
Lasse
Des amours
Qui t'abandonnent
Des clés que tu n'entends
Pas
Tordre la serrure
Un jour
Tu te rappelleras
Quand l'ombre
Obèse
T'emplira
De moi.
Et je serai là
A t'attendre.
Le long des berges que j'aurai cent fois souillé
De reins adverses
Qui n'avaient pas l'odeur
De tes boucles
Mal peignées.

Et pourtant.
Tu ne peux plus m'aimer
Mais tu ne peux pas m'oublier.

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27 janvier 2010

Le clown Verlaine.

Puis il sourit. Autour le peuple bête et laid,
La canaille puante et sainte des Iambes,
Acclame l'histrion sinistre qui la hait.

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23 juin 2009

Tragédie sociale

J'ai beau multiplier l'interaction je suis désormais incapable de créer du lien social. Je suis en dehors. Avec des fulgurances plein la tête. Je crois que je suis une musique, la dixième fugue d'une sonate bien éclairée. Mes nuits sont allongées et mes journées courbes. J'aurais beau choir, me prendre la tempête et son feu roulant à la racine, je serai toujours un arbre. Même rompu. Un immense. Je ne me courbe pas avec le vent, je lui tiens tête. Alors nous céderons, tour à tour. Je suis un chêne, je suis toujours un chêne, à terre ou aux cieux.

11 juin 2009

Bagdad sous le bruit

Il est désespérant le bruit. De la foule et de la fête. Avec la même couleur et les mêmes promesses. il joue sa mélodie à toutes les oreilles. Le bruit c'est une foule qui se déguise de travers et de vertus. C'est un oubli qui nie, une foule et le bruit, c'est d'intensité variable et de même nature. Un même moment. Le bruit c'est le désespoir de ceux qui ne peuvent pas dire . Qui n'ont pas d'imagination. Le bruit c'est le refuge de ceux qui n'ont au dedans aucun pays. Et ça le rend triste, avec ses artifices ternes, et ses hurlements. La bruit c'est une tanière pour apatrides d'intérieurs, de ceux qui ne vivent que démeublés, en forteresse vidée, déménagée. Ils ont les mondes intérieurs sous saisie d'huissier, je crois, ceux qui nagent dans le bruit et sa suie qui vous colle à la peau, qui vous fait un masque de charbon et d'ennui. Le bruit c'est cette loterie fictive pour une green card. C'est là qu'ils vont ceux qui n'ont nulle part. S'enfoncer dans la farce urbaine, à plonger dans la gorge des néons comme des épées d'une foire. On s'amuse faut croire, à s'oublier l'un dans l'autre, l'un sur l'autre, l'autre sur l'autre, c'est ça le bruit, c'est de l'amnésie. Chez moi, il y a du silence, beaucoup de silence, du silence en surproduction tellement que c'est la déflation, dans mon ventre. C'est circulaire dans ma tête pour qu'on ne trouve pas de latex comme dans les coins du bruit. C'est triste le bruit. On ne s'entend pas. Qu'est ce qu'on y vit, dessus, sur ses corniches ? Sa jeunesse probablement. Celle qui pleure, qui crie derrière les décibels, celle qui ne rêve pas mais qui vit quand même sans éther, sans sacré, vide de spiritualité et de mystique, c'est une jeunesse qui n'a de Dieu que la fête et le bruit, pas de guerres intestines juste intestinales. Le bruit c'est l'endroit du semblant sanglot. C'est un continent subdivisé selon des critères géostratégiques, de la fête ultime, sacrée, orgiaque, idyllique, la fête d'élite socialement privée, aux fêtes du caniveau organisée sur parking. C'est la géopolitique du bruit, tout ça, du bruit médiatique, on peut se faire de laconiques communiqués, des guérillas du volume. Nous. Tandis que le bruit me désespère il enfle et démesure dans les oreilles des gens qui meurent, il a cette faculté unique de réunir l'amnésie commune et sélective d'une foule faite à l'identique. Qui a dit que le clonage était prohibé, violant l'intégrité de l'espèce humaine ? Le bruit n'a de couleur que le gris, de nuit que la tiède. La création, elle demande la nuit noire, le silence de la lampe et des mondes solitaires. Il faut Bagdad dans l'estomac. Bagdad sous les bombes, et les attentats, Bagdad la millénaire qui vit passer princes, rois, dictateurs et conquérants. C'est la tectonique qui fait rencontrer tes côtes et son bassin la création. C'est là. Dans les volcans qui s'assemblent sous ton pied, la lave qui dégouline sur le bruit. Le bruit qui parasite le mot, le verbe et l'expression mais qui fond sous la chaleur. Le bruit c'est la déprime des gens heureux, et je n'en veux pas, ni à cinq heures du matin, ni à dix heures le soir. Je suis bien moi, avec mon empire de moi, de "je" qui se clame en silence. avec un peu d'elles. Je suis bien avec mes mélodies internes, de ma respiration chahutée par la fatigue, avec les nocturnes...de Chopin. et le silence de l'âme qui annonce le souffle orageux des créations. Je suis bien avec la nuit qui se moque du bruit, et qui finit toujours par le couvrir. Qui infuse son sommeil à ceux qui lui résistent, la nuit. Le bruit, c'est cette drogue des inconscients, des idiots. Le bruit c'est le pis-aller de la vie. Une manière de ne pas se voir, pas s'entendre, pas penser. C'est le désespoir binaire. BIM-BAM. Ca transe. J'irai vous violer dans les coins du bruit, craignez moi, je suis la NuIT.

4 juin 2009

Encore. Encore.


Parfois je suis commun de chair désirée. D'amour arbitrairement dessiné dans le décolleté d'une femme fine. Je suis osseux pour flotter sur la vie. Servir de barque chaloupée à ses seins gonflés d'idiotie. J'ai le coeur qui me remonte du bas-ventre dans ces instants là. Y a du frisson dans la chair. C'est moi qui ruisselle en elle, dans un langage poudreux, osseux. S'écrier l'un dans l'autre. Les lèvres éperdues, qu'on sabre la nuit à coups de cris arrachés au corps. J'ai envie de toi. Que ça soit violent. Que ça brûle dedans et dessous. Et son prénom, Lo'. Délicieusement suranné qui se murmure le jour. Et puis la nuit. je t'attends. Avec la faim aiguisée par le silence. ma mine inquiète. Je suis un évadé des siècles, un romantique en camisole. Le ventre tremble. je saura mettre un bandeau à la peur. Unir ma crainte à tes yeux. Je sais que j'ai l'excès des radicaux qui effraient de bien trop. Je peux la faire pleurer la nuit pour toi. Je sais qu'on s'oubliera bientôt.

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26 mai 2009

Florence.

Cet Ete je visite Florence. C'est une femme et une ville. Je verrai le premier mendiant de l'Histoire de la peinture peint par un jeune homme aux cheveux d'argent. Consumé par le génie Masaccio. Ce n'était pas un remède, mais un venin qui lui brûlat le sang. Je visite Florence. J'ai un pied à terre à Venise. Ce qui peut être amusant quand on sait que la ville se navigue. Je vais voir Florence, les doigts humides, et les mains pressées. Je crois que je pourrai m'étourdir devant le David, ce David rêvé, violant d'érotisme endormi. Je vais voir Florence et ce sera la Renaissance entre les paumes, qui passera comme l'eau de l'Histoire dans mon creux. J'aurais aimé avoir des reins de femme, j'aurais aimé l'anatomie délicate et innonder de liquide pleural et séminal. Je vais voir Florence la jaspée. Florence l'éternelle. Je vais faire des détours dans l'alphabet. J'avais déjà descendu l'Europe. De Bruxelles à Toulouse, c'est un quasi tour du monde, un A à Z qui commence au B et s'éteinT. Je visite Florence...C'est un peu dire, je prends l'éternité contre mes flancs. Ce sera sans adultère, Florence. Ce sera dévoué mais pas dévot. Et le plomb de la ville braisé par l'été filera dans tes cheveux blonds et bouclés Florence. Ce sera un tableau comblé. Le génie de Vinci. Peut-être même Donatello. Oh, Donatello. Qui aurait fait plus beau ? Qui aura mieux piétiné le futur ?
La Renaissance. Cette époque qui redéfinissait la place de l'homme dans l'Univers. Avec Dieu, mais malgré Dieu. Florence. C'est la ville lumière des arts plastiques, des formes et des mouvements. Toutes les femmes s'inclinent et se voilent. Toute la beauté est figée. Elle dure. Là Bas. Florence, j'aimerais y mettre le feu du fond de mes pupilles. Etre le dernier spectateur de l'immense. Etre ton tombeau, ton suaire, et ta terre. Florence.

22 mai 2009

T. Ton prénom

TTes yeux bleus qui font comme des corniches pour les fous, où s'asseoir baigner de lumière d'océans éclatés.  Y a dans ton regard du parlé langoureux, de la mer qui s'écrase en hâte dans des criques encaissées. C'est un peu exotique ton regard, ça cause espagnol et mille symphonies à genoux. Avec un peu d'attention, c'est à dire de sens tendus, on peut sentir le battement de tristes moulins vaincus d'être passé d'époques, dévorés par les mécaniques entrailles de la modernité. La délicieuse et incantatoire modernité qui se pose partout, sur l'art et sur les faces des gens. Tout le monde a perdu de ce charme antique, discret et élégant, racé et violent qui s'épanouissaient jadis. Moi, tu vois, j'appartiens à un fragment de passé, j'ai du romantique mystique, tu sais, de l'amant épistolaire et secret, caché derrière de bien aimables lettres. De la graphie déclarative, c'est un peu Babel écroulé et toutes les paroles envolées que j'essaye de t'envoyer, -je frissonne-. Donc, j'appartiens à un fragment de passé, avec mes airs qui poétisent vulgairement les charmes de tes yeux (mais pas uniquement !) tout en demeurant anonymes. J'écris des mots blottis de noir. C'est de l'investissement le noir, de l'obsession investissante. Ca m'obsède, c'est mon obsession avec tes yeux, donc le bleu. Le noir. La nuit. Elle a du calme envoûtant, du mystérieux appel la nuit. Le lycanthrope ce n'est qu'un homme qui se laisse emporter par ses magies, qui vient mettre un peu de mystique à son âme sans foi. Mais, dans le verbe je t'oublie, il est total et il engloutit même les objets qu'il doit décrire. C'est qu'il est mâle le verbe, mâle-habile, tu vois, avec des doigts rêches et courbés qui ne font plus sortir aucune musique qui ne soit pas automatique, sténographiée. Tu me fous un peu de , un peu vulgaire certes, dans les doigts, ça éjacule du littéraire quand j'écris tes charmes que j'effleure seulement pour lors. Pour lors, j'en parle avec délicatesse, comme une jeunesse s'épanouissant, comme une jeune fille faite femme en une nuit. Tu vois, si je t'écris, si j'ai le courage de transcrire la houle qui chavire tout, même dissimulé sous un pseudonyme, c'est grâce à la nuit. Je n'ai pas dormi. Et elle a infusé toutes ses senteurs, toute son envie, en moi. Mes veines ont noirci. Tes yeux ont bleuï dans ma tête. Et si je t'écris, et si je t'espère ce n'est jamais qu'en lettres muettes, qu'en silence martelé. La beauté a besoin de silence pour déployer son immensité. Et d'inconnu, beaucoup. Tu es belle et ce n'est pas pas question de forme, et de régularité des traits, c'est de l'indicible, de ce qui ne se triche pas. Probablement, comme chacun, une douleur qui ressurgit, qui maquille le regard, l'ourle d'une ombre salvatrice. La douleur, la cicatrice, ça m'obsède ça aussi, je la guette au rebord de la rupture, sous la paupière qui chancelle, dans le mot qui hésite et qu'on ravale à la limite dans de la ouate insonore, je la cherche moi comme un augure dans le mouvement du sang, son passage ventriculaire. Ouais la douleur consubstantielle à toute beauté. Finalement. Mais je me disperse. Tu vois, dans, il y a comme mille grottes insoupçonnées, mille détails endormis, c'est un prénom château-fort. J'ai toujours appris à me méfier du bruit, cette suie moderne. Le bruit qui dévore tout, la douleur, la pensée, le bien, le mal pour laisser là assourdi avec cette illusion d'ouïr. Le bruit, la foule, ça manque de poésie, de sublime. J'ai un refuge, une grotte, un ermitage au sommet d'une montagne de paille, pour observer et décrire, faire de la poésie goguette sur mes toits. Et puis toi, aussi, je t'ai comme je veux, c'est à dire selon mes termes, mes souhaits crachés, je te recouvre dégoulinante de poétique. Et c'est beau, ça fait des voyages stellaires, des parcours monstrueux autour d'une Terre carrée sur laquelle on trébuche pas. Ca fait des équilibres debout sur des planisphères cartographiés, des voyages allongés sur l'Histoire T'as quelque chose qui me me fond sous la bouche, qui m'étouffe dans la gorge, et c'est beau comme un langage oral, oral et maladroit. Qui s'exprime muet, sur le clavier, dans toute l'habileté de son infirmité. J'ai la bouche verrouillé, le langage qui coule comme il peut, comme il a envie. Je poétise en vulgarité, et je pourrais bien faire rire les siècles, rentrer l'emphase du bout des ongles, mais je ne veux pas, je ne veux pas chanter moi, je grince, je grince la passion de tes yeux. Et c'est beau comme du violon parfois, de grincer. Comme des charmes balbutiants. Et tous ces mots, je les tourne dans la bouche. Ma langue Sept fois dans la tienne

18 mars 2009

Maniaque.

Je suis un maniaque de l'impureté. Obsessionnel du blanc moucheté, tâcheté. Comme un visage noirci à l'ombre de ses vices. Alors ses yeux bleus sur peau de lait. Ca a son effet. Ca devient lac de coco éventrées, parure amusée des infinis sertis. L'abri capitonné de mes angoisses. J'écris tous les jours le blanc, le bleu. Les deux peaux jointes. La prière qui monte du même corps, pris dans le même piège. Un mètre soixante deux=un mètre quatre vingt quatre. Mathématiquement imparable, on apprend ça juridiquement. J'imagine ton front imbibé des parfums de l'existence, la goutte de sueur qui se pleure, tes lumières habitées. Toute courue de jeunesse épuisée de colère, de rage, de jalouses considérations. Un printemps qui vente et qui pleut. Un giboulé dans l'été moribond. Dans mon moi de mai, mes pinsons et mes mon dos nu. Tu tombes pile dans la nuque découverte. Glaciale d'inconnue. Tu me coules ton étrange dans le cou qui dégouline beaucoup plus bas. L'eau de la terre qui abreuve le sexe. Il boit la sève glaciale, gonfle gelé, stalactique, poignard de givre et de feu.

13 mars 2009

Je conchie l'urinoir.

Des haineux méticuleux, soigneux de crasse et de suie enchantée, de la peignée de l'épaisse qui jaillit des méchancetés ramonées . Là. Miteux incurables de sottises. Pauvres rougis de vin et de jeux. La mine, la mine teintée de leurs prochaines calomnies. De ces mesquins délateurs sans cause. Du bonheur de petits boutiquiers, d'apothicaires usuriers. Ces épiciers qui ont le diable à crédit. Fiole de purin sur échelle de graisse. Oh je l'ai vu le prolétariat splendide, paré de diamants, la gueule pleine de mets infinis, des écrins géants où fourrer des lignes blanches comme un horizon matinal. Des géants, des étouffants comploteurs de misère de la goutte d'or aux chiottes en or. Les parfaites mécaniques rutilantes, huilées de mesquinerie. Je l'ai vu l'intelligence avilie dans les manoirs orgiaques, sous les lustres gorgés d'ennui.. Je les ai vus, moi, les veules apprêtés, troupeau terrorisé, paniqués des miroirs et des images. Des bonds de loin en loin. J'ai vu la misère plaquée d'or, tirée de son caniveau par le ricanement du jeu et des ruines. Je l'ai vu, moi, la riche inculture, la décérébrée célebrée, le prestige d'armées en déroute frappé sur l'argent. Gravé sur la face des hymnes incantatoires. Oh. L'achat complaisant du statut, de  toiles défigurées, des Picasso devenus pique-assiettes. Allons, parfaits idiots, satisfaits bouffons, paraphiles de l'esthétique, laudateur des modernités exquises ; je conchie votre urinoir.

15 octobre 2008

This is the endBeautiful friendThis is the endMy

This is the end
Beautiful friend
This is the end
My only friend, the end

Of our elaborate plans, the end
Of everything that stands, the end
No safety or surprise, the end
Ill never look into your eyes...again

Can you picture what will be
So limitless and free
Desperately in need...of some...strangers hand
In a...desperate land

Lost in a roman...wilderness of pain
And all the children are insane
All the children are insane
Waiting for the summer rain, yeah

Theres danger on the edge of town
Ride the kings highway, baby
Weird scenes inside the gold mine
Ride the highway west, baby

Ride the snake, ride the snake
To the lake, the ancient lake, baby
The snake is long, seven miles
Ride the snake...hes old, and his skin is cold

The west is the best
The west is the best
Get here, and well do the rest

The blue bus is callin us
The blue bus is callin us
Driver, where you taken us

The killer awoke before dawn, he put his boots on
He took a face from the ancient gallery
And he walked on down the hall
He went into the room where his sister lived, and...then he
Paid a visit to his brother, and then he
He walked on down the hall, and
And he came to a door...and he looked inside
Father, yes son, I want to kill you
Mother...i want to...fuck you

Cmon baby, take a chance with us
Cmon baby, take a chance with us
Cmon baby, take a chance with us
And meet me at the back of the blue bus
Doin a blue rock
On a blue bus
Doin a blue rock
Cmon, yeah

Kill, kill, kill, kill, kill, kill

This is the end
Beautiful friend
This is the end
My only friend, the end

It hurts to set you free
But youll never follow me
The end of laughter and soft lies
The end of nights we tried to die



Maintenant, il est l'heure, à l'effondrement des bourses régler son ardoise, la dette morale et les souffrances. Ting. L'heure. De gerber ta bouillie et payer. L'heure.


And you run and you runto catch up with the sun, but it's sinking
And racing around to come up behind you again
The sun is the same in the relative way, but you're older
Shorter of breath and one day closer to death

20 février 2011

Esquisse du prénom

"J'ai deux amis qui sont aussi mes amoureux"



Il y a ces couloirs longs, qui ne se doutent de rien. Le décor n'est pas à la hauteur, le décor ne se colle pas à ma peau. Le train ne va pas assez vite, le train s'arrête, me nargue, les gens ne me regardent pas, le sens n'est pas à sa place. A l'intérieur, je visite mon impatience. Regardez-moi, je pars, j'arrive. Je vais la chercher. Silencieuse comme un jour de février, sous la pluie.

L'instant est calme. Ses yeux sont grands, ils étouffent une peur qui bat dans les poumons, ils encerclent un sourire timide qui tremble sous la langue, ils ouvrent grandes les paupières comme une bouche pour engloutir votre corps qui arrive, pressé, souterrain, poli. Et vous, et vous, et vous, bien sur, bien sur, tout doit s'accélérer, les mots, ici, là bas, les mots d'autrefois, de ces jours là, bien sur, vous, qu'attendez-vous, les mots mouillés par un regard inconnu, défaits par un sourire silencieux. Bien sur, vous attendez, que les mots trahissent. Non, rien, j'ai croisé mon ombre. Stop. Seulement les trajets sont lourds, seulement les trajets peuvent décrire, ensuite, je suis incapable, je suis l'impuissant, je suis celui qui descend dans le lac, qui ouvre la bouche dans l'eau, qui s'étouffe avec son sel. Ensuite, je suis incapable, les mots ne vont pas assez vite. Bien sur. Je suis incapable de dire, la surface d'un rire, des cheveux solides sur un visage plat, incapable de lui prendre la main, de la regarder sans penser. Sans penser que. Par la fenêtre, elle imagine, des mots, des phrases, des littératures oubliées, qu'elle imagine. Pourquoi. Je suis incapable, bien sur, vous, vous attendez, mais je suis incapable.

Il y a eu cette scène :

la chambre est seule, la chambre est serrée. Je la reconnais, je ne la connais pas, mais je la reconnais, je la rencontre. Il y a le bois, sage, et les photos accrochées avec empressement, les photos impatientes, les photos immobiles qui traversent les murs. Il y a une armoire en bois, fermée, qui semble n'avoir jamais été ouverte, l'armoire interdite, l'armoire du désordre. Dans ma tête, c'est l'armoire qu'on n'approche pas. C'est ça. Maman disait que. Elle avait raison. Il me fallait des interdits. Ca sera l'armoire, et ça sera sa main. Sa main droite posée à côté de moi, comme un animal apeurée, fraîche et nouvelle. J'imagine sa nuque endormie sur l'oreiller, je ne la vois pas, mes cheveux cachent mes yeux, je ne vois pas sa nuque, sa peau, mon visage est penchée, je ne vois qu'une main. Une main qui n'est pas une main. Une main déguisée en main. Une main qui ressemble à une attente. J'imagine l'odeur, j'imagine la moiteur. Je ne vois rien, je ne sens rien. Il y a mes pieds qui se frottent, l'un contre l'autre, à l'autre bout du lit, ma peau qui se détache, mes pieds gorgés d'eau de la douche, d'eau parfumée, mon tee-shirt qui se soulève au dessus du bassin, une langue silencieuse portée entre deux lèvres. Il y a une main et un corps que je ne vois pas. Je ne me retourne pas. Et commencer. Commencer le travail. Commencer le travail, du désamour. Retenir, tout retenir. Cette scène, où je dois tout retenir. L'odeur, la forme de l'armoire, la couleur des draps, le trouble du plafond, le silence de son sommeil. Ne rien oublier. Retenir, la nuit derrière la vitre, qui nous regarde, qui me questionne. Je me bouche les oreilles. Tais-toi. Vite, s'approcher de tout. S'approcher du départ, de la main, de la lune, du miroir fleuri, des bougies éteintes, des dentelles qui essaient de deviner. Taisez-vous. Je voudrais que les éléments se taisent. Je suis dans mon action. Je suis dans l'émotion brouillée. Il y a cette scène donc, et cette fille, en face, cette actrice, qui remonte sa robe, qui empreinte les traces, de la nudité. De ma nudité, que j'ai oubliée, en venant ici. Je ne parlerai pas, je ne bougerai pas, je ne me déshabillerai pas, je ne pleurerai pas, je serai mélangé. Je serai poli. Il y a cette scène, de ma première insolence : tout retenir, pour m'oublier.

Et puis, il y a cette autre scène :

La salle de bain est moite, de partout. J'ai les pieds humides, je fais des traces sur le carrelage. J'ai la peau qui glisse. La porte est fermée, le miroir est embué. Je reste, là, silencieux, dans cette petite pièce qui tombe de mes gestes. Je fais glisser sa jupe le long de ses cuisses. Je troue des collants qui s'emparaient de deux mollets mouillés. Je retire un tee-shirt blanc doucement, je ne brusque rien, je soulève les bras pour le faire passer par la tête, ses cheveux se collent à mon cou, à ma bouche, à mes pommettes, l'odeur du shampoing me courbe la nuque. Je lève la main, et d'un doigt, je parcoure tout le long de la pièce, je touche les murs de la salle de bain du bout du doigt, je veux ressentir, la matière, le parcours de la peau. Mon doigt se courbe devant les plaques de carrelage froid, le ciment est docile, il laisse passer, ma trace. Arrivé à la fenêtre embuée, j'écris son prénom, [...] , mes lettres glissent, sûres d'elles, arrondies, penchées, [...], légèrement, sans appuyer, la buée se laisse effacer, amoureusement, jus d'air, esquisse du prénom. Elle n'était pas là, sous mes doigts qui lui caressaient les muscles, pas là dans les collants de soie bleue qui défaisait le jour, pas là.

Si vous saviez.
Vos rêves n'ont pas assez d'imagination pour reproduire ce qui se passe dans mes nuits.

 

20 février 2011

Suce des géants et des nains.

Bien sur, vous attendez, le poing qui s'en va fissurer le miroir, la pluie qui vient effacer le prénom inutile, la peau qui vient vous expliquer. Non. Non. Elle vous explique. C'était calme, c'était doux. C'était. Ca n'était pas comme ça. C'était sous terre. Sous peau. Je ne sais même pas si c'était. Taisez-vous. Je ne veux plus de questions. Les pierres par la fenêtre, ouvrent grandes leurs oreilles. Il n'y a rien à entendre, il n'y a pas de bruits, il n'y a que des murmures, que ses murmures je dis "Si je te laisse seule, maintenant, je me laisse seul aussi". Il n'y a que des nuits sages, des lumières faibles, ses cheveux qui coulent le long de mon épaule, ma main qui cherche son front, l'odeur des filles, il n'y a pas. Taisez-vous. Ce que vous attendiez. Le plafond laisse dégouliner ses curiosités. Non, retiens-tout, je ne veux pas, de ton liquide curieux, impatient. Il n'y a pas de violence. Retiens ton humidité, je n'ouvrirais pas la bouche la nuit, tu ne m'atteindras pas. Rien de ce que vous attendiez. Juste son sourire derrière ces petits airs de petite fille, des petites mains qui regardent les miennes, juste un silence poli à travers les draps, juste un baiser pour la nuit, juste des yeux qui ne sont pas perturbés par une frange trop longue et insolente. Il y a juste, des choses qui s'ajoutent, qui se déplacent. Il y a juste, son amoureuse, et son sourire que j'imagine se mélanger sous les doigts de M. Il n'y a pas. Elle dit peu. Elle a le silence épais. Il n'y a pas. Jusqu'au départ. Il y a le départ. Taisez-vous, laissez moi finir. Il y a le départ. Là, je dois réussir à l'écrire. Il y a juste la violence du départ, caché. Pourquoi. Je ne comprends pas pourquoi. Laissez-moi l'écrire. Laissez-moi me dire que vous ne me lirez pas. Je ne comprends pas pourquoi, partir. Partir comme ça. Non, je ne peux pas. La gare est inondée. Les visages sont en attente. Les vitres du train nous regardent. Les costumes des hommes se déchirent. Les souliers des petites filles ont les lacets défaits. Les rouges à lèvres s'écaillent. Les salives retournent dans leurs gorges. Le ciel passe son œil à travers des gouttes de pluie d'argent. Les braguettes s'ouvrent. Les mains se cherchent. Les corps sont en attente, haut perchés, ils nous scrutent. Les ampoules se cassent, en silence, leurs débris s'écoulent dans les décolletés. L'hiver s'éteint, s'installe, tranquillement, il attend, le moment venu, il attend, c'est son film, son histoire, son manuscrit, son scénario. Il prend son temps, il nous regarde, il s'impatiente de son moment. Les parfums sont brisés, les amoureux se séparent, les ventres se tordent de nervosité, le vent suis notre mouvement, inconscient. Pourquoi je suis parti. Pourquoi je suis parti comme ça. Les hanches se brisent. Les trains attendent de démarrer. Les valises se vident. Inconscient, je suis inconscient, de partir, comme ça. Non, je ne peux pas. Laissez-moi, attendez, je n'ai pas fini. Je dois pouvoir l'écrire. Je dois pouvoir retrouver. Partir, comme ça, pourquoi, je ne peux pas, c'est impossible, je ne peux pas m'oublier à ce point, je ne peux pas nous oublier, je ne peux pas. Alors pourquoi. Qu'est-ce qui me prend. Qu'est-ce qui me prend de partir comme ça, avec ce sourire, avec ce calme. Avec ce sac sur mon épaule qui s'attarde lourdement, ses cheveux décoiffés, ma frange qui ne se met pas en place à cause de l'humidité de la pluie, ce manteau sage qui tombe, mon parfum qui ne se remue pas. Partir, comme ça. Calmement. Pourquoi. Je ne connais pas mon rôle, je ne reconnais pas mon texte. Je ne devais pas. Je ne devais pas jouer ce rôle là. Moi, je devais jouer la force, je devais recevoir la gifle, je devais ouvrir les bras. Comment ça se fait. On s'est trompés. Pourquoi. Rendez-moi, mon texte. Je ne suis pas dans mon jeu là. Le décor va tomber. Moi, je devais. Alors pourquoi je ne le fais pas. Pourquoi je pars comme ça. Il y a un problème, on s'est trompés. Revenez, donnez moi les mots, les phrases, donnez-moi l'ivresse, donnez-moi les pleurs qu'il faut, donnez-moi le visage qu'il fallait. Pas celui-ci, pas celui de l'indifférence, pas celui du départ indifférent, pas celui que j'ai en ce moment. Donnez-moi les gestes, de la puissance. Ceux qu'on m'avait réservé. Attendez, ne partez pas, et vous, les trains, ne démarrez pas, attendez, je vais trouver, quelqu'un qui pourra me donner, mon rôle. Mon rôle qui m'était réservé. Attendez, non, ne partez pas. Je n'ai pas encore fait ce qu'il fallait. Redonnez-moi les baisers qu'il faut, l'événement que j'avais inventé. Restez, ne partez pas, je vais trouver, faites-moi confiance. Pourquoi je pars comme ça. Ça ne fait pas partie de la scène. Je suis peut-être trop dans le désamour. Je suis peut-être trop dans la politesse. Je suis peut-être trop dans la politesse. Pourquoi. Vous, Madame, tendez-moi un texte qui bout dans les entrailles, une phrase, un geste. Venez. Partir comme ça, ça n'était pas pour moi. Partir, comme si, j'allais la revoir demain. Comme si, je ne l'avais pas aimée. Comme si. Alors partir, dans un rôle qui n'est pas le mien, avec un texte vide, partir, la regarder, savoir qu'au fond, on ne nous a pas enseigné, ce qu'il fallait, mais savoir qu'au fond, on savait, que le calme était déguisée, et dire ensuite "ce qui me manquait c'était le départ parfait" c'était ta bouche.

27 août 2008

Suce des géants et des nains.

Bien sur, vous attendez, le poing qui s'en va fissurer le miroir, la pluie qui vient effaçer le prénom inutile, la peau qui vient vous expliquer. Non. Non. Elle vous explique. C'était calme, c'était doux. C'était. Ca n'était pas comme ça. C'était sous terre. Sous peau. Je ne sais même pas si c'était. Taisez-vous. Je ne veux plus de questions. Les pierres par la fenêtre, ouvrent grand leurs oreilles. Il n'y a rien à entendre, il n'y a pas de bruits, il n'y a que des murmures, que ses murmures "Si je te laisse seule, maintenant, je me laisse seul aussi". Il n'y a que des nuits sage, des lumiéres faibles, ses cheveux qui coulent le long de mon épaule, ma main qui cherche son front, l'odeur des filles, il n'y a pas. Taisez-vous. Ce que vous attendiez. Le plafond laisse dégouliner ses curiosités. Non, retiens-tout, je ne veux pas, de ton liquide curieux, impatient. Il n'y a pas de violence. Retiens ton humidité, je n'ouvrirais pas la bouche la nuit, tu ne m'atteindras pas. Rien de ce que vous attendiez. Juste son sourire derriére ces petits airs de petite fille, des petites mains qui regardent les miennes, juste un silence poli à travers les draps, juste un baiser pour la nuit, juste des yeux qui ne sont pas perturbés par une frange trop longue et insolente. Il y'a juste, des choses qui s'ajoutent, qui se déplacent. Il y'a juste, son amoureuse, et son sourire que j'imagine se mélanger sous les doigts de Pauline. Il n'y a pas. Elle dit peu. Elle a le silence épais. Il n'y a pas. Jusqu'au départ. Il y'a le départ. Taisez-vous, laissez moi finir. Il y'a le départ. Là, je dois réussir à l'écrire. Il y'a juste la violence du départ, caché. Pourquoi. Je ne comprends pas pourquoi. Laissez-moi l'écrire. Laissez-moi me dire que vous ne me lirez pas. Je ne comprend pas pourquoi, partir. Partir comme ça. Non, je ne peux pas. La gare est inondée. Les visages sont en attente. Les vitres du train nous regardent. Les costumes des hommes se déchirent. Les souliers des petites filles ont les lacets défait. Les rouge à lèvres s'écaillent. Les salive retournent dans leurs gorges. Le ciel passe son œil à travers des gouttes de pluie d'argent. Les braguettes s'ouvrent. Les mains se cherchent. Les corps sont en attente, haut perché, ils nous scrutent. Les ampoules se cassent, en silence, leurs débris s'écoulent dans les décolletés. L'hiver s'éteint, s'installe, tranquillement, il attend, le moment venu, il attend, c'est son film, son histoire, son manuscrit, son scénario. Il prend son temps, il nous regarde, il s'impatiente de son moment. Les parfums sont brisés, les amoureux se séparent, les ventres se tordent de nervosité, le vent suis notre mouvement, inconscient. Pourquoi je suis parti. Pourquoi je suis parti comme ça. Les hanches se brisent. Les trains attendent de démarrer. Les valises se vident. Inconscient, je suis inconscient, de partir, comme ça. Non, je ne peux pas. Laissez-moi, attendez, je n'ai pas fini. Je dois pouvoir l'écrire. Je dois pouvoir retrouver. Partir, comme ça, pourquoi, je ne peux pas, c'est impossible, je ne peux pas m'oublier à ce point, je ne peux pas nous oublier, je ne peux pas. Alors pourquoi. Qu'est-ce qui me prend. Qu'est-ce qui me prend de partir comme ça, avec ce sourire, avec ce calme. Avec ce sac sur mon épaule qui s'attarde lourdement, ses cheveux décoiffés, ma frange qui ne se met pas en place à cause de l'humidité de la pluie, ce manteau sage qui tombe, mon parfum qui ne se remue pas. Partir, comme ça. Calmement. Pourquoi. Je ne connais pas mon rôle, je ne reconnais pas mon texte. Je ne devais pas. Je ne devais pas jouer ce rôle là. Moi, je devais jouer la force, je devais recevoir la gifle, je devais ouvrir les bras. Comment ça se fait. On s'est trompés. Pourquoi. Rendez-moi, mon texte. Je ne suis pas dans mon jeu là. Le décor va tomber. Moi, je devais. Alors pourquoi je ne le fais pas. Pourquoi je pars comme ça. Il y'a un problème, on s'est trompés. Revenez, donnez moi les mots, les phrases, donnez-moi l'ivresse, donnez-moi les pleurs qu'il faut, donnez-moi le visage qu'il fallait. Pas celui-ci, pas celui de l'indifférence, pas celui du départ indifférent, pas celui que j'ai en ce moment. Donnez-moi les gestes, de la puissance. Ceux qu'on m'avait réservé. Attendez, ne partez pas, et vous, les trains, ne démarrez pas, attendez, je vais trouver, quelqu'un qui pourra me donner, mon rôle. Mon rôle qui m'était réservé. Attendez, non, ne partez pas. Je n'ai pas encore fait ce qu'il fallait. Redonnez-moi les baisers qu'il faut, l'événement que j'avais inventé. Restez, ne partez pas, je vais trouver, faites-moi confiance. Pourquoi je pars comme ça. Ça ne fait pas partie de la scène. Je suis peut-être trop dans le désamour. Je suis peut-être trop dans la politesse. Je suis peut-être trop dans la politesse. Pourquoi. Vous, Madame, tendez-moi un texte qui bout dans les entrailles, une phrase, un geste. Venez. Partir comme ça, ça n'était pas pour moi. Partir, comme si, j'allais la revoir demain. Comme si, je ne l'avais pas aimé. Comme si. Alors partir, dans un rôle qui n'est pas le mien, avec un texte vide, partir, la regarder, savoir qu'au fond, on ne nous a pas enseigné, ce qu'il fallait, mais savoir qu'au fond, on savait, que le calme était déguisée, et dire ensuite "ce qui me manquait c'était le départ parfait

4 mars 2011

Enfance.

"Ce sont les gens qui dérangent qui avançent".Et moi, je soupire.Quand j'avais dix ans, plus rien ne me dérangeait.J'étais même plutôt du genre à tout accepter.Anne me bousulait.Mes parents gesticulaient. Ma soeur me mordait.Mon frére s'amusait.Les professeurs criaient.Les éléves jouaient.Et moi, rien ne me dérangeait.J'étais facile.Et léger.A dix ans, j'avais le gôut de la pomme fraîche que l'on vient de faire passer sous l'eau pour pouvoir croquer dedans.A dix ans, je ne savais pas ce qu'était la colére.Je faisais attention à ne brusquer personne.Le chien de l'époque qui haletait aprés m'avoir couru aprés dans le jardin de Diane.Son odeur de cheveux mouillés.Rien ne me dérangeait.A dix ans, j'ai écrit : "Quand j'oublie que demain je me léverai une nouvelle fois, je panique : j'ai peur de provoquer ma propre mort".Dans un petit cahier à spirale.A dix ans, je voulais apprendre ce qu'était la colére.Ce qu'était ce renard qui éternue dans le bassin.A dix ans, je ne dérangeais personne.On disait de moi, que j'étais calme, et plus mâture que la plupart des autres enfants de mon âge.Mais l'on a toujours construit autour de moi, une sorte d'image lisse et douce.L'on m'a toujours inventé un personnage aux allures de jeune garçon sage, au début.L'on a toujours construit autour de moi, une éspèce de "mythe" qui me faisait passer pour quelqu'un d'autre, en mieux ou pire.J'ai toujours attiré la lumière ou l'ombre.J'ai toujours attiré les compliments inutiles et mesquins.J'ai la peau lisse.Et la taille fine.On ne se doute pas un seul instant, "du reste".Quand je regarde les photos, j'étais plutôt mignon. Peut-être que c'est pour ça, l'inconnu.J'avais les cheveux un peu bouclés, la peau plus mâte, et le sourire malicieux.Et quand je me mets à relire toutes ces pages de ce cahier, je me trouve d'une beauté différente, plus malsaine, la peau transparente, et le sourire qui coule sur le menton.Quand je relis, cette petite écriture, je me dis que finalement, c'était moi qui me dérangeait.Je ne dérangeais personne.J'étais mon propre dérangement. Ce que personne ne connait, celui qui se cache, et cache le moment, et l'acte.J'aimais provoquer en moi, ce que les autres ne savaient pas faire.J'aimais me déranger."Quand il commence à y avoir de la poussiére dans ma chambre mon journal, je refuse de balayer : c'est un peu de moi".

22 février 2008

&quot;Ce sont les gens qui dérangent qui

"Ce sont les gens qui dérangent qui avançent".Et moi, je soupire.Quand j'avais dix ans, plus rien ne me dérangeait.J'étais même plutôt du genre à tout accepter.Aurélien me bousulait.Mes parents gesticulaient. Ma soeur me mordait.Mon frére s'amusait.Les professeurs criaient.Les éléves jouaient.Et moi, rien ne me dérangeait.J'étais facile.Et léger.A dix ans, j'avais le gôut de la pomme fraîche que l'on vient de faire passer sous l'eau pour pouvoir croquer dedans.A dix ans, je ne savais pas ce qu'était la colére.Je faisais attention à ne brusquer personne.Le chien de l'époque qui haleaité aprés m'avoir couru aprés dans le jardin.Son odeur de cheveux mouillés.Rien ne me dérangeait.A dix ans, j'ai écrit : "Quand j'oublie que demain je me léverai une nouvelle fois, je panique : j'ai peur de provoquer ma propre mort".Dans un petit cahier à spirale.A dix ans, je voulais apprendre ce qu'était la colére.Ce qu'était ce renard qui éternue dans le bassin.A dix ans, je ne dérangeais personne.On disait de moi, que j'étais calme, et plus mâture que la plupart des autres enfants de mon âge.Mais l'on a toujours construit autour de moi, une sorte d'image lisse et douce.L'on m'a toujours inventé un personnage aux allures de jeunes garçons sages, au début.L'on a toujours construit autour de moi, une éspéce de "mythe" qui me faisait passer pour quelqu'un d'autre, en mieux ou pire.J'ai toujours attiré la lumière ou l'ombre.J'ai toujours attiré les compliments inutiles et mesquins.J'ai la peau lisse.Et la taille fine.On ne se doute pas un seul instant, "du reste".Quand je regarde les photos, j'étais plutôt mignon. Peut-être que c'est pour ça, l'inconnu.J'avais les cheveux un peu bouclés, la peau plus mâte, et le sourire malicieux.Et quand je me mets à relire toutes ces pages de ce cahier, je me trouve d'une beauté différente, plus malsaine, la peau transparente, et le sourire qui coule sur le menton.Quand je relis, cette petite écriture, je me dis que finalement, c'était moi qui me dérangeait.Je ne dérangeais personne.J'étais mon propre dérangement. Ce que personne ne connait, celui qui se cache, et cache le moment, et l'acte.J'aimais provoquer en moi, ce que les autres ne savaient pas faire.J'aimais me déranger."Quand il commence à y avoir de la poussiére dans ma chambre mon journal, je refuse de balayer : c'est un peu de moi".

20 février 2008

Doux.

... il est des mots, des airs doux comme le vent. des pensées qui s'envolent doucement, tout doucement et c'est dans l'air du temps. se promettre l'oubli en ce gris velouté du matin. se promettre l'amour parce que rien ne sera plus comme avant et c'est cette différence qui m'ouvrira à demain. il m'en aura fallu du temps pour l'apercevoir, pour accepter de regarder le ciel sans me rappeler à ces vieux soirs, sans imaginer mon père là haut, pour savoir me souvenir sans me noyer. ce goût pour les grandes illusions qu'il me faut fuir, pas à pas penser à mes étoiles...
... comme il est doux que tout s'apaise rien qu'un instant...comme un baiser que je te volerai, un jour

19 février 2008

Together we stand divided we fall. –

L'insomnie est le stade de conscience ultime, une accession aux monde enchevêtrés sans lumière. La conscience n'est pas un privilège, c'est une obligation, ceux qui vous vantent "une bonne nuit de sommeil" sont les aveugles, ceux qui préfèrent mourir sans voir. Les tâches multiples que nous assignent l'impératif du mieux vivre contraignent à l'état d'éveil permanent, à l'insomnie qui redessinent la profondeur du regard et colore la peau trop neutre. On ne connait pas la dernière virgule, le dernier point ni le dernier pont à prendre. Alors arrachons, apprivoisons le large, qu'on offre nos corps à l'infini et nos visages au sel. L'écume, ici, celle des lèvres et de la fièvre tient la barre marine des déceptions qui s'effritent et se dispersent sous les paroles désordonnées d'une parole aimante, liée aux reins de braise que l'insomnie illumine. La nuit, avec le ciel et le vent qui grandissent, j'en suis sûr : il y a une vie à vivre.

31 janvier 2008

A nous écorchés.

De ceux qui divaguent, se perdent à graver leurs rêves. dans l'envers de leurs paupières
Les bordures sont hésitantes, un dernier saut puis après. Après c'est loin.

A vous, écorchés à l'écorce de l'âme, face aux corps enlacés....
Le silence confondant écrase vos amours abstraits, sans matière, et se dresser des débauches de conversations insensées pour y faire survivre des vestiges, quand l'âme est partie danser dans la nuit au ciel nu de vie. Si nous sommes plusieurs ici à parler sous le nous sans soucis de propriété, je n'en suis pas moins seul quand j'écris et mes mots ne savent pas mentir, pourquoi écrirais je ici moi qui n'aime que les visiteurs silencieux et fustige d'un coup de plume les yeux réprobateurs qui me guettent et me terrifient ? L'amour  s'esquinte là où l'enfance s'épuise...
Seul et caresser le chagrin à perte n'y fera que dalle. Grimace cette vilaine farce, de ta pierre qui monte dans la poitrine, ces écailles rocailleuses alourdissent le pas, insensibilise les douleurs, et je voudrai le mal au corps, la mélancolie au coeur pour poursuivre : la solitude, c'est l'habitude de ce manque qui nous rouille. nos, conversations décousues toute peuplées de marges où plus une ne croit aux phrases ternies d'une autre. Souligner l'ordinaire du naturel qui nous fuit dans la raideur des journées doucereuses...Au grand départ, ne reste que des ruines évanouies et figées.

.... Tu voles des images entre les lignes des histoires de toujours, dérobes des mots d'amour, et avec, tu imagines des robes. Tu ne les portes jamais, puisque ce sont des mots de tous les jours. Tes pensées se pendent aux rayons de la pluie, quand les gouttes du soleil te lèchent le corps. Alors, ton esprit se plie sous les aurores de vos amours incertains. Certaines odeurs te collent l'âme. Et il y a bien trop de vagues dans vos yeux. Vague à l'âme. Il enflamme d'arrogance tes paroles. Frivoles. Farandole de tes phrases déchues accompagne tes baisers quand tu l'embrasses. Tu embrasses quelques eaux, et bois sa peau, avant d'y plonger. L'océan mer revient, accouche de mille violences sur le bitume. Ta plume esquive les détours, les esquisses se suivent, pensant sans cesse ton amour. Les pentes s'affaissent et la folie se plaît dans vos faiblesses à gauche de ses tonnerres enragés. Egarés, les personnages de la cour éclairée. Eclair. Coup de foudre sur le quai d'une gare étonnée...

18 janvier 2008

Insomnie.

Masturbez vous sur les insomnies qui égrennent vos minutes, masturbez vous en travers et en bande de la douleur d'une nuit qui ne se termine plus, enfin, ça y est les cernes, les passe-droit à la souffrance. Le cercle est ouvert, vous pouvez vous affalez en bandes de cons, dans le regroupement des insomniaques. Les faux, évidemment, les anomiques, les stressés, les petits faibles qui s'inventent des naufrages. L'insomnie vous n'en connaissez rien des scarifications cérebrales, vous n'en connaissez pas les présences qui vous poursuivent dans des pièces ovales armés d'incisives pour vous éventrer le sentiment. Vous vos insomnies portent des idées grises « sur les remparts de Varsovie ». L'absence de sommeil ce n'est pas l'insomnie, l'absence de sommeil parce que vos cerveaux sont dépressurisés, ouverts aux petites pluies qui s'infiltrent, sensibles aux pressions externes. La gravité dans vos crânes. De tous petits impacts et vous hurlez aux cratères, aux météorites ! Vous cognez deux genoux et vous jurez le big-bang. Vous êtes à l'insomnie ce que bien souvent vous êtes à la culture. Et quoi des intrusions ectoplasmiques ? De petits ajustements et l'insomnie s'endort. Comment ? Non, refus catégorique, notifié et notarié, ce passe droit à la souffrance, cette planche pour surfer les vagues de détresse on ne la quitte pas ainsi. L'insomnie enfin pour s'unir et se plaindre ensemble des mêmes peines, ou se faire pleurer de la submersion sous les 3 lunes. L'insomniaque idiopathique qui est ce ? Le fou, l'excessif, le trop, démesure il porte les hardes des rêves. Il vous emmerde avec son heure de sommeil tous les 3 jours. Il vous emmerde parce que cette nuit non plus il ne dormira pas.

15 janvier 2008

L'bonheur.

J'suis un pionnier des bonnes nouvelles. Une crevasse sur mon visage. A la braderie des dernières illusions un vieux meuble et les poussières.

C'est quand le bonheur ? Que je lui crache à la figure. Que je casse la vie à coup de talon aiguille.
Le destin en main. C'est comme serrer les doigts sur une coquille d'oeuf.

9 janvier 2008

Abécédaire.

Nous n'avons besoin que de notre abécédaire à deux lettres, nos MN sans colères, comme des morceaux choisis d'une vie choisie. Je n'ai jamais su aller dans le sens du langage je ne sais plus parler autrement qu'en deux lettres, M pour Aime, N sans Haine. Tu vois qu'on est déjà toutes les émotions, un concentré, un condensé en coktail. Molotov s'il vous plaît pour le feu qu'il y a sous nos pas. J'ai les gènes en présence libre dans tout l'univers rendez-moi mes origines. Je suis sans nom propre juste un nom sale. Vous comprenez Orphelin des Opalines dans les yeux et je laisse des malaises à chaque coins de rues coins de boucles, bouche cousue. M.ademoiselle sur l'accélération des souvenirs vous devez fermer les yeux et laisser l'âme en ébullition la Bombe mentale c'est dans notre tête d'accord ? Toi sur mon miroir Regarde comme le coup de poing offre le vertige. Sens la violence que je respire. Mes cheveux sentent la cendre. Noirs de leur incendie. Qu'un désastre à digérer .Et sinon le crime tout ça ça vous fait quoi qu'est-ce que vous en pensez. Vous croyez que je suis fou ? Que je me suis évanoui en moi-même. On ne sait même pas si déja naît ou déja mort. Mais tellement vivant, à t'espérer dans les bruits. A attirer les coups un jour je vais me tuer tuer c'est sur. Ou c'est toi qui tuera. Pour le plaisir. Mon ombre s'impatiente et voudrait te surpasser dessus, pour nos corps aimants. Croche-pied à mes angoisses. Le grande salle des visions j'ai coupé la corde des pendus. Entre les os épais j'ai construit des labyrinthes et la nuit c'est moi, qui vient récolter vos larmes. Papa tu ne comprends pas la liberté n'est pas donnée elle est à prendre, et c'est avec elle que je m'en vais sur les radeaux ivres. J'irai avec mes mains. J'irai avec hallucinations mes armes mystérieuses j'irai te prendre sous le bras, te coucher sur mes voyelles. Est-ce que mes griffes t'ont émue quand je regarde le ciel dans les yeux j'ai toujours mal à la tête. Les phalanges fragiles dans l'irritation d'une pétale de rose tu ne comprends pas je deviens aveugle j'ai les yeux qui se renversent à l'intérieur, j'ai les larmes qui coulent dans le visage l'odeur de la drogue dans les veines intactes vierges. C'est ça qu'ils ne comprennent pas les hommes tout ce sang qui coule sans que blessure ne soit faite, mais moi je peux c'est comme une vulve sous mon cuir, sous cette peau ingrate si fragile qui attire la brutalité, j'ai le sang c'est le rouge à lèvres que tu  mettais sur les mauvaises lèvres. J'avais hurlé dans ma tête en m'appliquant des claques sur chaque vers le poème était ensanglanté. L'inspiration tremblante. Mon objectif silence. Harmonie des silences. Non je ne parlerai plus mon amour de mes 69 kilos devenus 58 en 4 mois, de mes cadavres étranges dans ma chambre l'odeur de ta cigarette sur mon pull, tu fumeras sur mon pull ? Je confonds nos lèvres, comme nos lettres tu saisis, je fume par les trous pour y mettre le feu. Non je ne parlerai plus. Le mur du silence. Il y'a eu une accumulation de peuples barbares dans mon bégaiement, tellement de langues qu'elles ont fourchées sur le silence C'est la science normale tu comprends à force de trop de guerres l'armée devient euphorique L'effondrement du systéme solaire se fait attendre je l'entends le funambule me dire que l'audace tu sais l'audace de mon coeur se lit sur ton corps. Non vraiment l'émotion a parfois dérapé sur nos meurtrissures mais jusqu'à ce que toujours on parvienne à se rattrapper. Je ne sais plus parler, mon amour. On me bat à l'intérieur depuis l'éternité. Ma légéreté. Ma légereté emporte moi sur tes bras. Qu'on cicatrise ensemble, tu m'emmènes, je t'emmène.

4 janvier 2008

02.01.08

Et on me retrouve hébété, vieille âme pourrie à mourir sous les murs roses. J'aurais préféré la semelle de tes santiags comme dernière cicatrice, plutôt qu'une lame souillée écartelant les veines. Les intestins répandus, doux comme le marbre. La sagesse est de s’agglomérer ici ou là bas, se trouver, et faire de la coalescence une nature artificielle, pour brouiller le brouillard qui oblitère la vision et ce désespoir accouché, recraché. L’état d’esprit du soleil fait flotter les fantomes dans la chambre. Mais l’allégresse demeure malgré le jour cruel et le souvenir d’une nuit naufragée. La pierre précieuse devient la teinte de la peau qu’un oiseau emporte jusqu’au soleil. Rougeur des matinaux, l’eau d’ici sur ma peau fragile. Trouve ton ombre, et couds la moi. Le miroir reste muet, je ne t’y vois pas, tu es dans ma tête, à l’intérieur au pays des mystères et de ma misère. J’ai lancé une bouée, et de quelques centimètres je l’ai ratée. Noyade au fond d’un pétale de rose, de notre amour personnel. Ce n’est pas toi, ce n’est pas moi, c’est déjà nous, ça ne nous appartient plus en sale, plus en propre, mais en tout, en union, en symphonie d’un orgue et de son clavier.  La rougeur devient la fureur de l’amour, du corbeau qu’on assomme de nos songes d’éther, et d’enterre. A la folie, je me crève à tes pieds, j’te dépose mon sang, et mes restes de canines pour ton collier de victoires et crucifier les monstres du néant. Calcine. Nous sommes lances, nous sommes flammes, incendie. Je te l’avais bien dit, nous sommes les pyromanes de l’amour, répandons notre feu fervent sur leurs forêts, sous leurs vents abimés. Parce qu’il y a cette absence qui attise la flamme comme le vent du sud gonfle les forêts dévastées. Nous. La signature, d’un roman, d’une nouvelle, la préface d’une vie surtout.

4 janvier 2008

Là-haut.

C'est la mort du réel dehors et je fais mal dedans comme c'est moche dehors, j'arrache des lampions pour illuminer ma bouche. Une ballade. Celle des anges sans la poussière. Papa cligne là haut. A en être indisposé. Ca coule. Pas de sang. A l'indigestion. Nous ne vomissons plus la vie à l'intérieur, sa peau retournée douce, cachemire. Hiver. Je suis poussière. Je pousse hier. Le vent me porte. On verra jusqu'où. Les gamètes dans le corps, la comète dans le ciel. C'est pareil. Etre et non être. Nous sommes la rencontre du fleuve puissant et démesuré. Mon amour pour toi impulsif. Je suis l'idéaliste des possibles. Je défie l'impossible, juste me mesurer aux murs glissant avec pic à glace pour creuser des petits trous et y mettre le pouce, puis deux, puis fleur, puis sourire, puis soupire, puis entrechat et chienne crevée. Tu as des plumes d'ange dans les yeux, fais les glisser jusqu'à mon dos, que le corps dur, m'écorche de petits mots que tu me liras de ta voix d'inconnue. Mon amour, mon mystère. Ma ligne rouge, et mon nez cassé. A m'éclater la tête contre le mur de ton absence. Il s'enfoncera dans le sol, parce qu'à force de négliger l'absence, d'entretenir la présence, tu verras, ma tour brisera sa défense, plus haute. Je catapulte mon bras je n'ai plus d'archet. Tu sais. Que le feu, sur la langue, le feu sur les reins, et toi, et nous à entrechoquer.

27 novembre 2007

Marion.

Laarg pour mon agonie aux soupirs brefs, Laarg parce que je suis « humain trop humain », et que nous, notre sang, vif, joyeux, coule noir dans nos veines pleines, à travers nos coeurs avides. Toi mon temple, ma rue, je détruis les idoles...

Parce que, j'ai un volcan dans la poitrine, un volcan qui explose, qui éructe. Laarg, promis, juré, craché. Vomi. Navré mon amour, mais j'enterrine notre passion dans nos souillures, au milieu de nos lambeaux et des miettes qu'on disperse aux vents. Nous sommes cette flamme qui se courbe et qui brûle, nous sommes ces bâtons d'encens à l'odeur ennivrante, qui vulnérabilise tout l'ensemble autour, j'en deviens à peinei poreux que déjà tu es en moi, déjà. Seulement ? Fais moi un peu plus mal que je te fasse tournoyer dans les ciels clairs, que je te griffe les cils. Ah ta bouche, ma bouche, viens que je te cisèle du bout des dents.
Promis, juré, craché. Vomi. Mon amour dans ma souillure, dans le dégueulis du ressentiment, du trop plein, de l'excès aigre-doux qu'on a dans les entrailles. Mes salutations oiseau blessé. Mes salutations colombe écrasée. Mes salutations amour retrouvé.
Nous boitons, nous claudiquons. Pour mieux marquer la route sans jamais revenir en arrière. Deux pas en avant, trois en arrière ? Oui mais juste pour l'élan, pour sauter plus loin, pour atteindre en un coup tes bras affamés. Oh, lls ne le sont pas ? Tu n'as pas les paumes moites de trop d'envie contenue, de trop de pressions qui craquent, qui geint dans les articulations ? Je crée le Big-Bang dans la poitrine. Tu imagines, de la vie, là, un univers nouveau, un coeur qui troue noir ! Explosion. Aspiration. Ce n'est qu'à toi que j'aspire. J'étouffe. Ma seule ambition. Tu me fais trébucher. Ablution. Laisse, laisse tes bras ballants pour y faire deux marques sur les poignets. Des poignets d'amour...
Oh, mon amour, je me joue des mises en joue, et ta joue, un baiser funeste.

T'es belle comme une statue, t'es belle comme une statue de porcelaine. Mais fais attention, c'est fragile la porcelaine,même maquillée, et je te pousse. Et je me détruirai à t'aimer, à confondre toujours la rue avec ma chambre en y dessinnant ton regard. "Marion is watching you". Si tu savais comme c'est bon.

24 novembre 2007

Fais moi mal que je te tue.

J'avais refermé la porte sur mes doigts en hurlant en silence. Anéanti par le grincement des gonds lourds. Il me fallait les mains bleues, comme tes yeux. La douleur dans les doigts violacés, du mal congestionné pour l'absence de toi au bout des membres froids. Pour oublier. Oublier les paradis blancs, des montagenes de paradis blanc large comme l'océan. Là où je te noie. Ce n'est pas que je ne sache pas nager. Non, mais lestés des amours impossibles. Des amours labyrinthiques. Puis les mains moites, puis les doigts gelés. Puis le coeur anesthésié. Puis la morphine. Des barbelés, des barbelés sortis de terre, des champs entiers de grillages rouges dans le ciel.

On s'écorche. On prolonge. Tu me tresses une couronne metallique pour me faire roi d'épineux... problèmes. Tu baignes mes lèvres au profond du calice de mes larmes, de l'eau croupie de la tristesse, pour que le chagrin me tue. Mais il me tuait déjà. Si tu savais. L'absence étendue, l'absence en baie infinie, en baie empoisonnée, l'absence, l'absence qui jure de sa présence, qui appelle, qui murmure, qui se manifeste. Promis. Elle hurle dans les rues, aux cris stridents de revendications mortes. Pour mon âme morne, je rabroue les souvenirs, et je balaie les cendres de ma flamme.

Tu es le poison noir de mes artères. Funeste amour. Damnation.

On voulait sauter et l'on croyait voler. On défiait la vie et on se prenait la mort dans les dents. Et la gravité, la gravité, en plein dans la mâchoire.


Fais moi mal que je te tue.

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