Toutes les nuits je me répète des mots terribles qui font le vacarme des chantages. J'essaie de dissuader un je ne sais quoi par le martelement de ces phrases là.
Le chemin vers la foi s'engage et je sens, déjà, sur ma peau l'eau baptismale. Cette fraîcheur d'imagination comme une blessure du sacré ou le cri du naissant.

Est-ce foi ou est-ce raison que de chercher à satisfaire  l'appétit en plongeant dans Dieu ? Est-ce foi véritable se jeter comme un assoifé dans la prière ? cette faim là cette faim inconsolable dans l'hostie enfin la taire ?
Toujours j'ai grouillé de ce Dieu indompté toujours débordé par des mers rouges
Et désormais que je m'avance moins frêle et plus sûr ? 
Dieu demeure furibond
Et pas encore son visage apaisé je le tins dans mes yeux
pas sa voix de tintement 
Ricanent encore les mots terribles 
qui gardent de l'effroi.


et la prière se murmure malgré moi mon coeur lui-même se met à la supplique. 
Chemin de foi pas à pas déroulé
De plus en plus clairement je sens des formes de Christ (est-ce ceci le saint esprit?)