02 octobre 2009
P
Pas envie d'écrire. J'ai tout un carnet de sensations, avec des chiffres, des dates, des femmes qui font ployer les lignes de leurs trop lourdes poitrines. Ouais. Pas envie d'écrire, je tiens ma vie dans un journal étroit. Je fais plus trop dans le glauque. Demain je danse, un peu, le chacha, contre des miroirs immondes, dans un souterrain où l'on vit bien. Alors je m'abandonne moi, je me tais, beaucoup. Je peux dire quoi. Je peux dire ça :
Si tu doutes de l'enfer viens faire un tour dans ma tête
La beauté excuse la médiocrité. Le talent excuse la laideur.
Pour s'endormir certains hommes baisent, les moins chanceux et les mariés se masturbent. Moi j'écris. Mais je n'écris plus, alors je ne dors plus en conséquence.
Je rêvais de mettre l'humanité à genoux pour qu'elle -rampante, toujours- prenne un peu de hauteur.
Commentaires
sommeil sismique?
...
Enfin ! prenons les choses du bon côté, ces quelques mots ajoutés sur une nouvelle page nous permettent de quitter la dernière photo du fêtard désoeuvré irritant nos pauvres yeux !
J'ai bien cru à un moment donné que le processus de transformation d'un Boudi en F. Beigbeder était arrivé à son terme. D'ailleurs méfiance encore !
vivre et laisser vivre..avant que la montag ne vous monte au nez..
C'est à cause de l'automne.
:-)
Non Mû, ce n'est pas à cause l'automne, la rentrée en Droit des Affaires est une superbe castratrice d'envie... d'écrire.
C'est la nuit aussi, je me came tout court, plus à l'esquinte mais au néon, ou néant, c'est pas homonyme pour rien, à la bêtise des gens, à la gorge soûle des filles. Voyez-vous c'était drôle encore quand il y avait de la séduction, mes pas légers d'éphèbes, d'esthète-Narcisse défiguré, là il n'y a que l'alcool qui fait tomber les langues dans les bouches, qui soulève les jupes, écarte les jambes. Tout est bêtise, toutes les lumières dans la nuit grésillent assoupies. Elles m'ennuient et je les tutoie. Vous voulez bien les prévenir ? QUe je vais bientôt les tuer, que Colombine ce n'était qu'un brouillon de sang, de chair et de désespoir ? Ouais ? Moi je veux, franchement, ça m'arrangerait, ça me soulagerait le ventre, d'avoir des cavaliers de l'apocalypse comme Mû aux yeux bleus, comme Montag sans talent, comme la mignonne pointedespieds.
Cette pute de rentrée qui me viole les sens. Oui. Et je fais du droit et éthique des affaires, c'est à dire du vice avec préservatif, de la protection lubrifiée s'il vous plaît. A côté, pour l'intégrité je fais aussi à la Sorbonne un master de droit international Général, si ça intéresse des gens de me croiser, on se trouvera bien des toilettes pour faire nos salissures. D'autres le font sous les ponts. On peut vomir de bien des manières, moi c'est coloré.
Je suis salement amoché.
Je n'ai jamais été "avec" Boudi, j'ai toujours été "sans". Il n'y avait donc aucune raison, pour que le "sans" manque. "je" ne suis personne, "je" se permet donc le luxe de se frotter à "ceux" qui veulent être. Quelqu'un d'absent peut tout se permettre, y compris de voler dans les plûmes du talent, non par dépit, mais par rage de le voir s'autodétruire. Pas de satisfaction dans la déroute d'autrui Boudi, un infini respect pour le dénudé, et de richesse et de joie. Le mépris est inexistant chez le "sans" aussi certainement que ceux qui veulent à tout prix "être" s'ignorent.
Bonne route.
Evidemment que je suis autodestructeur. Ca se sent, non ? Quand j'écris c'est quoi ? Du rire mis en rimes ? C'est rageux, écumant, c'est de la colère faite verbe, tu sens pas ça le tumulte qui me mord les phrases, les bouts de phrases ? Là ça va, et ça m'enrage, d'aller bien, d'être un tout tranquille qui fane. Je ne prétends pas être quelque chose, je me sens translucide, quasi, disparu, l'on voit à travers moi, dans cette eau croupie, sale pour goitreux qui bave de la sérosité. C'est pas la déroute, je me rassemble, je suis en morceaux, je me colle avec ma salive impatient comme un gosse. Mais je reviens, je reviens déjà, je sens comment ça tonne en moi.
Merci.
Ethique et affaires : cette association de mots me rend perplexe. Et puis l'éthique, ça ne s'apprend pas à l'école, non, c'est inné ou ça n'est pas (tiens j'ai fait un jeu de mots sans le vouloir).
:-)
C'est juste un préservatif sur un sexe vérolé, herpétique, purulent, l'éthique. C'est ainsi qu'on fait, on "moralise" c'est le joli pour dire qu'on lubrifie avant la sodomie. Oui, je rends ça grossier, sans beauté, mais c'est ma perception, cause à mes sens. Ca m'ennuie, on se fait chier mais éthiquement, alors ça va. On ira au paradis.
Pour moi, éthique n'est pas morale, mais code de conduite personnel. Oui, je sais... la définition des définitions dit que... Bon alors je ne dirai plus éthique.
Et toc.
Cela étant je me demande bien ce qu'est l'éthique des affaires. Vraiment.
Il y a fort longtemps, dans une autre vie, celle où j'étais parisienne, j'ai oeuvré plusieurs années dans le droit des sociétés, milieu prêt-à-porter... et bien les affaires c'étaient les affaires, hein, au diable l'éthique. Remarque, j'ai beaucoup appris !
"Triple bottom line" analyser avant chaque décision l'impact économique, social et environnemental. Après malgré le discours qui veut faire sortir l'éthique du discours, de l'incantation, ça reste un joli mot. Certains pour se garder de l'enfer font l'aumône, achète le pardon, se confesse, d'autres font de l'éthique. Quand on parle, aujourd'hui, de moraliser le monde de la finance c'est à nous qu'on pense. C'est la première fac française à le faire, aux Etats-Unis ça existe déjà, avec le succès que l'on sait...
Ca n'a pas d'effectivité, encore, ça la réclame, ça l'invoque, ça l'hurle tous les jours. On a des séminaires. L'éthique ce n'est pas un comportement individuel en dépit de ce que l'on put longtemps croire, ce n'est pas "l'étiquette", la "déontologie", ce sont des règles pratiques et obligatoires, c'est un contrôle réel qui s'opère dont les manquements sont sanctionnés. C'est ça l'éthique. L'éthique c'est une borne au délire, une limitation aux folies financières. C'est à dire qu'on peut exploiter, briser, écraser mais avec mesure. Ca a déjà envahi nos supermarchés, ça s'appelle le commerce équitable. Max Havelaar est d'ailleurs un de nos partenaires, et notre parrain est...L'Oréal. Bref si un jour mes profs tombent sur ce blog où j'écris très clairement "donc l'an prochain -cette année- je serai en droit et éthique des affaires, donc l'an prochain je ne me laverai plus -déjà que ce n'était pas si fréquent- pour puer autant dehors que dedans.
Merci, c'est plus clair. Oui tu as raison, pour être en accord avec soi, il vaut mieux puer autant dehors que dedans.
Je me demande soudain, -de bon matin comme ça c'est fou je ne me reconnais pas-, si Sa Seigneurie a pris des cours d'éthique des affaires et s'il triple bottom line avant de prendre ses décisions de gouvernant.
Le plus tragique c'est qu'il s'en prétend chantre, Sarkozy de cette éthique des affaires. Quand il parle de moraliser le capitalisme et la finance, il ne dit rien d'autre que lui insérer entre les seins, un peu d'éthique. C'est du léger, c'est comme l'aumône, comme les restos du coeur, ça aide à rendre l'insupportable supportable, c'est l'anesthésie des révoltes. Inutile de risquer sa vie si les puissants, les décideurs unis, déjà, transforment les excès dont ils n'avaient manifestement pas conscience. Le capitalisme survit par ses crises parce que le peuple, l'individu est trop idiot pour se révolter quand elles apparaissent. Il les faudrait plus violentes, plus dévastatrices, les crises, qu'on assiège les murs d'enceinte, et les bunkers...
Hello
j'aime bien l'aperçu que tu donnes de "l'enfer dans ta tête"
Je reviendrai m'y plonger
Lilas
C
Parce que jamais je ne saurai rédigé un commentaire sur un blog, je dirais simplement que depuis cette une nuit un yourself de plus te lit...
Nombril Kiss
Tiens, au cas où tu t'ennuirais entre deux cours, je te mets un peu de lecture :
http://elyseesarkosy.canalblog.com/archives/2007/05/07/4949384.html
:-)
Une autre à la suite de Mû, depuis ce matin et de très loin guidée par un commentaire laissé chez Rudder. Je vois que si vous n'écrivez plus, vous continuez de lire et de commenter. Y'a d'l'espoir. Bonne journée.
ça va toi ? c'est bientôt les vacances, non ?
Je peux bien parler d'éthique, d'écriture (la mienne), bottom liner, hurler les yeux la pâleur globuleuse, mais ça non, me réduire en poussière de conventions, en orthonormalisation de la discussion. En petites légions de médiocrités attachées à la boutonnière, fondues dans une aciérie d'ennui. Franchement, non. C'est d'une fadeur, ça, de savoir si ça va ou non, si les vacances approchent, si j'ai mes règles, si j'ai bien chié aujourd'hui.
Ah mais je savais bien que j'allais te faire réagir. Enfin !
Et, puisque tu me parles de tes intestins, voici un peu de lecture :
http://chroniquevirgule.canalblog.com/archives/2008/09/22/10669889.html
Poster un commentaire
Rétroliens
URL pour faire un rétrolien vers ce message :
http://www.canalblog.com/cf/fe/tb/?bid=354560&pid=15280456
Liens vers des weblogs qui référencent ce message :
